Impact Montréal – Toronto (0-2) : L’Impact Académie livre ses notes
Lettre à Joey Saputo
Cher Joey,
Cher bel homme,
Mon ami,
Le poète nous contait qu’« Il faut oublier, tout peut s’oublier. Oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment, à savoir pourquoi. »
Tout n’est plus que tristesse, désarroi et désespoir. Nos lendemains sont sombres et l’étincelle qui tente parfois de rallumer le feu qui dort en nous tend à disparaître définitivement dans le cœur des moins courageux. La faiblesse morale de certains s’exprime aux yeux de tous, quand d’autres opportunistes quittent le navire, sans doute trop tard, pressentant la tempête dans laquelle ils sont déjà pris. La foule qui fait la force, qu’elle soit adaptée ou démesurée, s’amenuise au fil des jours, au gré du tumulte Bleu et Noir et du fracas des annonces importantes qui ne le sont finalement pas vraiment.
Nous, fiers comme Artaban, restons contre vents et marées. Certes, nous souffrons. L’enchaînement terrible des humiliations nous a rougi de sang le derme fessier et nos orifices anaux béent désormais comme les portes ouvertes d’un concessionnaire automobile dans les années 60. Mais rien ne nous fera tourner le dos au club des nos premiers et éternels émois. 1994, 2004, 2009 sont autant d’années fastes et de raisons de vous signifier tout notre amour et notre loyauté. En participant à la fabuleuse épopée qui fit entrer l’Impact au panthéon canadien du football, j’ai personnellement démontré qu’il fallait savoir se sacrifier pour le bien de tout un chacun. Ce sacrifice, nous le faisons tous en ces tristes moments.
Vous avez su le faire également en vous séparant de l’un de nos piliers, de nos chefs de guerre, de nos amis. Nick de Santis a évidemment et fort logiquement payé le prix élevé de l’immobilisme, de l’inconscience, coupable de n’avoir su déceler les manques et les besoins à l’intersaison, coupable également de n’avoir su s’adapter à une situation qu’il semblait être le seul à ne vouloir voir. Le prix de l’incompétence ? Non, l’amende de ses limites. Inutile donc de tirer sur l’ambulance, ou de culbuter l’ivre morte comme j’aime à dire, car je sais, Joey, que l’emploi fictif que tu lui as destiné n’attend que lui, de même que les douces hétaïres que tu auras pris soin de faire séjourner dans son officine.
Mais loin de moi l’obscure superstition qui fait de Nick de Santis l’unique responsable de l’actuel marasme. Tout comme moi, il avait et a foi en ses joueurs. N’a-t-il pas déclaré qu’un recrutement lui semblait dérisoire tant l’équipe qui avait dominé la MLS pendant une demie saison n’avait que si peu changée ? Nous reprochions au précédent entraîneur-chef ses hésitations, son incapacité à trancher pour un système ou un autre. Nous avons désormais un coach qui change son équipe à chaque nouvelle opposition, qui a déjà utilisé 8 paires de défenseurs centraux différentes, et qui semble surtout indubitablement perdu dans un monde qu’il n’a absolument pas les moyens de maîtriser, tel Frodon le Hobbit se voyant attribuer une tâche qui le dépasse. Mais pis encore, à l’inverse du petit héros aux pieds poilus (non, pas Lionel Messi), Frank Klopas semble incapable d’interagir de quelque manière que ce soit sur cet univers hostile. Il offre la triste version d’une bigote égarée au cœur d’une partouze rurale, et le reflet de la plus conséquente aberration dans la gestion de l’Impact ces dernières années.
Seulement, après 25 rencontres depuis l’épilogue de l’hiver, il aurait été agréable de percevoir l’émergence d’une rébellion, d’un sursaut d’orgueil… Encore eut-il fallu, pour cela, que « le groupe vive bien », mais l’interview d’Hassoun Camara au soir d’une énième défaite, contre l’ennemi juré Torontois cette fois-ci, laisse entendre qu’une partie des joueurs désavoue désormais son entraîneur-chef. Le signe, peut-être, que nos aimés guerriers vont reprendre leur devoir de conquérants, en saisissant à deux mains leurs gigantesques gonades et assommer les adversaires de leur virilité retrouvée.
