Nantes-OM (3-0) : La Canebière Académie ne sent pas le frais

1

Une académie gotchique

Aïoli les sapiens,

Malgré tout, on garde une conviction : au train où vont les choses, on sera dégoûtés du football avant d’être dégoûtés de l’OM. Les coupes du monde ne cessent de puer la mort, et le plus haut niveau vire plus que jamais à la NBAisation avec scores fleuves, défenses aux abonnés absents et glorification tiktokienne des exploits individuels qui ne sont plus des exploits tellement ils sont banalisés.

Ce football-ci, finalement, on serait presque contents d’en rester éloignés l’an prochain, pour demeurer dans des strates qui sentent encore un peu cette expression désuète de « football vrai ». Le problème est qu’en l’état, l’OM est aussi loin d’accomplir ce vœu : face au football factice de la Ligue des Champions, ce Nantes-OM n’incarne pas le football vrai, mais le football nul. C’est à ne pas confondre.

Voire, c’est faire preuve d’une mansuétude certaine que de consentir à qualifier de footballeurs ce ramassis de pue-la-mort qui compose notre club. Du directeur du football aux joueurs en passant par l’entraîneur, c’est à qui imitera le mieux l’amas de pus. Mais attention, pas le furoncle que l’on pète pour se soulager dans une gerbe dégueu, non : le pus qui se collecte sournoisement, qui s’accumule dans un abcès, qui fistulise, qui nécrose.


On ne parle pas non plus des sacs à merde ultimes de type Retailleau, ceux qui attisent la rage car leur réussite atteint des sommets inversement proportionnels à leur valeur humaine. Même plus bas que ça, prenons un incompétent quelconque, tiens, au hasard, le petit-fils de l’amiral Muselier : s’il dispose d’un QI tellement bas qu’il pourrait être une marque de pastis, reconnaissons-lui au moins la capacité de le mobiliser pour se faire une place. Après tout, comme le disait Audiard, un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.

On pourrait ainsi citer d’innombrables bordilles ayant en commun soit d’être des humains moralement médiocres, soit des imbéciles complets, soit les deux à la fois, mais qui arrivent toujours à leurs fins malgré leur absence totale de vertus, voire grâce à elle. Vous, c’est autre chose : vous comporter comme des merdes liquides n’est au service que d’un seul résultat : votre échec. Mais l’échec vrai, pas l’échec « Fédération française de la lose » avec second degré et achats de produits dérivés pour montrer à quel point on a l’esprit ironique et décalé. Ah, on parlait de « sport vrai », vous, on doit bien vous reconnaître au moins ça : c’est pas vos gueules de lavement qui vont encourager les connards d’école de commerce vous appeler pour faire du placement produit, à part pour des funérailles, et encore. Ce doit être pour ça, qu’à l’étage moquette, ils ont remplacé le blason par un logo qui fond. Pour continuer à faire rentrer la caillasse, on va tout miser sur le champ de la décomposition, de la pourriture, de la ruine. L’Olympique de Maldoror, on va vous appeler : pour le shooting photo on va vous foutre un tronc de peuplier mort dans l’anus et vous faire sortir des cafards par tous les orifices restants, ça attirera les gothiques, les surréalistes et les nécrophiles. Pour la campagne d’abonnement, on mettra en vedette Leonardo Balerdi, le seul être vivant né de l’enculade d’une machine à coudre par un parapluie sur une table de dissection.

À l’entraînement vous ferez des guillermodeltoros : c’est comme des toros, mais dans le noir et l’humidité. Medina a déjà une dégaine de batracien sans ça, alors en deux semaines à ce régime on a déjà économisé les frais de maquillage pour le remake de l’Informe de l’eau, à lui l’Escarre du meilleur tracteur. Puis, c’est tellement la hess sur les zones humides en ce moment, on va transformer la Commanderie en marécage : d’une, c’est un écosystème qui vous conviendra mieux et de deux, ça sera bon pour la nature. À défaut de voir des feux follets en match, ça nous permettra peut-être d’en observer des vrais. C’est ça qui vous motive, ne le niez pas : passer une vie à patauger dans la fange avant vous décomposer dans la tourbe, vos restes grignotés par les ragondins, qui seront sans doute avec les lombrics et les influenceuses les derniers mange-merde de la Création à trouver encore quelque chose d’appétissant chez vous.


