Argentine – Islande (1-1) : The Island Académie fait sa première

Ce n’est pas encore aujourd’hui que la glace va se briser.

Halló eyjamenn,

 

C’est pas faute de vous avoir prévenu. Il y allait avoir du clapping, des gros testicules, de l’envie et de l’exploit. Quand bien même on a un joueur à cinq Ballons d’Or et qui entame sa quatrième Coupe du Monde de l’autre côté du terrain. Quand bien même El Pibe de Oro se trouve en tribune. Quand bien même il s’agit du tout premier match de l’histoire du pays en Coupe du Monde.

On a retrouvé les Icelanders comme on les avait quittés en 2016. Solidaires, combatifs, opportunistes, héroïques. Et surtout guère impressionnés par les bouffeurs d’empanadas.

Le 11 de départ : 

Technique dite de « l’Iceberg », un milieu compact, des flèches de glace sur les côtés, un froid assassin devant. Allons faire chavirer ce navire argentin.

Le résumé du match :

Bon, sur le pré, la différence de niveau est criante. Et les Islandais l’assument en abandonnant le ballon (21% de possession à l’issue du match). Mais quand on a de grosses cuisses et qu’on envoie des tacles qui désossent des moutons, on n’a pas besoin de la gonfle pour faire mal. Le premier quart d’heure est définitivement argentin, et avec la concrétisation de Kün Agüero et sa minasse sous la barre (1-0, 19e), on se dit que l’Albiceleste va dérouler. Et pourtant. Quatre minutes plus tard, Gylfi fucking thor Sigurdsson viendra chatouiller le portier Argentin d’une frappe bien sentie, qui sera repoussée sur Finnbogason. Alfreð ne se privera pas d’égaliser et d’aller montrer aux supporters adverses qu’il en a des grosses comme ça (1-1, 23e).

L’égalisation donne des ailes aux Islandais, qui poussent désormais bien fort et font fi du respect pour leur illustre adversaire. On passe de peu à côté d’un second but des nordiques peu avant la mi-temps, quand Caballero doit sortir le grand jeu juste avant que Sigurdsson frôle le cadre d’une demi-volée proprement léchée. Frissons pour le peuple Argentin.

Les débats s’équilibrent après la pause. Nous ne sommes plus dans la résistance de Fort Alamo, mais bien dans un combat à armes égales. Sigurdsson est partout, Messi nulle part. Le sagouin aux cinq ballons dorés a cependant l’occasion de briller quand un penalty lui est confié à la 64e minute. Mais quand on se confronte à Hannes Thór Halldórsson, on en prend pour son grade. Le portier Islandais détourne le penalty, et continuera d’écœurer Messi et ses petites sœurs jusqu’à la fin du match. L’Islande a pris un point dans son match supposé le plus dur, et s’offre le droit de rêver encore un peu plus.

« Et merde, j’ai oublié d’éteindre le gaz en partant. »

Les notes :

Hannes Thór Halldórsson (4/5) :

Vachement sympa de la part des Avengers de leur avoir prêté le dieu scandinave le temps d’une Coupe du Monde. Si dans la vraie vie il est réalisateur de films, il a surtout réalisé ici un excellent match.

B. Sævarsson (3/5) :

Il parait qu’il évolue en semi-pro. Il parait qu’il travaille à l’usine et a dû poser un mois de congés. Il parait qu’il avait affaire à Di Maria. Il parait.

Kári Árnason (3/5) :

35 ans, ça pèse un peu lourd face à la vivacité d’Agüero. Mais ça aide à contenir des offensives argentines avec force et vice.

Ragnar Sigurdsson (4/5) :

S’il jouait dans Game of Thrones, il aurait eu le rôle du mur de glace.

Hörður Magnússon (2/5) :

Il s’est bien fait bouger par Meza, et concède le penalty heureusement manqué par Messi. Hörður ménagère.

Johann Gudmundsson (2/5) :

Pas grand chose à retenir. Si défensivement il a fait le boulot, on ne sait toujours s’il a été ailier droit une seule minute dans le match.

Remplacé à la 63e minute par Rurik Gislason (non noté).

Aron Gunnarsson (3/5) :

Du football crasseux comme on l’aime : des coups, une grosse barbe et un brassard bien assumé. Il a chassé de l’argentin tout le match, il en a désormais à bouffer jusqu’à la fin de l’année.

Remplacé à la 76e minute par Ari Skulason (non noté).

Emil Hallfreðsson (3/5) :

Pas évident de se trouver au marquage de Messi. Et pourtant, le pressing intense d’un mort de faim a eu raison du nain argentin. C’est Emil le tueur.

Birkir Bjarnason (3/5) :

Un énorme loupé en début de match. Des fautes à répétition et du bon gros anti-jeux de porcin. Le genre de milieu de terrain qu’on aime.

Gylfi Sigurðsson (4/5) :

Ca vaut bien 50 M€. Un pied droit soyeux, sans peur et sans reproche. Gylfi Fucking Thor.

Alfreð Finnbogason (4/5) :

Il restera comme le premier buteur islandais en Coupe du Monde. Pressing sans fin, décrochages, placement, en bon Alfreð qui se respecte, il s’est mis au service de son équipe.

Remplacé à la 89e minute par Bjorn Sigurdarson (non noté).

 

On a le droit de rêver pour la suite. La suite qui passe par le Nigéria, vendredi à 17h00. Áfram Ísland !

Jens Salymonkhalsson

En bonus :

Jens Salymonkhalsson

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