OM-Metz (3-1) : La Canebière Académie fait son nid

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C’est quoi, l’important, déjà ?

Aïoli les sapiens,

L’actualité, c’est donc la nomination de notre nouveau président, Stéphane Richard. Si si, le mec qui a pris la direction d’Orange juste après que le précédent PDG ait poussé la moitié de ses effectifs au suicide, c’est dire s’il s’y connaît en situations qui puent la merde.

Sorti de cela, un bref passage sur la page Wikipedia de l’intéressé, rehaussé des échos de la première conférence de presse d’icelui, dresse le portrait on ne peut plus séduisant. En gros, Stéphane Richard, c’est une sorte de Jacques-Henri Eyraud, mais qui :

  • a passé sa vie à grenouiller entre haute fonction publique, affaires et politique ;
  • aime bien donner un coup de main aux potes qui tapent dans la caisse (condamnation pour complicité de détournement de fonds publics dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, motif rétrogradé en simple négligence après cassation) ;
  • a du mal à payer son ISF (fortune estimée à 35 millions d’euros il y a une dizaine d’années, et redressement fiscal assorti d’une grosse pénalité pour « mauvaise foi »).

Présenté comme ça, quelque chose me dit qu’on risque un tout petit peu de ne pas s’entendre. Pour autant, n’oublions pas que d’une part, les préjugés sur les gens, c’est mal, et que, d’autre part, on est mal placés pour se plaindre d’avoir à la tête du club une bordille qui n’y connait rien au football : je vous rappelle que le dernier titre significatif que l’on a gagné, c’était avec Jean-Claude Dassier.

Les B-Beye Boys

Rulli
Pavard – Balerdi – Medina
Weah– Timber (Nnadi, 81e) – Højbjerg – Paixão (Abdelli, 90e)
Greenwood (honte à nous, Traoré, 81e) – Aubameyang (Vermeeren, 72e) – Gouiri

Egan-Riley rejoint Aguerd et Kondogbia à l’infirmerie. Balerdi revient, et Gouiri reste associé à Aubameyang en attaque.


Le match

Même si nous sommes habitués à perdre des points contre des nuls, Metz nous propose un nouveau défi : allons-nous perdre des points contre des TRÈS nuls ? Les Lorrains donnent le ton en offrant le ballon à Aubameyang dans leur propre surface : le but grand ouvert, Jean-Bite fait du Jean-Bite et rend l’offrande d’un tir pérave sur le gardien.

Rendons justice aux Messins, dont le jeu ne se limite pas à perdre la balle bêtement dans leur camp : ils savent en effet très bien perdre le ballon bêtement en attaque. Sur un corner à leur avantage, un pedzouille manque sa passe et déclenche automatiquement une contre-attaque à trois contre un. Lancé par Greenwood (honte à nous), Jean-Bite semble ne rien du tout maîtriser de son tir, une sorte de lourde-glissée-taclée qui, malgré tout, laisse Pape Sy collé sur sa ligne (1-0, 14e).

Sans forcer, l’OM exploite de temps à autre l’inaptitude totale de ses adversaires au football. Une action tranquillement déployée sur la droite aboutit à un centre d’Aubameyang, pour Gouiri laissé seul par la défense. Au lieu d’assommer le match, Amine satellise la balle. La production olympienne pue l’excès de facilité, comme si le fait que les occasions tombent toute seule nous dispensait de faire des efforts et de nous appliquer. Attitude exaspérante, mais que le scénario du match passe près de valider : Greenwood (honte à nous) lance parfaitement Jean-Bite, qui cette fois-ci est bien chaud et dribble un gardien impuissant : le but est refusé pour un hors-jeu d’un bout d’épaule.

Ne menant que d’un but face à un adversaire de niveau fond de cuve de Ligue 2, l’OM finit par livrer en fin de dernier quart d’heure une production qui s’apparente à un dégueulis informe. Quelques occasions de Greenwood (honte à nous) ou Paixão masquent à peine la catastrophe qui s’annonce, et qui passe près de se concrétiser suite à un débordement de Bouna Sarr (NdA : coucou, OM-Leipzig c’était il y a huit ans déjà et vous êtes vieux. Bisous). Un dégagement très moyen de Balerdi parvient à Hein, dont la frappe heurte la base du poteau.

Metz entame la seconde période avec les mêmes intentions offensives, et toujours un QI football en rapport avec leurs qualités techniques. Sur un corner renvoyé par Pavard, Greenwood (honte à nous) bénéficie d’un boulevard pour remonter balle au pied jusque dans le camp adverse. Notre attaquant temporise le temps que la cavalerie le rejoigne, et adresse une passe en profondeur merveilleuse de justesse pour Paixão. Le Brésilien bonifie le geste d’un adorable piqué sans contrôle au-dessus de la sortie du gardien (2-0, 48e).

Le contrat est rempli sans briller, mais visiblement, ce minimum suffit à plusieurs de nos abrutis pour se croire les rois du football. Dès l’engagement, Weah se fait fumer par Tsitaishvili : aussitôt, Pavard et Balerdi font preuve d’une détermination absolue à ne pas froisser leur mise en plis, et laissent le Géorgien tirer. Rulli parachève le tout en se trouant comme une vieille merde sur le premier et quasiment seul ballon chaud que les Messins lui ont laissé à traiter (2-1, 49e).

