Laval – Grenoble (1-1) : la ButàLaval Académie la joue petit bras

LE CONTEXTE : Week-end décisif dans la folle course à la montée en National ! Le leader Béziers est exempt, le Red Star (3e) est allé gagner vendredi soir à Rodez (2e), et samedi après-midi Laval (5e) reçoit Grenoble (4e) ! *musique épique*

LES PÉLERINS :

Pas de souci pour insérer la compo, c’est toujours la même.

LE MACHE :
Laval est dans son désormais traditionnel 4-4-2 aux allures de 4-2-4 avec trois avant-centres titulaires (Etshimi, Bosetti, Mayela), les Grenoblois eux dans un schéma en 3-1-4-2 que même Bielsa ou Marco Simone n’aurait pas osé aligner. Laval capable de magnifiques actions collectives, mais deux fois par mi-temps seulement. Grenoble et son jeu très pragmatique à base de pressing-tacles-longs ballons vers Sotoca. Voilà, tout est dit, on n’a pas eu de surprise en première mi-temps. Bosetti a même cherché à obtenir un penalty dès son premier duel dans la surface (8e), Sotoca a frappé fort à côté dès son premier ballon aux vingt mètres (11e). Enfin si, quelque part la surprise aura été de voir Laval ouvrir le score après vingt minutes là où Grenoble paraissait mieux rentrer dans le match. Passe de Florian Pirlo Makedhjouf (pour la barbe et le sens de la passe tranchante) pour Etinof qui centre vers Etshimi qui conclut de la tête-épaulée (23e) : LAVAL 1, GRENOBLE 0.

Tentative d’explication de la capacité d’Etshimi à marquer de la tête dans toutes les positions.

Un instant on a un peu eu l’impression de voir l’équipe du Frantix FC quand elle joue au five contre l’Athletico de Paolito : un jeu de passe tranquille face à un pressing intense, et soudainement le coup d’accélérateur qui laisse l’adversaire pantois (+2 pour le joli mot placé). Sauf que Laval n’a pas vraiment déroulé face à Grenoble. En grande partie parce que à aucun moment, Laval n’a tenu le ballon ; chaque joueur s’empressant de le balancer plus ou moins vers un coéquipier, de la même façon qu’en soirée on fait tourner précipitamment sans vraiment tirer dessus le bedo qu’a ramené Momo en disant « goûtez, c’est un nouveau petit truc démeeEeEhent » (avec la voix qui déraille comme Lorenzo). Bref, à la mi-temps Laval mène 1-0. Un but et cinq-six cartons jaunes, pas de surprise. Manquait plus qu’un carton rouge. Ce carton rouge va intervenir dès le début de la deuxième mi-temps lorsque Abou Demba veut vérifier si le tatouage dans le cou de Bosetti est un vrai, pendant qu’il court. Mauvaise idée, surtout devant l’arbitre assistant. Du coup à la 50e, Laval est à 11 contre 10.

Bosetti légèrement accroché par Abou Demba dans ce match courtois.

Sauf qu’une équipe à dix c’est pas facile à jouer, et blablabla… Du coup on comprend vite que cette supériorité numérique ne va pas forcément être un atout pour les Lavallois. Surtout que Grenoble égalise, sur un corner repris par Pinto Borges (1-1, 65e). Ca ne serait pas grave… si ce n’était pas la 43e fois que Laval encaissait un but sur coup de pied arrêté cette saison. Et si les Lavallois ne se mettaient pas à jouer de façon hyper individualiste, refusant cette fois de faire tourner le bedo et préférant s’enivrer sur jusqu’à s’empafrer sur les défenseurs grenoblois. J’avoue ne pas avoir joué très longtemps au foot, et pas à très bon niveau : mais il me semble qu’à 11 contre 10 il est plus judicieux de tenter de jouer collectif pour lessiver l’adversaire, que de tenter des trucs en solo. Enfin bref, s’il y avait eu un gagnant en fin de match, ça aurait sans doute été plutôt Grenoble, sur un nouveau corner repris par Vandenabeele (67e) ou un contre de Chergui qui se heurte à Hautbois (71e).

Au final, pas de gagnant dans ce choc de la mort qui tue de tralala. Laval reste cinquième à l’approche du sprint final, à un point du podium, et il reste cinq matchs… Espérons juste que les Lavallois s’inspireront de Peter Sagan sur le Paris-Roubaix et qu’ils sauront gicler au bon moment pour ce sprint. Comme disait un illustre philosophe corse : « faudra pas avoir la grippe ou la gastro ». Contre Grenoble, je crois que Laval l’avait un peu.

RÉSUMÉ VIDÉO :

 

LES NOTES :

Hautbois (2+/5) :
Un arrêt décisif pour empêcher le deuxième but grenoblois par Chergui.

Mendes (2/5) :
Sans doute le meilleur exemple des difficultés individuelles de l’équipe sur ce match… D’habitude si bon ; cette fois en difficulté derrière, devant et vite émoussé physiquement.

Ba (2+/5) :
Beau duel avec Sotoca, quelques échanges de coups, de mots ; un carton jaune et quelques sueurs.

Dembele (2+/5) :
On aurait aimé que Monsieur Force Tranquille de l’équipe… amène un peu de force et de tranquillité.

Scaramozzino (2+/5) :
On ne pourra rien enlever à sa hargne, en défense, sur plusieurs montées. Mais que d’imprécisions dans les relances…

Mayela (2/5) :
C’est marrant le 4-2-4 à trois avant-centres, mais lui c’est l’avant-centre qu’on flanque à droite et il y a des matchs ça ne lui réussit vraiment pas…

Makhedjouf (2+/5) :
J’en aurais bien fait mon meilleur Lavallois car il a essayé de temporiser le jeu par moment. Mais c’est aussi lui qui est au marquage du Grenoblois sur le corner, déviant le ballon au passage…

Espinosa (2+/5) :
Peut-être encore marqué du coup reçu au visage contre Avranches, il n’a pas été suffisamment au contact à mon goût (moi j’aime bien la bagarre).

Etinof (2+/5) :
Beaucoup d’envie et de dynamisme récompensés par une passe décisive en première mi-temps… Mais en deuxième, lâche ton ballon frérooot !

Etshimi (3/5) :
Un but libérateur en première mi-temps, qui a rappelé qu’il pouvait marquer de la tête dans n’importe quelle position.

Bosetti (2/5) :
On connaît ses antécédents avec Grenoble : il a cherché des penalty, fait expulser Demba, discuté de façon courtoise avec l’adversaire… Mais il manque le but fêté devant le parcage.

 

Le comité Frantix
@FrantixLeBasser, petits bras, longs pieds.

Frantix Le Basser

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