Nancy – Red Star 1-4 et Paris 13 – Nancy 2-2 : La Chardon à Cran académie académise.

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marre au carré

On aimerait pouvoir passer rapidement sur le pire pour vite se consacrer au meilleur, à la rigolade, au soulagement et aux croquignoleries. Quand on touche le fond, même la force infinie d’un corps chutant ne peut contrer l’impossibilité du mouvement et le rebond semble inéluctable, à moins bien sûr que ledit corps en mouvement soit sujet à une potentielle DISLOCATION que la physique subatomique ne sauvera pas. Le rêve de cette ASNL est bien de heurter de plein fouet la sphère des fixes et de s’observer connaître contusions et traumatismes comme ces mannequins d’essai de choc que la science des collisions prend un sérieux scientifique mâtiné de plaisir sadique à faire se manger les plus vilains 35 tonnes sur le coin de la gueule.
Nous, pauvres hères encore assez naïfs pour penser que l’espoir peut parfois se cacher derrière un brin d’herbe synthétique ou glisser à la surface du ballon, assistons en caméra embarquée avec le rictus chaque jour plus prononcé d’horreur à cette désintégration au ralenti, passant à vitesse grand v de l’idée rigolote de pouvoir affirmer un jour à ses copains qu’on a fini avec le moteur sur les genoux en rentrant de soirée à la perspective de plus en plus évidente que s’il y a bien une lumière au bout de ce tunnel sordide qui sent le vestiaire de Saint-Symphorien, c’est plus probablement la lanterne de la faucheuse que la devanture du pub des académiciens de Horsjeu.net.


Les matchs

Tout n’a pas roulé comme sur des roulettes, professeur Lapalisse, comme les scores en témoignent. Au moins le scénario du second match a-t-il contribué à effacer celui du premier, où seule une nullité primale a pu être constatée. C’est que fut-un temps, nous regardions le Red Star de haut en lui imposant notre jeu, notre volonté de vite remonter et de satisfaire nos supporters, que sais-je encore. Alors les voir se balader à Picot comme à l’entraînement et planter but sur but…depuis qu’ils nous ont envoyé Danilson Da Cruz, on n’est plus jamais sorti de ce schéma de football en surpoids, passionné par le petit cul des infirmières et préoccupé par son seul salaire au moment d’être rétabli.

Et puis le Paris 13 Atletico de mes deux, club indescriptible aux relents d’amateurisme qui vous hurle à la gueule son envie de ne surtout pas rejoindre le monde pro avec son terrain sans stade sous le periph’, son unique ballon prévu pour le match qu’il faut aller récupérer au péril de sa vie sur la voie d’insertion dudit périph, ses lignes bleues tracées sur le synthétique pour le foot à 7 du lundi en ligue loisir, des visions d’apocalypse où on visite des maisons avec de l’eau jusqu’aux genoux…on a même eu droit à un coup-franc indirect dans la surface après une passe au goal prise à la main, chose qu’on ne croyait plus possible dans le football moderne. Mais quand même, ça vous score deux buts sans trop forcer alors que chacun de ceux qu’on a marqués semblaient si difficiles, si immérités…


Pas de notes

Tous trop nuls en premier lieu, ils se sont révélés presque dignes en déplacement mais n’ont pas su mieux faire que ce nul miteux qui pue le parcours de relégable. El Aynaoui, Mouazan et Sourzac sont nos gars sûrs : buteurs, impliqués, décisifs. Les autres sont au mieux médiocres, au pire des rebuts du FC Metz, voire des hommes-ambulances sur lesquelles chacun aime tirer. Et ce sont eux qui nous y emmènent. Envie de pleurer, plus envie d’écrire.

Marcel Picon

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