Costa Rica – Bermudes (2-1) : La Ticos Académie fait short

Mes choupinounets, comment ça va ?

Aujourd’hui je vais faire court voyez-vous, pour ce match qui n’avait que deux intérêts :

– 1°) mes Ticos d’amour sont qualifiés pour les 1/4 de finales

– 2°) au moins on aura parlé un jour de l’équipe nationale des Bermudes sur ce site.

Pour le reste, la Sele a vu s’évaporer toutes les belles dispositions vues contre le Nicaragua, pour nous servir une bouillie assez indigeste contre le 174e du classement Fifa. Donc je vais tâcher d’oublier au plus vite ce match pour plutôt contempler des boules en pierre.


L’équipe

Le sélectionneur effectue un copier-coller du premier match, et moi aussi par la même occasion.

Leonel Moreira (Pachuca) dans les buts

Les grognards habituels à l’arrière : Gamboa (Celtic) – Waston (FC Cincinnati) – Duarte (Espanyol) – Oviedo (Sunderland)

Au milieu, la paire Borges (Göztepe) – Alan Cruz ( FC Cincinnati) à la récupération, Campbell (Leon) et Aguilar (Jeju United) pour animer les côtés.

Devant, les beaux bébés que sont Mayron George (Midtjylland) et Jonathan McDonald (Al-Ahli) pour déménager la défense des voisins.

Boule discrète


Le match

Beurk. La dernière fois que j’ai passé une heure à autant m’ennuyer, c’était avec ce stagiaire anglais que je ne sais quelle université m’avait envoyé au laboratoire de boulologie. Il avait pas envie, et une fois qu’il avait enfin compris qu’il n’avait pas trop le choix, il s’était montré maladroit, mais maladroit ! Cette mauvaise volonté, ça me désole.

Et quand ce sont mes chéris qui s’y mettent, c’est pire, ça m’énerve. C’est comme ça que vous prenez soin de votre Kimberly ? Avec ces duels mous et cette absence d’imagination ? Déjà que les stagiaires sont nuls, alors si mes fournisseurs d’orgasmes refusent de me faire grimper aux rideaux, je ne réponds plus de rien, moi.

Donc, pendant 30 minutes, ces andouilles jouent à se faire peur et passent deux fois tout près de concéder l’ouverture du score. C’est alors que mon beau Celso s’agace, se porte enfin à l’avant et obtient un corner. Aguilar le titre, mon Celsounet est encore là pour reprendre de la tête sur le gardien, et Mayron George finit l’affaire avec la finesse qui le caractérise.

Une fois les boules remises à leur place, mes chéris maîtrisent mieux la partie. 54e minute, Elias Aguilar fiche un joli tir dans le petit filet en profitant d’une défense spectatrice : 2-0, le match est plié ? Nenni. Sur un corner joué à ras de terre, Borges (oui, quand il fait le con, ce n’est plus mon Celso d’amour) intervient en retard et concède un pénalty, transformé en force par Wells.

Il reste une demi-heure à jouer et cette qualification ne s’annonce pas si facile. Pour autant, mes Ticos assurent le service minimum et, hormis quelques pertes de balle idiotes, ne se font guère ennuyer par les Bermudiens, parce que sachez-le, on dit Bermudiens et non Bermudéens. Mais ons’en fiche. Apprenez déjà à dire Costariciens au lieu de Costaricains, et nous aurons déjà fait un grand pas.

Bref, rien jusqu’à cette 89e minute et ce tir en pivot d’un Bermudien laissé libre par Duarte, qui laisse Moreira médusé et me fait des frissons partout, à commencer par là où je ne voulais pas. Le ballon file à côté de la cage et nous pouvons respirer. Mayron George a l’occasion à l’ultime seconde de creuser un peu la différence de buts, mais notre brute épaisse échoue sur le gardien puis la barre.

La qualification est en poche mais sur le plan du jeu, tout ce qui pouvait nous rassurer après le Nicaragua est anéanti ou presque. Prochain rendez-vous cette nuit de lundi à mardi contre Haiti, et une défaite interdite sous peine de retrouver le Mexique au lieu du Canada en quart de finale.


