Everton – Aston Villa (0-0), la Bourré au Pif Académie regarde vraiment n’importe quoi.

Après la Buli et son club de bobogocho à la croque-moi l’aubergine, place au Grealishico comme le dit ce bel homme de Marcel Picon. On file donc tout droit en père bidalfion, dans un pays où les gros clubs (disons ceux de l’EFL mais plus précisément ceux de Premier League et de Championship) ne s’inventent pas une vie, ils la vivent de manière ordurière, à plein gaz, en se moquant du reste. La Premier League, c’est l’enculé de riche qui laisse le moteur de son Porsche Cayenne tourner, clim à fond, pour pouvoir garder l’habitacle bien frais pendant qu’il va faire une course alors que toi t’es dehors, le 23 juillet, avec la raie du cul qui fait gouttière. Envie de lui crever les pneus/yeux ? C’est normal. Et à vrai dire c’est ce que j’aurais dû faire. Mais au lieu de ça je me suis installé sur le canapé, streaming sud-africain et gueule de bois de vieux con (celle du samedi matin, celle des alcooliques qui ne sont bons à rien, même pas à picoler) pour tenir mes engagements, pour le football et pour l’anal.
Everton, c’est la mauvaise moitié de la ville. En soi ce sont les mêmes gens que les rouges, mais en nul. The People’s club, laissez-moi rire. Si le LFC est depuis longtemps une grosse machine capitaliste qui capitalise (justement) sur une image de club populaire, Shankly, les local lads qui portent le combat des dockers jusque sur la pelouse d’Anfield… on sait bien que toute la façade ne vaut plus rien aujourd’hui que le club est aux mains de FSG. Ouais, je parle pas d’Everton mais entre nous, c’est quand même un sacré club de merde. Et si les blue noses on longtemps souffert d’un complexe d’infériorité face aux voisins rouges, ils peuvent bomber le torse désormais : ils sont aussi pathétiques que l’autre moitié de la ville avec leur nouveau stade sans âme et leurs myions.
Et Villa ? Quoi Villa ? On doit pas parler des autres, c’est le chef qui l’a dit. Et comme on écrit du côté des Toffees…
Les MarcelPicon boys
J.Pickford
O’Brien – Tarkowski (C) – Keane – Garner
Gana Gueye – Iroegbunam
Ndiaye Dewsbury-Hall Grealish
Beto
The partita (pour des raisons de streaming et de gueule de bois, je retransmets les notes prises sur le téléphone à la zob – et non pas avec le zob). Une sorte de Liverpool vu du ciel en moins bien.
Beto bouffe la feuille d’entrée de jeu, et j’ai l’impression que ça va être la thématique de l’aprem.
Villa c’est le fond du faitout, on dirait Nancy (gratos pour mon Marcel).
Grealish est soyeux au possible en ce début de match. Décalages, danse avec le ballon, reprise de volley bien sentie, le premier quart d’heure est éclaboussé par son talent comme les trottoirs de Concert Square le sont de bile un samedi soir pluvieux.
Lucas Digne fait des progrès askip, content pour lui mais franchement bof. On pense à l’Académie Française en écrivant ceci.
Beto est un handicapieds notoire. Avec un 9 comme ça, Everton n’a rien à espérer (bien fait pour eux).
Tarkowski est une petite saloperie vicieuse, le genre qu’on aime avoir dans son équipe.
34e minute, le Hill Dickinson Stadium rend un hommage poignant à Paul Marrion (supporter Toffee tragiquement disparu à l’âge de 34 ans alors que Retaillau cette fistulinette lui vivra peinard jusqu’à 100 ans) à voir si les supporters de l’OL et de Rennes feront une minute d’applaudissements à la mémoire de Charlie Kirk demain soir, main dans la main comme les outres à semence qu’ils sont.
Ndiaye a dû sentir qu’un supporter de l’OM regardait le match, il en a perdu son football depuis quelques minutes (à défaut de perdre les cheveux).
Villa est mieux en cette fin de première période, les blue noses reculent.