Pour mettre un terme à ces quelques mots qu’il fallait que je t’adresse pour leurs vertus cathartiques, je me permettrai de te donner ces quelques conseils :
1. Convoque l’entraîneur-chef et explique lui certaines choses, notamment sa gestion catastrophique d’un XI type logique qu’il est incapable de mettre en place. Dis lui qu’après 8 mois, c’est une honte de ne pas avoir su faire cette simple chose.
2. Prend ensuite conscience que Frank Klopas n’est pas l’homme qu’il te faut. Congédie le, même s’il s’agit pour toi d’un terrible désaveu, ou attend docilement sa démission qui finira, tôt ou tard, par arriver. Quoi qu’il en soit, débarrasse t’en d’ici 2015.
3. Fais prendre conscience aux joueurs que leur destin est entre leurs mains. Écoute les. Comprend le désarroi de certains, notamment des anti-Klopas, et soude les liens entre eux et les pro-Klopas. Utilise des grands mots, comme Sainte Alliance, voire un discours bien populiste et démago d’Hitler, que tu prends soin de réécrire selon le contexte.
Et puis, arrête un peu de nous prendre pour des couillons, avec tes effets de manche et tes annonces à pas cher. La langue de bois, les éléments de langage et toutes ces conneries, on en voit assez comme ça. Et puis, on est assez sain pour comprendre la merde dans laquelle on est, il ferait bon de l’évacuer plutôt que de la remuer et d’en rajouter une couche fraîche chaque semaine.
J’espère sincèrement que tu liras cette courte lettre épistolaire rédigée avec le cœur et ce qu’il me reste de fierté : à la vue de mon fondement, je dirais pas grand chose.
La bise anale,
Allez l’Impact,
Mauricio Vincello.
Alignement
Regarde Joey, ce match est encore un exemple criant des utopies de Klopas. Dans son monde merveilleux, il suffit d’aligner Eric Miller, qui n’a plus jouer depuis trois mois, milieu de terrain, alors que rappelons-le, il s’agit d’un arrière droit qu’on a fait jouer surtout à gauche, pour que Patrice Bernier soit enfin libéré de ses tâches défensives et qu’on ne prenne plus de but. Et puis tiens, pour que ça marche encore mieux, changeons une nouvelle fois la paire défensive avec une inédite charnière Danso-Ferrari…


Un Pack de Montréal
Troy Perkins (2/5) : L’incroyable retour de Troy Perkins. Sa suspension pour boulette aura donc duré trois matches, pendant lesquels Evan Bush aura eu tout le loisir d’apprécier le plaisir qu’on ressent à garder les buts de l’Impact cette saison. Troy aurait peut-être préféré rester sur le banc, il a pu voir que rien n’avait vraiment changé sous la barre transversale. Deux buts dans la musette pour l’homme encore plus laissé à son sort qu’un enfant à Gaza.
Krzysztof Krol (1/5) : De combattif et hargneux, Krzykrzy est en train de passer à bourrin de base. Toute une panoplie de vilaines fautes qui auraient pu mener à l’expulsion avec un aribtre plus sévère. En réalité, c’était surtout nécessaire tant il s’est fait prendre dans le dos, tenant difficilement ses positions et souvent attiré à tort par le ballon. N’a rien compris à la passe de Bradley sur l’ouverture du score.
Matteo Ferrari (1/5) et Futty Danso (1/5) : Première fois que les deux joueurs étaient alignés ensemble, et ça n’a pas raté tout est passé par l’axe ou presque. Comment diable peut-on aligner deux défenseurs centraux n’ayant jamais joué ensemble au 21e match de la saison ? Ça me dépasse complètement. Tout autant que Matteo Ferrari, dépassé par les événements. Futty a apprécié. Tiens d’ailleurs, j’ai déniché des images de Ferrari à l’entraînement. Il m’a dit vouloir mettre en place une nouvelle technique pour défendre.
