Croix de Savoie – Le Havre (1/1) : Le Natianal nous tend les bras.

Bonjour les relégables,

L’agonie de notre club fait chagrin aux supporters, satisfait les puritains du football professionnel et indiffère la plupart des habitants de notre belle Haute-Savoie : 2016 sera l’année de la mécréance ou ne sera pas.

La saison 2015/2016 et notre retour en Ligue2 est à l’image d’un bateau de migrants parti des côtes syriennes. Nous misâmes sur l’espoir de partir sur de nouvelles bases et de retrouver une dignité avec un début d’aventure sans encombre accompagnés d’inconnus au demeurant sympathiques et valeureux. Mais de premières houles apparurent et un changement de capitaine intervint, lui le Bosnien tombé à l’eau sans lutter. Bien que remplacé par un mousse également doté d’un accent improbable pour continuer à motiver l’équipage, l’embarcation prit l’eau de toutes parts et, à quelques milles des côtes, le doux rêve d’une vie de merde mais loin des conflits laissa place à une mort inéluctable.

BANDE DE CONS, IL Y AVAIT JUSTE A VIDER LA FLOTTE A FORCE DE COURAGE ET D’ABNEGATION.

Evidemment le passeur se prénomme Esfandiar Bakhtiar, Irano-Genevois et président depuis l’été dernier avec autant d’expérience de gestion d’un club que votre serviteur en cocktail sans alcool. Il s’est prononcé (enfin) la semaine dernière avec un discours qui se voulait rassurant. Une lecture lucide de ce point-presse nous fait surtout penser qu’il n’a aucune solution dans ce milieu et enterre le club à coup de com insipide. Ça valait bien la peine de virer tout le monde dehors avec fracas en étant en position de force sur l’actionnariat du club. Mon grand, tes actions ne valent à présent même plus un chéquier de tickets restaurant. Si on rajoute la qualité d’un conseiller du club du nom de Luis Fernandez…

Tu l’auras compris nous sommes dépités de voir le football professionnel se mourir en Yaute. Alors direction le stade, donner de la voix pour au pire sonner le glas de notre rêve de foot en 74, et au mieux apercevoir une réaction d’orgueil chez nos joueurs contre un prétendant à la montée.

Le club a mis en place pour l’occasion les places à deux euros dans le stade, en hommage à la valeur de notre jeu depuis plusieurs mois. Romain Revelli a demandé le soutien au public dans sa conf’ d’avant match avec une maladresse consternante, à l’image de nos attaquants devant un but. Malgré tout, les supporter et les badauds sont présents et permettent une affluence correcte de près de 6000 personnes. Place en tribune sud en compagnie de mes trois chouchous de Couleur Croix, très inspirés pour nous parler de la chute de l’eTG suite au match contre Laval :

 

Les Gaillards :

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La défense est classique, Revelli faisant toujours confiance à Centonze sur la gauche de la défense. Entrejeu de belle facture et complémentaire avec le retour de Tejeda, qui se place en 6 au côté de Sorlin et Kamin. Kaye, jeune inconnu et dernier buteur en activité de l’année civile pour nos couleurs sera soutenu en attaque par Hoggas et Barbosa, notre indéboulonnable quarantenaire qui pourrait encore enchaîner 70 vierges malgré son âge.
Côté infirmerie, Clarck a rechuté et sera malheureusement absent, quant au Soldat Saint-Louis, sa saison est terminée. Double peine pour lui, il va devoir revenir au bercail stéphanois au lieu de profiter du printemps sur les rives du Léman. Courage mon petit.

