Metz – Dijon (2-1) : La Metz Que Un Club Académie va vite

Répétez après moi : « Deux victoires. Consécutives. Dans la même semaine. Pour le Football Club de Metz » Vous pouvez y arriver, mais faites le lentement.

 

Moien les Shmirlaps*,

Humeur Mosellane du moment

Aah, le Football. Cette science inexacte qui vous fait passer du tréfonds anal des abysses du vide néandertalien vérolé sur lequel tout le monde vient se torcher le fondement et club le plus détesté de décembre 2016, à une déclaration à peu près flatteuse du leader et rouleau compresseur de la Liguain.

Tout va quand même très vite. Mais pour autant, le Meilleur Club du Monde et de Lorraine ne bafoue pas ses traditions et perpétue cette insalubre et déliquescente volonté de violer le beau jeu jusqu’au plus profond de son âme. Après avoir conchié l’OM Champions Project vendredi dernier, la bande à Philippe recevait son compagnon de galère promu, le Dijon Foot Côte d’Or Maison du Café, avec la ferme intention de transformer Saint-Symphorien en Mordor, lieu où le football et la vie n’ont aucune chance d’exister. Et toujours sous l’oeil enflammé et malveillant de Bernard Sauron. Le tout pour un match programmé un mercredi soir à 19h00, annonçant tout sauf du Football Champagne.

 

24e journée : Metz – Dijon 

Le 4-4-2 n’aura duré qu’un temps, celui de faire bouffer son slip à Rudi Garcia. Retour donc aux bonnes vieilles brimades du 4-2-3-1-je-m’en-balec’, avec un seul milieu sur le banc des remplaçants quand on en a 5 sur le terrain. La récupération Luxembourgo-aveugle (Ivoirien) est reconstituée, les forces du mal sont prêtes à s’abattre à nouveau sur la Terre du milieu.

 

Le match : 

Les cinq premières minutes donnent le ton improbable et sarcastique du match, où l’on y a vu Ismaïla Sarr nous produire une tentative insoupçonnée de retourné acrobatique à l’entrée de la surface. Tout peut arriver dans ce match. Le spectacle proposé rappelle une fois encore cette forme d’art contemporain qui rapproche des légumes trop mûrs du fessier de jeunes filles en fleur. Dans un festival d’approximations, dégagements anaux, frappes lointaines d’Assou-Ekotto, représentations artistiques de Marvin Martin en personne – ex-futur prodige du football mondial – et d’interruption de match pour cause de drapeau défaillant, la palette des émotions s’est étendue du dégoût à la grâce, personnifiée par un seul et même héros, Cheick Diabaté. Capable de planter un contre et marcher sur le ballon puis s’effondrer seul dans la surface alors qu’il est en position de frappe, Cheick Limitless est aussi capable de montrer qu’il a le talent d’un Lionel Messi bloqué dans le corps d’un pivot de NBA.

Une première mi-temps fadasse donc, qui aura vu un remuant mais très approximatif Cohade manquer deux actions, un contre à la 15e minute puis une frappe trop croisée à la 40e. Dans la lignée d’une mi-temps montpelliéraine, l’armée du FC Metz est sale, Falette et surtout Philipps en portent les étendards.

Le second round va prendre d’autres atours. A peine le temps de finir de se nettoyer les yeux à la soude caustique, que Renaud Cohade nous envoie un amour de centre venu de la droite en direction de Diabaté. Le sorcier Malien lance une danse vaudou composée d’un contrôle à peu près orienté suivi d’un enchainement raté, et le ballon se retrouve miraculeusement dans les pieds d’un Ismaïla Sarr qui passait par là, et en profite pour aligner le portier dijonnais et inscrire son premier but professionnel. 1-0, 46e.

Une grosse dizaine de minute plus tard, le rythme s’accélère encore. Cohade sert à nouveau Diabaté sur coup franc, la tête du géant Cheick s’abattant sur la barre transversale et faisant vibrer tous les slips grenats (57e). Deux minutes plus tard, Lotiès, las de se faire trimballer par Speedy Ismaïla Sarr, abat le pauvre bougre et récolte son second jaune du match, pour un retour au vestiaire. Le Sénégalais n’en a pas terminé, puisqu’il ira provoquer un nouveau penalty – son 4e cette saison -, en prenant de vitesse la défense dijonnaise. 1m94 de force pure Malienne pour le tirer, une seule issue, le but. 2-0, 65e.

On pensait le match bouclé, mais c’est sans compter sur la propension infinie du Metz Que Un Club à se chier dessus. A 11 contre 10, les espaces s’ouvrent, les défenses vacillent. C’est sur un corner innocent que Dijon viendra réduire la mise par l’intermédiaire de Varrault, profitant de la gêne de Diabaté sur son gardien pour flétrir la fin de match messine. 2-1, 77e.

