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Pourrir…

Socle à cinq et ses latéraux en résistance et trio d’offensifs au dessert, le menu concocté par Ranieri rappelle furieusement le PSG d’Ancelotti. Samuel-Lucio-Cambiasso-Zanetti entourent Stankovic et protègent la surface de Julio César tandis que Maicon-Chivu verrouillent les flancs. L’OM relançant par la gauche, le stratège intériste passe Zarate de gauche à droite d’autant plus facilement que Chivu-Cambiasso valent bien Azpilicueta-Amalfitano. L’animation offensive repose sur un passeur (Sneijder), un dribbleur (Zarate) et un buteur (Forlan), tous trois hors de forme. Aussi, le danger vient du socle où Zanetti (27ème) et Cambiasso (10ème, 36ème) centrent tandis que Stankovic reste capable d’ouvertures (30ème, Forlan hors-jeu.) Convaincu de l’importance du gardien et du buteur*, Deschamps se félicite des interventions de Mandanda…

Sclérose…

…mais pleure Rémy. Aucun marseillais capable de courses et d’appels et l’OM reste impuissant face aux nerrazzuri. Pire! Lucho parti, la première relance repose sur Cheyrou et le jeu marseillais se fait stéréotypé. Relance à gauche, transit par le milieu où Valbuena-Amalfitano ont été introduits dans le socle pour mieux libérer le couloir à Azpilicueta : centre arrêté pour attaquants rivés au sol. Et seul l’équilibre des parties oblige à mentionner les coup-francs de Cheyrou, la « chose-cyclette » de Valbuena (35ème) ou encore Brandao avec un ballon (40ème.)

Faute professionnelle…

Nagatomo pour Maicon à droite (45ème), Obi pour Zarate à gauche (63ème), Ranieri gêne la relance et le couloir fort adverse tout en conservant l’inébranlable socle axial. Désireux de pourrir définitivement la rencontre, les intéristes ajoutent la manière (cartons jaunes pour Stankovic, Zarate, Chivu) et chambrent Valbuena (58ème.) Malgré un Cheyrou si haut que Diarra en devenait sentinelle, l’OM piétine et la technique de Diawara offre des coup-francs à Sneijder (main, 63ème; carton jaune, 73ème.) Le jeu au lointain, Deschamps entre Kaboré et Fanni (pour Azpilicueta-Cheyrou) et ramène l’animation en bord de bancs. Amalfitano (77ème) puis Fanni (86ème, 88ème) trouvent la tête de Ayew qui, d’un subtil extérieur du gauche, oblige Julio César au corner. Et tandis que Samuel marche sur Brandao, Lucio s’envole avec Diarra, Chivu s’efface devant Ayew et l’Inter se la prend « à la française » : 1-0, 93ème.

Notre Footballologue.

*: Secrets de Coachs, Daniel Riolo-Christophe Paillet, Hugo&Cie, p. 85

10 réflexions sur “Notre Footballologue analyse OM-Inter (1-0)

  1. Victoire mérité pour l’OM malgré Claudio « Nous perdons alors que nous ne le méritons pas ! » Ranieri.

    Mention spéciale à Azpi, p’tit vélo, Amalfitano et Nicolas « Mister T » N’koulou!

  2. Voyage au bout de l’ennui et des marseillais qui ne sont pas allés au bout de leurs intentions sur les ailes.
    Azpi, N’Koulou et Ayew ne feront pas de vieux os à l’OM, tandis qu’Amalfitano a démontré que tout bon joueur qu’il est, la marche pour l’Equipe de France est un peu haute pour lui.

  3. Comment peut-on dire que l’OM méritait sa victoire hier sans faire preuve de chauvinisme…?

  4. L’OM n’a pas produit un jeu flamboyant hier, la faute à un défaut dans les passes et les controles mais surtout un manque de mouvement et donc de disponibilité. DU coup on a vu jeu très prévisible

    Défensivement bon travail des olympiens.

    Dire que la victoire est méritée n’est pas un scandale tant la prestation interiste fut insipide

  5. Il y a encore deux ans, c’est l’OM qui aurait pris le but dans les arrêts de jeu. Un peu de couilles ne fait pas de mal.

  6. plutot jordan ayew qui se fait plaquer je crois enfin on s’en fout
    sa sannonce pas mal pour le retour avec remy et peut’etre mbia
    si la desch fait comme contre paris nkoulou diawara diarra mbia + remy devant qui va vite je pense qu’on les fiste a sec

  7. @Nasty, Marseille c’est pas la France et les gars ont à peine tiré au but. Demandons nous sur quoi repose la notion de mérite et rappelons nous que dans la vie, on n’obtient que ce que l’on mérite.
    D’ailleurs si t’as les fesses rouges et douloureuses, c’est que t’as mérité. On ne parle pas ainsi de l’OM.
    Compte les occases et revens en parler.

    @Notre footballologue. J’ai dû travailler au bout de 25 minutes de jeu, alors que j’avais pris mes dispositions, mais je suis consolé par ce but à la française et par votre analyse. J’attends la démonstration de l’invétabilité d’une victoire finale de l’OM en C.L.

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