Real Madrid-OM (2-1) : La Canebière Académie n’a vraiment pas de quoi se voir trop belle
Le lapin qui murmurait à l’oreille des canassons.

Aïoli les sapiens,
« Si on joue comme ça, on n’aura aucun problème pour la suite de la saison ». Permettez-moi d’en douter. Hier soir, l’OM a tenu tête au Real uniquement dans le but de tenir tête au Real, pas dans le but de gagner. Proprement miraculés de ne se voir menés que d’un but, en supériorité numérique, les joueurs n’ont pas manifesté l’appétit de saisir cette occasion unique, d’obtenir un résultat inespéré. Cette timidité incroyable en dit beaucoup plus de l’équipe que le fait d’avoir, il est vrai, proposé des moments de football tout à fait acceptables.
A part peut-être des surdoués insupportables comme Greenwood (honte à nous), on peut supposer que la plupart de nos joueurs ont dû faire preuve d’une détermination hors du commun pour se frayer leur place dans le monde professionnel, puis pour atteindre le très haut niveau de la Ligue des Champions. Comment se fait-il que cette rage de vaincre, de parvenir à son rêve d’enfant, ils ne la manifestent pas alors qu’ils pouvaient toucher du doigt une performance qui serait restée dans les mémoires ? Qu’est-ce qui les bloque, bordel ? Qu’est-ce qui nous empêche de faire comme le Lyon de Nénesse l’Arsouille, Bruno Génésio : une équipe de viers marins, entraînée par un vier marin, mais capable d’aller emporter une victoire de légende à Manchester City ?
Ce soir, on a plutôt revu l’OM d’Elie Baup, auteur d’une « défaite encourageante » censée augurer de lendemains qui chantent, et qui inaugurait à l’époque un total historique de zéro point dans la compétition. Ce soir, le contexte est idéal pour que l’équipe retombe dans son « avec notre niveau, les points vont tomber tout seuls sans faire d’effort » ; la meilleure garantie pour 1°) recevoir une énième roustasse dès dimanche 2°) enchaîner les défaites rageantes à haut niveau contre des équipes plus déterminées 3°) se faire régulièrement emmerder par des petites équipes nulles à chier, mais préparées au combat.
Les Hommes du Président
Rulli
Pavard (Egan-Riley, 88e) – Balerdi – Medina – Emerson (Murillo, 77e)
Højbjerg – Kondogbia (Vermeeren, 66e)
Greenwood (honte à nous)– O’Riley (Paixao, 66e) – Weah (Gouiri, 77e)
Aubameyang
L’un dans l’autre, l’équipe alignée ce soir a quand même de la gueule. On déplorera juste l’absence d’Aguerd, commotionné après le match contre Lorient, et la titularisation d’O’Riley au milieu du terrain.
Le match
Pensons à ces points perdus sur une demi-occasion contre des sous-équipes, uniquement parce qu’un joueur médiocre avait décidé de marquer le but de sa vie sur une frappe de 35 mètres qu’il n’avait jamais rééditée de sa carrière. Tout ce karma accumulé paraît se facturer d’un seul coup ce soir, quand l’OM passe dix minutes à subit des occasions de l’espace par des Mbappé et des Rodrygo sans que le ballon ne franchisse jamais la ligne. Non seulement la domination madrilène nous broie à chaque accélération, mais de surcroît nous multiplions les offrandes défensives ahurissantes, vous savez, celles dont on dit « à ce niveau, ça ne pardonne pas ». Et ben mon frère, si, on peut le dire, ya des fois où ça pardonne, et pas qu’un peu.
Note, on ne va pas reprocher à De Zerbi d’avoir passé la consigne d’effectuer des relances suicidaires sous pressing. On a toujours considéré cette nouvelle formule de Ligue des Champions comme un tiroir-caisse, dépourvue du moindre intérêt sportif pour la majorité des clubs qui n’ont absolument aucune chance de remporter le trophée. Dans ce cas-là, quitte à se faire fesser, autant prendre ces affiches pour des matchs de préparation de luxe. Notre professeur de kung-fu disait qu’en une compétition, on apprend autant qu’en un an d’entraînement, si tant est qu’on y survit. Eh bien soit, puisque notre schéma est fait de relances courtes, autant les travailler face à ce qui se fait de mieux : même si cela doit nous coûter quatre buts par mi-temps, on ne sera pas venus pour rien.
