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Ah un match de Ligue des Champions ! Enfin presque. Reims a disparu de la compétition reine depuis la disparition des dinosaures et Ajaccio n’y a jamais pris part. Mais un match un mercredi soir a forcément un goût de Champion’s League. Enfin presque (bis).

– Presque parce que les joueurs acéistes ont fait tourner le ballon tel le Barça, mais sans jamais avancer et sans jamais quitter leur camp.

– Presque parce que l’entraîneur de l’ACA se nomme Sir Alex, ou plutôt Sir Alex Dupont.

– Presque parce que le Stade François Coty c’est Bernabeu mais avec vue sur la mer.

– Presque parce que Guillermo Ochoa a la même coupe de cheveu que Dominique Rocheteau.

Vous l’aurez compris, les pistes ont été brouillé mais on s’est vite rendu compte de la supercherie. Le niveau de jeu était plus proche d’un Arles-Avignon-Fréjus Saint-Raphael que d’un Juventus-Chelsea. Mais finalement, Ajaccio s’est qualifié pour la treizième place de la Ligue 1 des Champions. Grâce à quoi ? Grâce aux coups de pieds arrêtés d’un homme écrié par tous depuis le début de saison : Adrian Mutu. Par ailleurs, Alex Dupont avait mis de côté plusieurs joueurs afin de revenir à une forte corsisation qui avait bien fonctionné la saison dernière. Sur la pelouse, exit Sammaritano, Diarra, Poulard et Diawara. La place est faite aux tauliers Cavalli, Pierazzi, Eduardo, Maire et Lippini, tous acteurs de la remontée en Ligue 1 ou du renouveau hivernal de la saison dernière. Ricardo Faty était quant à lui laisser au repos. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choix de Dupont -sans doute ses premiers depuis qu’il est arrivé- ont été payants. Les joueurs ont retrouvé l’envie, l’allant et la réussite qui leur manquaient les derniers matchs.

Bref, l’ACA remonte d’un coup à la treizième place et reprend trois points d’avance sur Sochaux, le premier relégable. Prochain match à Troyes où le Perfettu se rendra accompagné par les Sanguinari pour la première fois. La première partie du contrat est remplie, la deuxième devra l’être aussi : gagner contre le promu troyen.

(Ricardo) FATTI DIVERSI :

– Franck Signorino a déclaré forfait deux heures avant le match à cause d’une gastro. De toute façon s’il avait joué, le résultat aurait été le même : il aurait été à chier.

– Le huis-clos vous êtes sûrs qu’il était à Bastia et pas à Ajaccio ? (les tribunes étaient en effet peu garnies mais big-up aux supporters présents).

– On va s’adresser aux plus jeunes là. Le défenseur Mandi était venu sans ses meilleures ennemies Alex, Sam et Clover.

– Mutu a inscrit son troisième but cette saison. Ça y est, il est enfin lancé pour rattraper Ibrahimovic au classement des buteurs. Et Sloan Privat, Cédric Barbosa, Benjamin Nivet et Eden Ben Basat par la même occasion.

 

ANNUTAZIONI

Ochoa 4/5 : le retour du mexicain décisif. Il est en grande partie la raison pour laquelle Hubert Fournier, l’entraîneur rémois a déclaré « On n’aurait jamais marqué même si on avait joué deux heures ». Parfait devant Ghilas à la 11ème minute puis sur un coup-franc à la 83ème minute, il s’est pris pour Daouda Karaboué en faisant un arrêt de handballeur à la 32ème toujours devant Ghilas.

Bouhours 3/5 : VA AU BOUT DE TES MONTÉES MERDE. On peut d’ailleurs faire le même reproche à Anthony Lippini. Les latéraux ne se sont pas projetés à fond dans leurs montées. Dès qu’ils recevaient le ballon, ils se sentaient obligés de centrer immédiatement alors que prendre le couloir aurait pu être plus intéressant. Privilégier la défense était sans doute une consigne de Dupont. Si c’est le cas, il a très bien suivi les directives de son coach.

Maire 3/5 : ses premières interventions ne respiraient pas la sérénité mais fort heureusement il s’est vite mis dans le match. De bonnes interventions, des jaillissements pleins d’autorité et une maîtrise de son sujet tout au long du match. Une bonne prestation pour un remplaçant habituel mais pas de quoi faire de l’ombre à Poulard.

Petit jeu impromptu, où se cache Arnaud Maire?

