Manchester United-Manchester City (2-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

Salut à tous !

Un dimanche de derby n’est pas un dimanche spécial. Plus rien à foutre de chercher à freiner Liverpool désormais : seul le virus pourrait éventuellement les priver du titre. Alors on ferme toutes les fenêtres, on congédie les filles en leur filant la carte bancaire avec crédit illimité, on aligne trois paquets de clopes et un whisky rare devant nous et on attend le coup d’envoi dans une flaque de sueur. Il y va de l’honneur, de la suprématie sur toute une ville de football, il y va de notre vie entière, tout simplement.


Le match

City monopolise le ballon ce qui ne surprend personne et il faut une grande vigilance de la défense pour repousser les incursions skyblues dans le premier quart d’heure. Cependant, on cherche à empêcher leur construction depuis la défense en allant chercher jusqu’au gardien adverse, ce qui commence à fonctionner pas trop mal pour récupérer les ballons au milieu de terrain vers la moitié de la période. Le duel s’équilibre et nos premiers contres s’organisent, donnant quelques sueurs froides à l’arrière-garde de Pep.

Alors que l’on peine à conclure nos actions malgré notre regain de vitalité, Fernandes surprend tout le monde avec une louche par-dessus la défense sur un coup-franc. Tout le monde sauf Anthony Martial qui fusille Ederson d’une volée splendide, ceci alors que le ballon venait dans son dos. 1-0, 30e.

La mi-temps se termine dans une intensité indescriptible qui nous voit manquer de peu d’enfoncer le clou et même nous faire refuser un penalty pour une faute d’Otamendi sur Fred. L’arbitre colle même un jaune au Brésilien pour simulation, formidable supercherie.

La seconde période reste équilibrée mais la domination territoriale de City nous force à serrer les fesses. On joue de plus en plus bas et on se demande bien par quel miracle on parviendra à ne pas encaisser. Les trois centraux s’emploient, les latéraux travaillent dur, le milieu est acculé…pendant ce temps Daniel James guette les espaces laissé libres pour faire parler sa vitesse en contre. Si cela aide bien à remonter le terrain, le Gallois manque gravement de lucidité dans le dernier geste et ne parvient pas à nous donner ce second but qui nous soulagerait tant.

Les changements de City renforcent encore leur emprise sur le match, si bien que l’on passe une bonne partie du temps à espérer que le chrono tourne plus vite, encore et encore…mais rien n’y fait et ils nous agressent toujours plus haut. Gain de temps, grands ballons vers l’avant, changements défensifs, rien n’y fait, la fin du match n’arrive pas, et l’on désespère d’anticiper que tous ces efforts vont être annulés par l’égalisation tardive de nos noisy neighbours.

Cependant alors que la tempête semble se calmer en toute fin de partie, McTominay anticipe une relance trop précipitée d’Ederson, monté à la limite de sa surface. L’Ecossais se rue sur le ballon et tire d’une trentaine de mètres dans le but vide (2-0, 97e), Old Trafford explose, hurle son soulagement et fête la victoire : Manchester est et reste rouge.


Les notes

De Gea 4/5
Trois parades déterminantes et un jeu au pied qu’il a cette fois soigné tout particulièrement : David s’est parfaitement relevé de sa mauvaise performance face à Everton la semaine passée. Ne pas concéder face à ce type d’équipe est fort bon pour la confiance, à lui d’enchaîner désormais.

Wan-Bissaka 5/5
Monstrueux défensivement, il a dégoûté Sterling tout le match. Et comme il n’avait plus de problèmes pour stopper les offensives adverses de son côté, il s’est permis quelques rush assassins dans leur camp, comme le grand joueur qu’il est.

Lindelöf 4/5
Sans être brillant, il a tenu sa place avec la sobriété qu’on lui connaît. Bien protégé par Wan-Bissaka et rarement inquiété dans les airs, c’est resté paradoxalement assez tranquille pour lui.

Maguire 3/5
Pas vraiment pris en défaut, mais on l’a vu drôlement fébrile en début de match. Était-ce cette blessure qui a laissé planer le doute sur sa participation au match ? En tout cas il a tout de même réussi à assurer, donc on ne lui en tiendra pas rigueur pour ses relances dans les pieds des Skyblues.

Shaw 4/5
De retour à son poste de central gauche, il a enchaîné comme un grand. L’alliance avec Williams fonctionne bien et les voir inverser les rôles en phase offensive commence même à être plaisant.

Williams 3/5
Le gamin est certes limité techniquement et a connu de grosses difficultés à contenir Mahrez en seconde période, mais il a fait preuve d’un courage admirable jusqu’à sa sortie. Si Foden n’a pas existé en première période, c’est en grande partie grâce à lui. Remplacé par Bailly (78e)

Matic 4/5
Il finit la partie pétri de crampes après un travail de titan au milieu. C’était le bon choix pour contrer un milieu citizen qui a perdu en vivacité : il a pu récupérer un nombre important de ballons tout en faisant jouer sa conservation de balle et sa science de la relance. Son nouveau contrat est loin d’être volé.

Fred 4/5
Les matchs se suivent et se ressemblent pour lui : récupérations, récupérations, récupérations…et dès que l’occasion se présente, la confiance lui étant revenue, il participe aux attaques.

Fernandes 4/5
Passeur malin pour Martial, il aurait pu assurer un score plus lourd si ses partenaires ne l’avaient pas ignoré en diverses occasions. Sa disponibilité et sa faim de ballon continuent à nous impressionner, d’autant qu’il semble disposer d’une endurance bien utile quand il s’agit de de participer au pressing.

James 3/5
Ses formidables dispositions athlétiques nous ont donné les deux avantages de gêner considérablement la relance des Citizens et de menacer leur arrière-garde lors des contres. Malheureusement, il a péché à plusieurs reprises au moment d’offrir la passe qu’il fallait. Dommage pour les stats.

Martial 5/5
Impliqué au pressing, dangereux sur tous ses ballons, il a fait vivre un calvaire à la défense adverse et même s’il a dû attendre son moment pour marquer (pas sur son occasion la plus facile), il a fait l’essentiel. Remplacé par McTominay (78e) qui a marqué aussi : c’était du poste pour poste.

Bobby Carlton

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

3 commentaires

    • Enfin j’ai dit ça avant d’arriver au boulot. Ne tenez pas compte du commentaire précédent, c’est de la merde le lundi matin.

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