La Jup’ défend Mircea Rednic, l'(ex-) entraîneur du Standard

Au lendemain d’une exceptionnelle victoire face à La Gantoise (7-0) synonyme de qualification pour la Coupe d’Europe, le président du Standard de Liège Roland Duchâtelet a annoncé le départ de son entraîneur Mircea Rednic. Arrivé en octobre dernier en remplacement de Ron Jans, Rednic ne sera donc resté que 7 mois dans son club de cœur. Alors que les noms de Franky Vercauteren et René Girard circulaient depuis quelques semaines, il sera remplacé par Guy Luzon, qui est jusqu’ici entraîneur des Espoirs israéliens et qui vivra en Belgique sa première expérience à l’étranger. Il rejoindra Liège après l’Euro 2013 qui se tient en juin.

Apprécié du public et des joueurs, Rednic a sauvé la saison du club et aurait aimé continuer à la tête des Rouches. Son président en a décidé autrement. Pourquoi ?

L’avant-Rednic

En mai 2012, José Riga quitte le banc et est remplacé par Ron Jans, entraîneur d’Heerenveen (Pays-Bas). Le Néerlandais vient d’y passer deux saisons. La première fut plutôt décevante (12ème), mais la seconde fut bien meilleure, grâce à une excellente entente de ses trois joueurs offensifs : Bas Dost (aujourd’hui à Wolfsburg) inscrit 32 buts, bien aidé par Narsingh (PSV) et Assaidi (Liverpool). Les Superfriezen finissent 5èmes et furent en course pour le titre jusqu’au mois d’avril. Performances insuffisantes pour la direction, qui avait annoncé dès le mois de février son remplacement en fin de saison par Marco Van Basten.

Inconnu en Belgique, Ron Jans se retrouve donc au Standard. Le club vient de vivre une saison de transition : après avoir perdu Carcela (qui s’est réellement perdu en fait), Mangala, Benteke, Luigi Pieroni, Defour ou encore Witsel (cherchez l’intrus) à l’été 2011, puis Berrier et Leye (certes peu utilisés, mais deux acteurs majeurs de la saison surréaliste de Zulte-Waregem) au mercato hivernal, le Standard vient de finir 5ème du championnat et n’est donc pas qualifié pour une Coupe d’Europe. Les Liégeois ne pourront pas rééditer leur belle performance de la saison : un 1/8 de finale de Ligue Europa. Le groupe s’affaiblit et perd notamment Cyriac (Anderlecht), Tchité (Bruges) et Gakpé (retour à Nantes). En contrepartie, le Standard recrute quelques joueurs dont Ogunjimi (Majorque), Biton (Charleroi), Ajdarevic (Norrköping, Suède), Kawashima (Lierse). Les deux premiers sont repartis au mercato hivernal, le troisième n’a joué qu’une centaine de minutes depuis janvier, alors que Kawashima est très critiqué pour ses performances de ces dernières semaines.

Jans ne dirigera l’équipe que 12 fois en championnat. Mis en danger par le mauvais début de saison (4 victoires et 5 défaites lors des dix premières journées, dont 4 consécutives entre la 6ème et la 9ème journée), il sauve sa tête en remportant le Grassico face à Anderlecht (2-1) dans un climat difficile (le match fut arrêté à cause des fumigènes balancés sur le terrain). La défaite la semaine suivante à Mons (3-1) lui fut fatale : il est provisoirement remplacé par Peter Balette, dont le seul match dirigé (match face au Cercle) sera une victoire. Le Standard est alors 10ème avec 16 points (5 victoires, 1 nul, 6 défaites). Si l’attaque est plutôt prolifique (23 buts inscrits, 3ème attaque du championnat), la défense est catastrophique (22 buts encaissés, 12ème défense).

L’arrivée de Rednic

Mircea Rednic est donc le remplaçant de Ron Jans. Ancien joueur du Standard (1991-1996), deux fois vainqueur du championnat de Roumanie en tant qu’entraîneur (en 2003 avec le Rapid Bucarest, en 2007 avec le Dinamo Bucarest), il démissionne du Petrolul Ploie?ti et accepte une baisse de salaire pour rejoindre « sa deuxième maison ».

Sa première décision est de changer sa formation : alors que Ron Jans évoluait en 4-2-3-1 avec un turnover important, Rednic passe en 4-4-2 dès son premier match. Mircea est persuadé que ce ne sont pas les joueurs qui sont à remettre en cause, mais le système de jeu. C’est peut-être la raison pour laquelle Ron Jans n’était pas spécialement détesté par les supporters. 10 joueurs alignés lors du dernier match de Jans sont titulaires lors du premier de Rednic, à Genk, alors invaincu en championnat. Gonzalez (meneur de jeu) est remplacé par Batshuayi (2ème attaquant). Le Standard s’imposera brillamment 0-2.