Évidemment, pour les quelques qui croient en un exploit au Bernabeu (parce qu’on ne vient pas non plus pour donner notre cul gratuitement, à la base), le slipomètre atteint des niveaux de puissance thermonucléaires :
– 1re minute : retourné de Mbappé au ras du poteau après une bourde de Højbjerg ;
– sur le six-mètres qui s’ensuit, bourde de Rulli rattrapée sur la ligne ;
– 6e minute : défense de vier de Medina, Mastrantuono échoue sur le poteau ;
– 8e minute : arrêt à la ouanegaine de Rulli alors que la défense est dispersée, comme à chaque accélération sur notre droite ;
– 10e minute : relance anale d’Emerson, Mbappé fume Pavard, mais échoue sur une sortie RAIEsque de Geronimo.
Vous vous rappelez, ces matchs contre des équipes de merde, genre Montpellier, Toulouse, ou je sais plus qui, ceux où on essore l’adversaire sans parvenir à marquer avant de se faire punir sur un but à la con ? Bah ce soir, l’équipe de merde qui punit, c’est nous. Le monstrueux pressing madrilène se relâche enfin et le Real laisse voir le bas, qui est en réalité : à poil. Weah fume tout d’abord Carvajal au sprint avant d’enrouler de l’entrée de la surface, juste à côté de la lucarne. Puis c’est ensuite Güler qui se fait surprendre par un pressing de Greenwood (y a pas de quoi t’en vouloir, Arda, on aurait tous été surpris à ta place ; ah oui, honte à nous, au fait). L’Anglais subtilise le ballon alors que le bloc madrilène était déjà parti à l’avant, puis profite d’un délicieux appel croisé de Weah pour servir Timothy. La reprise est parfaite et, vu le début de match, même l’expression « mener contre le cours du jeu » est insuffisante, le tableau d’affichage est une injure à l’ordre cosmique (0-1, 22e).
Comme si la rencontre n’était pas assez riche en émotions, Rulli trébuche balle au pied avant de dégager en catastrophe. Une bonne défense de Pavard initie une sortie de balle et une contre-attaque de grande qualité : une nouvelle fois servi par Greenwood (honte à nous), Weah échoue cette fois-ci sur Courtois.
Que les Marseillais soient adroits ou non, on ne peut pas nier qu’ils donnent à peu près tous leur maximum. En général, c’est le moment où un joueur jusqu’ici exemplaire fait tout rater en craquant bêtement, suivez mon regard. Vous avez bien suivi mon regard ? Bah vous avez eu tort, cette fois c’est pas lui, c’est Kondogbia. Habitué à martyriser tout le côté droit de notre défense depuis le début du match, Rodrygo est cette fois-ci stoppé par un bête croc-en-jambe de Geoffrey. Réflexe stupide qui, pour le coup, ne pardonne pas : le pénalty est indiscutable, et la conversion de Mbappé imparable (1-1, 29e).
Une énième action slipométrique plus tard, survient le premier épisode agaçant quant à la mentalité de l’équipe. Une très jolie action collective s’achève par un tir de Kondogbia, contré du coude par un Madrilène. Et les nôtres de crier putaindemerdeyapéno, ce qui est de bonne guerre, mais surtout de s’arrêter complètement de jouer alors que le ballon est encore en train de naviguer dangereusement dans la surface. Je veux dire, il y a la balle qui rebondit n’importe comment avec des défenseurs déstabilisés, et toi, ton premier réflexe, au lieu de te jeter dessus pour la catapulter au fond, tu préfères tourner le dos au jeu pour parler à l’arbitre pendant que le Real a déjà lancé le contre ? Et si encore on pouvait hurler à l’injustice, mais non, le ralenti le démontre, le bras du défenseur est complètement collé au corps, siffler pénalty ici était hors de propos. Mais quelle préparation mentale nos joueurs ont-ils effectuée pour les conduire à chouiner sur l’arbitrage alors qu’ils auraient dû regarder ce ballon dans la surface comme Luc Besson le cul d’une actrice mineure ? Je veux dire, c’est pas précieux, des ballons qui rebondissent dans la surface au Bernabeu ? C’est pas grave, on peut s’en désintéresser tellement on en a des tonnes d’autres dans un match ? Bref, ça m’agace. Et surtout, ça m’inquiète, parce que la mentalité, c’est quelque chose qui se travaille plus difficilement que des circuits de passes, si tant est que ça puisse se travailler.
