Chelsea-Manchester United (0-2) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

Salut à tous,

La petite trêve est terminée, le mercato a fermé ses portes non sans avoir laissé entrer Odion Ighalo à la dernière seconde et déroulé le tapis red et vil à la méga signature dans des conditions rocambolesques de Bruno Fernandes.

Le premier est un attaquant nigérian qui s’ébattait jusqu’alors en Chine mais qui a connu la PL par le passé. Incarnant une solution pas forcément de premier choix pour Ole, il a les deux mérites d’être inconnu, ce qui évite de nourrir trop d’attente, et d’aduler le club depuis sa plus tendre enfance. N’est-ce pas ce qu’Ole veut ?

Le second est l’ex-capitaine du Sporting Portugal, nommé deux saisons de suite meilleur joueur du championnat portugais. Ça vaut ce que ça vaut, mais on ne va pas faire la fine bouche d’autant qu’il représente précisément ce qui nous manque désespérément cette saison : un 10 bon avec le ballon, capable d’abreuver les attaquants de bonnes passes, de tirer de loin, de créer des décalages, etc…un vrai joueur de foot, quoi.


Le match.

Jouer au Bridge n’est jamais une paire de manche, même si ce Chelsea est sévèrement diminué par les blessures (et pas nous, peut-être ?) et connait une période délicate depuis le début de l’année. Côté gagneuses, Ole a décidé de repartir sur le 3-5-2 qui a bâti ses succès à l’extérieur face à Chelsea déjà et à City.

La première période est néanmoins copieusement à l’avantage des Blues qui tentent de nous prendre à notre propre jeu en nous laissant la possession et en jouant les transitions à fond les ballons. La maladresse des finisseurs nous permet de conserver le match nul et on ne s’en plaint pas, ce qui évite de trop voir qu’on ne se crée pas la moindre occasion.

Le jeu écarté des attaquants dans ce système à une seule vraie pointe n’aide pas à trouver de la présence dans la surface et même si notre bloc semble pouvoir s’approcher du but adverse relativement facilement, c’est plus pour y perdre le ballon que pour y créer le moindre danger.

Fort de ce constat, Anthony Martial décide en fin de période que c’est assez et suite à un une-deux entre Fred et Wan-Bissaka qui ouvre toute l’équipe blues en deux, il croise une tête sur le centre du dernier pour battre Caballero de manière fort inhabituelle. 0-1, 45e

La seconde période nous offre un combat toujours aussi viril, mais Chelsea semble avoir baissé le pied, dépourvu d’idées et de solutions. United rend plus de ballon et semble plier, mais concède paradoxalement moins d’occasions qu’en première période et se permet même de venir embêter la défense adverse.

Le VAR intervient pour nous sauver la mise par deux fois, pendant ce temps Bruno tape le poteau sur un coup-franc mais ne renonce pas à se montrer décisif puisqu’il dépose un corner sur la tête imparable de Maguire qui scelle le score : 0-2, 66e.

Trois victoires en trois matchs contre les Londoniens en bleu cette saison, ce n’est peut-être pas un indicateur de quoi que ce soit ni la moindre consolation en cette période de médiocrité, mais ça a au moins le mérite de mettre un peu crème dans cette soupe amère.


Les notes

De Gea 3/5
Pas embêté outre mesure, il a parfaitement su comment faire suppléer ses carences à la VAR quand il a fallu donner le petit coup de collier nécessaire pour conserver sa cage inviolée.

Bailly 4/5
Rien n’est jamais terne ni plat avec Eric. Tout doit être flamboyant, spectaculaire, verni de la brillantine des grands frivoles. Aussi ce retour après de longs mois sans compétition nous a-t-il offert l’éventail complet de ses meilleurs tours, entre tacles délirants dans sa surface, petites danses pour feinter le pressing adverse au point de penalty, remontées de balle sauvages et domination aérienne.

Maguire 5/5
Le skipper a décidé de passer la vitesse supérieure ces dernières semaines, et cela se fait sentir. Plus de sérénité en défense, des duels remportés quasi-systématiquement et des relances soignées, on n’en demande pas plus. Alors forcément quand il se décide enfin à marquer, dans un match de cette importance qui plus est, on est ravi. On compte sur lui pour s’entretenir avec Ole sur la nécessité d’abandonner cette défense mixte sur CPA, désormais.

Shaw 3/5
Il semble se plaire dans ce nouveau rôle de central excentré dans une ligne de trois. Il profite même de la concentration inébranlable de Williams pour s’offrir d’occasionnelles montées offensives qui si elles ne sont pas toujours couronnées de succès, prouvent qu’il n’est pas tout à fait fini pour le poste de latéral non plus.

Wan-Bissaka 4/5
Toujours aussi terrifiant en un contre un, il a eu la bonne idée de faire taire ses quelques détracteurs en offrant un magnifique centre pour l’ouverture du score. Alors oui, il n’en lâchera pas autant qu’Alexander-Arnold cette saison, mais il reste une valeur plus que sûre à son poste.

Williams 3/5
Discret mais tenace, sa mentalité de feu fait toujours la différence face à des grognards qui ont dix fois son expérience. Ce système à trois défenseurs semble le mettre beaucoup plus à l’aise qu’une défense à quatre.

Matic 3/5
Jamais réellement impressionnant mais en même temps il n’a pas dû perdre un seul ballon du match, donc on ne va pas faire la fine bouche.

Fred 4/5
Lui est toujours fantastique semaines après semaines. Personne ne récupère autant de ballons que lui sur le terrain et il se permet même de participer aux attaques désormais. La métamorphose depuis la saison dernière est complète, pour notre plus grand plaisir.

Fernandes 4/5
Son génie n’a pas encore éclaboussé ce match : il s’est simplement contenté de démontrer son potentiel par petites touches. Ainsi ce coup-franc dans un angle pas banal qui atteint le poteau, mais surtout ce moment de gloire unique cette saison : pour la première fois, on a marqué un sur un coup de pied arrêté.

James 2/5
Esseulé et rarement inspiré, il a affiché ses limites quand bien même le peu de profondeur de notre effectif force Ole à l’utiliser en dehors de son rôle. Après tant qu’il est là, on ne voit ni Lingard ni Pereira alors pourquoi pas.

Martial 4/5
Eh bien oui, on peut ne rien faire durant tout un match, traîner sa peine à la recherche du ballon sur le côté gauche en pleine séance de dézonage anelkéenne et même afficher une lassitude certaine tout en se tapant un petit 4. Parce que cette course pour passer devant Christensen, parce que cette tête croisée somptueuse, parce que Toto, quand tu veux, bordel…

Bobby Carlton

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

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