Ajaccio – Toulouse (2-3) : L’Aiacciu Académie livre ses notes.

L’hommage a été un peu gâché

Placé sous l’honneur du regretté Michel Moretti, disparu il y a cinq ans, cet AC Ajaccio-Toulouse devait permettre de rendre hommage à l’ancien président chéri et de s’éloigner un peu plus de la zone de relégation. Malheureusement, si l’hommage fut beau avec le discours en corse d’Alain Orsoni et celui de Faustina Moretti (la fille du défunt président et accessoirement compagne de Fabrice Begeorgi), la victoire, elle, n’aura pas été au rendez-vous. Pourtant, c’est bien de cette façon que l’hommage aurait été le plus beau. Alors la faute à qui ? La faute à un milieu de terrain toulousain très perforant, technique, et au dessus physiquement. Capoue, Rabiot et Tabanou auront fait beaucoup de mal. Cette domination du milieu déteindra sur toute l’équipe du TFC puisque les chiffres du match sont à l’avantage des visiteurs : 84% de passes réussies, 15 tirs, 6 tirs cadrés, 59% de possession de balle et 26 centres. Une défaite mais pas de quoi rougir pour autant. Les Toulousains auront aussi été chanceux. De notre côté, on pourra regretter un certain attentisme en défense qui coûtera le deuxième but. Quant au pénalty, aussi sévère soit-il, il nous aura punis d’avoir trop laisser faire les joueurs offensifs toulousains. En attaque, même si les deux buts furent inscrits en première période, c’est bien en seconde que les Ajacciens se sont montrés le plus dangereux, en vain.

L’AC Ajaccio fait une mauvaise opération en vu du maintien car d’un autre côté, Sochaux, Nancy et Bastia ont gagné alors que l’ETG, Reims et Troyes ont fait match nul. Les Ajacciens se retrouvent donc à la 14ème place, avec quatre points d’avance sur le premier relégable, Brest, l’autre perdant de la journée.

Du côté de la composition, Albert Emon avait opté pour une composition plutôt offensive. Fatigué de son voyage en sélection, Mehdi Mostefa laissait sa place à Ricardo Faty qui était accompagné de Paul Lasne – le plus porté vers l’avant des milieux défensifs -. En attaque, en l’absence de Dennis Oliech toujours pas rentré du Kenya et avec la blessure de Frédéric Sammaritano, Diarra et Belghazouani étaient chargés de l’animation. Seul en pointe on retrouvait Adrian Mutu. Johan Cavalli devait lui pourvoir ses attaquants en ballons dans son rôle de meneur de jeu. Derrière, mais devant Memo Ochoa, la défense-type est alignée : Bouhours, Poulard, Zubar et Chalmé.

Tactique ACATFC

(RICARDO) FATTI DIVERSI :

– Aucun des joueurs ajacciens présents sur la feuille de match n’a évolué à l’ACA sous la présidence de Michel Moretti. Seuls Pierazzi, blessé, et Thierry Debès, gardien à l’époque et aujourd’hui entraîneur des gardiens, l’ont connu.

– « Nous nous sommes pris pour d’autres ». Le président Orsoni n’était pas content de ses joueurs. Le problème c’est que l’ACA ne s’est pas pris pour le FC Barcelone, mais pour Arles-Avignon. Du coup, la défaite est normale.

– Un trou au milieu et un œuf sur le côté : la défense acéiste, c’est un cacavellu.

Cacavellu

ANNUTAZIONI

Ochoa 3/5 : il a les cheveux de Kev’ Adams mais beaucoup plus de talent. Décisif aux 5′, 14′ et 29èmes minutes, il ne pourra rien faire sur le premier but et sur le pénalty, on peut peut-être lui reprocher de ne pas être sorti plus vite sur le but de Tabanou.

Chalmé 2/5 : se fait devancer par Tabanou sur le but et provoque le pénalty. Quelque chose d’autre à ajouter ?

Poulard 3/5 : toujours fidèle au poste, toujours l ‘élément le plus constant.

Zubar entre 2 et 3/5 : premier coup de mou depuis son arrivée. On ne lui en tiendra pas « vigueur » comme dirait son pote Valbuena.

Bouhours 3/5 : une prestation pas dégueulasse ponctuée par un début de deuxième période plus offensif. Comme le montre sa frappe dangereuse de la 54ème minute.

Faty entre 2 et 3/5 : laissé un peu trop seul par Lasne, il s’est fait submerger par le milieu adverse. Remplacé par Mehdi Mostefa.

Lasne entre 2 et 3/5 : comme les charmes d’Alizée s’exportent au Mexique et en Asie, Lasne s’exporte sur le côté gauche de l’attaque pour apporter sa pierre à l’édifice. Malheureusement au détriment de la récupération.

Cavalli entre 3 et 4/5 : comme s’il se transcendait contre Toulouse, Cavalli a encore une fois été très bon. Délivrant une magnifique transversale qui aboutira au but contre son camp de Zebina, il sera aussi à l’origine du but de Mutu avec un corner bien tiré.

Belghazouani entre 2 et 3/5 : il pâtit de la comparaison avec son match aller où il avait marqué deux buts.

Diarra entre 2 et 3/5 : depuis le match aller, l’ancien Lorientais n’a pas marqué. Auteur d’un excellent match à Toulouse, Diarra a montré de belles choses, qui n’ont malheureusement abouti à rien de concret.

Mutu entre 3 et 4/5 : il a plus d’occasions qu’il n’y a de roumains qui font la manche dans le Métro. Mais force est de constater que ça paye moins : un but (de près) pour cinq occasions. Un match plein d’envie récompensé par son huitième but de la saison.

I RIMPIAZZANTI

Mostefa, 67ème minute, NN : RAS.

Delort, 81ème minute, NN : Abdennour en a fait son repas.

Samedi prochain, le match de la peur. Le match qu’il ne faut pas perdre. Le suspense sera à son comble. Samedi prochain c’est bien sûr Sochaux-Ajaccio.

Perfettu Erignacci.

6 thoughts on “Ajaccio – Toulouse (2-3) : L’Aiacciu Académie livre ses notes.

  1. Pour les Roumains à Brest essaye d’en refourguer mais des mauvais. Les bons ça va être louche.
    Je crois que c’est bon pour vous perfettu, il y a du caractère dans.votre équipe et puis de l’argent sale pour des primes motiva tes. Je crois que c’est ce qui nous manque pour les motiver nos joueurs.

  2. Pas mal la parade ultime pour de ne pas mettre de virgule, j’ai apprécié et pour ma part j’adore chahir, je voulais seulement vous le faire partager.

  3. Putain 4 commentaires c’est pas arrivé depuis le dernier but de Gigliotti j’crois.
    Sinon bien sûr qu’on va se maintenir, avec un Roumain. Et l’année prochaine on va se maintenir avec deux roumains : Mutu + Popescu. Et ouais

  4. Dire que Gigliotti a failli signer en Roumanie, putain tout se recoupe !

    Un côté gauche Bouhours – Lasne, quand même. Putain de L1.

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