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Hassoun Camara (2/5) : Complètement barré dans son couloir, Hassoun s’est contenté de rester sur la défensive, comme un symbole d’une contre-visite chez le proctologue. On l’a donc peu vu, il a été peu pris. Finalement un des meilleurs Montréalais sur le terrain. A passé son coup de gueule d’après-match en réclamant l’Union Sacrée des joueurs. Reste plus qu’à attendre que quelqu’un nous fasse une Anelka et aille dire à Klopas « d’aller se faire enculer, sale fils de pute » et on pourra crier « Pouvoir aux joueurs ! »
Andres Romero (2/5) : Encore un de ceux qui se battent le plus. Si j’avais cru un jour dire ça sur la durée. Mais y’a pas à chier, c’est bien Romero qui se donne à fond, qui tente comme il peut d’attaquer et de défendre avec son niveau et ses limites. Bref, bien qu’anale, sa performance reste très honorable. On se raccroche à ce qu’on peut.
Patrice Bernier (2/5) : Patrice a eu la possibilité de jouer haut pendant 10 minutes. J’en ai profité pour me masturber. Quand je pense qu’il est tristement devant la défense à prendre tous les assauts adverses dans la face, seul ou avec un nouveau gars qui ne sait pas y faire chaque semaine. Et dès qu’il a la balle dans les 40 mètres adverses, un peu d’espace pour jouer, il régale. Un beau gâchis…
Eric Miller (1/5) : Jeter dans la fosse aux lions avec en tout et pour tout pour se battre sa bite et même pas son couteau. Il en a chié quelque chose de bien, perdu au milieu du terrain, lui le joueur de côté. Je ne peux pas dire ce qu’il se passe dans la tête de Klopas quand il décide de ça, mais s’il veut dégoûter/cramer/décrédibiliser (rayer les mentions inutiles) nos jeunes et bons joueurs, c’est comme ça qu’il faut s’y prendre.

Justin Mapp (2/5) : Coupé du monde avec le reste du bloc offensif, il était là lors des quelques actions de l’Impact. Son immense talent est peu mis à contribution dans un match comme celui ci où l’Impact a complètement été mangé au milieu de terrain. Au moins, il sera en forme pour le ligue des champiosn.
Jack McInerney (1/5) et Marco Di Vaio (1/5) : Les joyeux duettistes ont bien rempli leur rôle de rien du tout en fait ils n’ont pas touché un ballon, ils se sont fait chier tout le match à attendre des ballons qui n’arriveront jamais, à aller en chercher d’autres qu’ils n’ont pu ou su remonter. Marco a fini par faire du Marco, c’est-à-dire plus ou moins jouer en hurlant constamment après l’arbitre, ses coéquipiers, le ballon, lui-même, le football. Mais bon, il se soigne et se détend en faisant de la peinture.
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Substituts
Felipe Martins : Je me rends compte qu’il est entré très tôt et a presque joué 40 minutes. Incroyable, il a réussi à passer complètement inaperçu.
Anthony Jackson-Hamel : Un nouveau petit poulain de l’Académie (pas celle là, l’autre) jeté dans le grand bain de la MLS en pleine tempête. Il en a fait plus que tous les autres avec 4 fois moins de temps de jeu. Qu’on se le dise.
Dilly Duka : Une première entrée prometteuse dans un contexte dégueulasse.
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Le tableau

Haut les cœurs, la vraie compétition commence ! Mardi, c’est ligue des champions, l’objectif numéro un de l’Impact selon les dires de nos chers dirigeants. Mon présage ? Compte là dessus et bois de l’eau. Enfin, avec une équipe Salvadorienne qui arrive à 14 sans deuxième gardien, on a peut-être trouvé plus bordélique que nous. Réponse mardi soir.
Becs anaux,
Mauricio Vincello.
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