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Medjani 3/5 : son début de match fut dans la lancée de son match précédent. Un mauvais dégagement de sa part à la 11ème minute aurait même pu coûter un but sans un excellent Ochoa. L’algérien s’est rattrapé par la suite en répondant présent dans le domaine aérien pendant la période de flottement ajaccien à l’heure de jeu.

Lippini entre 3 et 4/5 : « ne te jette » pas est sans doute la consigne la plus écoutée sur les terrains amateurs ou pendant les matchs de jeunes. Lippini, lui, semble complètement s’en foutre tant il se retrouve le cul à terre. 1ère intervention, 1ère faute. 2ème intervention, 2ème faute. 3Ème intervention… non faut pas déconner non plus. Sa principale victime ? Diego, qui aura pris plus de coup en un match qu’un boxeur dans toute une vie.

Mostefa 3/5 : pas de frappes ni de carton mais une bonne orientation du jeu, de l’envie et un pressing efficace.

Pierazzi entre 3 et 4/5 : le retour du capitaine ! Titulaire pour la cinquième fois de la saison, JB a bien tenu son rôle. Il a même fait plusieurs centres !

Cavalli 3/5 : ses 3 premiers ballons se sont conclus par…3 ballons perdus. Et sa première frappe finira à côté. Malgré tout cela, son match fut convenable, ses transversales, ses écartements de jeu, ses petites passes furent au rendez-vous. La précision technique qu’il apporte s’avère utile surtout qu’à part lui, personne d’autre n’est capable de cela. À noter toutefois un carton en début de match pour un tacle non-maîtrisé et des corners qu’il n’a pas réussi à lever alors que paradoxalement, son jeu fut basé tout le match par des transmissions aériennes. Remplacé par Lasne.

Belghazouani 3/5 : le coup d’envoi fictif fut donné par deux femmes ayant participé au Rallye des Gazelles et pourtant, la vraie gazelle ce soir, c’était Chahir. Précurseur des contres ajacciens, il a énormément couru sur son côté. Prenant de vitesse la défense rémoise, il s’est procuré sa meilleure occasion à la 48ème minute avec un tir dans un angle fermé. Sinon, il a encore régalé le public de gestes techniques de grande classe. Merci Chahir d’égayer nos matchs. Remplacé par B.André.

Mutu 4/5 : tête 9? pas assez puissante, but 10? refusé pour HJ. Positionné sur le côté gauche à la place habituelle de Diarra, le roumain s’est vite mis sous le feu des projecteurs grâce à une tête pas assez puissante à la 9ème minute et grâce à un but refusé pour hors-jeu une minute après. Réclamant plus les ballons que ses cousins roms ne réclament des pièces, Mutu n’a pas hésité à dézoner pour être à la réception des centres de Cavalli ou de Lippini. Sa quatrième tentative fut la bonne lorsque son coup-franc de 35 mètres trouva les filets d’un Agassa surpris de ne pas avoir vu le ballon touché. Mais la performance de Mutu ne s’arrête pas là. On l’a même vu défendre comme en atteste son carton jaune reçu au retour des vestiaires. Auteur de son match le plus abouti depuis le début de saison, l’ex juventini a ensuite été décisif sur le deuxième but en tirant le coup-franc amenant le csc de Tacalfred. Unanimement félicité après ses deux actions, les média cesseront peut être la kaballe menée contre celui qu’ils jugent être une starlette tyrannisant le vestiaire. Remplacé par Diarra.

Eduardo 3/5 : il va au charbon, normal il a joué à Lens. Le brésilien ne rechigne jamais à l’effort, ce qui lui fait parcourir les quatre coins du terrain. Malheureusement, il est rarement devant le but. À son actif toutefois, un lob et une frappe dans l’espace d’une minute à la 53ème.

I RIMPIAZZANTI :

André, 73ème, NN : est réapparu après un long moment sans matchs. Et le revoir, ça fait toujours plaisir.

Lasne, 75ème, NN : pour son premier ballon il dévie le coup-franc de Mutu qui sera lui-même dévié par Tacalfred dans ses propres buts. Efficace dès sa première balle, il aurait pu l’être après une chevauchée sur le côté droit. Une bonne rentrée qui pourrait lui valoir plus de temps de jeu bientôt.

Diarra, 81ème, NN : malchanceux, il aurait pu marquer à condition de faire contrôler une balle fuyante d’un de ses coéquipiers.

La prochaine académie devrait paraître dimanche. En attendant, vous pouvez rejoindre la page Facebook ou le compte Twitter de PallòPallò, le Perfettu n’en sera que ravi.

Perfettu Erignacci.

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