Brest – eTG (0-2) : la Croix de Savoie Académie y était.

Je vous préviens, pas de poésie cette fois, je suis un homme pressé. Faut dire qu’être supporter de l’eTG, c’est être un militant quotidien de l’inhumanité.

Y’a qu’à voir : on reste sur 10 matchs sans victoire en ayant joué tous nos concurrents directs ou presque, pire équipe sur la période. Forcément on glisse au classement comme Rocco dans le cul de Kelly Stafford : vite et profond. Du coup, après s’être fait égaliser en fin de partie contre Le Havre, on est dans la merde, comprendre la zone de relégation vers le Natianal. C’était un soir ; j’avais le spleen, le blues. Mais comme l’électeur sodomisé pendant un quinquennat se représente au bureau de vote plein d’espoir sur le prochain élu, j’ai fait le déplacement jusqu’à cette crypte à ciel ouvert que l’on nomme Brest, appelant de mes vœux une victoire savoyarde. Une fois sur place, surprise, il pleut. La buvette du parcage est fermée, et dans un département qui compte plus de bars que d’habitants le prétexte du faible nombre (7) de supporters présents me semble un brin fallacieux. Merci quand même pour les sandwichs gratos. Arrive l’heure de la compo.

Les gaillards :

Des absents par blessure, suspension et niveau de jeu sont à déplorer, mais l’équipe reste cohérente avec le retour des latéraux « de métier » que sont Fall et Soares. Le milieu est excitant, au moins pour la gent féminine et les coiffeurs qui suivent le club. Devant on allie l’expérience et la jeunesse.

Le match : 

Comme beaucoup trop souvent cette saison, les Croix vont faire une entame de match le cul tendu, mais heureusement le manque de talent chance des Brestois combiné à l’héroïsme de notre défense nous permet d’éviter de commencer le match avec un handicap à compenser. Mieux : cinq minutes après être un peu remontés sur le terrain, notre première action construite de 2016 du match se conclut par un beau centre de Soares que reprend victorieusement de la tête le jeune Kaye. 1-0 après 18 minutes de jeu et je suis déjà trempé par mon foutre la pluie. Et autant dire qu’on a bien fait de marquer sur notre première occasion vu qu’on va retourner fissa dans notre camp pour se manger les vagues adverses dans les dents. On ne doit qu’au sauveteur Leroy de garder la tête hors de l’eau (oh oui Ben, fais moi du bouche-à-bouche). 1-0 en notre faveur à la pause, Sorlin parlera de « petit vol », on évoquera plutôt ici une grosse sodomie bien sale.

La deuxième partie du match est plus brouillonne, nos Savoyards jouant plus bas pour tenter quelques contres pendant que les Bretons font le siège de notre camp, sans avoir réellement d’opportunité, si ce n’est une frappe contrée par Appingandoye de façon tout à fait suspecte mais qui ne donne lieu à aucune sanction. Dans les minutes qui suivent, le plan se déroule sans accroc et après un une-deux avec le poteau, Diarra, fraîchement entré en jeu, donne en retrait pour Kamin qui valide son bon match par le but du break. La messe que un club est dite, ça finira au petit trot de part et d’autre et la fin du match est sifflée sur une victoire des Croix 2-0 pendant que mon zizicoptère me sert de parapluie.

La situation :

A la faveur de l’automne d’une meilleure différence de but, on ressort le nez de la fosse à purin dans laquelle nous étions tombés, mais on a encore du mal à respirer vu qu’on pédale encore bien dedans. A part celui de Sochaux, les autres résultats ne nous sont pas favorables et si on a de nouveau notre destin en main, faudra aller chercher six points sur six pour être tranquilles, en sachant que ce w.e. on va visiter Nancy et sa quête du titre de L2. Je suis pas serein mais j’ai envie d’y croire.

Les notes :

Leroy : 5/5 : Ce connard de Trump a proposé de mettre Benjamin sur la frontière USA – Mexique pour empêcher les migrants de passer.

Soares : 4/5 : Un match sérieux.

Appingandoye : 3/5 : Que serait un match d’Aaron sans sueur, détermination et interventions à la limite du footballistiquement correct ?

Betao : 4/5 : Que serait un match de Betao sans sueur, détermination et bonnes interventions ?

Fall : 3/5 : Après ce match, il a payé sa bouteille de sky, Fall.

Sorlin : 4/5 : Ce match de Sorlin, c’était une machine à remonter le temps, on se serait cru revenu 5 ans en arrière, lorsque jouait notre premier match en L1 et qu’Olivier mettait des pralines en lulu…

Tejeda : 3/5 : Il se dit que le crachin breton de vendredi soir était en fait la cyprine des Brestoises au stade.

Kamin : 4/5 : Tout ce que je dis, c’est que depuis que je l’ai salué à Consolat Morgan est devenu notre maître à jouer.

Hoggas : 2/5 : Le seul contre qui j’ai eu des emportements durant la partie. Grosse activité, c’est indéniable, mais que c’est brouillon.

Barbosa : 3/5 : Barboz’, c’est comme Sorlin, il avait retrouvé ses jambes d’il y a 5 ans, quand il était un jeune joueur de 35 ans…

Kaye : 4/5 : Gros match du jeunot, avec un vrai beau but de 9. Bien joué ma Kaye.

Les remplaçants :

Diarra (Hoggas, 65e) : une bonne entrée symbolisée par sa passe décisive : beaucoup d’envie, un peu de chatte.

Ngakoutou (Kaye, 80e) : sa meilleur entrée depuis un moment. C’était dire le niveau des précédentes.

Tu peux venir discuter compo ou tactique avec Pascal Diot-Maid et ton serviteur, pour plus d’info sur les Croix de Savoie tu peux passer chez etgblog.com et pour l’avant et l’après-match, c’est chez couleurcroix.com.

Arvi l’ami.


Franck Ripoux.

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Franck Ripoux

Fondu de l’eTG, je porte ma Croix de Savoie académie dont je suis le papa, en relation ambiguë avec Pascal Diot-Maid avec qui j’ai trouvé la Tomme crochue. Je suis adepte du pragmatisme, et même Dupraz tique.

4 Comments

  1. C’est magnifique et en chanson comme un épisode de fin de saison réussit d’une sitcom US!
    #MoiJYCroix

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