Ajaccio – Nice : l’Aiacciu Académie livre ses notes et fête le maintien (avec modération)

Enfin ou déjà ? Ce sont les mots qui viennent à la bouche après cette deuxième saison consécutive en Ligue 1. Alors, pourquoi « enfin » ? Parce que les matchs en bois, les défaites pourries, les compositions bancales et les prestations dégueulasses sont terminées. « Déjà » parce que mine de rien, l’ACA se maintient en Ligue 1 avec des joueurs comme Damien Tiberi et David Gigliotti dans son effectif. Après ce match, on dira plutôt « enfin ». Car cet Ajaccio-Nice tient plus de la purge que du haut de gamme. Outre vingt premières bonnes minutes où les acéistes se sont efforcés à jouer haut, à presser et à tenter offensivement, le reste de la partie fut bien triste. Face à des Niçois pas dans leur meilleur jour, les hommes d’Albert Emon se sont encore montrés trop inconstants, trop imprécis et trop peu volontaires à l’image de (au hasard) Chahir Belghazouani. Si l’on ajoute à cela une énorme erreur défensive qui offre l’ouverture du score à Nice, la coupe est pleine. Si la première période portait quelques signes d’espoir, la deuxième, elle, parut durer des heures tant le fond de jeu fut inexistant, comme si les joueurs avaient déjà la tête ailleurs. Une possibilité plus que probable sachant que la moitié de l’effectif sera renouvelé à l’intersaison. Mais de cela, on en reparlera dans le bilan à paraître bientôt.

Tactique ACA Nice

Ah, des risques enfin pour la dernière composition de la saison ! Bon en fait, non. Albert Emon nous fait le même coup que d’habitude : une compo plutôt défensive. Dans les cages, Memo Ochoa pour ce qui était sans doute son dernier match avec devant lui Diawara à droite, Felipe à gauche, Zubar et Poulard au centre. Les places de milieux défensifs sont occupées par Paul Lasne et Mehdi Mostefa, aidés par Johann Cavalli en numéro 10. Pour ce qui est de l’attaque, Belghazouani et André se partagent les ailes alors qu’Andy Delort est titulaire en pointe.

 

(RICARDO) FATTI DIVERSI :

– Le sponsor maillot de l’ACA était MTP, sans doute un hommage à l’anniversaire de la victoire de l’OM en Champion’s League. Pour les incultes, en langage marseillais, MTP = Marseille Trop Puissant.

– Sinon, on est maintenu !!!!!!!!!!! Tout ajaccien qui se respecte a pu ensuite fêter ce maintien et cette défaite au Blue Moon. Les autres se seront contenter de brûler un cierge tout en priant que la saison prochaine soit moins éprouvante.

– Sinon, ON EST EN LIGUE 1 PUTAIN DE MERDE. ET C’EST QUAND MEME UNE PUTAIN DE BONNE NOUVELLE, QU’IMPORTE LA MANIERE.

Estrosi

 

ANNUTAZIONI :

Ochoa 5/5 : pour le dernier match de la saison, Memo a été plus inquiété par ses propres joueurs que par ses adversaires, comme si ses coéquipiers voulaient lui offrir un cadeau de départ (ou pas d’ailleurs). Ces cadeaux empoisonnés, Memo les détourna, d’abord sur une prise de balle sereine après une tête de Diawara puis sur un arrêt de handballeur suite à une reprise combinée de Zubar et de Bauthéac. Il ne put rien sur les autres buts.

Felipe Saad 1/5 : relativement peu inquiété, sa passe en retrait trop molle pour Ochoa vient gâcher sa prestation.

Zubar 3/5 : sa tête dans les bras d’Ospina à la 32ème minute, mais sa tête dans mes bras à la fin du match pour le remercier de sa grosse demie-saison et de son match pas dégueulasse.

Poulard 3/5 : Cvitanich est plus rapide que lui, bizarre non ?

Diawara 2.5/5 : moins offensif que d’habitude.

Mostefa 3/5 : une grosse densité de jeu qui n’aura malheureusement pas servi son équipe puisque les ballons qu’il a récupéré n’ont pas été bien utilisé par la suite.

Lasne 2.5/5 : c’est fou comme des fois il garde trop le ballon. C’est fou comme des fois il ne garde pas assez le ballon.

Cavalli 2,5/5 : Traoré et Civelli n’ont pas été tendres avec notre petit numéro 10. Du coup, son influence sur le jeu fut moindre.

André 2/5 : on aimerait le surnomme André 3000 comme le chanteur des Outkast, mais on se contentera de André 2/5, joueur de pipo à l’AC Ajaccio.

Belghazouani 1/5 : toujours cherché dans la profondeur, Monsieur n’a jamais voulu courir pour récupérer le ballon. Donc forcément, il n’a pas pu être dangereux. Mais il faut dire qu’il a été constamment mal servi.

Delort 3/5 : des frappes écrasées aux 10 et 16èmes minutes mais surtout une présence, une envie et une force qui font plaisir à voir. Sorti prématurément sans raison alors qu’il était le meilleur joueur offensif de l’ACA.

 

I RIMPIAZZANTI :

Diarra, 68ème minute, NN : comme souvent, il a su se mettre en évidence avec une frappe sèche à la 73ème minute.

Sammaritano, 75ème minute, NN : pour le coup, c’était vraiment son dernier match à François-Coty. Une entrée en jeu que tout le monde a déjà oublié tellement elle fut anecdotique.

Pierazzi, 78ème minute, NN : applaudi à son entrée, applaudi à sa sortie.

Le Perfettu est exténué. Il a regardé deux fois le match sans pouvoir en sortir quelque chose de bon. La trêve va faire du bien. On se retrouve pour le bilan de fin de saison à paraître la semaine prochaine et la saison prochaine pour de nouveaux projets.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

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