J’AI TESTÉ POUR VOUS : Olympiastadion Berlin

(En vrai c’est le stade Olympique de Berlin… mais pas comme Olympique de Marseille ou FC Lyon)

Et bonjour,

Après le Japon l’an dernier (et en attendant donc d’aller en Italie pour ce tour du monde des pays pas gentils gentils pendant la seconde, mais bientôt plus que deuxième, guerre mondial) me voilà parti à Berlin voir un pote (tu t’en tapes peut être mais pour moi c’est important). Quitte à faire autant de voyage, parce que c’est pas vraiment la ville que tu vas visiter le soir en sortant du taf vu d’ici hein, beh on en a profité pour aller voir un match au milieu des bundesligueux.

 

DU MÉTRO AU STADE : 2/5 (allez 3 si on avait eu beau temps)

En métro, honnêtement c’est le plus facile pour y aller, il faut sortir à la station « Olympiastadion » (c’est quand même bien foutu ce truc).

Là tu vas traverser une petite zone à la cool rempli de gens venus voir le match et se remplissant la panse et ou le gosier (on y revient plus tard, soit pas gourmand comme ça Jamy).

Puis tu arrives au stade … Et faut être honnête tu sens le truc fait à la base pour en imposer, c’est grand, mastoc, tout entouré d’une grande place mi-bétonnée mi-dallée, re mi-bétonnée derrière.

Tu arrives, tu te fais fouiller ta race puis t’as encore un bel espace tout autour du stade (avec la piscine olympique d’ailleurs) rempli d’autres stands de bouffe, de goodies et de bière.

 

LA GUEULE DU TRUC : 1/5 ou 4/5 si comme moi t’aimes l’ordre

T’arrives par le milieu des tribunes vu que le stade est à moitié enterré. Le stade est tout ce qu’il y de plus classique pour une enceinte avec de l’athlétisme qui parasite le vrai sport.

Côté gauche donc Est parce qu’on était au Nord.

Côté droit donc Ouest parce que j’ai pas changé de place entre temps.

T’as une impression de grandeur parce que les tribunes sont pas encaissées et assez éloignées de la pelouse. Puis côté ouest avec l’ouverture derrière les cages ça te donne une vue asymétrique pas dégueu. Sans doute que s’il pleut les mecs en bas des tribunes ressortent un peu trempés quand même. Tu sens que le toit est là pour l’aspect psychologie, à la moindre rafale de vent tu prends plus de flotte dans la gueule que les minots venus assister au spectacle des orques à aquasplash.

 

L’AMBIANCE : 3/5 (2 + 1 pour la présence de visiteurs)

Faut être honnête ça fait du bien d’avoir les supporters visiteurs dans un stade de foot. J’y pite rien en Allemand mais le « kop » local (du Hertha Berlin donc) semblait bien brancher les kolonois (supporters du FC Koln) qui leur rendaient bien la monnaie de l’invitation ou un truc du genre.

vazy LFP enculée là

Ca chante pas mal avant le début du match, après ça suit son cours pépère. On crie un peu après un but, on encourage les entrants et on applaudi les sortants. Parfois 2 ou 3 secondes de sifflets sur une action chaude mais guère plus.

Côté visiteur ça s’est même permis un petit craquage de fumi sur leur but (c’est la photo au dessus).

Ah si, on a quand même eu droit à une bonne grosse minute d’applaudissements parce que figurez-vous Bichenté que les locaux (pas fous) ont planté le millième but à domicile de leur histoire sur ce match. Je les remercie de cette touchante attention à notre égard.

 

LE MATCH : 2/5

Pas plus de kartoffel que de Carsten Ramelow (pourtant né à Berlin) pour mon premier match de Bundesliga. Le match oppose des Berlinois ventremousistes à des Colognais lanternerougeois et pourtant ce sont ces derniers (doublement dernier du coup) qui ouvrent la marque par Leonardo Bittencourt au patronyme prédestiné à être inscrit sur horsjeu.net (mâtin quel site).

La mi-temps arrive et avec elle le premier changement de Pal Dardai (le coach du Hertha… je le découvre aujourd’hui personnellement). Mathew Leckie entre et commence à foutre un sacré boxon dans la défense de Cologne.

