Bordeaux – Guingamp (5-1), la Scapulaire Académie livre ses notes
Bruno Bistrot kiffe le chouchen.
Salut les sucrées, BB est là ! Pas de blabla c’tte fois. D’une parce que je suis à la bourre dans ma livraison et que j’ai pas le temps, de deux, parce que vous vous en branlez et de trois parce que j’ai rien à dire. Et, accessoirement, parce que j’ai mis un temps fou à voir le match, vu que j’étais au stade, mais à l’extérieur, participant à la petite manif’ des Ultramarines et sympathisants du Virage Sud qui, privés de VS suite à une décision de la Ligue pour sanctionner un incident survenu en parcage à Reims, ont décidé de respecter la sanction, mais d’être là quand même… Pour prouver la débilité du truc. Bon, le match à traiter, c’est Bordeaux – Guingamp. Aucun intérêt réel pour Bordeaux, si ce n’est de bien finir la saison, de regagner enfin après 7 matches sans l’avoir fait et de terminer à une place qui fasse pas trop tâche sur le CV. Pour l’En Avant, l’idée c’est de ne pas descendre… Sochaux, 18ème et premier relégable, n’est qu’à 5 points.
Un stade sans problèmes pour Frédéric Thiriez… (Via @matblaize)
Les 22 qui courent
Trêve de plaisanteries, on passe au match. Sans trop de blessés pour comoser sa team (champagne !), J-lo from the North aligne le onze du moment, avec les retours concomitants (et Dieu sait qu’il est con !) de Chieck Diabaté et de Vieira Jussiê en attaque de son 4-4-2 : Carrasso – Mariano, Sané, Henrique (cap), Orban – Sertic, Traoré, Rolan, Maurice-Belay – Diabaté, Jussiê.
Obligé, pour sa part, de faire tourner après la brillante qualification de ses hommes en finale de la Coupe de France grâce à un succès en demi contre l’AS Monaco (3-1 après prolongations), Jocelyn Gourvennec redonne du temps de jeu à certains oubliés, notamment à l’arrière de son 4-5-1 : Samassa – Dos Santos, Cerdan, Sorbon, Lemaître – M. Diallo, Atik, T. Giresse (cap), Douniama, Beauvue – Yatabaré.
La première mi-temps main dans le slip
5ème minute de jeu : Première banderille du match. Elle est bretonne. Récupération d’Atik dans le camp bordelais, il sert Thibault Giresse – fils de la légende girondine Alain Giresse bien sûr – plein axe, profitant d’une couverture très généreuse de Lamine Sané qui ne fait que reculer… Carlos Henrique revient gêner le N°26 de Guingamp, ça revient sur Ladislas Douniama, qui frappe fort que Mariano, venu contrer. Sur le corner, la défense repousse tant bien que mal mais Giresse sert Douniama d’une louche, permettant à son coéquipier de (toute) petite taille de frapper à nouveau, en angle fermé… Dans le petit filet.
8ème : Passé ce premier (double) coup de chaud, Bordeaux accélère et se montre réaliste. En une passe limpide à ras de terre, Mariano trouve Sertic, qui s’était projeté entre les lignes, et qui centre, toujours au sol, vers le point de penalty, où Diabaté coupe devant Jrémy Sorbon en tendant sa grande jambe pour tacler tirer. Encore en train de dormir, Mamadou Samassa (parfait homonyme du fantastique « attaquant » passé par Le Mans, Marseille et Valenciennes) plonge comme s’il pesait 3 tonnes et voit le ballon lui passer sous le bras. Ca fait 1-0 sur une action un peu foireuse il est vrai, mais où les Girondins, et en premier lieu Diabaté, auront su se montrer opportuniste. C’est tellement rare qu’on ne va pas s’en plaindre.
Diabaté marquant le but du 1-0 (via Le Blog de Pierre Merguez : https://www.facebook.com/pages/Le-Blog-de-Pierre-Merguez/182224161969741?fref=ts)
11ème : A 30 mètres, et après un petit crochet sur Grégory Sertic, le rejeton de la famille Giresse décoche une frappe tonique du gauche, qui rebondit à l’entrée des 6 mètres. Ca ne semblait pas cadré, mais Cédric Carrasso assure le coup et plonge pour boxer en corner. On ne lui en voudra pas.