Le match :

Contrairement à nos dernières sorties qui ressemblaient à celles d’adolescents attardés, la rencontre commence avec un rythme assez élevé, notamment de la part de notre milieu de terrain. Du pressing à la perte de la balle, des duels qui ne ressemblent pas à ceux des fights de collégiennes à la récré constatés lors de nos dernières sorties. On est dans le vrai. Malgré le déchet qui nous caractérise au niveau des transmissions, nous nous approchons des buts et obtenons quelques coups de pied arrêtés intéressants. Mais notre efficacité à ce niveau s’apparente à mon refus d’enfanter à nouveau : on met tout à côté.
Heureusement, nos adversaires peuvent aussi faire preuve d’analité défensive : suite à une mésentente entre le gardien havrais et son défenseur, Kaye s’infiltre et pousse suffisamment le ballon pour que le portier touche son pied soyeux. YAPENO.

Barbosa s’élance et frappe à gauche avec force, Farandole ne peut qu’effleurer le ballon. Le match est lancé et Cédric devient le meilleur buteur du club avec 6 buts. Oui 6 buts, tu comprends où est le problème à présent, à l’eTG on la met aussi souvent au fond qu’Alain Deloin.

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Le charme de nos prétentions offensives en une image.

 

Mener au score est compliqué pour notre équipe et le cerveau de Revelli ne peut gérer ce genre de situation favorable, à en croire le marasme tactique qu’il nous avait pondu à Laval. Il nous faut vite enfoncer le clou, malheureusement cela a déjà été fait dans la tête de Centonze lorsqu’il essayait maladroitement de fixer un poster de Lorie dans sa chambre d’enfant. Ailier de métier, défendre avec rigueur mais technique lui est impossible: suite à une incursion du HAC sur le côté droit, il s’emploie avec beaucoup d’énergie à choper un deuxième jaune inutile. J’étais trop loin de l’action pour en juger, mais vraisemblablement Sorlin aurait été l’auteur de la faute. Arbitre enculé ? Oui mais un double tacle dans cette partie de terrain prouve bien que nous défendons avec autant d’entente que la famille Lambert sur le sort de leur légume commun.

Fatalement les Normands poussent jusqu’à la pause et touchent la barre sur un corner. La reprise repart donc sur la même dynamique, le coach ricain d’en face jouant son va-tout offensif, leur hypothétique montée en L1 en dépendant. La deuxième mi-temps est longue, et si l’on croit être protégé par la chatte à Romain avec 2 barres supplémentaires et un poteau sur un centre-tir, le HAC en se résigne pas.

Jouant arc-bouté de la sorte et sans velléité d’une contre attaque ordonnée, forcément l’égalisation se produit, non pas sur un énième centre foireux ou repoussé vaillamment par notre défense centrale mais un jeu au pied posey qui termine dans nos filets. Mousset égalise donc à la 84e, ce qui porte le nombre de 10 matchs sans victoires pour les Roses (5d/5n).

Le point du courage, arguera le communiqué du club, le point de la défaillance mentale pour ma part, sans une chatte à faire pâlir le vaillant Roberto Malone, l’égalisation aurait dû intervenir plus tôt dans le match, nous garantissant une défaite à coup sûr.

Les notes :

Leroy (4/5) : Encore auteur d’une parade me rappelant celle de Buffon face à Zidane en CDM 2006, il a tenu l’équipe par des sorties kamikazes et un jeu au pied retrouvé.

Betao (3/5) : Il n’est pas fin relanceur de nature, mais c’est justement ce qu’il manque à notre base arrière. Il s’est bien dépensé pour retarder l’échéance de l’égalisation.

Apinedansmasoeur (3/5) : Rien à lui reprocher défensivement, il a repoussé les tentatives de centre des Havrais aussi bien que la meuf de la compta face à mes avances. Mais putain, les têtes offensives sur corner… le mec manquerait Loana dans un corridor.

Kassim (3/5) : Forcément discret dans la partie adverse suite à l’expulsion de Centonze et le manque de couilles tactiques de Revelli, il a réussi à dégager de la sérénité face aux assauts des Normands. Réclame un hors-jeu sur le but havrais. Justifié pour une fois ?

Centonze (1/5) : Exclu comme à son habitude, le garçon mérite de jouer plus haut, arrêter de nous faire croire qu’il ait des skills pour défendre debout… Un bon début de saison, un contrat pro puis la fange. Moi face à mes évaluations au taf.

