eTG- Nîmoiiiiiis (4/1) La Croix de Savoie Académie dépose le bilan.

 « Que les choses ont changé,

Que les fleurs ont fané,

Que le temps d’avant c’était le temps d’avant. »

Céline Dion.

Bonjour les relégués,

Le calvaire d’une saison douloureuse est terminé, j’ai presque envie de pousser une touffe de soulagement. Tu la voyais se dessiner la fin des Croix de Savoie depuis quelques journées, entre désillusions dans des matchs couperets et les conférences de presse déprimantes de Revelli qui anéantissaient nos derniers espoirs de maintien.

Votre serviteur ne croyait en rien pour cette dernière journée, les Sochaliens recevaient les bonshommes de Corinne Diacre, et malgré la fusion de l’Auvergne avec la région Rhône-Alpes nous ne comptions pas sur des fabricants de pneus pour faire la nique à des fabricants de voitures, aussi pourries soient-elles. Je me rendis donc en tribune latérale en compagnie de Bichon74, lecteur passionné de HorsJeu.net et son acolyte stéphanois expatrié dans la région pour le plus grand bonheur de ses yeux et de ses poumons. Il me remit en cadeau, outre le poème ci-dessous, deux bouteilles de gnôle étiquetées spécialement pour moi et Franck Ripoux. Merci à lui, c’est pour cela que l’on écrit : l’alcool et les femmes. Au moins un objectif d’atteint.

Les lecteurs de la CdSA sont les meilleurs.

La latérale allait d’ailleurs pour une fois donner de la voix puisque nos amis des FODS et des Brigada 74 étaient exceptionnellement autorisés à s’y installer. Idée du club pour faire sentir plus de soutien pour nos joueurs ? Que nenni, puisque la dernière bonne idée de notre direction remonte à … Je ne sais plus, tiens. Leur présence était seulement due aux 5 ans des Red-Fish dont je vous avais parlé de manière si négative pour le match contre Le Havre. Les deux groupes de supporters historiques ne voulaient pas prendre part à leur anniversaire et je les comprends : les Red-Fish ne sont que des déchets de groupe de supporters marseillais dissous par l’OM, venus foutre la merde à chaque déplacement et mettre une mauvaise image au club savoisien. La lumière du monde professionnel n’étant plus sur leur tronche ils vont sûrement disparaître de la circulation, puisqu’ils ont autant d’amour pour les Croix que j’en ai pour le whisky-coca.

Le décor est planté comme notre recrutement. Place au match.

Les Gaillards :

Exit le 4/4/2 de ces dernières semaines, Revelli nous pose un 4/3/3 sans surprise, avec un Barbosa en 9 et Kamin replacé plus haut.

Le match :

Le club propose des places à deux euros, sauf en présidentielle pour éviter aux prolétaires de créer des débordements chez les têtes d’affiche du club. Pathétique. Les tribunes sont bien garnies et on bat même le record d’affluence de la saison : 6500 spectateurs. Et oui l’eTG c’est comme ce tonton dont tout le monde se foutait de son vivant mais qui était sympa : il y a du monde à la sépulture. Le match débute dans une routine à faire passer les Bundy pour le modèle familial absolu. On recule sur une faible attaque sur le côté, Maoulida se manque sur un centre anodin, mais les jambes tétanisées de nos défenseurs laissent le ballon à Ripart qui croise sa frappe. (0/1 2e). Écarter notre sphincter en début de match est une marque déposée de notre saison, match crucial ou pas.

Les joueurs restent bien déterminés à poursuivre sur la voie de la médiocrité mentale, et reculent encore face aux Crocodiles, mais un sauvetage sur le poteau de Leroy et un autre sur la ligne de Betao nous rappellent qu’il nous reste des footballeurs concernés sur le pré. Puis vient un fait de jeu qui va relancer nos faméliques espoirs : Barbosa est fauché par le gardien bis de Nîmes. Penalty-carton rouge, Hoggas le transforme plein axe avec sang-froid. (1/1 27e). On jette un œil et on constate que Sochaux mène face à Clermont, un match nul leur suffit, tout se passe comme prévu. Malgré la supériorité numérique, les Roses ne parviennent pas à approcher du but de Michel et, au contraire, Leroy nous sauve les miches sur un corner adverse. La mi-temps est sifflée.