Vas-y que je t’étire en largeur, que je fais des appels en profondeur, que je dézone pour attirer mon défenseur… Bref je sais pas qui chez nous va se farcir les matchs de l’Australie pour la prochaine coupe du monde mais il vient de gagner un lecteur assidu.

Du coup bizarrement ça libère de l’espace pour Davie Selke qui y va de son doublé en 3 minutes douche (de bière de mon voisin du dessus) comprise.

Fun facts en vrac :

  • Voir Ibisevic capitaine ça devrait faire plaisir à nos Dijonnais undercover.
  • Voir Salomon Kalou capitaine quand le premier sort ça devrait faire des guilis au ventre de nos lecteurs lillois.
  • Voir Karim Rekik autant applaudi (et sans doute celui dont le nom est le plus floqué quand tu te balades aux abords du stade) ça pourrait émoustiller nos Bucco-Rhodaniens.
  • De l’autre côté voir Pizarro taper dans la balle ça m’a fait mouiller un peu les yeux (saloperie de soleil qui a pointé son nez).

 

LE POINT GUIDE DU ROUTARD : 4/5

Je vais vous l’avouer, la bouffe c’est pas non plus la priorité dans ce genre de patelin. Ils font des trucs chelous à base de crèpes (avec drapeau français) et hot dog (sans drapeau par contre) mais j’ai préféré taper dans le local.

Le local c’est bien évidemment la Currywurst et le Bretzel.

  • Currywurst : c’est une grosse saucisse cuite puis coupé et jeté dans de l’huile puis sorti de là pour être immédiatement couverte de ketchup bien épais et sucré puis saupoudré de curry (pas con, c’est écrit dans le nom). Si tu veux c’est cool et ça colle bien au corps mais je mets au défi quiconque d’en manger plus d’une sans subir immédiatement une attaque combiné cholestérol+diabète plus violente et mieux ordonnée que celle de la doublette Atton-Becker (pour les puristes des japotrucs fallait lire l’autre article)

  • Bretzel : Ils sont forts ces Allemands (si si), ils ont inventé le mouvement perpétuel de la malbouffe. Tu bois de la bière donc t’as faim, donc tu manges un bretzel bien épais (ouais rien à voir avec ceux de l’apéro chez nous) et un peu salé, du coup ça t’étouffe donc tu rebois de la bière donc t’as refaim donc tu reprends un bretzel et cette fois c’est le côté salé qui t’incite à reboire et… Bon t’as compris quoi.
Alors non, y’a pas de photo du bretzel parce que j’ai pas pensé à en prendre.
  • Bière : Heum heum … faudrait peut être pas se foutre de notre gueule là par contre. Ca fait à peu près 7 000 ans que la bière existe et voir de la Carlsberg allégée étiquetée « meilleure bière du monde » marketing ou pas ça fait mal au Q. Je suppose d’ailleurs que c’est pour ça que les autochtones se lavent la trachée à grand coup de canette avant de passer le contrôle des tickets. D’ailleurs, original et sympa, il y a de grandes quantités d’endroits prévus pour laisser les canettes vides (sacs, caddies…) pour permettre aux SDF de ramener les consignes contre un peu d’argent, j’aime ce genre de rapports gagnant-gagnant, tu salopes pas les environs et tu les aides un peu (même si mon côté casimir refuse d’imaginer les bagarres que cela doit amener dès que lesdits SDF viennent partager leurs parts).

 

 

Lorent Questsche

5 Comments

  1. J’y étais allé il y a quelques années pour un match contre Dortmund.
    Sans vouloir tomber dans les clichés sur les Allemands, j’avais été impressionné par le fait qu’il n’y avait pas une cannette par terre (cf. les caddies): même les mecs avec un look de gros hooligan respectaient ça!
    Niveau ambiance, c’était pas mal côté BSC. Mais c’était surtout énorme côté BVB: + de 10.000 personnes avaient fait le déplacement. Aucun bruit au début, et mon pote qui me dit « regarde, on dirait que ça bouge en face » => 2 secondes après, on se prenait un énorme « DORTMUND!!! » en pleine face:)

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