Toulouse – Nantes (5-1): la Canaris Académie s’est fait fesser en public
Petit Toumaï ne sait plus s’il est triste, fâché ou honteux. En tout cas il en a gros.

Salut les P’tits Beurres,
Branlée en finale de Coupe de France en prime time. La honte intégrale. Petit Toumaï hésite à arrêter son article après ces trois phrases.
On s’est pris un bon retour de karma, de bâton, tout ce que vous voudrez. On s’est fait désosser, concasser, humilier par une équipe toulousaine qui a même eu la décence – ou la pitié, ce qui est pire – de ne pas en faire des tonnes dans les célébrations. Petit Toumaï avait prévu une intro et plein d’informations à partager mais il n’a pas le cœur à faire le promotion de cette bande de chèvres qui se voit beaucoup plus belle qu’elle n’est réellement et qui peut réussir à agrémenter d’une descente en Ligue 2 une saison pleine d’émotions où le fait de choisir les matchs à enjeu lui a fait vriller à la fois son mental mais également son niveau de jeu.
Les infos en vrac à retenir: que dire ? les Canaris ont été honteux tout au long de cette soirée. De Kita l’escroc qui serre la poigne à l’autocrate qui nous sert de président et qui est obligé de se cacher dans les vestiaires, aux 4 buts pris en 32 minutes, à l’absence de réaction et d’amour-propre des Canaris, au niveau affligeant affiché en mondovision. Au final, seuls les supporters qui se seront encore sacrifiés méritent d’être salués. Sur un tel désastre, on pourrait même demander le remboursement des places et du déplacement. Petit Toumaï est désabusé et il ne voit pas pourquoi il devrait faire des efforts dans son acad’ alors que les Nantais ont décidé de ne pas jouer le match et de salir le maillot jaune et vert.
Le team jaune et verte : Petit Toumaï sait que Tonton prend zéro risque sur les matchs à enjeu, et va reconduire son 4-3-3 qui se replie rapidement en 5-2-3 avec Girotto qui vient glisser en libero entre les deux centraux inamovibles. Si Pallois est le chouchou, c’est bien du Brésilien d’où vient la sécurisation de la ligne défensive, Petit Toumaï espère donc un gros match de sa part d’autant qu’il revient juste de suspension. Pour les latéraux, Tonton fait une première énorme erreur en alignant l’imposture Joao Victor à gauche, et qui va sans surprise prendre la marée toute la soirée. Au milieu, Moutoussamy est inexplicablement remplacé par Mollet alors qu’il couvre tout le milieu de terrain et qu’il est indispensable. Deuxième erreur de Tonton. La troisième sera la titularisation de Simon qui ne met plus un pied devant l’autre depuis de nombreux mois. Dès la composition d’équipe annoncée, Petit Toumaï avait compris que c’était mort de chez mort.
Ce qui donne donc la compo suivante :
Lafont
Centonze, Castelletto, Pallois, Joao Victor
Girotto, Mollet, Sissoko
Blas, Simon
Mohamed
Le match :
Ouais. Bon on a pris 5-1 et on est mené 4-0 à la 32e après un doublé de la tête et un autre doublé de l’avant centre où toute l’équipe accumule les erreurs et les mauvais placements. Petit Toumaï n’est pas sado-masochiste au point de vouloir regarder encore une fois le résumé et de vous décrire les buts. On s’est fait défoncer de partout, c’est tout. Petit Toumaï a cru revivre le 1-7 du Brésil-Allemagne de 2014 où tu as l’impression que les adversaires peuvent t’en planter un à chaque action. De toute façon, quand tu regardes à la mi-temps quelles sont les plus grosses branlées réalisées en finale de Coupe de France, c’est que tu n’es pas hyper serein.
Les notes :
Lafont (0/5) : Battu sur sa ligne, fébrile dans les sorties, il ne s’impose pas sur les deux premiers buts où il peut montrer davantage de personnalité, ou de talent, pour se faire respecter dans sa surface.
Centonze (1/5) : il marque un point parce qu’il était vraiment tout seul à défendre sur son côté droit et qu’il obtient le penalty. On se raccroche à ce que l’on peut.
Castelletto (0/5) : le troisième but est pour lui, il avait laissé sa caravane dans la surface de Lafont. Dominé dans les airs et peu impactant, il a pourtant été le moins nul des centraux, c’est dire.
Pallois (0/5) : il est pour le roc nantais le plus gros retour de karma. Impérial lors de la dernière finale, il a tout raté sur celle-ci, y compris le tacle de boucher qui lui vaut d’être sorti à la mi-temps par Tonton. Remplacé par Delort à la 45e (0/5), pour une reconfiguration tactique en 4-2-3-1. Sinon l’ancien niçois a fait ce qu’il sait faire de mieux : perdre une finale de coupe de France en étant nul à chier en finale.
Joao Victor (0/5) : Dégagez-le loin, très très très loin de la Cité des Ducs. Et vite svp. Remplacé par Merlin à la 66e, qui a apporté au moins un peu de dynamisme et qui a réussi à contrôler le ballon et à faire quelques bonnes passes. Ce que ne sait pas faire le Brésilien
Girotto (0/5) : Se fait manger comme un bleu sur le premier but qui change la physionomie du match. Mieux en seconde mi-temps, en défense centrale et aussi parce que Toulouse a arrêté de mettre de l’intensité, faut pas déconner. Le niveau de jeu du Brésilien est très inquiétant en prévision de la fin de saison au couteau qui arrive.
Mollet (0/5) : absent physiquement, le moindre coup d’épaule le met par terre. Inutile et même en difficulté techniquement. Remplacé par Moutoussamy à la 45e (2) , qui a fait du bien par son volume de course et qui a mis au moins un peu d’intensité dans cette seconde mi-temps.
Sissoko (0/5) : adepte des finales perdues au stade de France et de la loose en général, le vieux Moussa a fait peine à voir sur ce match. Dire que cet imposteur touche le plus gros salaire du vestiaire nantais, ce n’est pas abusé de la part de Petit Toumaï de dire qu’il y a erreur sur la marchandise et qu’il faut qu’il se casse au plus vite.
Blas (0/5) : fantomatique, il nous avait fait comprendre dès la conférence de presse d’avant match qu’il n’en avait rien à foutre de ce match. Une déception dans les grandes largeurs et un syndrome naissant de la grosse tête qui pose réellement question.
Simon (0/5) : 6 ballons de touchés, 3 de perdus. Rien. Que dalle. Walou. Un massacre. Remplacé par Ganago à la 45e (2/5) , qui a au moins tenté quelques actions offensives.
Mohamed (1/5) : a failli égaliser. Failli seulement. Lui au moins s’est un peu battu en première mi-temps. Et pour une fois il a une raison d’être vénère.
Le point classement : parce que maintenant qu’on s’est bien fait poutrer et qu’on a perdu la Coupe de France, les Canaris vont peut-être se rendre compte qu’il sont quasi-relégable en championnat et qu’ils ne vont plus avoir la moindre marge d’erreurs. En tout cas, les supporters nantais ne vont pas manquer de leur rappeler.
Les prochains matchs : Justement, match au couteau mercredi à Brest puis réception de Strasbourg dimanche prochain. Soit 2 équipes qui ont le même nombre de points que nous. Vous la sentez la fin de saison ultra stressante qui va nous arriver droit dessus ? Petit Toumaï oui.
Bonne semaine les P’tis Beurres