Dès le retour des vestiaires notre équipe propose plus de verticalité et cherche à trouver Barbosa dans le dos de la défense. Le jeune Homme trouve la faille au bout de la troisième tentative, avec l’aide du poteau dans un premier temps et en dépit du retour tardif d’Harek. (2/1 54e). Barbosa est beau, éternel et indubitablement l’homme de la saison avec Leroy, je t’aime Cédric.

Mais sur une perte de balle dans le camp adverse, Cédric rattrape avec sa hargne légendaire son vis-à-vis et malgré un tacle simultané, Gautier donne un rouge à notre joueur emblématique. La compensation est aussi grossière que les insultes envers la maman du policier de la rencontre. Barbosa quitte la pelouse, sa (encore) belle saison et l’eTG sur un rouge. Une sortie à la Zidane, mon respect et la dignité en plus.

Vont s’ensuivre des changements de part et d’autres avec l’entrée de N’Gatoukou et Diarra pour Hoggas et Gusatvo, et enfin Centonze-nuance-de-rouge pour le Costaricien Tejeda. Les deux entrées offensives offrent mouvement et vitesse, et sur un bel enchaînement de dribbles puis un une-deux avec Kamin, N’Gatoukou marque le but d’une victoire qui se dessine (3/1 88e), avant d’enfoncer le clou 5 minutes plus tard d’une belle frappe en lulu sur un service de Kassim (4/1 93e). Le public chante, le public fait la chenille et le club est en Nationale, paradoxe symbolisant à merveille l’eTG. Sochaux n’ayant pas tremblé comme une pucelle lors de la dernière journée de championnat comme deux ans auparavant, nous retrouvons la place qui était nôtre en 2009/10, les incertitudes et la dynamique positive en moins. Putain 7 ans.

Les notes des relégués :

Leroy (5/5) : Un grand bonhomme, un grand gardien. Il est incontestablement l’homme de la saison, réussissant la prouesse de nous maintenir en vie à maintes reprises dans la saison et jusqu’à cette dernière journée. Il va partir vers de meilleurs cieux et le mérite : la Ligue 1 n’est pas trop grande pour lui et il pourrait sans problème s’installer dans un club du top 10. Merci Benjamin pour ton dévouement, on ne t’oubliera pas.

Kassim (2/5) : Le football est devenu un sport trop compliqué pour Kassim, il aura perdu cette énergie qui le caractérisait auparavant au fil de la saison. Il n’a plus la force de percuter dans son couloir, ni même de réclamer des hors-jeu inexistants.

Betao (3/5) : Il aura paru très emprunté en début de rencontre mais nous a sauvés du 0/2. Il aura été régulier sur cette saison, mais il aurait dû prendre une place de leader dans cette équipe face à la difficulté. Je n’ai pas l’impression, malgré son expérience, qu’il ait pris ce rôle.

Appindangoye (2/5) : Il est vigilant mais très limité, techniquement et dans la relance. Il ne m’a pas fait oublier Angoula ou Cambon, que je salue au passage, ce dernier ratant la montée avec Le Havre d’un petit but.

Soares (3/5) : Il a bien tenu son couloir mais il lui manque encore cette autorité qui fera de lui un latéral de bonne facture.

Sorlin (3/5) : Il était vraiment dévoué à combler les trous de ses deux comparses qui avaient pour consigne de monter sur les offensives. Peu en vue dans le jeu donc, mais auteur de quelques ballons intéressants derrière la défense.

Tejeda (3/5) : Il a pesé à la récupération mais pas suffisamment dans le jeu. Il reste un milieu de terrain sûr, et avec un potentiel gigantesque. Bizarrement il n’a pas progressé sous les ordres de Revelli. Je le salue aussi puisqu’il mérite un club de L1 comme Leroy, et pourquoi pas l’OM pour que notre Dromadaire Blaah cesse de nous rebattre les oreilles avec sa venue.

Campanharo (2/5) : il s’est signalé en ratant l’immanquable à 0/1, mais il n’a pas pesé sur le cours de la rencontre. Le distributeur de caviar du début de saison a laissé place à un distributeur de friandises de la gare de Bellegarde sur Valserine. Il a déjà acté son départ, je lui souhaite le meilleur, il a tout de même du talent.

Kamin (4/5) : Je ne vous cache pas qu’il fait partie des 5 joueurs que j’ai préférés cette saison. Il se bat beaucoup et sent bien le foot, il peut progresser dans le jeu long mais il a montré des qualités indéniables pour la L2. Preuve en est le superbe une-deux avec N’Gatoukou.

Hoggas (3/5) : Toujours brouillon, toujours en retard, mais je lui mets la moyenne pour le penalty transformé avec sang-froid à un moment clé du match.