Le reste suit quasiment un script immuable : l’OM se montre d’une suffisance située dix-mille pieds au-dessus de ce que leur niveau réel leur autoriserait vraiment, et omet de creuser l’avantage pour finir par paniquer et faire n’importe quoi en fin de rencontre. Notre jeu collectif avoisine toujours le néant, dans la mesure où la plupart de nos occasions naissent de la qualité individuelle de nos joueurs davantage que d’une vraie construction. L’intensité et la détermination n’étant pas au rendez-vous pour compenser ses insuffisances, l’écart de niveau avec les viers d’en face se réduit inévitablement. Pour autant, les Lorrains ne parviennent quasiment pas à inquiéter Rulli, si ce n’est sur une passe en profondeur obligeant notre gardien à une sortie in extremis.

Vermeeren remplace Jean-Bite. Signal de l’habituelle rétractation gonadique ? Pas tant que cela. Si Greenwood (honte à nous) et Timber sortent peu après, c’est surtout par manque d’énergie, de même que Paixão, sévèrement gansaillé par un Messin, doit céder sa place à Abdelli. Le temps additionnel fatidique survient, ce moment où chacun se demande quelle débilité l’OM va pouvoir inventer pour réussir à ne pas gagner ce match.

Le suspense tourne court quand les Messins commettent leur perte de balle de trop. Gouiri contre une relance pleine poire et, aussitôt resservi par Nnadi, colle un tour de reins au défenseur pour adresse un centre à Traoré. Le nouvel entrant conclut une main dans le slip et nous évite toute déconvenue (3-1, 93e).


Les joueurs

Rulli (1+/5) : L’an dernier déjà, Geronimo avait réalisé une petite séquence de cagades printanières. Ce doit être comme Luke Seafer, quand vient la saison des classiques flandrienne, c’est plus la peine de lui parler d’autre chose que de cyclimse.

Pavard (3-/5) : Vu ce qu’ont raté les attaquants ce soir, ce serait un peu injuste d’appuyer sur les quelques branlades défensives de Balerdin.

Balerdi (2+/5) : Il a failli commettre des cagades fatales, mais il a aussi failli marquer sur corner. Disons que ça s’équilibre.

Medina (2/5) : Peut-être qu’à un moment, Paixão va en avoir marre de défendre pour deux pendant que Facundo le regarde courir partout en mangeant son tacos trois-viandes.

Weah (1/5) : Mais il n’a absolument rien branlé de positif dans ce match, si l’on y réfléchit bien, en fait ?

Højbjerg (2+/5) : Maîtrise totale de la feinte de blessure pour gagner du temps et préserver le but d’avance contre le dernier du championnat. Le reste, c’était plus inégal.

Timber (3/5) : Un volume de jeu monstrueux et une finition des actions… ben, monstrueuse aussi.

Nnadi (81e) : C’est discret, c’est sérieux, ça ne contrarie pas le supporter honnête.

Paixão (3+/5) : Ce gars a réussi à mettre de l’élégance dans une soirée où l’on parle du FC Metz.

Abdelli (90e) : Sans notre troisième but, j’aurais été curieux de voir comment il allait faire pour remplacer le travail défensif de Paixão. Enfin, c’est une façon de parler, j’étais pas particulièrement impatient de le découvrir, en vrai.

Greenwood (honte à nous, 4/5) : Deux passes décisives et, globalement, le seul avec Paixão à apporter un peu de créativité dans le jeu. On ne pleurera pas son départ, surtout contre le gros chèque indispensable au passage du prochain contrôle de gestion, mais il faudra tout de même se pencher sur le sujet « comment jouer un minimum à la baballe sans lui ? ».

Traoré (81e) : Célèbre son but avec toutefois un léger frisson, en se disant qu’à une ou deux inflexions près, sa carrière aurait tout aussi bien pu l’emmener à Metz.

Gouiri (3/5) : Aaaah ? Si tu te mets à trouver les copains sur coup de pied arrêté, tu vas commencer à m’intéresser, dis donc. Prochaine étape : ne plus voler à deux mètres sur chaque duel physique.

Aubameyang (3-/5) : Comme dirait ma Môman : « oui, bon, tu veux pas une statue, non plus ? »

Vermeeren (72e) : OK, donc pour affronter l’Ajax d’Amsterdam ou le FC Metz, il n’y a pas de problème. C’est bon à savoir.


L’invité zoologique : Bouna Sar

Nom : sar commun. Apparence : banale. Comportement : anodin. Enjeu écologique : négligeable. La seule particularité qui permet à ce poisson de disposer d’une fiche Wikipedia dépassant les trois lignes est d’être doté de molaires, autant dire que ça risque de ne pas suffire pour postuler à La France a un incroyable talent. En tout cas, c’est bien l’invité approprié pour parler de ce club habitué à naviguer entre deux eaux.

  • Les autres : Waow. C’est quand même quelque chose, de ne pas savoir jouer au football à ce point là.
  • Le classement : Monaco a fait comme les Girondins de la plus grande époque, à savoir prendre une branlée innommable juste après avoir tout donné contre nous. Nous glanons donc trois points sur eux et passons troisièmes provisoires, en attendant les résultats du week-end.
  • Coming next : Allez, plus que Lorient, Nice, Le Havre et Rennes, et ce sera enfin la quille.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Diego Aïoli remporte le concours zoologique.


Ce samedi c’est le festival des Accents à la Criée ! Passe donc nous voir, c’est gratuit et nous y serons un chouette tas de copains !

Programme de la journée sur https://www.festivaldesaccents.org/


Bises massilianales,
Blaah

2 réflexions sur “OM-Metz (3-1) : La Canebière Académie fait son nid

  1. Bouna Sarr en voulait, dommage que Pablo soit parti : il aurait monté un contrat sans engagement pour le faire jouer avec nous en deuxième mi-temps, avec une chasuble collector (collection « Eternal Kings = Tu reviens quand tu veux pour dépanner » #MaxiLopez #FloTov)

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