LOSC-Amiens (0-1) : l’Unlimited Académie est partie vérifier l’état des barrières

Nous abordons le match rassurés : les barrières de notre stade sont solides et nos supporters très loin d’elles.

Il y a deux semaines, je vous avais laissé avec une analyse exhaustive du match contre Monaco. Malgré toute ma bonne volonté, elle tenait en une dizaine de lignes. Mais depuis, j’ai commencé à lire le site horsjeu pour de vrai et me suis rendu compte que je n’allais pas vraiment dans la bonne direction. En fait, les autres académiciens ont vraiment l’air d’y passer du temps. Il me fallait donc une expérience hors du commun pour me mettre au niveau. J’ai donc, pour la première fois de l’histoire du site (je n’ai pas vérifié), vu un match à domicile à l’extérieur.

Mise en situation : le hasard des fêtes de famille m’a amené à Amiens en cette triste journée du 1er avril, qui devait voir Lille prendre sa revanche à domicile contre les Picards. Voyant que le stade Pierre Mauroy avait cette fois une excuse pour n’être pas rempli, les dirigeants de l’ASC ont, selon mes cousins de la région, décidé de passer le match sur écran géant dans leur propre stade, et gratuitement. Mais voyez-vous, dans cette région, les détenteurs de smartphones sont considérés comme des sorciers et brulés vif, la communication est donc assurée par le bouche à oreille et les signaux de fumée. Au lieu d’un stade rempli de picards bruyants, c’est un salon VIP clairsemé qui regardera le match à mes côtés. Appréciez vous-mêmes ledit salon (vraie photo) :

Avisant mon écharpe du LOSC, les stadiers s’accrochent solidement à leurs barrières, puis me laissent entrer dans ce lieu mythique où tant de grands noms ont eu l’honneur de manger un sandwich au pâté avant moi. Mais cette immersion ne doit pas faire oublier l’évènement qui s’apprête à se dérouler sous les yeux ébahis d’une salle entière : des images qui bougent toutes seules sans marionnettiste pour les activer. En ce qui me concerne, c’est un match de foot que je vois, avec la même formation que celle qui avait réussi à emmerder Monaco, le retour de Malcuit en plus. Tout est en place, la purge peut commencer.

Première mi-temps :

Et ce sera l’une des plus belles de ma vie. D’un côté, des Amiénois vraisemblablement très mal à l’aise quand il s’agit réussir une passe à plus de cinq mètres sans les mains. De l’autre, onze Lillois terrorisés à l’idée d’aller au duel, et orphelins de leur capitaine Amadou au bout de douze minutes. Dans ces conditions, c’est tout de même l’équipe habituée à jouer avec un potiron à l’entrainement qui prendra rapidement le contrôle des débats.
Sans trop nous mettre en danger non plus puisque leur première occasion intervient à la 24e, suivie de peu par la mention « c’est donc ça la Ligue 1 ? » sur mes notes. Difficile de me rappeler à quel élément cela correspond. Un quart d’heure de souffrance plus tard, on sort enfin la tête de l’eau et les cinq dernières minutes de la mi-temps contiendront de véritables morceaux de football, mais toujours pas de but.

La deuxième mi-temps aura lieu à la buvette pour ma part. Un lieu qui sans trop de surprise est beaucoup plus garni :

Point supporters amiénois : ils semblent réellement aimer leur équipe et vraiment vouloir qu’elle gagne. Mais quand je les vois s’enthousiasmer sur une passe réussie entre leur gardien et leur arrière droit, je doute qu’ils connaissent vraiment les règles.
Fin du point, place au but. Synchronisation parfaite de la défense entre Benzia qui rate sa touche, Ballo-Touré qui envoie un missile vers Alonso, lequel rate son contrôle et laisse Mendoza filer seul au but et battre un Maignan loin d’être irréprochable. Devant cette nouvelle donne, notre réaction se résumera en ces quelques mots : « ».
Ce sera alors le retour du Galtier Show, qui nous sort un défenseur pour un ailier. Est-ce que cela aura l’effet escompté ? Si l’effet escompté était de fragiliser notre défense, alors oui puisque peu de temps après, nous sommes sauvés par la faiblesse technique d’un attaquant amiénois, littéralement à 50 centimètres du but. Mais dans la foulée, on parviendra à rajouter à cet horrible match des regrets, Thiago Mendès passant trois fois très proche du but : d’abord d’une tête sur corner qui frappe sur la barre, puis d’une belle frappe sauvée par un défenseur qui avait le temps d’une action échangé de position avec Régis Gurtner, le gardien amiénois. Ça joue, dit l’arbitre. En toute fin de match, Mendès frappera à nouveau sur le poteau, avant que Mothiba n’égalise. Mais il avait encore oublié qu’un but est annulé s’il est précédé d’une prise de judo sur son défenseur. Quelle tête en l’air. Coup de sifflet final.

Je commence à douter du projet LOSC Unlimited.

Notes des joueurs :

Maignan (1/5) :
Après, Mendoza n’est pas réglo, il fait exprès de lui mettre entre les jambes.

Ballo-Touré (1/5) :
Le jeu a clairement penché à droite alors il s’est contenté de défendre et de mettre en danger ses partenaires.

Alonso (1/5) :
Mendoza devrait changer de continent s’il ne veut pas qu’Alonso se tatoue une larme de plus. Remplacé par Araujo, du dribble, et des pertes de balle

Ié (2/5) :
Largement meilleur dans l’axe qu’à droite, il est quand même complètement perdu sur le but.

Malcuit (2/5) :
Pour son vrai retour, il aura autant couru que d’habitude, mais beaucoup moins réussi. Rarement là derrière.

Maia (2/5) :
Il se régalerait dans une équipe de foot.

Amadou : Douze minutes pour se blesser, ça arrive de plus en plus vite. Remplacé par Dabila (2/5) qui n’a toujours pas fait regretter au centre de formation de Monaco de l’avoir laissé partir.

Thiago Mendès (3/5) :
Assez peu présent en première période, il est quand même impliqué sur toutes les occasions lilloises. Alors qu’il ne joue même pas à son vrai poste.

Benzia (2/5) :
Galtier a compris que ça ne servait à rien de l’assigner à un rôle puisqu’il ira chercher le ballon partout. Remplacé par le phénomène Balhouli qui n’a toujours pas percé alors qu’il joue quand même trois fois dix minutes par an.

Pepe (3+/5) :
Comme souvent cette saison, si on veut être un peu dangereux, on demande à Pepe de courir vite avec le ballon et il fait ça bien. Point bonus pour son petit coup de pute sur le dégagement du gardien en fin de match.

Mothiba (1/5) :
Si la ligue 1 était un championnat d’UFC, je vous en présenterai le MVP.

Michel Saistout

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