Barbosa (10/5) : « I came as a loser, and I left like a legend ». Ovationné comme il se doit après ce carton rouge immérité, il a encore abattu un travail monstre sur le front de l’attaque. Ses appels en début de seconde période étaient beaux à voir. Toujours généreux, toujours dans nos cœurs. Il est arrivé en national, mais ne nous suivra pas dans cette nouvelle descente. Un club de L2 voire de L1 pourrait l’utiliser en joker sans problème, je ne l’ai jamais vu vieillir pour ma part. Merci Cédric.

Revelli : «  Meuon faut tirer le leceuon de la saiseuon. » Ok merci au revoir.

Les remplaçants : Diarra et N’Gatoukou on apporté la vitesse et la percussion qui nous manquaient en début de match, ces deux jeunes seront nos fers de lance en Nationale, s’ils restent. Centonze n’a pas pris de rouge, cocasse.

La situation :

Elle n’est pas belle à voir, Bontaz (pour la 6e fois) et MSC se barrent, Bakhtiar passe la main à son conseiller Demael, ancien PDG de Somfy qui a pour palmarès dans le foot d’avoir coulé Gueugnon. Sportivement on descend avec la 8e attaque, la 11e défense et une différence de but de 0. Personne n’a fait mieux depuis le début de la L2 en 1946. C’est la fin d’une époque, d’un club venu de nulle part et qui y retourne sans boussole, sans sa bite ni son couteau non plus puisque Pascal Dupraz est au TFC.

Un petit mot sur lui donc, qui a pu égayer mon cœur de Savoyard durant le weekend et m’a rendu un peu de dignité pour la mère patrie. Il a réussi où tout le monde en Europe a échoué. 10 points de retard à 10 journées de la fin, je l’avais dit, c’est quasi-impossible mais Sadran avait misé sur le seul cheval qui pouvait coiffer tout le monde sur le poteau. Pascal tu me manques et on t’aime. L’eTG meurt au moment même de sa résurrection, et le hasard n’est pas de mise : les deux destins sont intimement liés. J’ajouterai que Luis Fernandez l’illettré est une fiente comme on en fait peu, je vous laisse admirer son droit de réponse sur Bein ; je t’encule violemment sac à merde.

En attendant, le dépôt de bilan n’est pas loin si des solutions ne sont pas trouvées, les bruits de couloir sont tantôt positifs, tantôt négatifs et nous laissent, nous supporters, dans le noir rectal le plus total. Vous me direz, depuis que Bakhtiar a sciemment éjecté Trotignon et Danone, c’est le cas.

Je vous embrasse, ô quelques lecteurs de la Croix de Savoie Académie, le cœur lourd et les couilles légères. Pour moi le Nationale sonne le glas en terme de diffusion ou d’agenda de ma mince contribution à ce noble site d’HorsJeu.net. J’espère que Franck poursuivra son œuvre et que vous aurez admiré ses magnifiques détournements au long de cette acad’.

Merci à @GPLT_Longview et @ST74Bichon pour leur poème.

Peace et Reblochnade mes crozets.

Tu peux venir discuter compo ou tactique avec Franck Ripoux et ton serviteur, pour plus d’info sur les Croix de Savoie tu peux passer chez etgblog.com et pour l’avant et l’après-match, c’est chez couleurcroix.com.

Pascal Diot-Maid

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Pascal Diot-Maid

Milieu inoffensif au F.C Ballaison, une blessure au genou m'a fait arrêter un carrière prometteuse en houblon. Reconverti depuis en académicien pour la Croix de Savoie Académie sous l'impulsion de Franck Ripoux, avec qui j'entretiens une relation ambiguë et anale. Je crois en Diot.

6 Comments

  1. Je n’avais pas fait attention aux détails du classement… c’est incompréhensible d’être si bas avec de telles statistiques.

    Bravo à vous, à toi. Je ne sais pas si tu reviendras, même ce fut une belle aventure pour nous aussi.

    BA.

  2. Mon Diot tu vas y revenir!
    Et il y a eu le même exploit des 10 points remonté en moins de 10 journées Liga par Tondela et Petit comme coach avec la victoire sur Porto.
    Mais les voisins je vous BA très fort et à très vite

  3. Merci pour vos douces pensées, votre soutien en ces temps sombres. Je reviendrai, seulement si je peux voir des matchs. Mais c’est pas gagné hein…. Je vous aime. Pas autant que j’aime Franck ,mais je vous aime.

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