Arles-Avignon – AC Ajaccio (0-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes

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Perfettu-Erignacci

C’est officiel, l’AC Ajaccio a bien changé de dimension. Fini les déplacements au Parc des Princes dans un stade avec 44413 spectateurs dont 200 dans le parcage visiteurs un dimanche soir en prime sur Canal +. Faites place au déplacement au Parc des Sports d’Avignon dans un stade avec 1428 spectateurs dont 15 dans le parcage visiteurs un vendredi soir en multiplex sur BeIn SPORTS.

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Pour le premier déplacement d’I Sanguinari de la saison, tout avait changé. Ou presque. Sur la pelouse, Paul Babiloni, Cédric Kanté, Anthony Scribe, Benoît Lesoimier et Nicolas Fauvergue fêtaient leur baptême avec l’ACA. Un nouveau maillot extérieur avec un nouveau sponsor SuiteHome. Et des nouvelles intentions sur le terrain ? Pas forcément.

Composition :

Le 5-4-1 de Ligue 1 n’ayant plus d’intérêt à l’échelon inférieur, Christian Bracconi a décidé de repasser dans un 4-2-3-1 qui devrait être le système privilégié tout au long de la saison. Un système qui permet d’extraire toutes les qualités de Nicolas Fauvergue, en pointe. Avec un seul attaquant, Dennis Oliech est obligé d’aller s’exporter sur un côté où sa vitesse sera un atout. Le Kényan joue donc à droite. A gauche, c’est Benoît Lesoimier qui est titularisé. En meneur de jeu, on retrouve Johan Cavalli, capitaine. Derrière eux, deux milieux défensifs. Ou plutôt un relayeur en la personne de Benoît Pedretti et un récupérateur pur avec Ricky Faty. La défense, elle, se compose de Hengbart à droite, de Babiloni à gauche et du duo Zubar-Kanté dans l’axe. Une équipe de Ligue 2 qui a de la gueule.

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Au fur et à mesure de la rencontre, le schéma évoluera quelque peu au gré des déplacements des joueurs. En défense, des prémices d’une défense à 5 ont fait leur apparition quand Hengbart montait sur son côté. Du coup, pour compenser Ronald Zubar glissait sur la droite. Ce sont dans ces moments-là que Ricardo Faty devenait un false 6, un milieu récupérateur qui se place très bas, au milieu de sa défense centrale pour mieux récupérer et relancer. Lesoimier, lui, joue non pas dans la profondeur mais dans la latéralité. Tout le contraire de Oliech qui sillonne son côté entre les deux lignes de but. En ce qui concerne Benoît Pedretti, son rôle est au final assez bâtard, entre récupérateur et meneur de jeu mais sans être relayeur. Devant, Fauvergue et Oliech permuteront quelques instants en fin de première période. Pas mal de mouvements donc mais pas assez pour créer des décalages.

Les rares spectateurs et téléspectateurs de la rencontre peuvent être déçus. Seul match nul et vierge de la première journée de Ligue 2, cet ACA-ACA a été bien décevant. Dès le coup d’envoi, ce sont les acéistes d’Avignon qui dominaient et attaquaient. De quoi créer plusieurs sueurs froides à la défense ajaccienne, qui le temps de se mettre en route, dégagea plusieurs ballons chauds au dernier moment. Une domination vaine puisque Anthony Scribe ne fut que très peu inquiété. Et après 10 minutes de jeu, ce sont les hommes de Christian Bracconi qui prirent possession de la balle. Sans faire de miracles avec celle-ci malgré de bonnes séquences de jeu à base de passes courtes et répétées. Mais le déchet et la crainte de mal faire ont pris le dessus. Si le problème dans le dernier geste n’a pas disparu à l’intersaison, un autre a fait son apparition. Ou plutôt, il s’est décuplé : la peur d’aller de l’avant. Ainsi, de nombreuses actions ont été stoppées par des passes en arrière, par des retours vers les défenseurs centraux. Par manque de solutions offensives ? Les rares fois où l’ACA a développé un jeu plus direct, plus rapide et plus construit, cela s’est systématiquement terminé par une transversale ou un centre en direction de Nicolas Fauvergue. Attention à que cette habitude ne devienne pas une mauvaise manie et la seule option offensive.
La deuxième période ressembla étrangement à la première. Arles-Avignon démarre mieux et l’AC Aiacciu prend le jeu à son compte au fil des minutes. Mais les occasions se font bien trop rares. Jusqu’au dernier quart d’heure où les Ajacciens passent à la vitesse supérieure. Face à des Avignonnais acculés en défense, l’ACA monopolise le ballon, campe chez l’adversaire et tente un peu plus. La situation la plus chaude du match aura lieu à la 83ème minute. Oliech fait le boulot sur le côté droit avant de centrer pour Fauvergue, qui, seul, ne parvient pas à cadrer sa reprise. La chance de l’ACA était passée. Un dernier cafouillage dans la surface ne sera pas favorable aux visiteurs qui devront se contenter d’un point. Ne commençons pas à faire les fines bouches, un point à l’extérieur pour un début c’est pas si mal.