Tejeda (4/5) : On ne le sent pas encore à 100%, mais des gestes défensifs de classe et un acharnement à jouer vertical, bref, un des rares joueurs de foot de l’effectif.

Kamin (3/5) : Beaucoup d’envie à la récupération, beaucoup de déchets à la relance. Replacé arrière droit suite à l’expulsion, je l’ai trouvé très bon dans ce rôle avec un harcèlement digne des mandats de Georges Tron avec son personnel féminin.

Sorlin (3/5) : Il doit culminer en tête de l’équipe en passes réussies et il a au moins tenté en 2e mi-temps de jouer vite vers l’avant. Malheureusement pour lui, Keita était souvent à la réception du ballon.

Barbosa (5/5) : Un match énorme, une activité de tous les instants. A quarante ans il baise des mères comme jamais. Remplacé par Keita 20 minutes avant l’égalisation. Coïncidence ? Ce terme n’existe pas dans le vocabulaire barbosien.

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Barbosa traverse encore les défenses comme Rocco les vulves générationnelles.

Hoggas (2/5) : il s’est démené surtout défensivement en deuxième période. Sinon il a du mal à pourvoir de bons ballons ses attaquants. Compliqué quand on joue numéro 10.

Kaye (3/5) : Sa vitesse est précieuse en ces temps, par contre il n’a pas la lecture de jeu d’un Clark ni l’activité d’un Saint-Louis. Il provoque intelligemment le penalty.

Le Coach (1/5) : Le discours pour motiver les supporters à encourager son équipe empreinte de son sens du jeu était une catastrophe. Je n’imagine même pas les causeries d’avant-match. S’est signalé en faisant trois remplacements à l’impact comparable d’un solex sur la Croisette.

La suite :

Trois matchs, sept points obligatoires pour passer devant nos concurrents. Soit à peu de choses près le nombre de points depuis la phase retour. À Brest ce vendredi qui ne joue plus rien, à Nancy déjà en L1 mais qui lutte pour le titre de champion avec les Dijonnais et enfin à domicile contre Nîmes qui aura déjà acquis le maintien et où je serai pour un dernier tour de piste en foot pro des nos Roses. Défaitiste ? Je suis Savoyard, le pragmatisme est de mise.

Dernier coup de gueule à l’encontre d’un groupe de supporters génialement appelé les Red Fish en hommage à leur système cognitif. Les mecs faisaient grève pour des raisons qui me sont inconnues mais leurs leaders étaient bien en parcage en mode beau gosse avant de sortir à leur virée hebdomadaire au MacumBrasses en se moquant ostentatoirement de notre soutien à l’équipe en ces temps difficiles. Putain les gars, si le but de votre groupe était de vous montrer pendant notre passage en Ligue 1, avec vos gueules frelatés et vos corps d’adolescents, notre communauté Yautue s’en serait agréablement passée. Sans rancune hein les bellâtres en mode discount.

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Les leaders des Red Fish dans leurs têtes VS la réalité.

 

Pour les infos du club, vas chez ETG Blog, pour rire de notre indigence vas sur Couleur Croix. Sinon les Boobs de soutien sont les bienvenues sur le compte Twitter de notre beau Franck Ripoux.

 

Pour Moké.

#UnVerrePourMoké pour ses 34 ans.

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Arvî mes marmottes.

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Pascal Diot-Maid

Milieu inoffensif au F.C Ballaison, une blessure au genou m'a fait arrêter un carrière prometteuse en houblon. Reconverti depuis en académicien pour la Croix de Savoie Académie sous l'impulsion de Franck Ripoux, avec qui j'entretiens une relation ambiguë et anale. Je crois en Diot.

5 Comments

  1. #AMoké #AsaAkira C’est triste et beau,mais il reste de l’espoir, My j’y croix et Kassim est toujours là.

  2. 3 acad’ au stade en fin de saison, on est plus présent que nos joueurs.

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