La fin du match n’est que folie pour les palpitants locaux, voyant tour à tour Diony manquer la balle d’égalisation seul à 10m du but de Didillon (87e), puis Erding, entré en jeu, servir idéalement Diabaté dans un 3vs2 qui se termine en eau de poubelle (93e). Le coup de sifflet final est une petite libération, Metz vient de prendre 10 points en 5 matchs et remonte à la 12e place.

 

Metz Que des Notes : 

Didillon (3/5) : Gêné sur le but par Diabaté, il n’a pas été des plus rassurants dans ses sorties aériennes.

Balliu (3+/5) : Beau match de l’Espagnol, concentré sur ses phases défensives et toujours disponible dans le jeu, en atteste ses 88 ballons touchés, plus gros chiffre du match.

Falette (2/5) : Falette Saucisse je t’aime, j’en mangerai des kilos. Enfin non, je t’aime pas quand t’es comme ça. Inhabituellement fébrile, un match à oublier pour Simon.

Bisevac (3/5) : En patron, il compense les errements de son collègue central par un sens aiguisé de l’anticipation. Milan-ticipation.

Assou-Ekotto (3+/5) : Trois frappes tentées pour un BAE ailé, qui a proposé un bel apport offensif. On en redemande.

Philipps (2-/5) : Tu as beau tenter le discours diplomatique d’après match sur les réseaux socianals (et en me bloquant sur le Touiteur), c’est non mon petit Chris. Ca ne pardonne pas une première mi-temps chaotique – en témoigne cette tentative de dribble entre 3 adversaires à 30m de ses buts -, heureusement rattrapée par une fin de match plus appliquée qui sauve sa note. Sifflé à juste titre pour les uns, sévèrement pour les autres, mais sifflé quand même par le public. Quand Diagne et #FruitDuTravail seront de retour, tu vas morfler.

Doukouré (3-/5) : Mouais. Bon volume de jeu mais toujours des pertes de balle inexplicables et surtout vraiment dangereuses. Mention fou rire pour la frappe qui termine dans l’orbite de l’ISS en fin de match.

Remplacé par Rivierez (non noté), 90e : Jonatan Rivierez, milieu défensif, portant le brassard de capitaine. Motif raisonnable de suicide. 

Jouffre (3/5) : Techniquement au-dessus, physiquement en dessous. Il a réussi à terminer un match complet, c’est déjà ça.

Cohade (3+/5) : Pas toujours les bons choix, surtout durant la première mi-temps. Mais ses ouvertures lumineuses ont fait briller ses partenaires.

Remplacé par Erding (non noté), 83e : Il a donné une passe décisive à Diabaté, mais celui-ci n’a pas marqué. 

Sarr (5/5) : Match de bonhomme pour mon Petit Prince de la Savane. Ouverture du score, à l’origine du carton rouge et du penalty, Ismaïla était partout. Un Sadio Mané dans chaque jambe.

Remplacé par Nguette (3/5), 74e : Pas très brillant, pas très mat non plus. 

Diabaté (4/5) : Un match entremêlant le génie et le n’importe quoi, c’est là tout le talent du Malien. 3 buts en 4 matchs, c’est le Cheick le plus ultra.

Si le Metz Que Un Club surfe sur une très belle dynamique, il n’en tient qu’à la chance plus qu’au talent. Que ce soit contre l’OM ou maintenant contre Dijon, il ne s’est jamais dégagé une impression de sérénité et de toute puissance dans les rangs du Mordor Grenat. J’ai envie de vous dire qu’importe peu, pissez sur le football s’il vous sied, tant que vous vous maintenez. Et tâchez d’être à peu près vaillant en déplacement à Monaco ce weekend, pour la revanche d’un match aller qui n’a jamais eu lieu. L’heure n’est pas encore à se mettre des cumshot de champagne.

Kast & Deutch

*Bonjour les sacs à merde

Et pour prolonger le plaisir :

– Vous avez préféré réduire votre espérance de vie devant le match plutôt et louper la soirée la plus importante de l’année dans le monde du footbanall, ainsi soit il. Mais, tas de petits veinards, vous pouvez voir les Van Nobel 2016 en replay

– Pour les mordus de chiffres, les chiffres du match sont par là

– Votre serviteur est sur le Touiteur, et ce n’est pas remboursé par la sécu

Klass & Deuch

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

One Comment

  1. DEUX VICTOIRES. CONSÉCUTIVES. DANS LA MÊME SEMAINE. POUR LE METZ QUE OUNE CLouBE..__

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