Ajaccio – Valenciennes (1-1) : l’Aiacciu Académie livre ses notes et va se mettre au roumain

Le service lui , sait déjà dire « narok »

Si le match nul contre Paris avait un petit goût de victoire, ce 1-1 contre Valenciennes a bien un goût de défaite. Avec même un arrière-goût de javel-menthe. En cause, une incapacité de remporter un match largement à sa portée à 11 contre 10. Et François-Coty a encore été victime du zèle de l’arbitre Mr Cailleux. Après avoir ressorti une règle de jongle avant une passe à un gardien ou encore après un coup-franc indirectement tiré directement par Julien Féret contre Rennes, l’homme en jaune a cette fois-ci fait retiré un pénalty à Mutu à cause de la présence dans la surface de trois ajacciens lors du tir. Une règle qui n’est plus appliquée depuis 1905 et la séparation de l’Église et de l’État. Mais s’il y a des coupables, ce sont bien les joueurs.

Tout avait pourtant pas trop mal commencé, les acéistes avaient même dominé les 20 premières minutes montrant une envie et des aptitudes intéressantes. Mais, bien sûr, cela n’a pas duré. Peu à peu, les valenciennois sont rentrés dans le match, ont pris la possession de balle et ont inquiété la défense ajaccienne avec leur ligne d’attaque. À plusieurs reprises, Anthony Le Tallec, N’Guette et Aboubakar se sont baladés comme les vieux se baladent sur la promenade des Anglais. Pourtant, c’est bien l’ACA qui ouvrit le score grâce à Adrian Mutu. De quoi espérer une victoire. Le carton rouge de Benjamin Angoua puis le pénalty allait dans ce sens. Mais le destin et la faiblesse de l’équipe allait contre-carrer le plan rêvé. Mutu loupe sa Panenka, et comme un symbole de coup de massue du bon Dieu, N’Guette, excellent tout le match, égalisait après s’être joué d’une défense rouge et blanche bien trop statique. C’est incroyable mais pourtant bien vrai, l’ACA n’arrivera jamais à faire la différence en supériorité numérique. Seul Mutu se créera une occasion à la 78ème minute. Après Paris, c’est donc un deuxième match nul consécutif. L’ACA fait du surplace et le match contre Évian-Thonon-Gaillard sera décisif dans la lutte pour le maintien. Cette fois-ci, il ne faudra pas perdre faudra gagner.

 tactique VAFC

ANNUTAZIONI :

Ochoa 4/5 : l’un des meilleurs ce soir, si ce n’est le meilleur. Il a une nouvelle fois sorti sa palette complète, comme Philippe Doucet. Après un arrêt tranquille sur une frappe lointaine de N’Guette et une sortie qui a forcé ce même joueur à plonger, Memo a enchaîné avec des parades en tout genre aux 36 et 42èmes minutes. Son plus bel arrêt sera un plongeon plein de félinité sur une tête de N’Guette à la 59ème. S’il te plaît Memo, reste avec nous jusqu’à ta mort.

Bouhours 2/5 : son côté gauche s’est transformé en autoroute du bonheur pour les joueurs valenciennois.

Poulard 3/5 : mis à part un tirage de maillot sur N’Guette – toujours lui- qui aurait pu coûter un pénalty à la 20ème minute, notre vieillard n’a pas été trop à la peine. Si ce n’est devant la technique des attaquants adverses.

Maire NN : donc voilà, on perd sur blessure notre joueur le plus en forme. Remplacé par Felipe Saad à la 23ème minute.

Lippini 2.5/5 : le rugby a Chabal. Le football a Anthony Lippini. Une démarche d’homme des cavernes, une barbe de Néanderthal, des crampons en silex et une technique en boyau de mammouth. Une performance normale pour l’ajaccien.

Pierazzi 2.5/5 : 12 ballons récupérés, autant de perdus. Pas grand chose à dire sur sa prestation.

Lasne 2.5/5 : il apporte plus d’impact lorsqu’il est remplaçant et c’est bien dommage.

Cavalli 2.5/5 : dès le début du match, on a senti chez lui une grosse envie. Encore une fois, il a beaucoup couru, beaucoup tenté, beaucoup râlé donc forcément, il a beaucoup raté. On ne lui en voudra pas car c’est lui qui tire astucieusement le coup-franc qui amène le but de Mutu. Sorti sous les sifflets de quelques connards.

Sammaritano 2.7567458932/5 : une bonne note pour avoir tenté ou une mauvaise pour avoir tout foiré ? À son actif, deux grosses occasions en première mi-temps avec à chaque fois le même résultat : une frappe aussi écrasée que de la purée mousline. Bien en jambe, il céda toutefois sa place à Tiberi.

André 3/5 : après un passage en tant que latéral droit la semaine dernière, André est revenu aux avants-postes, à notre plus grand bonheur. Bonheur car c’est lui qui est à l’origine de la plupart des occasions acéistes. Pour commencer, il fait obtenir un carton jaune à Gaetan Bong. Ensuite, c’est lui qui reprend de volée le coup-franc de Cavalli qui finira finalement dans les pieds victorieux de Mutu. Pour terminer son œuvre, le jeune joueur provoqua le pénalty. Benjamin André : distributeur officiel d’actions dangereuses.

Mutu 4/5 : son meilleur match depuis son arrivée. Il a, à lui seul, animé l’attaque acéiste. Cela avait débuté par une magnifique ouverture pour Sammaritano qui se foira littéralement devant Penneteau. Le roumain ne s’arrêta pas là puisqu’il marqua son cinquième but de la saison en étant au bon endroit et au bon moment pour pousser le ballon au fond des filets à la 29ème minute. Et, comme si plus rien ne pouvait l’arrêter, il enchaîna une course, un dribble et une frappe enroulée qui terminera tout proche du poteau deux minutes plus tard. En deuxième mi-temps, sa disponibilité et sa combativité furent exemplaires. C’est d’ailleurs lui qui déclenchera le tacle et le rouge de Benjamin Angoua. Dans la foulée, son coup-franc trouvera les phalanges de Nicolas Penneateua qui détournera en corner. C’est sur cette même action que l’international marquera son pénalty…avant de le retirer et de le louper. Pas de quoi lui en vouloir toutefois, même si sa Panenka était prévisible. Il s’est immédiatement excusé auprès de ses coéquipiers puis auprés de ses fans sur Facebook. Pour ceux qui parlent roumains : « Cateodata cand ceri prea mult sfarsesti prin a gresii…cer scuze tuturor suporterilor echipei Ajaccio,echipei mele si fanilor mei…Am ales sa sutez asa si îmi asum responsabilitate pt ca am ratat…#AM ».

I RIMPIAZZANTI

Felipe Saad, 23ème, 3/5 : un deuxième bon match consécutif, Saad alors ! Le match de la semaine prochaine contre son ancien club promet.

Tiberi, 73ème, NN : LE RETOUR à Timizzolu et une belle disponibilité qui trouve cependant ses limites dans une faiblesse technique.

Delort, 79ème, NN : une entrée, un grand pont, un carton jaune. Lâche rien Andy, ton but arrivera bientôt.

Le Perfettu s’excuse pour sa mauvaise prestation académiesque. Mais que voulez-vous, il se met au niveau de ses joueurs chéris.

Perfettu Erignacci.

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