Dortmund-Augsburg (0-1) : la Borussia Akademie tape dans le fond

Jean a les rayures dans les chaussettes.

 

– Dortmund est dernier ? Comment c’est possible ?
– Bah, ils ont moins de points que tout ceux devant.
– Mais pourquoi ?
– Parce qu’ils ont rarement gagné, très souvent perdu, parfois chopé un petit point de ci, de là.
– Ok, Jean, mais quand c’est même. C’est Dortmund !
– Ouais. C’est un club, qui joue un championnat, lors de matches à onze contre onze. Si les autres sont meilleurs, ils perdent. Si les autres sont moins forts, ils gagnent. Bon, il y a aussi les quelques fois où ils perdent alors qu’ils sont meilleurs, mais ça, c’est la faute à pas de chance.
– Donc c’est seulement de la malchance ? Ils vont tranquillement remonter au classement ?
– Y a pas que ça. Y a des blessés, y a des méformes et y a un sérieux problème dans le jeu. Les équipes adverses non pas peur quand elles jouent le Borussia Dortmund cette saison. Elles savent très bien à quoi s’attendre. Elles savent parfaitement que le pressing ne va pas être étouffant, qu’à tout moment il peut y avoir une saute de concentration dans la défense, et qu’en faisant le dos rond pendant un temps, le jeu va tourner et l’occasion de planter la saucisse dans le dos des jaune et noir va se présenter.
– Mais enfin, quand même !… Tu vas pas me dire que c’était attendu ?
– Non. Ca, non. En effet. Maintenant, il faut se rendre à l’évidence. Dortmund est dernier. Dortmund est à sa place. Et il faut se sortir les doigts et proposer autre chose que cet étron de rencontre face à Augsburg pour s’en sortir. Pour le moment, on est nul. Y a pas autre chose à comprendre. C’est simple.

 

Les notes (sur le carnet) :

  • Le rythme ne change jamais. Dortmund ne sait pas accélérer, ralentir, surprendre. Les actions se suivent et se ressemblent : sans inquiéter le FC Augsburg, qui voit venir.
  • Kampl, Reus et Aubameyang tentent chacun leur chance dans des positions difficiles. Résultat : un croisé impossible à côté, une frappe premier poteau en plein sur le premier poteau, une passe au gardien.
  • Kampl qui défend avec des relances cradingues dans l’axe. Plus jamais ça, Kevin.
  • Oublions le présent. Pensons à Udo Lattek, mort plus tôt dans la semaine mais dont la nouvelle est arrivée quelques heures avant le match. Tout juste le temps pour les supporters de faire leur banderole.
  • Dortmund défend comme des petits enfants et se fait surprendre par Bobadilla. Patrice Evra applaudit dans les tribunes.
  • Aubameyang part seul au but, mais se fait rattraper. Tout fout le camp. Le défenseur d’Augsburg est lui-même surpris, retient bêtement Aubame et se fait punir d’un (généreux) rouge. Il va rester 35 minutes, Dortmund va jouer à 11 contre 10, la victoire va venir facilement.
  • Sauf que Sahin tire ses coups-francs comme le premier Bakayoko venu.

  • Rien. Sauf des blondinets qui sortent, remplacés par des mecs qui n’ont pas la confiance.
  • La preuve, quand Mkhi peut aller de l’avant, il va de l’arrière.

  • Ce qui manque, ce n’est même pas la dernière passe. C’est l’avant-avant-avant-dernière passe.
  • 80e minute, Dortmund en supériorité numérique depuis 15 minutes et… 2 kms de plus courus seulement. Pour un BVB, c’est faible, c’est terriblement faible.

  • Ciro loupe la balle de match, d’une tête mal ajustée à 1 m 50 du gardien et de la ligne de but.

 

Le bilan :

Le football de Dortmund avait habitué Jean à des vroum vroum vrombissants et frémissants, c’est devenu un zzz zzz qui zozote et zigzague dans le néant.