À la trêve hivernale (après 22 journées), le Standard pointe à la cinquième place. En dix matchs, Rednic aura pris 22 points (7 victoires, 1 nul, 2 défaites). Si l’attaque est toujours aussi efficace (22 buts inscrits, soit 45 au total), le Roumain a magnifiquement consolidé sa défense : le Standard n’a en effet encaissé que 6 buts lors de ces 10 matchs (dont 3 contre le Club Brugge) et a terminé 7 fois avec un clean sheet.

Petit à petit, un 11 clair ressort :

 Compo trêve

Au fil des matchs, certains joueurs perdent du temps de jeu (Gonzalez, Seijas, Ajdarevic, Ogunjimi, Biton, Buzaglo, Tavares). Arslanagic, jeune défenseur central puissant formé à Lille, découvre l’équipe première. Au poste d’arrière gauche, Van Damme y est titulaire en l’absence de Pocognoli et Fryers (blessures).

S’appuyant sur une défense expérimentée, le Standard obtient des résultats avec un milieu jeune (Buyens, le plus âgé des 4, a 25 ans) et une attaque que ne renierait pas Arsène Wenger (19 ans pour les deux).

Le mercato va pourtant être agité (le Standard sans tension, c’est pas le Standard) :

Fryers, arrivé de Manchester United, s’en va à Tottenham pour plus de 3M€. Le transfert fera jaser Ferguson : tout club recrutant un joueur quittant un centre de formation du même pays doit payer le club formateur. Intéressés à l’été 2012, les Spurs auraient alors dû débourser 6M€ à United. Grâce à ce passage express au Standard (qui, en tant que club étranger, n’est pas touché par ce règlement), Tottenham a obtenu une belle ristourne et n’a pas payé un centime à United.

Pocognoli, en désaccord avec la direction, est bradé par Duchâtelet. L’arrière gauche international est vendu 1,5M€ à Hanovre. Ciman et Van Damme, également en désaccord, sont annoncé partants. Ils resteront finalement.

Goreux, l’arrière droit, le dernier joueur champion en 2008 encore au club, s’en va à Samara (Russie) pour 500 000 €.

Ogunjimi, Biton et Tavares, tous les trois arrivés six mois auparavant, quittent le club.

Mircea Rednic exige des recrues : il tente de faire venir Marica, l’attaquant roumain de Stuttgart. L’affaire ne se fera pas. Deux roumains arrivent tout de même : Tucudean et Cristea, deux offensifs. Pour améliorer la visibilité internationale du club et surfer sur les bonnes performances de Kawashima (oui, il a été bon), Duchâtelet ramène deux japonais de plus, Ono et Nagai, ainsi qu’un iranien venu de Saint-Trond (D2), Reza.

Si la défense continuera à être imperméable jusqu’à la fin de la saison régulière (5 buts encaissés lors des 8 dernières journées), les changements hivernaux semblent avoir fragilisé le lancement des actions et donc l’efficacité offensive (9 buts marqués, dont 4 à Louvain) : les résultats sont bien moins bons : 3 victoires, 3 nuls, 2 défaites.

Au terme du championnat, le Standard est donc 6ème et dernier qualifié pour les play-offs 1 (si vous avez oublié ce système, ce qui est aisément pardonné, petit rappel ).

Malgré des play-offs un peu fous (3,5 buts par match du Standard en moyenne, 18 buts inscrit, 17 buts concédés), les Rouches seront la deuxième équipe la plus performante lors de ces PO. Ils prendront en effet 17 points lors des dix matchs face aux 5 meilleures équipes de la saison (seul Bruges fera mieux avec 19 points), soit une moyenne de points pris par match légèrement inférieure à la saison régulière sous Rednic (1,7 contre 1,88), mais toujours largement supérieure à celle sous Jans (1,18).

 Points par match

Cette belle performance permet au Standard de terminer 4ème et décrocher sa place pour le test-match européen face à La Gantoise dont nous avons parlé au tout début de cet article. Il reste pourtant un petit goût d’inachevé, car le Standard était revenu très près de la tête après 6 journées : le Standard était 3ème, à 2 points du leader zultois. Mais les Rouches vont tout perdre en une semaine. Une défaite à Anderlecht (2ème au classement) et une face à Bruges (4ème) mettent fin aux espoirs de titre. Après son nul à Genk lors de la 9ème journée, le Standard fait même mathématiquement une croix sur la troisième place, mais s’assure d’une participation pour le test-match : Genk est déjà qualifiée via la Coupe, tandis que Lokeren ne peut plus le rattraper.