Mais bordel de merde, un tel manque de fierté, ça laisse songeur. Je ne comprends même pas que les journalistes ne vous demandent pas si vous vous estimez encore en tant qu’humain. Si ça se trouve, il reste pourtant parmi vous quelques lucides, qui n’attendraient que ce genre de perche pour fondre en larmes et avouer que ça ne va pas du tout. On veut bien comprendre la détresse psychique, les gars, mais dites-le-nous, dans ce cas. Faute de quoi, l’impression qui domine, c’est bien que vous attendez la paie sans en avoir rien à foutre de quoi que ce soit, y compris de votre propre dignité. Ah c’est sûr, on vous aurait collé vous à la place de Dorian Gray, le roman aurait fait trois pages : après deux matchs à endosser le football d’Habib Beye, le tableau file chez Mephisto pour demander à être reclassé en affiche générée par IA de la foire à saucisse de Gigouzac-en-Quercy, tellement il y a des limites à la déchéance.

Avant, on encaissait une énorme quantité de buts, tout en marquant énormément aussi. Habib est arrivé, et il nous a fait boire une potion censée séparer les erreurs défensives et la production offensive. Résultat : à la place d’une équipe, on obtient un être difforme qui ne sait plus jouer, et qui se laisse défoncer les filets en faisant des doigts aux supporters.


Et là, vous me direz : l’introduction commence à tirer salement à la ligne. L’explication est simple : rédigeant cette académie dans la foulée du match, nous attendons autant que possible avant la publication pour ne pas publier avant la démission de notre entraîneur. Instables pour instables, grotesques pour grotesques, on ne sera en effet pas beaucoup plus ridicules que d’habitude si l’on vide ce cuistre le plus rapidement possible, sachant que de toute façon, vu nos finances, c’est l’intégralité de l’effectif qui passera probablement au Destop avant la première cigale.


Les B-Beye Boys

De Lange
Nnadi – Balerdi (Hamzaoui, 88e) – Medina – Emerson
Vermeeren (Gouiri, 65e) – HøjbjergTimber (Paixão, 46e)
Greenwood (honte à nous) – Aubameyang (Lago, 46e) – Traoré (Lamare, 94e)

Aguerd, Egan-Riley, Kondogbia et Nadir sont forfait. Il faut y ajouter Rulli, qui souffre d’un lumbago (si ça c’est pas une blessure d’origine psychosomatique, je bazarde mon abonnement à Psychologies Magazine). En revanche, Paixão et Traoré reviennent. Le gros souci vient du flanc droit, où ces génies de Weah et Pavard ont décidé d’être suspendus ensemble. Heureusement que notre directeur du football est intransigeant avec le manque de respect à la Institución, sinon on aurait pu disposer d’un remplaçant en la personne d’Amir Murillo, et ça aurait été très grave. En attendant, Nnadi est donc chargé de se démerder sur le flanc d’une défense à quatre. Notons aussi qu’Abdelli est écarté du groupe : un événement qui figurera sans doute au classement des moments les plus marquants de l’histoire du club (derrière ce corner concédé par Yvon Le Roux à la 53e minute d’un OM-Matra Racing en 1989).


Le match

Entre un Nantes au bord de la relégation et un OM au bord de se qualifier pour que dalle, ce match a le parfum du slipomètre. Les Nantais sont mauvais, et les Olympiens ne sont rien : le niveau de jeu est donc d’une médiocrité qui rappelle les meilleurs zéro à zéro de la Ligue des Talents.

Cela étant, même maladroits, les Nantais se battent pour leur survie. Les Marseillais, eux, se regardent amoureusement le vier cloqué par la gangrène gazeuse, tiennent le décompte méthodique de leurs chancres, et, quand le ballon importun vient interrompre le processus de putréfaction, s’empressent de le rendre aux Nantais pour ne pas perturber davantage le nourrissage de leurs asticots.

Les quelques occasions péniblement créées par les uns et les autres sont avortées, la passe-clé étant invariablement sabotée par les joueurs terrorisés à l’idée de réussir quelque chose. L’affaire s’emballe à la demi-heure. Sur une passe dans la surface, Balerdi est au duel avec l’attaquant, rien à dire… mais quand le ballon leur échappe, on constate que Cabella se trouve seul, complètement oublié par Vermeeren et consorts. Une RAIE de De Lange est à peu près l’unique preuve de vie de l’équipe dans cette première mi-temps.

