La Croix de Savoie académie revient du fond de la L2.

Salut lecteur, toi qui fais un pas vers l’acceptation de tes perversions en venant prendre des nouvelles de l’eTG, ce club de foot qui s’est mis à aimer les boîtes spécialisées dans la fessée depuis le départ de Dupraz. Non pas que l’on se prenne de grosses déculottées, mais depuis deux mois on est quand même pas mal dans l’humiliation.

On l’avait presque, le maintien…

D’ailleurs si tu t’attends à une académie de notre défaite contre le leader nancéien, analgrame d’Annécien, bin tu te fourres le doigt dans l’anus jusqu’à la narine gauche, parce qu’en fait je suis plutôt là pour essayer de faire un bilan de notre première moitié de saison au moyen de phrases plus longues que celles de Balbir, ce qui n’est pas un mince exploit par ailleurs tant ce dernier est à la prose ce que Lexington Steel est à un anus d’actrice porno, c’est-à-dire long et douloureux. Respire un coup.

Long et douloureux, ça résume aussi les matches des Croix-de-Savoie depuis un moment maintenant : en deux mois et huit matches de championnat, 4 points sur 24. J’ai envie de faire une blague mais je me rends compte que la simple lecture de ce bilan chiffré doit déjà te faire rire. Comment a-t-on pu en arriver là ?

L’intersaison a été mouvementée, certes, avec le départ houleux de Dupraz et le changement d’une partie du staff, auxquels il faut ajouter la fin des 475 prêts de joueurs que le club avait enregistrés la saison passée.

Dupraz quittant l’eTG suivi des joueurs en fin de prêt.

Ceci dit, je pensais que ça permettrait de tirer un trait sur cette descente. A la reprise, l’équipe n’avait pas d’entraîneur et seulement une dizaine de joueurs sous contrat. Tout à reconstruire.

Blaah arrivant début juillet à l’eTG pour parler de l’OM à Tejeda.

L’enthousiasme pointait quand même le bout de son nez à l’annonce de l’arrivée de Safet Susic à la tête de l’équipe première, avec un discours ambitieux tant sur les résultats (remontée dès la première année) que sur le jeu (pour gagner, il faut marquer des buts). Se dire confiant, c’est mal connaître les Croix, mais on espérait sortir d’une fange sportive dans laquelle on s’habituait à se rouler.

Niveau joueurs, les cadres sont toujours là (il paraît que Sorlin, Angoula, Durand et Barbosa servent de fondations au centre de Blonay et que celui-ci s’écroulera le jour de leur départ), et quelques jeunes viennent en renfort avec pour objectif de se mettre en évidence dans un groupe où la concurrence est remise à plat.

« Les gars, quelque chose me dit qu’on ne va pas rester sur le banc toute la saison…« 

Le premier mois de compétition est moyen sans être infamant. Les résultats nuls s’enchaînent dans des matchs où l’équipe tâtonne à trouver son style de jeu, conséquence logique du manque d’automatisme. L’humeur est à la patience, malgré quelques erreurs stupides qui nous coûtent de précieux points. Le match précédant la première trêve internationale, contre Metz, en est le parfait exemple : un match correct que l’on perd en encaissant un péno à la 45e+1 et une frappe sortie de nulle part à la 90e+5. L’inexpérience. Bilan, 4 points en 5 matchs et une 14e place à 6 points du podium.

On joue pas mal mais on ne gagne pas.

Le deuxième mois sera celui de l’espoir. Une série de 6 matchs qui débute par l’explosion d’Auxerre, qui pousse le masochisme jusqu’à prendre un doublé de Gianni Bruno, inexistant jusque là, et qui se conclut par la domination de Dijon dans ce qui reste notre meilleur match de la saison. L’équipe est cohérente, Campanharo émerge comme notre nouveau maître à jouer dans l’entrejeu, Centonze baise des mères à tour de bras malgré son jeune âge et signe son premier contrat pro. 14 points sur 18, meilleur total de L2 sur la période, et on repasse 5e à 3 points de la deuxième place synonyme de remontée. Content mais pas d’enflammade, je connais mon eTG.

Quand tu te sors de la merde avec la manière.

