RENDEZ-VOUS EN TERRAINS CONNUS : SOUS LE CHARME BRUXELLOIS

Le Capitaine est de retour parmi nous, non pas pour vous parler des beaux-hommes du PSG, mais, dépression oblige, du nouveau club de Samir Nasri. Spoiler, ça se passe assez mal pour lui…

Salut les connards, vous m’aviez oublié ? Eh bien moi aussi, figurez-vous ! Le RSA ne suffisant pas à maintenir mon train de vie de décérébré, je ne suis ici que pour toucher mon billet sur la chronique et tenter de faire passer mon séjour en Belgique en note de frais.

Parlons d’abord de cette terre hostile qu’est Bruxelles. OK, votre bière est plutôt bonne, vous faites du chocolat comme à peu près la moitié des bleds nuls d’Europe et ensuite ? Ensuite il n’y a que des ados à peine pubères ivres dans vos rues, des statuettes de petits garçons la queue à l’air et évidemment votre fameux quartier rouge d’un glauque incroyable. Le Capitaine s’attendait à voir un rassemblement des plus belles forces politiques de gauche du pays, il n’y a en fait trouvé que de l’amour tarifé et des mecs défoncés au crack…

Vous l’aurez compris, je ne porte pas Bruxelles dans mon cœur. Alors pourquoi en plus s’y infliger un match de foot, et, qui plus est, un Anderlecht – Zulte Waregem ? Eh bien pour les beaux yeux de Samir Nasri (exclu du groupe) et de Vincent Kompany (entraîneur joueur). Qu’on m’arrache les couilles si ça c’est pas le truc le plus incroyable à voir dans cette ville infernale.

C’est donc équipé d’un maillot anderlechtois (on est des connards opportunistes ou on ne l’est pas. Je viens de Paris alors je vous laisse me ranger dans la bonne catégorie.) que nous sommes arrivés au Lotto Park (le nom déjà ne ressemble à rien putain) pour aller voir les Mauves (surnom de l’équipe locale pour les trois débiles qui ne suivent pas) qui jouent ce soir leurs derniers espoirs d’une qualification en play-offs (ils doivent gagner leurs 3 prochaines rencontres en espérant que les autres ne gagnent pas pour avoir une chance d’y aller. Ouais, ils sont sur une belle saison de merde parce qu’on parle ici d’une 6e place dans le fameux championnat belge.).

De toute façon, à quoi servirait une qualification en play-offs ? Eh bien c’est exactement comme l’amour et les phases à élimination directe en Ligue des Champions, ça sert à continuer de croire à une vie meilleure pour ensuite se rendre compte qu’on pue la merde pour enfin vouloir se jeter sous un métro. A réguler l’humanité en somme.

Bref, on arrive au stade et première surprise : le virage nord, qui abrite une partie des ultras est fermé parce qu’un débile a jeté un pétard sur la pelouse lors d’une précédente rencontre. La fédération belge n’ayant pas grand-chose à envier à la notre (si ce n’est une coupe du monde), elle use ici d’une sanction collective pour punir l’action d’un seul individu.

Le club, lui, n’est pas beaucoup moins con et a communiqué tout le long en disant que les engins pyrotechniques n’avaient pas leur place dans les stades. Alors les jeunes, on répète après moi : no pyro, no party ! Et ça, les ultras locaux l’ont bien compris en organisant une belle manifestation aux abords du stade avant le match, pleine de fumis et de pétards puis en tirant des feux d’artifices depuis l’extérieur du stade pendant la rencontre !

Ils n’étaient pas contents.


Après quelques bières, nous voilà enfin dans le stade avec apparemment l’une des pires places possibles, mais c’est pas grave, on arrive quand même à voir le jeu si on se baisse un peu. C’est probablement ça l’humour belge… Encore un débile qui a conçu un stade, c’est ni le premier, ni le dernier malheureusement.

32 balles la place, soit environ 7 pintes.
Heureusement, en se baissant un peu…


Parlons maintenant un peu football, mais aussi de Samir Nasri.

Il y a pas mal de jolis noms dans l’effectif bruxellois comme Vincent Kompany mais aussi Nacer Chadli, de retour de blessure et évidemment notre Samir national, qui est au choix : blessé, exclu du groupe, hors de forme, nul voire tout ça à la fois.

En face, l’ogre Zulte Waregem. Que dire sur eux ? Eh bien qu’ils ont été vice-champion de Belgique en 2013. Voilà.

Eh bien quoi ? J’ai pas bossé mes dossiers ? Et alors, t’es qui pour me juger ? Et puis honnêtement, ça vous surprend ? Je vous l’ai dit, j’essaye juste de faire passer mon week-end en note de frais, suivez bordel !