Les occasions se poursuivent, mais de manière un peu plus équilibrée : Rulli doit claquer une lourdasse de Tchouaméni, avant qu’Aubameyang ne fasse son Valère Germain, ratant un face-à-face en or (qu’il s’était procuré tout seul et brillamment, certes).
On serait contre le PSG, on passerait directement au temps additionnel et le traditionnel « but rageant qui vient tout foutre à terre alors qu’on avait fait une bonne première période ». Kondogbia et Pavard font le nécessaire pour respecter les traditions, avec une perte de balle que Mbappé n’exploite pas. Survient ensuite un gros surnombre qui, on ne sait trop comment, ne finit pas en but alors qu’il aurait dû : décalé par Mbappé, Mastrantuono a la cage grande ouverte, mais choisit de tirer sur Rulli.
Dans le multivers, il existe une seule dimension où l’OM ne rentre pas aux vestiaires avec quatre buts dans la musette, mais coup de bol, c’est la nôtre.
Dès la reprise, le karma continue à nous rembourser toutes ces années de Ligue 1 passées à encaisser des volées de 30 mètres par Anonyme Lambda, attaquant d’un promu quelconque. Mbappé envoie ainsi un tir pérave qu’Aubameyang dévie en cloche : pour une fois, ce genre de plan foireux se termine sur la barre plutôt que dans nos filets.
S’ensuivent des échanges beaucoup plus équilibrés qu’en première période : profitant d’une baisse physique bien légitime de nos adversaires, nos défenseurs resserrent efficacement les boulons, et notre possession de balle ressemble un peu à quelque chose. Nous nous procurons même de beaux surnombres, tel celui permettant à Weah de décaler Aubameyang à l’entrée de la surface. Bien qu’ayant un temps relativement confortable pour armer, Jean-Bite ne parvient qu’à tirer droit sur Courtois.
À soixante-sept minutes et quatorze secondes, Greenwood (honte à nous) effectue un geste défensif.
Encore sonnés par ce qui vient de se passer, tous les joueurs laissent un corner madrilène traverser nos six-mètres, où Emerson sauve la patrie d’un dégagement désespéré, mais diablement efficace. La pression monte dans notre surface. Rulli vient amicalement demander à Dani Carvajal des nouvelles de sa maman, ce à quoi l’Espagnol répond d’un coup de boule. Le plus étonnant n’est pas de voir Geronimo se rouler au sol pendant un quart d’heure en criant « à moi ! à l’assassin ! je me meurs ! », c’est de constater que des joueurs aussi expérimentés et maîtres dans l’art du coup de pute comme Carvajal arrivent encore à se faire avoir. Notre gardien a beau en faire des caisses, il n’en demeure pas moins que l’autre andouille lui a bel et bien infligé un coup de tête volontaire en 4K et mondovision : les vingt dernières minutes du Real se passeront à dix.
Tout l’enjeu pour les Olympiens consiste à se dire que l’incident ne change rien. Même en infériorité, les attaquants du Real sont suffisamment dominateurs pour nous punir au moindre manque de concentration, et quant à nous, puisque l’on arrivait à se procurer des occasions à onze contre onze, tout ce que nous avons à faire est de continuer.
Survient ici la deuxième « alerte mentalité » : alors qu’on ne demande rien d’autre à nos joueurs que d’appliquer leurs schémas d’entraînement en bavant et en criant « ggnnnnargh, gagneeeeeer », ces andouilles se mettent à réfléchir. Passque oui, on en est convaincus, en sport de haut niveau, l’intelligence c’est aussi de savoir ne pas réfléchir et d’exploiter à fond les situations présentes. Bah ça, on sait pas faire, et nous revoici sur la pelouse de Santiago Barnabeu en train de jouer comme au stade de la Route de Lorient. Ça tergiverse, ça temporise, ça aimerait bien attaquer tout en voulant rester en contrôle, bref, ça pense à tes tas de trucs au lieu de la seule idée qui vaille « défendre à fond, attaquer à fond et on verra bien ce qui se passe ».