20ème : Grosse percée de Mariano à droite après un tacle de Sertic entre deux Guingampais pour lui passer le ballon… Le Brésilien se sert de l’appel de Diego Rolan pour avancer et servir Maurice-Belay à l’entrée de la surface. Sur un pas, le Martiniquais caresse, du gauche, le ballon pour qu’il arrive dans la course de Diabaté le droitier, à la limite du hors jeu, qui s’offre un doublé en glissant le ballon au fond des filets d’un plat du pied tout doux qui prend à revers la sortie de Samassa et le tacle de Laurent Dos Santos. Sensation à Bordeaux, où le réalisme est là, et les attaques rapides tranchantes également.
26ème : Sertic botte un corner obtenu par Mariano sur son flanc droit et trouve Diabaté, complètement seul entre Cerdan et Dos Santos à l’entrée des 6 mètres, qui catapulte le cuir au fond des filets d’une tête-épaule dont lui seul a le secret. Non pas que le match soit forcément excellent de la part des Girondins, mais il y a des rencontres comme ça où les occasions sont si énormes et si « faciles » à obtenir que le score gonfle presque tout seul. Du coup, ça fait 3-0 avec un triplé pour le Cheick. Il y a encore 18 minutes, il en était à 8 buts en L1, le voilà désormais à 11… En seulement 22 matches dont 14 titularisations. Plutôt impressionnant.
29ème : Faute anodine de Traoré à 35 mètres de ses cages, Atik le tire et trouve la bonne zone. La défense bordelaise est aux fraises et Sané est livré à lui-même face à 3 Guingampais lancés – Carrasso j’en parle même pas -, dont Mustapha Diallo qui ajuste le gardien bordelais de près avec une tête autoritaire. Les Paysans réduisent l’écart très rapidement… Trop rapidement. Car vu les habitudes bordelaises, on se prend à avoir peur.
Mi Temps : Rien de bien important à signaler jusqu’à a pause. Le FCGB rentre donc dans le tunnel de Lescure pour regagner les vestiaires avec un score de 3-1 en sa faveur. Sans avoir spécialement dominé non plus…
La deuxième mi-temps en roue libre
48ème : On en prend d’autres et on recommence ! Cette fois, ce n’est pas côté droit avec Mariano, mais côté gauche avec NMB et Orban… Décalé par son N°19, rentré dans l’axe pour dribbler, le latéral argentin a du champ dans son couloir et centre tranquillement au premier poteau. Jussiê est trop court pour couper, mais Gégory Cerdan ne parvient pas à dégager, remettant l’attaquant bordelais en jeu, qui n’en demandait pas tant et fusille le malheureux Samassa. On en est donc à 4-1, sans forcer. Et le « pire » c’est que, quelques secondes avant, Douniama aurait pu s’offrir un face à face plein axe avec Carrasso, mais a complètement raté son contrôle après une ouverture en profondeur d’Atik.
51ème : Evènement dans le match, Bordeaux ne marque pas sur une occasion et un tir cadré ! Comme un symbole, c’est Nicolas Maurice-Belay qui brise l’insolente série. Bon, on va
pas lui cracher dessus non plus car sur l’action – même s’il aurait pu décaler Rolan à sa gauche- le bougre se tape un rush de 70 mètres plein axe sur un contre et conclut par une frappe du droit (son mauvais pied), que Samassa a, tout de même, bien du mal à capter.
54ème : Nouvelle situation bordelaise. Encore un déboulé de Mariano, qui trouve Jussiê dans la surface, lequel passe à Sertic dont la frappe est trop molle pour vraiment inquiéter Samassa.
60ème : Douniama est remplacé par Mana Dembélé et Diallo par Younousse Sankharé.
62ème : Rolan s’empare d’un ballon aérien axial, s’avance et frappe des 25 mètres d’un pointard en force, obligeant Samassa à claquer en corner.
67ème : Mariano saute les lignes et trouve Rolan en profondeur, à la lutte avec Cerdan à l’entrée de la surface. L’Uruguayen tente d’éliminer son adversaire, qui touche le ballon du bras en le rabattant à son corps. L’arbitre Philippe Kalt siffle un penalty assez généreux. Rolan se fait justice lui-même, malgré les présences de Jussiê (le spécialiste du genre à Bordeaux) et de Diabaté, en bourrinant à gauche, trompant Samassa, qui était parti du bon côté. Le N°9 des Girondins marque son deuxième but bordelais et les supporters bordelais redécouvrent qu’ils ont 5 doigts à la main pour compter les buts de leurs (z’) héros, qui mènent donc à 1, dans un stade… Où on entend que les Bretons en parcage.

