Montpellier-Rennes (2-2) : la Paillade Académie se fait voler

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Scandale

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La probité, c’est le vol.
Il n’ y avait pas pénalty. On aura beau asséné tous les arguments, toutes les tirades rhétoriques que l’on voudra, rien, entendez-vous, rien ne changera cette phrase en une incertitude molle digne d’un socialiste en campagne.
Les images pourront être passées, repassées encore et encore, les successions de vapeurs saturées en orgueil bouffi n’auront jamais raison de l’évidence même énoncée plus haut. Les débats pourront être organisés entre décervelés crasseux et parangons petit bourgeois de certitude surannée, les bouteilles de rouge épais comme le sang sorties sur les tables encore meurtries des poings de la discussion ignare passée, rien n’y changera. Il n’y avait pas pénalty et les trois points étaient pour Montpellier.
Il est certes rare de trouver dans ces lignes, semaine après semaine, ou plutôt de ne pas trouver une passion échappant à toute amorce d’objectivisme. Mais pourtant.
Pourtant c’est le cœur froid comme un matin d’hiver, c’est la plume sèche comme un jour sans pain que votre serviteur écrit tout ceci. Ces mots pourraient paraître ceux d’un aigri qui ne sait jamais se satisfaire de l’obole que le fatum veut bien lui laisser sur le coin de la table et ces phrases pourraient sembler évidemment liées entre elles par un mauvais fiel arrosé à l’hypocrisie. Mais il n’en est rien.
Car il n’y avait pas pénalty.

Les notes :

Lecomte (3/5) : pas heureux dans sa bravoure, presque matamore mais pas tout à fait.
Aguilar (3/5) : on pense à lui en haut lieu et ce n’est pas pour rien, il a l’étoffe des héros.
Mendes (2/5) : un peu à la peine sur la première période, parfois à la pêche en deuxième.
Hilton (3/5) : la moustache lui donnait l’air d’un mauvais dictateur sudaméricain, mais ses jambes étaient toujours celles d’un bon défenseur.
Congré (3/5) : on se souvient de toi avec les tresses, t’étais mauvais, sans tu l’es moins mais faudrait monter sur les frappes lointaines quand même.
Oyongo (2/5) : a trop passé son temps la gueule dans la pâture à chercher ses pompes, dommage.
Le Tallec (2/5) : inexistant et abandonnant le milieu à l’adversaire, on a fusillé pour moins que ça.
Skhiri (2/5) : s’est sorti les doigts en milieu de deuxième, ça le gênait trop pour courir.
Mollet (3/5) : c’est bien de vouloir tout organiser, mais si t’oublies ton slip en cours de route, ça la fout mal…
Delort (4/5) : général Daniel Guichard, z’êtes pas la moitié d’un trou de balle, je vous le dis, et je vous tire un grand coup de képi.
Laborde (3/5) : des festivals un peu tardifs mais appréciables, mais s’il faut être dans le pétrin pour qu’il sorte enfin les baguettes…

Entrés en jeu :

Lasne le génie est passé juste pour dire bonjour et Skuletic a remis au goût du jour la technique de « balance sur le grand et ferme les fesses ».

Le bisou vigneron, 
Marcelin Albert.

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