 

Les notes (des joueurs) :

Weidenfeller (1/5) : ok, tu t’es fait chier comme tout le monde. Mais dis-le à ta défense qu’elle fait de la merde ! Réveille toi, réveille-les, réveille nous. WAKE UP.

Großkreutz (1/5) : un peu d’apport offensif, un peu de jeu simple et des courses comme tu sais le faire. Moins qu’à l’habitude, quand même. Pas facile d’agiter seul un bocal que tout le monde retient. Dis-le à tes partenaires qu’ils te font chier à pas jouer au football.

Sokratis (1/5) : des poussettes de merde, jamais imposant, aussi effrayant qu’un chrysacier qui ne sait faire que l’attaque armure. Tu t’armes, tu t’armes, mais on finit par te faire la nique à force de coups. Tu perdras pas toujours, mais tu ne gagneras jamais.

Hummels (2/5) : toujours aussi beau, même dans tes relances moisies qui cherchent un gabarit de type Peter Crouch quand ce n’est que Ciro Immobile là-bas, devant. Mais avant tout beau.

Schmelzer (0/5) : des centres aussi aiguisés qu’un opinel resté 6 mois dans un fleuve. Quelqu’un a une pierre à affûter ?

Sahin (0/5) : Le CS Sedan-Ardennes époque Quint, Deblock et di Rocco ne voudrait plus de toi en l’état. Ni même le Sedan actuel. Le Mans FC, peut-être.

Gündogan (1/5) : il a tenu debout 90 minutes. Voilà pour le 1.

Reus (0/5) : jouer au sauveur te va mal, joue-la simple, tu verras, ça sera mieux. Alors tu seras le sauveur.

Kampl (0/5) : C’est kampliqué le football collectif, hein ?

Aubameyang (0/5) : si même lui n’y arrive plus en vitesse, il n’y a plus d’espoir.

Immobile (1/5) : tes coéquipiers ne savent pas jouer avec toi, alors quand un ballon t’arrive par miracle, tu ne retrouves plus tes réflexes pour mettre au fond. C’est dur de ne pas être la réincarnation de Lewandowski.

 

Manninger vous salue bien.

Jean en fait de même. Tschüßi.

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

7 commentaires

  1. C’est magnifique cette intervention d’Hummels, je comprends un peu mieux l’ambiguïté sexuelle que ça te provoque. La métaphore de l’opinel m’a bien fait rire

  2. Il n’y a même pas ambiguïté sexuelle. Je l’aime de tout mon être et voudrais l’emplir de mon foutre.

  3. je pensais que tu allais mettre du rage against the machine mais non…tout fout le camp putain!

  4. Personne n’imaginait ça a mi-saison. Sahin, Kagawa, ils étaient monstrueux avant de partir du club.

    Courage, c’est vraiment serré la lutte pour le maintient.

    De mon côté je n’ai plus de PC, d’où mon absence sur le site. Alors que le Werder semble bien mieux depuis que Dutt est parti.

  5. Je trouve que là ça commence vraiment à puer du cul. Jürgen Klopp est gentil avec son discourt on est toujours meilleur en deuxième partie de saison, vous avez pas des joueurs pour lutter sale à la bagarre.
    Si vous retrouvez un semblant de jeu et d’efficacité vous pouvez faire une série de victoire sur n’importe qui, mais là comme tu l’explique bien, faut ressortir les crocs, les couilles, remettre le bleu de chauffe…Bref faut aller à la guerre à chaque match et vite ou se sera la D2.
    Sahin il arrive à faire un peu descendre de 5 à 3 mètres le ballon alors que le grand Ibrahima (présu 76 né en 66) Bakayoko lui satélisé la balle jusqu’à la troposphère, d’où sa reconversion dans l’aérospatial https://www.youtube.com/watch?v=TrlKWtkce5I

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