L’@oursacollier quand il réalise que ce n’est pas à lui d’écrire l’Acad’
73ème : Jussiê et Sertic sortent, Guillaume Hoarau et André Poko rentrent pour Bordeaux. Chez les paysans, Reynald Lemaître cède sa place de fantôme à Baïssama Sankoh.
76ème : Le futur joueur du Real Madrid Cheick Diabaté laisse sa place à un ancien des Merengue, Julien Faubert.
Les 20 dernières minutes sont d’un calme plat. Bordeaux gère son avance, Guingamp arrête les frais. Avec le 4-0 contre Ajaccio en décembre, c’est la plus large victoire de la saison pour les Marine et Blanc, permettant de consolider la 7ème place et de se rapprocher de la 6ème, Marseille n’étant plus qu’à 4 points. Plus que 4 matches à supporter.
Voilà pour le match. Maintenant, place aux notes.
Les 11 types
Cédric CARRASSO (Hamac/5) : Quasiment réduit au chômage technique. Encaisse un but sur lequel il ne peut rien, boxe deux-trois ballons et capte quelques centres. Bref… Ca valait pas une note chiffrée.
MARIANO (4/5) : Sa saison d’ensemble n’est pas bonne, ais depuis quelques matches il retrouve du jus et de la justesse. Impliqué sur 3 des 5 buts et de plus en plus complice avec Rolan… Prometteur.
Lamine SANE (3/5) : Toujours aussi effrayant (au bon sens du terme) dans les duels, mais également effrayant (au mauvais sens du terme) sur certains contrôles et placements. Match globalement sérieux.
Carlos HENRIQUE (3/5) : Sobre, appliqué, et peu mis en exergue par les attaquants costarmoricains Le brassard lui va pas mal sinon !
Lucas ORBAN (2/5) : Malgré une implication directe sur le 4ème but de Jussiê, le match de N°23 est plus proche d’une des anciennes parties de Florian Marange que de Benoit Trémoulinas… Comme pour le Médocain, on en vient à se demander s’il ne serait pas plus à l’aise dans l’axe.
Abdou TRAORE (3/5) : Encore un bon match pour la poupée vaudou bordelaise. Depuis plusieurs parties consécutives, ses qualités techniques et ses capacités de récupération et de percussion se voient bien plus que sa nonchalance et sa tendance à vouloir trop en faire. On commencerait presque à y croire…
Grégory SERTIC (4/5) : Pas non plus son meilleur match dans le contenu d’ensemble, mais ses deux passes décisives réhaussent le tout. On va croiser les fesses et serrer les doigts (ou l’inverse) pour qu’il ne se prenne pas un jaune le privant de Bordeaux – Marseille… Lui qui est venu parler aux Ultras après le match, mégaphone en main, en leur promettant que l’équipe olympienne de 1977, dernière à être venue gagner à Lescure, n’aurait pas de succession de sitôt, à plutôt intérêt à être là pour passer de la parole aux actes.
Qui veut gagner du Saint-Emilion ? (Via le Blog de Pierre Merguez)
Diego ROLAN (3/5) : Dépucelé niveau but face à Rennes, le petit à la lèvre inférieure pendante y prend goût… Cette volonté de tirer lui-même le pénalty qu’il venait d’obtenir montre un certain caractère et récompense un bon match.
Nicolas MAURICE-BELAY (3/5) : Une passe décisive de haute tenue, une prestation un peu irrégulière mais très intéressante et utile pour le collectif. Il la veut sa prolongation le zozoteur !
Vieira JUSSIÊ (3/5) : De bons décrochages, de la jugeote dans ses déplacements, quelques imprécisions techniques, mais un but plein d’opportunisme et la confirmation qu’il fait sa meilleure saison aux Girondins.
Cheick DIABATE (5/5) : Trois occasions et 3 buts en 25 minutes, sur 3 phases de jeu plus ou moins représentatives des qualités et des défauts de ce joueur décidément pas commode, puis un match intelligent en pivot. Que demander de plus ?
Les entrants
Julien FAUBERT, André POKO et Guillaume HOARAU : On ne va pas se mentir, on a pas vu les deux premiers, ni en mal, ni en bien. Le troisième, par contre, a réalisé en 20 minutes plus d’erreurs techniques, tactiques et de mauvais choix que Jussiê et Diabaté réunis durant leur présence sur le pré. Pas l’idéal pour convaincre Jean-Wii de rallonger le contrat.
Bruno Bistrot.
Merci pour cette acad’. Toujours aussi plaisant à lire !
Hello, c’est beau comme du Bordeaux,
c’est chaloupé comme Cheick Diabaté
c’est couillus comme une relance de Marc Planus