Avec 51 points pris en 28 matchs (15 victoires, 6 nuls, 7 défaites), Rednic aura pris autant de points que Bruges sur la même période. Seuls Anderlecht (60) et Zulte-Waregem (56) auront fait mieux. Genk, avec une participation européenne dans les jambes, a 6 points de moins.

 Graphique Points

(Attention, ce graphique ne prend pas en compte la division des points lors du début des play-offs avant de ne pas fausser la représentation de la dynamique).

Lors des derniers matchs, les performances de certains joueurs furent également critiquées : Laurent Ciman, pourtant auteur de la meilleure saison de sa carrière et encore sélectionné chez les Diables Rouges, passe sur le banc après un match catastrophique à Lokeren (défaite 4-1, 5ème journée de PO). Kawashima garde sa place dans les buts en l’absence de concurrent valable (Sinan Bolat n’en étant pas un aux yeux de la direction).

Ces défaillances expliquent les 17 buts encaissés en 10 matchs, chiffre anormalement élevé :

 Défense saison

On notera que la moyenne de buts encaissés par Rednic en championnat est exactement trois fois inférieure à celle de Jans, et que même quand les buts concédés s’enfilent comme des perles, ça reste inférieur au gros néerlandais (ouais, pas le physique, je sais).

Le Standard a en revanche gardé son efficacité offensive toute la saison : Ezekiel a inscrit 17 buts, Batshuayi 11.

 Attaque saison

Pour bien se rendre compte de l’apport de Rednic (outre le graphique précédent), on peut présenter l’évolution du nombre de buts inscrits et encaissés.

 Graphique Attaque Défense

Si la première courbe (qui n’est qu’une succession de segments reliés, en fait) est grossièrement linéaire (montrant ainsi les qualités de Rednic pour garder un point fort, en l’occurrence marquer beaucoup), la seconde montre l’influence du coach roumain dans l’imperméabilisation de sa défense.

Comment le départ de Rednic est-il justifié ?

Roland Duchâtelet a très mal pris les différents échecs du mercato hivernal : les deux recrues voulues par Rednic sont en effet de gros échecs. Cristea, complètement hors de forme, n’aura joué que 280mn (3 titularisations, 0 but, 0 passe décisive). Tucudean cumule une heure de moins, pour les mêmes statistiques et un carton rouge direct ridicule à 90m de ses buts.

Rednic serait donc coupable d’avoir persévéré avec ces joueurs pas au niveau, « s’obstinant à vouloir prouver le contraire ». Duchâtelet en rajoute une couche en se félicitant des arrivées qu’il a lui-même imposées, comme Ono (268mn, 0 but), Nagai (340mn, 0 but, 1 passe décisive) ou Reza (371mn, 3 buts, 1 passe décisive). Rednic confirme : «Il a poussé pour que je fasse jouer ses joueurs.»

Malgré « l’excellent travail » de Rednic, Duchâtelet est persuadé d’avoir trouvé un meilleur entraîneur et qu’il fallait prendre cette décision « impopulaire, comme [sa] décision de virer Ron Jans pour faire venir Mircea [Rednic] ». Le contact avec Guy Luzon daterait de décembre, après un match des U21 israéliens face aux Diablotins (victoire 4-1 des joueurs de Luzon). La direction Rouche aurait été séduite par le jeu produit. Si la recherche d’un entraîneur au cas où Rednic ne resterait pas peut paraître légitime à la mi-saison, officialiser l’arrivée de Luzon au lendemain de la fin de saison et d’une qualification pour l’EL prouve que le sort du Roumain était scellé quel que soit le résultat final. Luzon n’a signé qu’un an, mais devrait se montrer très utile « à long terme ». Ça ne serait pas un peu contradiction, Roland ?

Même si ce choix semble incompréhensible tant il y a sur le marché de bons entraîneurs (soit connaisseurs du football belge, soit qui ont obtenu de bons résultats dans un championnat supérieur), Guy Luzon sera peut-être une réussite au Standard. Bien qu’il ne connaisse probablement rien du football belge, ses résultats à la tête de clubs israéliens moyens (j’ose pas imaginer le niveau) sont intéressants : il remporte ainsi la Toto Cup (Coupe de la Ligue Israélienne, et non Coupe Intertoto comme le pense RTL) en 2004 avec le Maccabi Petah-Tikvah (l’ancien club du légendaire Mickaël Marsiglia !), avant d’être vice-champion l’année suivante. Il est alors recruté par l’Hapoël Tel Aviv, deuxième club le plus titré du pays. C’est un échec cuisant (22 matchs, 12 défaites, 5 victoires). Son bref retour à Petah-Tikvah n’est pas plus marquant (3 victoires en 17 matchs). Il s’engage alors au Bnei Yehoudah, qu’il emmène en finale de Coupe d’Israël en 2010. Il devient alors sélectionneur des U21 d’Israël, avec lesquels il obtient des résultats corrects (10 victoires en 22 matchs). Son expérience en tant qu’entraîneur de jeunes a donc probablement plu à Duchâtelet. Mais n’est-ce pas ce que réussissait Rednic à merveille, en alignant des Ezekiel, Batshuayi, M’Poku, Bulot, voire Arslanagic chaque week-end ? Luzon pourrait toutefois être capable de relancer son compatriote Maor Buzaglo, jugé très prometteur mais qui fut souvent décevant jusqu’ici. C’est quand même léger comme ambition…