Pour conclure sur eux, je rajouterai qu’ils jouent en rouge et blanc avec une touche de vert. Le tout donne un maillot que je qualifierai d’assez dégueulasse.

Voyez par vous-même :

Non.


Le match

Passons enfin au match, je m’attendais à voir une immense purge (on parle ici d’une opposition entre le 8e contre le 9e du championnat belge) et les événements m’ont fait mentir.

Anderlecht prend l’avantage dès la 6e minute avec un but contre son camp d’un des mecs d’en face qui n’a rien trouvé de mieux que de balancer une saucisse dans ses propres cages en voulant repousser un centre de Jérémy Doku (1-0).

Michel Vlap, milieu offensif bruxellois doublait la mise au quart d’heure de jeu après avoir été magnifiquement servi dans la profondeur par Sambi Lokonga (2-0).

La première période se termine sur un score de 2 à 0 pour les locaux, qui auraient pu en mettre un de plus en étant mieux concentré.

Quelques minutes après le retour des vestiaires, c’est Jérémy Doku, jeune ailier de 17 ans qui prenait le jeu à son compte (#humour #lol #mdr) et alourdissait le score après avoir été servi par Vincent Kompany (3-0).

On retrouve le même Doku un quart d’heure plus tard pour un centre arrêté de la main par un défenseur adverse. Pas con, l’arbitre siffle pénalty transformé par le beau Michel Vlap, qui signe donc un doublé. (4-0)

Dix minutes plus tard, à la 75e, Sambi Logonka sert Jeremy Doku dans la profondeur sur une contre-attaque éclair qui ne se prive pas pour signer un doublé(5-0).

On joue maintenant la 83e, Nacer Chadli est rentré sous les applaudissements du public ne fera pas grand-chose sur l’action qui mène au 3e but de Michel Vlap dans ce match, ce qui ne l’empêche pas d’être un bel homme (6-0).

A peine 3 minutes plus tard, on retrouve Jérémy Doku sur son aile gauche qui enfume la défense pour servir Nacer Chadli qui ne se prive pas de pousser la balle au fond (7-0).

Vincent Kompany sortira quelques minutes plus tard sous une belle standing ovation méritée du public bruxellois. Il aura annihilé la plupart des tentatives adverses, notamment en première période et se sera même permis d’orienter le jeu de son équipe tout au long de la seconde (Bel homme/20).

En face, on notera que la défense était encore plus passive qu’un esclave sexuel en soirée mais que devant c’était pas forcément mieux. Ils n’ont à peu près rien montré du match si ce n’est une nullité abyssale.


Le résumé si vous avez la flemme de lire, eh ouais, c’est trop tard, hein ?

 
Les notes et autres informations essentielles qui prouvent que j’ai bossé

Le stade (3/5) : A part notre place de merde, le stade a une très belle acoustique, est bien dimensionné et entouré de bars. La place y est cependant assez chère (32€ pour nous), mais il faut bien payer le salaire de Samir Nasri…

L’ambiance (Liberté pour les ultras/5) : Malgré la fermeture partielle du virage nord et l’absence des groupes d’ultras le composant, leurs amis côté sud ont donné de la voix tout au long du match et ont déployé de jolies banderoles en soutien à leurs compères injustement sanctionnés.

Le match (3/5) : Pas vraiment d’opposition pour Anderlecht, ça donne une belle fête pour les locaux. On a quand même vu 7 buts donc on ne va pas faire la fine bouche non plus.

Les joueurs à surveiller : Samir Nasri pour l’empêcher d’aller au Kébab. J’ai été assez impressionné par Jérémy Doku (17 ans) et Michel Vlap (22 ans) qui auront probablement une jolie carrière. A revoir quand même dans un match avec une réelle opposition.


La conclusion

Comment conclure sans avoir une pensée pour ce glorieux contributeur de cette rubrique mais surtout ami qu’est Tristan Bourrepif, parti beaucoup trop tôt, dans des circonstances aussi improbables que ses nombreuses frasques.

Tu nous manques beaucoup l’ami, beaucoup trop.

On continue de se suzer avec les copains et les copines, et on parle souvent de toi pour se dire à quel point tu manques à nos vies.


Capitaine Raï

Capitaine Raï

6 commentaires

  1. Belle conclusion. Il nous aurait sans doute trouvé un jeu de mot incroyable avec Jérémy Doku même si je suis bien en peine de deviner lequel.

  2. Assez perturbante, cette image de Johny Kreuz en vignette du résumé vidéo.

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