(RICARDO) FATTI DIVERSI :

– Les recrues Mouaad Madri, Paul Babiloni, Cédric Kanté, Benoît Lesoimier et Nicolas Fauvergue ont fait leur première apparition officielle avec l’AC Ajaccio.

– Avec un effectif tout neuf et après la sortie de Johan Cavalli à l’heure de jeu, c’est Ronald Zubar qui a hérité du brassard de capitaine pour la première fois. C’était son 32ème match sous le maillot acéiste. Seul Ricardo Faty a disputé plus de matchs avec l’ACA : 50.

– Sur cette photo se cache un punk à chien sans son chien mais en tenue de bagnard.

 Gael GIVET

– Les recrues semblent se contenter de ce résultat.

ANNUTAZIONI :

Anthony Scribe 3,5/5 : Après le départ de Memo et la blessure de Sissoko, Scribe a pu débuter chez les professionnels à l’ACA. Et pour son premier match, il s’est rassuré et a plus que rassuré ses coéquipiers. Il s’est vite mis en confiance en captant des ballons, plus ou moins difficiles en début de match, que ce soit dans les sorties aériennes, dans les sorties dans les pieds ou sur sa ligne. Ses défenseurs l’ont également mis en danger avec des passes en retrait mais Scribe s’en sort avec les honneurs. Et avec l’honneur d’avoir pu porter le maillot rose de gardien.

Paul Babiloni la moyenne/5 : Aux côtés de Zubar, Kanté et Hengbart, on a très vite remarqué que le petit Babiloni manquait d’expérience. Surtout dans son placement qui a laissé des boulevards aux attaquants avignonnais sur son côté. Heureusement, il a compensé par une bonne envie dans les duels et quelques retours salvateurs en catastrophe.

Cédric Kanté 3/5 : Expérience et maîtrise. Jamais pris à défaut, il a contrôlé l’axe grâce à un bon placement et une attention de tous les instants. Une prestation qui donne envie de chanter « Kanté partiro ».

Ronald Zubar 3/5 : Etrangement, la Zub’ a pas mal dézoné en première période. On l’a souvent vu sur le côté droit de la défense et un peu au dessus. En seconde période, il est resté bien à sa place et a pu gérer les duels aériens tranquillement. Il faut dire que l’opposition offensive adverse était faible. A la sortie de Johan Cavalli, il a hérité du brassard de capitaine.

Cédric Hengbart 3/5 : Les 45 premières minutes, il les a passé dans le camp adverse, très haut. Ce qui lui a permis de déborder et de centrer énormément de fois vers Nicolas Fauvergue. Sans doute fatigué, il n’a jamais passé la ligne médiane en seconde période.

Ricardo Faty 3,5/5 : Sur le terrain, c’est lui le patron. Il récupère, décale et recadre ses partenaires. Une domination qui s’est surtout remarquée après la mi-temps où c’est lui qui a donné l’impulsion. Après la sortie de Cavalli, il a été l’un des seuls à vite se retourner pour jouer vers l’avant. S’il te plaît Ricky, ne pars pas.

Benoît Lesoimier 2/5 : Son entente avec Babiloni est à parfaire. Le côté gauche acéiste aussi. Assez anonyme au début, il est sorti de sa torpeur pour tenter un peu plus par la suite. En vain. Lesoimier a surtout brillé par son énervement. Un carton jaune pour un gros tacle et une prise de tête avec Hugo Rodriguez a suffi pour que les « Ultras » adverses chantonnent des « Lesoimier est une salope ».