 PadR

Avec l’aimable autorisation du toujours excellent Pad’R. Merci à lui !

Néanmoins, l’incapacité du Standard à se stabiliser ne permet pas à ce club historique d’aller réellement titiller Anderlecht. Certes, le Standard s’est retrouvé à un point d’Anderlecht pendant les PO en profitant du système complètement idiot de division des points. Mais les 17 points d’écart entre ces deux clubs à la fin de la saison régulière semblent beaucoup plus pertinents pour comparer les niveaux. Le Standard est incapable de commencer un cycle de 3-4 ans, ce qui agace William Vainqueur, qui pourrait aller voir ailleurs. Il existe également des rumeurs de départ concernant M’Poku, qui souhaitait de tout cœur une prolongation de son entraîneur.

Avoir un projet ne serait pourtant pas une mauvaise chose : les trois derniers entraîneurs restés au club plus d’une saison ont obtenu des titres. Preud’homme (2006-2008) a ramené un titre de champion et a été finaliste de la Coupe, Bölöni (2008-février 2010) a également été champion et a ramené 2 Supercoupes, D’Onofrio (février 2010-2011) a gagné une Coupe et a été vice-champion. Les groupes étaient certes d’un autre niveau (aux joueurs cités en début d’article, on peut ajouter Fellaini, M’Bokani, Jovanovic…), mais les récentes performances de Lokeren (vainqueur de la Coupe de Belgique en 2012, présent dans le top 6 en 2013) et surtout de Zulte-Waregem (vice-champion 2013) sont également la preuve qu’en prenant le temps de construire, il est possible d’obtenir d’excellents résultats sur la scène belge.

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Jean-Marie Pfouff

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

8 commentaires

  1. Très bon décryptage de l’ingérence manifeste de la direction liégeoise. Ca va être chaud en bord de meuse pendant l’été et je n’ose imaginer le premier match de la prochaine saison. Faire passer le business avant la passion dans un club comme le Standard ca risque de lui jouer des tours.

  2. Merci beaucoup !

    Je m’excuse pour un des tableaux qui est erroné (celui sur les buts encaissés), ce devrait être corrigé sous peu.

    Tout n’était pas parfait avec Rednic, mais quand on voit où était le club quand il est arrivé, où il termine la saison, et le potentiel de l’effectif, je vois un gros gâchis.

    Bon courage à Luzon, il va avoir une grosse pression…

  3. Merci de participer à l’effort de promotion du football roumain.

    C’était fort intéressant.

  4. Mais les 2 roumains c’est aussi Duchâtelet qui les a imposé nan?
    en mode tu veux du roumains en voilà!

  5. Oui et non. C’est-à-dire que Rednic avait fait une liste de joueurs : Plan A / Plan B.

    Duchâtelet lui a offert les plans B, sans forcément faire le maximum pour les plans A. La grande classe.

    Je me permets de corriger le tableau des buts encaissés :

    Ron Jans (11 matchs) : 1,91 buts par match.
    Rednic en championnat (18 matchs) : 0,6/m.
    Rednic en PO (10 matchs) : 1,7/m.
    Rednic total (28 matchs) : 1/m.

    Mille excuses.

  6. Bravo à toi Jean-Marie ! Après « Justice pour Mbokani », la Jup’ défed Rednic et honnetement je ne comprendrais JAMAIS Duchatelet. J espere que Luzon entamera une bonne saison sinon le Sclessin va lui tomber dessus très vite

  7. Faut pas oublier que Rednic avait dit lui-même après le mercato d’hiver que c’était maintenant sa responsabilité à lui de faire monter le Standard sur le podium.
    Il avait forcé la main à son patron via les médias pour obtenir des renforts. Comme l’objectif annoncé n’a pas été atteint, il ne faut pas s’étonner du retour de bâton.

  8. Il ne faut pas se faire d’il »luzon », avec le recrutement que Duchâtelet va faire, on va droit dans le mur.

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