Sur un corner par nous frappé, Greenwood (honte à nous) et Timber se montrent insultants de non-combativité. Les Nantais en profitent pour débouler à quatre contre un en contre-attaque : au terme de passes redoublées, Kaba est servi face au but mais tire comme un bourrinnasse sur De Lange, une nouvelle fois parfait.

L’OM montre malgré tout quelques spasmes offensifs sous la forme de récupérations hautes. Traoré transmet à Vermeeren, qui trouve tant bien que mal Aubameyang dans le dos de la défense. Jean-Bite parvient péniblement à se mettre en position de tir, mais voit son piqué paré par le gardien.


Conformément aux desiderata de notre directeur du football, après une première mi-temps aussi infâme, les bouteilles ne manquent pas de voler dans le vestiaire (c’est-à-dire que Greenwood – honte à nous – et Medina font un concours de bottle-flip pendant que Beye dispense ses consignes dont, au vu de la seconde période, personne n’a rien à caguer).

Exit Jean-Bite, voici l’entrée du jeune Ange Lago. Paixão entre quant à lui à la place de Timber. Trois centraux, Nnadi et Paixão sur les côtés, la doublette Højbjerg-Vermeeren au centre, Greenwood (honte à nous) libre de faire ce qu’il veut de toute façon il boude, et Lago en pointe : le Beye-ball est en place. Conséquence immédiate : Nantes fout le feu dans notre surface dès la reprise. Pour autant, nous acquérons aussi quelque espoir, avec une belle action olympienne marquée par un tir manqué de Greenwood (honte à nous), et conclue par un magnifique tacle de Lago dans les couilles du gardien (qui n’est hélas pas Anthony Lopes ).

Il ne faut que cinq minutes pour que la splendeur du coaching nous éclate à la figure. Erreur tactique de Beye ? incompétence totale à mobiliser un groupe ? Nous serions bien en peine de diagnostiquer les raisons de l’échec, mais une chose est sûre : tous les entraîneurs de football de Ligue 1 pourris par Habib Beye le consultant TV ont dû suivre cette deuxième mi-temps avec une bassine de pop-corn. Paixão commence par dégueuler un ballon sous le pressing de Guilbert. Abline est alors lancé dans le dos d’une défense de guingamboi, avant d’adresser un centre en retrait parfaitement repris par Ganago (1-0, 50e).

Un corner offensif est ensuite renvoyé par la défense Nantaise jusqu’à la ligne médiane, où Nnadi perd à son tour le ballon comme une merde. Les canaris filent à toute vitesse dans notre surface, où Ganago urine sur Vermeeren avant de décaler Cabella, qui allume (2-0, 54e).

Ces deux coups de massue ont le mérite de synchroniser enfin notre défense : c’est en effet dans un ensemble parfait que nos joueurs baissent leur short et offrent leur séant à Abline, gémissant comme un seul homme « Humiliez-nous, maîtresses, nos tréfonds vous appartiennent ». Vermeeren d’abord, Medina et Balerdi ensuite, l’attaquant nantais slalome entre nos défenseurs sans oublier de leur coller une bifle chacun au passage, avant d’aller battre De Lange une main dans le slip (3-0, 58e).


Avec une joie non dissimulée, Gouiri est appelé à se joindre à la séance d’ondinisme. Servi par Greenwood (honte à nous), Amine tire de l’entrée de la surface et oblige le gardien à la parade. Hormis quelques tentatives maladroites de Paixão et un centre d’Emerson repris droit sur le gardien par Greenwood (honte à nous), rien ne vient freiner la décomposition des chairs olympiennes, nos joueurs prenant un plaisir certain à se faire sucer jusqu’à l’os par les mouches calliphores dans l’objectif avoué d’être casté comme mannequin par Google Images pour la rubrique « myiase cutanée ».

Les moins courageux de nos joueurs profitent du temps restant pour tenter d’écourter leur agonie de fin de saison. L’arbitre ne se laisse pas avoir, jugeant que l’hippopotacle de Medina sera bien mieux puni si celui-ci reste obligé de jouer les deux derniers matchs. Le carton rouge n’étant pas une voie de sortie envisageable, Traoré met le paquet, se fracassant l’adducteur en tirant de toutes ses forces sur le gardien à la dernière seconde.


Les joueurs

De Lange (3+/5) : Seule satisfaction de la rencontre, ses deux arrêts de la première mi-temps ont poussé ses partenaires à donner le meilleur d’eux-mêmes pour assurer la branlée qu’ils s’étaient promis.