Benoît Pedretti 1/5 : « Fantomatique » pour La Provence. Lent et maladroit pour l’Aiacciu Académie. Quelques fois aux côtés de Faty, quelques fois à la place de Cavalli, il n’a jamais trouvé sa place et n’a pas toujours fait les bons choix dans ses transmissions. On attend mieux d’un international français qui a joué la Ligue des Champions.

Johan Cavalli 3/5 : Lorsque l’ACA avait le ballon et que les transmissions s’enchaînaient bien, le capitaine jouait son rôle parfaitement. Un peu moins le reste du temps. S’il a su donner le tempo et créer quelques décalages offensivement dans le jeu, c’est sur coup de pied arrêté qu’il s’est montré le plus dangereux. A la 38ème minute, il a déposé un caviar au deuxième poteau que Fauvergue n’a pas su convertir. Malheureusement, Cavalli n’aura rien d’autre à se mettre sous la dent, l’ACA n’obtenant qu’un seul coup-franc intéressant.

Dennis Oliech 3,5/5 : Si vous entendez parler d’une grosse masse échouée et tractée à Ajaccio, il ne s’agira pas de la carcasse du Costa Concordia qui passe sur les côtes corses mais de celle de Dennis Oliech sur le côté de l’attaque ajaccienne. Titularisé à droite par Bracconi, le Kényan a fait énormément d’efforts. Une qualité qu’on ne lui connaissait plus. Dennis, malicieux, a permuté entre son côté et l’axe mais il est surtout revenu défendre comme en atteste un tacle par derrière dans la surface en début de match finalement décisif bien que dangereux. S’il s’est montré un peu plus maladroit lorsqu’il fallait enfoncer le clou et partir à l’abordage, il a tout de même beaucoup couru et aurait pu devenir le héros en servant parfaitement Fauvergue en fin de match si celui-ci n’avait pas tiré dans le Rhône. Il a également su se servir de son corps et de sa vitesse pour faire la différence.

Nicolas Fauvergue la moyenne/5 : Ah ça, pour prendre tous les ballons de la tête et de la poitrine, il y a du monde. Mais quand il faut utiliser son pied, il n’y a plus personne. Pivot intéressant, son front a servi de piste d’atterrissage à tous les ballons. Ses pieds, eux, doivent juste lui servir à monter dans le train, l’avion, le bus ou la voiture, mais rien d’autre. C’est ainsi à cause d’eux qu’il n’a pas pu donner la victoire à l’ACA en tout fin de match. Seul aux 5 mètres, il a repris un centre parfait d’Oliech. Le ballon finira au dessus de la barre. La légende Fauvergue à Ajaccio devra attendre.

I RIMPIAZZANTI :

Claude Gonçalves, 55ème minute, NN : Le numéro 7 de l’ACA a passé son petit pont habituel parfait avant de lancer Oliech (qui s’entrava dans le ballon), il peut donc être content. Surtout qu’il a montré plus de mobilité que Pedretti auparavant.

Mouaad Madri, 68ème minute, NN : Pour sa première, son entrée en tant que « joker offensif » fut rassurante. Bien calé sur son côté gauche, il a amené percussion, vitesse et profondeur. Inexploité jusqu’à son entrée, le côté gauche a revécu avec lui. Sans réussite toutefois.

Issa Baradji, 85ème minute, NN : Son entrée était réclamée depuis longtemps, elle n’interviendra que dans les 10 dernières minutes. Bien trop tard pour qu’il puisse faire la différence.

Perfettu Erignacci

3 réflexions sur “Arles-Avignon – AC Ajaccio (0-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes

  1. Le retour en Ligue 2 par arles avignon ça change vraiment des strass et paillettes de la l1. T as pensé quoi des avignonais devant avec larsen touré ça me parait très limite.

  2. Larsen Touré a été inexistant devant. Il n’y a aucune individualité qui est ressortie chez vous. Vu qu’on a pas su vous mettre en danger, ce match n’a pas été un très bon test pour votre défense..

  3. Dis pas trop de choses méchantes de notre Benoit s’il te plait.
    Sinon un rôle batard pour Pedretti, what else ?

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