La Paillade Académie note Montpellier-Saintétienne (2-1)

Justice pour Casti.

 

À chaque réception des grenouilles en goguette, chaque supporter pailladin a une pensée pour lui. Les banderoles réclamant justice ne cesseront de flotter entre les bras d’un de ses comparses, d’un des fidèles de la Butte, qui, comme lui, ont La Paillade dans le sang. La force publique, dans tout son monopole de la violence aveugle et absurde, l’a privé d’un œil. Et ne veut toujours pas comprendre, ni même reconnaître. Mais les faits vaincront, les voici enfin à l’orée du bois, ils sont sortis de terre et arrivent au galop pour qu’enfin, justice soit faite pour Casti.

C’est donc avec émotion que le Soleil a laissé poindre quelques-uns de ses rayons au-dessus de la pelouse de la fière cité qu’est la nôtre. Le général Gasset avait vissé sur sa tête abandonné par les cheveux une belle casquette bleu foncé et scrutait les mouvements de ses petits sur le pré. Ça chantait sur La Butte, ça dansait dans les travées de Camarga Unitat, les tambours résonnaient. En face, les membres de l’amicale de consommateurs avertis de verveine étaient venus nombreux, le parcage était bien garni, les chants en jaillissaient.
Et en contrebas, sur le carré vert bardé de lignes blanches, on s’agitait tout autant que ceux perchés sur les parapets de ciments. En mouvements plus organisés, certes, mais imprégnés de l’émotion transmise par les vigies dansantes bariolées aux couleurs de leur camp.
Nous sommes de surcroît sortis vainqueurs de cette joyeuse mêlée. En revenant au score, en ressortant des vestiaires avec la hargne des grands jours, nous avons fait chuter un adversaire qui pourtant nous en promettait des vertes et des pas mûres. Mais admettons qu’ils ont livré un joli combat en milieu de semaine et que leur jauge n’était sûrement pas à son summum. La fatigue pointait au fur et à mesure que s’égrenaient les minutes. Mais diantre, que nous les avons étouffés comme il fallait !
La marche en avant continue, tranquille, pimpante, et, pourrait-on presque dire, bien verte.

 

Les notes :

Pionnier (3/5) : Il sort quelques ballons dangereux mais semble parfois oublier que l’espace dans lequel il évolue est fait de trois dimensions, comme sur certaines sorties d’autoroute qui auraient pu laisser un boulevard aux Verts de terre.

Roussillon (2/5) : Toujours prompt à dépasser toute la meute pour aller chercher la balle, mais alors pour la ramener en mains propres, y a plus personne.

Pokorny (2/5) : Qu’est-ce que c’est que cette grande gigue qui plie comme un roseau mais qui pète comme de la cagette de marché aux œufs dès qu’il y a un duel ?

Hilton (3/5) : Comme une calvitie de pré-trentenaire, il arrive encore bon gré mal gré à cacher que ça va pas tarder à être la fin.

Mukiele (3/5) : C’est pas difficile d’être plus technique de Deplagne, certes, mais c’est pas une raison pour me tenter des chevauchées sauvages en laissant vide son couloir et en perdant la balle comme un faisan.

Sessegnon (2/5) : Telle une mauvaise fille de joie dans une maison close pour pêcheurs, il a beaucoup trop raté de passes pour être bien payé.

Skhiri (2/5) : Plus ça va, plus il commence à me courir sur le flageolet celui-là, avec ses compas trop grands pour son cerveau et ses erreurs techniques.

Dolly (1/5) : A le nom et le niveau de jeu d’une brebis clonée. À l’inverse de Lasne (4/5), qui le remplaça à la pause, et qui, débarrassé de son bonnet, réveilla ses coéquipiers de ce but magnifique, dynamitant jusqu’à la fin la défense des Verts dans le fruit.

Boudebouz (4/5) : Il se croit au five mais, vu que, pour l’instant, ça nous sauve le cul, on va faire comme si.

Mbenza (3/5) : Laissons-lui le temps de comprendre que balancer tout ce qu’il a dans un match pour rentrer dans le rang au suivant, c’est pas ce qu’on attend de lui. Sans ça, il administre de bons centres en deuxième période.

Mounié (3/5) : Un coup il plante un but tout en maîtrise, un coup il rate un contrôle sur une passe molle. Il me rappelle Souley à ses grandes heures.

Sont entrés en jeu (à part Lasne, parce que, tu as vu, il est dans les notes) :

Camara : D’aucuns font des grigris, il est un grigri.

Congré : Le remplaçant le plus cher de l’histoire du club.

 

Une pensée émue pour l’excellent Roland (avec un l, pour migratter) Gromerdier et toute sa bande de lurons houblonnés qui livreront sous peu leur académie.

 

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert.

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

One Comment

  1. Ils ont couru après la balle et tapé dedans très fort sans jamais trop savoir où ça allait atterrir. Mais maintenant, nous savons : chez Bousouf&Camel.D

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