Le karma aimerait bien continuer à nous rembourser ses dettes, mais a dû s’absenter un moment, le temps de partir au distributeur pour se refaire. Pour le coup, on ne peut pas reprocher à Medina de s’engager à fond dans sa défense contre Vinicius, du reste son tacle est très beau, mais a le malheur de voir la balle heurter sa main. Dans l’absolu, le pénalty est sévère, puisque Facundo n’avait aucune possibilité de retirer son bras ; mais plus qu’une enculerie arbitrale, il faut voir ici dans ce pénalty la simple malchance, application stricte d’une règle qui n’a jamais été franchement satisfaisante en de pareils cas. Pour notre part, on appliquera notre méthode habituelle : imaginer à quel niveau de décibels nous traiterions l’arbitre de sac à purin s’il nous refusait un tel pénalty. Notre opinion se fait donc ici plutôt facilement : ouais, c’est rageant, c’est injuste, c’est de la totale malchance, mais c’est pas non plus déconnant de sanctionner.
Cerise sur le niflage, Rulli est tout près de détourner le pénalty de Mbappé, sa main manquant juste ce qu’il faut de fermeté (2-1, 81e).
Nous en arrivons à la conclusion et au troisième motif d’inquiétude quant à notre mentalité, peut-être le pire : alors que l’OM reste malgré tout en vie malgré des expected goals adverses avoisinant la douzaine, nous ne faisons RIEN pour saisir cette chance unique de ne pas rentrer défaits. Certes, les corners s’accumulent, dont l’un permet à Greenwood (honte à nous) d’étaler toute sa nonchalance en satellisant une reprise qu’un minimum d’application aurait suffi à cadrer. Ces situations devraient nous encourager à partir à l’abordage de la surface, pourtant c’est le moment que choisit l’équipe pour pratiquer le jeu le moins direct de ces quatre-vingt-seize minutes. Le temps s’écoule sans que personne n’ait la volonté de tenter une passe verticale, le comble étant atteint à la 97e minute.
Alors que l’arbitre est en droit de siffler à tout moment, aucun sentiment d’urgence n’émane de nos relanceurs, jusqu’à Vermeeren qui remet en retrait puis paraît s’étonner d’entendre l’arbitre donner les trois coups : mais tu voulais quoi, ducon, qu’il vous laisse jusqu’à minuit pour que vous ayez le temps de développer une action de tableau noir ? Cette scène finale vient gâcher tout ce que ce match pouvait présenter d’encourageant, et pourtant les motifs d’espoir ne manquent pas. Mais mon vier, que peut-on attendre de satisfaisant d’une saison quand tes joueurs ne ressentent pas quelque chose d’aussi basique que l’urgence à ne pas perdre ?
Les joueurs
Rulli (4-/5) : Des boulettes sans conséquence, le quota de miracles habituels, et le petit coup de putadou qui va bien pour faire expulser Carvajal. Mais le pénalty de Mbappé a dû lui remémorer les suites de cette sortie ciné avec Cindy, de la 4eB : une nuit blanche à se dire que sa soirée aurait été bien différente s’il avait eu les doigts plus fermes.
Pavard (3/5) : Rapidement rôti (ça va, faites pas caguer, la Canebière Académie a fait ce calembour le 19 mai 2015 à 9h52, venez revendiquer l’antériorité et après on en discute). Reste un match d’autant plus honorable qu’il a dû éponger son côté tout le match sans la moindre aide de son ailier (sauf une fois, à soixante-sept minutes et quatorze secondes).
Egan-Riley (88e) : Premier relanceur du temps additionnel, qui a bien dû se demander pourquoi les tocards de devant lui rendaient la passe au lieu d’aller attaquer le camp adverse.
Balerdi (4/5) : J’avoue, au bout d’un moment, j’ai cessé de faire le compte de ceux qui perdaient des ballons à la con à 25 mètres du but. Cette incertitude mise à part, il nous semble bien que Leonardo a accompli ce qu’on nomme dans le jargon « un putain de bon match ».
Medina (2+/5) : On efface de son casier le pénalty concédé, qui est dû intégralement au manque de bol. Un coup du sort d’autant plus rageant qu’il s’agissait peut-être de son geste défensif le moins hésitant du soir.
Emerson (3/5) : Intéressant pour peu qu’on respecte le temps de chauffe.
Murillo (77e) : On avait dit l’an dernier qu’il ferait un remplaçant très correct en Ligue des Champions. C’est pas pour nous la péter, mais voilà.