Les boules  :

Leonel Moreira (3 boules) : Pendant que mon Keylorgasme prend du bon temps en invitant au pays Sergio Ramos et sa nouvelle épouse (point boules&people), Leonel assure l’essentiel sur les quelques frappes contrariantes des insulaires.

Cristian Gamboa (2 boules) : Ya toujours pas de quoi fendre une boule en pierre, comme on dit à mon labo mais bon, pas d’erreur énorme.

Kendall Waston (3 boules: C’est pas notre n°19 qui allait disparaître face aux Bermudes, Kendall n’est pas une de ces lopettes d’aviateurs américains.

Oscar Duarte (2 boules) : En difficulté face à un pays que personne n’est fichu de situer (vous voyez les Antilles ? Ben c’est pas là), ce qui ne laisse pas d’être inquiétant avant d’affronter toute l’Amérique du Nord.

Bryan Oviedo (3 boules) : Profite du roupillon express de la défense pour signer une nouvelle passe décisive, pour l’instzant cette compétition se déroule à merveille.

Celso Borges (3 boules) : Entre son activité à l’origine de l’ouverture du score puis le pénalty concédé alors que la victoire semblait pliée, mon beau Celso a fait ce qu’il a plu pour assurer du spectacle. C’était bien l’un des seuls.

Alan Cruz (2 boules) : Ah, ça pour briller à l’Estadio Nacional contre les voisins du Nicaragua il y a du monde, mais pour régaler au cul du Texas dans un match dont tout le monde se tape la motivation était tout de suite moindre.

Joel Campbell (2 boules) : Le football c’est comme le cunnilingus : lever la tête de temps en temps n’est pas indispensable, mais c’est une petite marque d’attention qui peut faire plaisir.

Christian Bolaños (70e) : Le retour du bandeau le plus laid du football mondial, ce qui ne m’empêche pas de l’aimer d’amour pur (mais en fermant un peu les yeux quand même).

Elias Aguilar (3 boules) : Franchement pas terrible en première mi-temps, exception faite de ses jolis coups de pieds arrêtés. Il a pris les choses en main en seconde, pour mon plus grand bonheur.

Ronald Matarrita (72e) : Entrée réussie à un poste un peu plus avancé que d’ordinaire pour notre deuxième latéral gauche. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, mais s’il est resté le mêmùe je préfère en effet qu’il se trouve un autre joueur derrière lui.

Mayron George (3 boules) :Bon, pour une fois qu’un attaquant à nous marque un but, je ne vais pas faire la fine bouche.Le sélectionneur non plus d’ailleurs, il attendait cet événement depuis son arrivée il y a cinq matchs.

Jonathan McDonald (1 boule) :Grand métis avec des tresses, qui a passé 45 minutes à se camoufler au milieu des grands métis avec des tresses d’en face.

Bryan Ruiz (45e, 2 boules) : Pour seuls fait d’armes, une perte de balle suicidaire et un carton pour simulation. D’ordinaire j’aime bien quand tu me fais durcir les tétons, mon Bryan, mais pas de cette manière.

Les boules battent le triangle.
Boule sous-exposée.


Voilà mes choupinounets, on va donc tâcher ce soir de faire un peu mieux le travail contre Haiti, déjà qualifié également, avant d’attaquer les choses véritablement sérieuses dans la nuit de samedi à dimanche : contre le Canada si tout se passe bien ou le Mexique si tout se passe mal.

Dans le groupe C , (juste pour donner des nouvelles, certainement pas pour se moquer), le Honduras est déjà éliminé, dépassé par des terreurs telles que le Salvador ou Curação. Ceux-ci se disputeront demain les deux places qualificatives en compagnie de la Jamaïque. Enfin, États-Unis et Panama se disputeront la première place de leur groupe après avoir méthodiquement détruit le Guyana et Trinité-et-Tobago. Rouster les mangeurs de castor en quart, les distilleurs de cactus en demi et achever enfin l’Oncle Sam chez lui à Chicago, c’est le plan prévu. Enfantin, n’est-ce pas ?

Kimberly GutiérrezYigüirro

Kimberly Gutiérrez Yigüirro

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