Troisième mois, seulement 4 matches de championnat pour cause de coupes nationales. À part une victoire en trompe-l’œil contre Valenciennes 4-0, trois défaites et donc 3 points sur 12 et une 9e place au classement. Autant la bonne série ne créait pas de fol enthousiasme, autant cette mauvaise passe me plonge dans la résignation.

On était bien parti et là BIM ! Le coup d’arrêt.

Résignation qui se transforme en dépression durant ce dernier mois qui nous voit ne récolter qu’un point sur 12 possibles et chuter à la 13e place, à 4 points de la relégation. Après la défaite sochalienne, je continuais à regarder les matches, même si je ne les relatais pas céans, mais les deux dernières journées sont purement passées à la trappe, préférant éviter la confusion mentale que m’inflige la bouillie de foot proposée par le club.

L’eTG au classement de la Ligue 2.

STOP !!

Je prends la parole parce que j’aime pas le plagiat et les FDP. Et là je n’incrimine pas mon beau Franck, mais les redondances navrantes et évitables dans les saisons de notre club juvénile et insouciant comme un frère Scott sous acides.

Un an quasi jour pour jour que je n’avais pris la parole concernant le club haut-savoisien qui nous a fait rêver par la fulgurance de sa percée dans le foot national, et qui vient de débander comme après une douce éjaculation sur Erika Bella et la perspective de remettre le couvert avec Régine.

Une année d’errance personnelle qui coïncidait avec une attitude du même acabit de nos Croix-de-Savoie. Putain que Horsjeu (que je lisais chaque jour comme un tox devant sa cuillère brûlée mais vide) m’a manqué. Le stade d’Annecy et son inconfort aussi, Kassim et ses replacements défensifs douteux ainsi que Gianni et son jeu en mode cécifoot si caractéristique également, c’est dire.

Mais voilà, le Pascal il a fait peau neuve, comme l’ETG mais avec de la conviction et des objectifs, a contrario de notre board certainement composé de Jean-foutre (on me dit Fernandez dans l’oreillette). Pour moi ce retour sur ce glorieux site est une joie que je comparerais à ma première expérience sexuelle qui remonte au mois de mars (merci Clarisse*).

Après cette année sabbatique au bénévolat de HJ et malgré les sirènes ronflantes de FootMercato pour la rubrique « Breves de news de transfert EXCLUSIF dans ta chatte », l’indigence du jeu de nos Croix ainsi que la gueule d’alcoolique repenti sous Lexo de Susic, je retournerai vous narrer la suite de la saison et assister si le Dieu du foot le permet à un contrôle réussi de Gianni Burno au Parc des Sports.

Franck, mon ami, mon frère en exil, ma patate douce, je te rends la parole et la main sur ce bilan, et ta bite qui a traversé l’hexagone sur sa largeur pour m’offrir ce retour amicanale et bientôt je te l’assure sauvage.

Bise arrière mes Crozets. Que Diot vous guide en ces temps troubles et bonnes fêtes de faim d’anal.

*non, je ne modifie toujours pas les prénoms.

Pascal Diot-Maid.

Les transitions Ripoux – Diot-Maid, tout en style et finesse.

L’annonce du retour de mon alcoolyte est, avec notre parcours en coupe de France, la meilleure nouvelle de cette première moitié de saison. Si on s’est fait sortir comme des bobets en coupe Moustache, on ne s’est pas trop plaint de ne plus jouer cette compétition en carton, ce qui nous permet de profiter de la vieille dame à fond (ce n’est pas sale). Enfin, à fond, on passe contre deux équipes de division inférieure sur la plus petite des marges, et on se retrouve à jouer un derby annécien au sortir des fêtes de fin d’année, ça pue le traquenard quand même.

Pas de notes moyennes pour les gaillards, seulement une appréciation globale, et uniquement pour ceux ayant fait 10 matches ou plus :

Leroy : Titulaire d’autant plus indiscutable que Jesper Hansen est allé profiter des plages bastiaises, il reste à un niveau satisfaisant, même s’il est un peu moins décisif mais même Dieu s’est reposé le septième jour.

Abdallah : Kassim, quand il est sur le terrain t’as toujours peur qu’il fasse une boulette, mais quand il est blessé tu regrettes qu’il soit pas là.

Angoula : le taulier arrive encore à s’immiscer dans le 11 de départ, pour des prestations sans fioritures durant lesquelles il se retrouve parfois aux avants-postes.