Nnadi (1-/5) : Déjà que les joueurs censés joués dans les meilleures conditions se sont comportés comme des viers panés, alors un type qui dépanne hors de son poste…

Balerdi (1/5) : Je suis sûr qu’il fréquente les forums de scatophages, le tout c’est de deviner son pseudo.

Hamzaoui (88e) : Il fera comme les staliniens, il ira dans les archives effacer toutes les mentions une à une. Hors de question de laisser l’Histoire dire que son premier match était celui-ci.

Medina (1/5) : On dit souvent qu’avoir des tatouages et une dégaine de bad boy fausse le jugement sur les qualités réelles d’un jour, si si, souviens-toi : le débat Valère Germain-Dario Benedetto, c’était notre controverse de Valladolid à nous. En ce sens, la défense de cette année, c’est une expérience sociologique : on a de l’Argentin teint tatoué, de l’Argentin pas trop tatoué, et du Français frisé pas tatoué. Eh bien la science a tranché : ils sont tous aussi nuls à chier par terre les uns que les autres. CQFD.

Emerson (1+/5) : Bon à lécher des croûtes dans un EHPAD.

Høbjerg (1/5) : Déjà moi, j’ai honte d’être supporter de l’OM alors que je n’y suis pour rien dans leurs mastreries. Mais lui, IL EN EST LE CAPITAINE, BORDEL. Mais jamais il fait le point sur sa carrière et sur sa vie, à s’afficher comme ça ?

Vermeeren (1-/5) : Artiste de la perte de balle en attaque, sosie d’un urinoir de Duchamp en défense.

Gouiri (65e, 1/5) : C’était déjà beaucoup demander aux Olympiens de ressembler à un joueur de football, voire à un sportif, voire à un vertébré. Alors, entrer en jeu quand il s’agit de remonter trois buts de retard…

Timber (1-/5) : Les autres auront mis un peu plus de temps à le souiller mais cette fois c’est bon, il est devenu aussi pourri que le reste de l’effectif.

Paixão (1+/5) : Essaie maladroitement de produire un peu de football, non sans avoir commencé par tout saboter d’une perte de balle honteuse. À classer quand même parmi ceux qui ont essayé de conserver forme humaine.

Greenwood (honte à nous, 1-/5) : Même s’il sait assurément bien jouer au football, une tête de con pareille lestée d’une casserole plus grosse que celles de chez Empereur, ça risque de ne pas se bousculer au mercato chez les « top-clubs ».

Traoré (1/5) : Non mais en fonction de la DNCG, si on se trouve à jouer le maintien la saison prochaine, ce sera peut-être notre joueur-clé, qui sait.

Lamare (94e) : L’avantage de débuter dans un tel contexte, c’est que la suite de la carrière sera forcément mieux. Même s’il arrête le foot et qu’il devient concessionnaire automobile, ce sera mieux que l’OM en ce moment, de toute façon.

Aubameyang (1-/5) : C’est terrible en ce moment, on dirait un grand dadais qui n’aime pas le foot et que le prof d’EPS a collé de force dans l’une des deux équipes.

Lago (1/5) : Lourder notre avant-centre dès la pause pour le punir, pourquoi pas, mais ça aurait été prudent de s’assurer qu’on avait des remplaçants qui savent jouer au foot, derrière.


L’invité zoologique : Monsieur Lapin

Lui au moins ne nous décevra jamais.

  • Les autres : partagent avec nous le niveau merdique. Ne partagent pas avec nous l’envie de se battre et de ressembler à une équipe.
  • Le classement : Premiers à jouer ce week-end, on va tranquillement attendre ceux de devant nous coller une valise et enterrer officiellement nos espoirs de Ligue des Champions. Suffit que Monaco gagne, et on sera même en situation de ne pas disputer la moindre coupe d’Europe.
  • Coming next : Le Havre à l’extérieur, Rennes à la maison, ET ON SERA LIBÉRÉS PUTAIN.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky.
  • L’annonce : ma fille Dromadette, dite « Le Blaireau », aime beaucoup les blaireaux. C’est pourquoi nous organiserons un petit quelque chose le 15 mai, à l’occasion de la journée mondiale des Blaireaux. C’est ici :
Et on se passe volontiers de vos vannes sur l’OM et les blaireaux. Car nous aimons et protégeons les blaireaux.

Bises massilianales,
Blaah

1 réflexion sur “Nantes-OM (3-0) : La Canebière Académie ne sent pas le frais

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.