Chôlet – Nancy (1-1) : La Chardon à Cran Académie connaît un regain de haine

qui sera le prochain ?

On a pu évacuer notre aigreur à l’encontre d’un des plus grands traîtres de la corporation des entraîneurs que la terre ait jamais porté ; il reste cependant un reliquat de pourriture qu’il faudrait éliminer au plus vite de peur que sa fange élémentale contamine plus avant les fragiles composantes qui essayent tant bien que mal de revenir à la lumière en s’agrippant aux basques de Benoît Pedretti, dit l’Ensemenseur de Toutes, le Grand Forniquateur, le Matriobaiseur. Cette pourriture a un nom, elle a aussi un titre : celui de président de mes deux zbis de l’ASNL. Comme la plupart des représentants de cette sale engeance des chefs, elle se complaît dans le caca qu’elle aime tripoter à la sortie frétillante de son anus malpropre, mais elle aime moins cela que de confectionner à l’aide de cette matière malléable de très beaux bijoux dont les gens de sa caste raffolent de se faire le cadeau entre eux. Il va sans dire que ces cadeaux sont de l’ordre du collier de bonbon ou de la bouteille de champagne : il n’y a qu’en les ingérant qu’ils prennent tout leur sel.

En dépit toutefois d’un mieux patent dans cette saison depuis l’éviction de Cartier (mais aussi du redressement relatif des résultats grâce à l’intronisation d’un vrai coach qui lui apprécie son club), le Ganaye semble avoir perdu ses habitudes de fils de pute et néglige quelque peu le culot légendaire qui lui faisait croire qu’il pouvait s’autoriser à pointer sa vieille gueule de baiseur de bouc au stade. On imagine vaguement, non sans une pointe de tristesse, n’avoir que peu de monde à insulter durant le match quand soudain, d’outre-tombe, érigé comme la verge du père fondateur de toutes les salissures à visage humain que les entrailles fumantes des enfers ont déféqué sur cette terre infâme, surgit dans les rangs de l’adversaire le coyote à foie jaune le plus puant de toute la familles des micropénisadés : Baptise Valette.


Le match

Très vite le ton est donné : Nancy attaque pied au plancher sans ménager ses efforts, joue les coups de pied arrêtés à fond, excite la fibre supportariale que l’on pensait morte et enterrée en nous. On marque même un but sur coup de pied arrêté, refusé pour un hors-jeu pas évident (pas de VAR en National et c’est tant mieux : ça permet d’insulter l’arbitre en analogique). Tout est donc réuni pour que l’on encaisse derechef un but, et s’il est facile d’agiter la flamme de l’évidence a posteriori, sachez que nous l’avions prédit in situ. Eh, on commence à s’y connaître en football anal, à force. On n’est pas arrivé à une place de relégable en troisième division sans quelque effort… Bref. Lenny Nangis, dans un geste fou que l’on ne s’explique pas, décide de déféquer sans vergogne sur les principes les plus élémentaires de son sport en relançant un ballon chaud PLEIN AXE et l’irréparable se produit. Mais alors que l’on décide de renseigner les cases de son arbre généalogique avec une injure originale (on avait pensé à « bandeur de l’administration française » mais on s’est repris en se disant que ce n’était vraiment pas élégant), un événement nouveau a lieu, qui nous fait reconsidérer toute les haines : le gardien adverse, le vrai Baptiste Valette, longtemps gardien de l’ASNL, violeur avéré, sac à merde de premier ordre et lui-même bandeur consentant de l’administration française TRAVERSE TOUT LE TERRAIN pour aller embrasser, compisser de joie et célébrer avec son équipe, équipe qui, je le rappelle, a découvert le football en 1985 grâce à un reportage de Jean-Pierre Pernault. Un influx nerveux exprimant des sentiments tout sauf mitigés redresse instantanément notre colonne vertébrale et nous exhorte à déféquer dans notre main pour lancer un étron bien fumant à l’importun, fort heureusement nous parvenons à nous contenir in extremis car nous ne sommes pas au stade. L’infâme échappe donc de peu à l’opprobre mais pas au FILS DE PUTE écrit en lettre de sang derrière nos yeux.

Même notre égalisation qui intervient relativement vite nous est gâchée par le rappel insistant de l’existence putride de cette sombre tache dans le bilan déjà pas reluisant de l’humanité. Mais que voulez-vous, c’est comme ça. Benoît Pedretti existe pour contrebalancer, l’eau est toujours là pour raviner à nouveau le lit du ruisseau asséché, un printemps fécond est annoncé pour balayer la salissure et ramasser les ordures, il paraît même qu’on va censurer les imbéciles. C’est bien que, même si tout ne va pas encore bien, plus que tout pourrait aller mieux bientôt. La vache, puissant ce nouvel anti-dépresseur.


Les notes

Sourzac 3/5
Face à son ancienne doublure, il a dû faire jouer à plein un manichéisme digne de Marvel pour rappeler à la face du monde ce qu’est un vrai salopard. Et qu’à la fin c’est quand même les gentils qui prennent le point du nul à l’extérieur.

Dacosta 3/5
Nouveau personnage débloqué depuis peu, sa quête semble tracée de manière explicite par son gourou Ben Ped : installer un joueur de foot au poste de défenseur latéral, au moins un, s’il vous plaît, un tout petit.

Mendy 3/5
Simple, efficace, rarement glorieux mais pas forcément abyssal. L’enchaînement des matchs semble lui donner confiance.

Pellegrini 3/5
Faute de mieux, c’est pas mal.

Tayot 2/5
On est prêt à admettre encore et encore qu’il est l’illustration parfaite du principe de Peter, mais tant qu’il tiendra éloigné des terrains l’homme-Renault Traffic, il sera, on le sait, le premier nom couché sur la feuille de match.

El Ayanoui 3/5
Pas un grand match, mais un match dans ses standards. Chaque semaine il envoie le message clair et distinct qu’il n’a rien à foutre dans ce championnat de bas étage. Si son club pouvait le comprendre et construire autour de lui…

Deaux 4/5
Une belle maîtrise du ballon et de l’initiative. C’était pas le Beaujolais ni une charge de CRS, c’était juste un bon match de foot, enfin.

Mouazan 3/5
Peut-être pas aussi nul que ce qu’on avait espéré mais pas aussi fort que ce qu’on craignait non plus.

Nangis 2/5
Lenny on t’aime, mais qu’est-ce que tu es allé t’embarquer dans cette galère à remettre ce ballon dans la demi-lune alors que l’adversaire chargeait sabre au clair, bon sang ?

Cissé 4/5
Les buts s’enchaînent depuis l’avènement de la seconde ère Pedretti et il semble même plus pertinent dans ses choix. Soit Ben Ped est un génie et il nous emmène directement en Ligue 2 d’ici la fin de saison, soit la vie est une catin de l’espace et il prend un rouge direct à la 22e minute au prochain match pour gâcher tout ce bon travail.

Robinet 3/5
Toujours un gros boulot en essuie-glace devant la surface adverse, toujours trop peu de buts. À force de vouloir être tout le temps au bon endroit, il ne s’y trouve jamais vraiment.

Marcel Picon

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