Allemagne-Danemark (0-1) : l’acadynamite danoise a la gueule de bois heureuse et ne regardera pas la vidéo

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D’après une étude du Laudrup 92 Institute, menée lors de l’horsjeuïade 2015, le niveau de jeu optimal au football est atteint lorsque la moyenne d’alcoolémie des joueurs se situe exactement à 0,5 g/L dans le sang – moyenne peu respectée lors de cet événement.

Ce serait le niveau nécessaire pour combler le manque naturel dans le corps humain et accélérer les transmissions neuranales de la tête au pied.

Pour cet Euro 2024 en Allemagne, la sélection danoise a décidé de tenter l’expérience afin de récupérer le trophée avec panache. Moi, Kasper Suuze, serais leur spinte-doctor pendant toute cette compétition.

Le taux danois (4 g/L): y en a qui boivent pour oublier, d’autres pour anesthésier leur amputation du gros orteil afin de ne plus être hors jeu (point net) et enfin certains pour ne plus avoir l’image d’un Neuer qui leur fonce dessus dès qu’ils ferment les yeux. Bref, les Danois eux-même ne savent plus si leur Euro 2024 est terminé ou non. Dans le doute, on laisse la musique à fond et on continue la soirée.

La note du match (5/5 dans l’instant – 0/5 au réveil) : tout a commencé dans un tournis délirant. Purée, les Allemands et leur Jägermeister à brailler comme sur une plage de Majorque. Le vomi n’était vraiment pas loin. Heureusement, la petite sortie imprévue sous l’orage a permis de rafraîchir les neurones. Le regain pour la deuxième partie de soirée s’annonçait donc parfait. Les retours d’outre-dégurgi promettent toujours des instants de gloire et de beauté. Ce qui est advenu tout naturellement : ouverture du score superbe d’Andersen sur un geste quasi absurde de Delaney. Il n’y avait plus qu’à tenir le score et finir la soirée au petit matin. What a life ?

Les joueurs :

Schmeichel (5/5) : Peter qui ?

Andersen (5/5) : le conte de fée de l’été. Mais depuis quand on a supprimé les happy ends et les happy hours ?

Vestergaard (2/5) : s’est bien amusé à comparer qui avait la plus grande avec Kimmich au petit coin.

Christensen (2/5) : a regardé Schlotterbeck avec beaucoup d’intensité jusqu’au bout de la nuit. On peut le comprendre, même si ce n’était pas son job.

Bah (2/5) : a déboulé régulièrement pour redonner un coup de fouet à tout le monde en lançant un karaoke. Très vite lourdingue.

Delaney (4/5) : l’ambianceur parfait, avec une inventivité jusqu’au bout des ongles… quoique parfois débordante.

Højbjerg (1/5) : il a vite perdu de vue ceux avec qui il était venu, mais il a réussi à passer une bonne soirée en retrouvant d’anciennes connaissances. D’ailleurs, quelqu’un sait avec qui il est reparti ?

Maelhe au crâne (3/5) : a déboulé régulièrement pour redonner un coup de fouet à tout le monde en lançant une chenille. Un peu lassant tout de même.

Eriksen (3/5) : un bon capitaine de soirée qui aurait pu avoir le droit à son heure de gloire. Rüdiger a dit non.

Skov Olsen (2/5) : oublié dans ce moment inoubliable, alors qu’il est sur toutes les photos.

Højlund (2/5) : ne s’est pas lassé de chanter « 99 Luftballons en route pour l’horizon ». Pourquoi ? Warum ? For hvad ? L’horizon c’était das Tor.

S’ils ont joué, personne n’en a le souvenir (non notés) : Norgaard, Poulsen, Kristiansen, Bruun Larsen, Wind.

Prochain rendez-vous en quart de finale, sans aucun doute contre la Géorgie de Filip Etchebadze. Ce sera vendredi, à 18 heures.

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