Appingandoye : la surprise de fin de mercato est le successeur d’Aldo en tant que défenseur physique. Quelques erreurs mais une bonne adaptation qui doit lui permettre de franchir un palier en seconde partie de saison.

Betao : le retour qui a fait plaisir à tous les supporters. Il a formé avec Aaron une charnière solide quand il n’était pas aligné à droite pour pallier les absences à un poste où, sans décevoir, il se révèle un peu limité.

Soares : le départ de Juelsgaard l’a intronisé titulaire à gauche, et si son début de saison a été de très bonne facture, il a paru plus à la peine à la fin de l’automne.

Blati : sorti de nulle part pendant le mercato, il a trusté le onze de départ pendant le début de saison, avant de glisser vers le banc.

Sorlin : le patron est toujours là, que ce soit en défense centrale en début de saison ou à son poste de récupérateur après l’installation d’Aaron. Utile dans tous les cas.

Tejeda : blessé après un début de saison durant lequel il a semblé à court de forme, son retour devrait stabiliser l’équipe et rétablir la paix dans le monde.

Campanharo : il est passé du statut de parfait inconnu à celui de meilleur passeur de L2, ce qui n’est pas loin d’être la même chose, mais les vrais savent que son association avec Tejeda va faire bander la Yaute.

Hoggas : un pari à la Benezet, dans le sens un bon petit jeune qui débarque d’une division inférieure pour franchir une étape. À l’inverse d’un politicien, il tient plus de promesses qu’il n’en a fait.

Abarouai : Zak essaye de se faire une place dans l’équipe mais reste pour l’instant la doublure de Hoggas.

Barbosa : Papy est toujours là, comme quoi l’expérience l’emporte sur la jeunesse puisque les gamins n’arrivent toujours pas à le mettre sur le banc.

Centonze : la vraie révélation de la saison, tellement indispensable qu’il a récupéré le costume de couteau-suisse laissé par Wass. Tu veux changer de système en cours de jeu ? Ça tombe bien, Centonze peut reculer d’un cran ou changer de côté. Tu ne sais pas qui mettre à un poste ? Centonze est là pour toi. Ta femme est frigide ? Centonze est là pour elle.

Altolaguirre : fait partie de l’histoire du club. Pour le record du carton rouge le plus rapide.

Keita : il est à un dribble de trop d’être très bon.

N’Gakoutou : pas forcément mauvais, mais pas vraiment bon non plus.

Bruno : gnagna une meilleure attitude gnagna 5 buts depuis le début de la saison gnagna ça va venir… non, c’est non.

Le 11 que je voudrais voir pour la deuxième partie de saison et son alternative :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, plein de bonnes choses pour 2016, n’hésitez pas à venir polémiquer avec Pascal Diot-Maid et votre serviteur, pour plus d’info sur les Croix de Savoie tu peux passer chez etgblog.com et aller voir un autre résumé de cette première partie de saison chez Couleur Croix.

Arvi’pa.

Franck Ripoux

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

8 commentaires

  1. Exact. On vous échange Tejeda contre Abou Diaby et tout le monde est content : nous, vous, Tejeda, Kimberly, et Abou Diaby qui pourra bénéficier d’un air propice à la santé.

  2. Est-ce que l’ETG propose des bons salaires comparés au reste de la L2? Je suis un peu surpris qu’un gars comme Barbosa aille pas voir d’autres pâturages si l’herbe est plus verte. Même si il est âgé j’imagine que beaucoup d’équipes de l2 peuvent le convoiter

  3. Barbosa est trop vieux, personne voudra de lui. Chez nous son âge n’est pas un problème puisqu’il connait la maison, ailleurs faudrait un temps d’adaptation que personne ne pourrait se permettre. Et vu son ancienneté, son salaire doit pas être dégueu. Sans parler de la place qu’il tient au club.

  4. c’est beau.
    Ca me force un peu à me mettre au travail mais c’est beau.
    Pour Willy Pagnol : en L2 t’as peu de club qui se démarquent au niveau salaire, c’est la galère pour tout le monde, surtout qu’on a tous plus ou moins des DS qui empilent les contrats sans réfléchir. A part Lens qui proposent des sommes plus importantes sans avoir l’argent qui va avec… Personne n’a vraiment de gros moyen. Donc Barbosa est probablement bien loti là où il est.

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