Juste avant la pause, Idrissa Gueye, homophobe et pousse-mégot notoire de son état, envoie un missile qui fait mouche puisqu’il ne cherchait pas à marquer mais bien à tirer dans la gueule d’un homme qui venait d’embrasser son homme.
MI-TEMPS
Redite de la première période, Beto bouffe la feuille.
Dès que Grealish ralentit un peu, la faute à la vie nocturne ou à une prépa physique moyenne ou au simple fait qu’il s’emmerde un peu trop tu simplement, et ben on s’emmerde proportionnellement.
Je me réveille quand Harvey Elliott rentre, espérant qu’il fasse taire ces trous de pine d’Evertonians mais c’est bien eux qui manquent tout juste de marquer, une belle détente de Martinez les en empêchant. Je me rendors l’esprit serein, sur de ne rien rater.
Les brûlures d’estomac me réveillent. Merde. Grealish devient une caricature de lui-même, Ndiaye fait des étincelles à droite (comme Macron mais en moins con).
Coup de sifflet final, match nul et nul. Au final, ce match c’était un peu de la bonne cuisine mais avec un petit truc qui gâche le plat. Genre des bouchées à la reine qu’on garnirait à la chiasse. Ça promet, ça commence bien et on a des moments qui nous font dire que ce sera réussi, et puis le voisin, l’invité ou le clébard (ou les trois) chient inexorablement dedans.
Les notes
Jordan Pickford (3/5) : N’a rien eu à branler, et l’a donc branlé comme il faut. Une rengaine des gardiens de but de la Bourré au Pif.
Jake O’Brien (4/5) : Costaud derrière, mobile devant avec Ndiaye, un tout bon match.
James Tarkowski (3,5/5) : La voilà la première décimale de la saison (pardon au relecteur toussa) ! Elle est pour cette petite ordure de Tarkowski. Méchant comme on l’aime, aurait pu avoir une passe dé si ce mastre de Beto était un vrai joueur de foot.
Michael Keane (4/5) : J’aurais pu lui glisser une décimale aussi, mais j’ai peur que Terminalector et Superacad ne débarque à la maison.
James Garner (3/5) : A aidé Grealish à briller comme un coéquipier dans le vélo. Quoi ? On a bien eu des commentaires sur le tennis, merde !
Idrissa Gueye (3/5) : Aurait mérité un point de plus au regard de son activité incessante dans l’entre-jeu mais son homophobie me donne envie de lui faire un croche-pattes.
Tim Iroegbunam (2/5) : J’aurais pu lui filer le point supplémentaire que j’ai enlevé à Gueye, mais il a été nul.
Iliman Ndiaye (4/5) : Loin du contexte marseillais (couilles, couilles, chi siamo couilles – couilles pour les deux du fond qui n’auraient pas suivi), il est redevenu un putain de bon joueur de ballon.
Kieran Dewsbury-Hall (2/5) : Parfaitement oubliable, ce qui est OK quand tu es un gars dans une piétaille de 10 000 qui s’en va se faire embrocher par les baïonnettes d’en face mais nettement plus emmerdant quand tu es l’un des dix joueurs de champ d’une équipe de football.
Jack Grealish (4/5, ou 2/5 mais sûrement pas 3/5) : Grealish c’est vraiment le petit frisson dans l’échine quand tu ingurgites ton 7e Ricard un peu trop vite et que tu t’essuies la moustache. Tu aimes, tu trouves même ça délicieux, tu sais que ça finira mal mais tu y vas quand même.
Beto – (1/5) : La nullitudine fra noi, questo silencio dentro me è l’inquietudine di vivere la stagione con te comme on dit dans l’Italie de Chérie FM des 90’s. En gros : nul à chier.
Bisous dans le dedans, n’oubliez pas de voter pour le prochain match dans les commentaires (visez du télévisé, bordel).
Je suis sûr que tu peux trouver un streaming de Gijon, c’est juste que tu t’en donnes pas la peine vieux sac à foutre.
Lazio-Roma, ça peut vous plaire.