Højbjerg (3/5) : Au niveau dans le jeu. Cependant, dans notre propagande « nommons Pierre-Emile capitaine pour que Balerdi se concentre sur son jeu », on peut regretter qu’il n’ait pas eu en fin de match l’influence nécessaire pour inciter ses coéquipiers à se sortir les doigts.
Kondogbia (3+/5) : Alors, OK, il y a le pénalty concédé et une palanquée de relances slipométriques. Au bilan, c’est quand même le positif qui l’emporte, et on peut imaginer que son attitude de golgoth prêt à déboîter tout ce qui se présente a un tantinet manqué en fin de match.
Vermeeren (66e, 2/5) : Une entrée qui illustre peut-être la raison pour laquelle les clichés parlent toujours de « grinta argentine » et rarement de « grinta belge ».
Greenwood (2+/5) : On va même symboliquement ôter le « honte à nous » traditionnel, pour souligner qu’on lui reproche ici uniquement ce qui a trait au football : il fait chier. Zéro contribution à l’effort défensif collectif (sauf une fois à soixante-sept minutes et quatorze secondes), et une attitude désinvolte sur ses propres occasions qui nous fait regretter cette nouvelle interdiction de frapper ses coéquipiers dans le vestiaire. De deux chose l’une : soit il fait vraiment de son mieux et il ne fait pas exprès de donner cette impression de branleur, soit il faut vraiment commencer à se pencher sur ce que sa présence peut avoir de toxique dans un collectif, aussi génial soit-il (et a fortiori quand il n’y a pas de coup de génie).
O’Riley (2-/5) : En ce qui concerne son transfert, j’espère qu’on ne s’est pas fait avoir une nouvelle fois.
(NB : je cherchais toujours la chanson qui correspondait à la note de brouillon que j’avais prise, « O’Riley : vanne inédite à faire sur chanson célèbre » ; normalement, cette fois j’ai trouvé)
Paixao (66e, 2/5) : Il revient de blessure, donnons-lui le temps. C’est pas comme si l’on avait investi 35 millions d’euros sur lui, après tout.
Weah (4/5) : Aaaaah là d’accord, ya comme une montée de niveau. Là, d’accord. Prête main-forte à la défense, initie des actions, en conclut d’autres, marque. On veut ça.
Gouiri (77e) : J’imagine bien De Zerbi prendre une profonde inspiration avant d’expliquer à ses joueurs, Amine en tête : « Non mais là, voyez-vous, si j’ai fait un changement offensif à 1-1 et 11 contre 10, c’était pour vous inciter à attaquer. En fait. – Aaaaaah, OK, coach, pardon, on n’avait pas compris. Faut dire que c’était pas très clair, non plus. »
Aubameyang (2/5) : En vrai, on peut se permettre de croquer des occasions, à ce niveau de compétition. Mais seulement si on est le Real.
L’invité zoologique : Federico Valverdier d’Europe
Le verdier est un oiseau commun en Europe et qui, avec la mondialisation, a progressivement étendu son influence sur les autres continents. Il se distingue surtout par son chant dont la teneur se résume à peu près à « regardez comme je suis beau, regardez comme je suis le plus fort ». L’invité approprié, donc, pour échanger des vues avec nos adversaires du soir, dont l’un notamment a montré en interview qu’à part la vasque olympique, il n’existe pas grand-chose qui puisse rivaliser avec la taille de son teston.
- Les autres : On est mal placés pour donner des leçons, mais tout ceci semble un tantinet déséquilibré.
- Le classement : Rien de bien significatif, on rappellera juste que l’enjeu de cette poule unique consiste à se classer au pire 24e sur 33 pour avoir le privilège de se faire déboîter dans les tours à élimination directe. On pleure la disparition du reversement en Ligue Europa, qui était encore la meilleure manière de s’amuser sportivement après avoir ramassé les sous.
- Coming next : Nouveau test dimanche soir avec la réception du PSG : si nos joueurs confirment les espoirs entrevus ce soir, ils peuvent obtenir un résultat. S’ils confirment les inquiétudes relevées dans la présente académie, c’est comme si on avait pris 4 buts avant même d’avoir commencé.
- Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Rémy B. se hisse au niveau LDC pour remporter une nouvelle fois le concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah
La note de Rulli et le commentaire surtout : ENORME
Pour la chanson, c’est Baba O Riley des Who ?