FC Bâlécouillotelli / Paris SGEL (1-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie livre ses moitiés de notes

Amis du Grand Soir, bonsoir,

Que fait un académicien horsjeuïen à 21h30 lorsqu’il se souvient tout d’un coup qu’un match important de l’équipe qu’il suit sans vraiment l’aimer est en train de se dérouler, et qu’il constate en ouvrant son streaming qu’il a manqué l’intégralité de la première mi-temps ?

  • A. Il se dit que quitte à manquer le début du match, autant rater la fin et attendre sagement les notes de Canal Supporters pour écrire sur un match dont il n’a rien vu. Il peut donc quitter le streaming et aller se palucher sur e-hentai en mangeant des mini-quiches.
  • B. Il regarde la seconde période et tente de meubler en faisant croire qu’il a vu la première.
  • C. Il met son clignotant et se rabat sur le côté.
  • D. La réponse D.

Pas besoin de coup de bigo à une proximité, vous comprendrez sans mal que j’ai opté pour la deuxième solution, à la différence non négligeable cependant que j’ai décidé de vous avouer tout de go mon absence d’expérience totale du premier acte (on parle ici du match, pas de dépucelage), et de faire participer à l’élaboration de cette académie, à moitié renseignée, celles et ceux qui, parmi la foule de mes fidèles lecteurs, ont eu la chance de prendre connaissance de l’intégralité de la rencontre (ou même simplement de la première mi-temps, puisque c’est justement celle qui fait défaut ici). Quelques questionnaires à choix multiples vont donc se greffer à mon analyse de la seconde période, la seule que j’ai pu visionner : je vous prie de bien vouloir y répondre en commentaires dans l’ordre indiqué, afin de me permettre de constituer une académie plus ou moins complète dans le cas où je n’aurais pas la flemme d’en publier une version revue et augmentée à l’avenir (ce qui selon toute vraisemblance n’arrivera jamais, mais jouez le jeu, on va bien s’amuser). Si tout est clair, sans plus tarder, mettons-nous au travail.

 


LA RENCONTRE


 

Je vous dirais bien que je vais en préambule de ce compte-rendu vous faire un résumé rapide du match remporté ce week-end face à (question bonus pour ceux que ça amuse de regarder des matches de bas de tableau un vendredi soir) :

  • A. Strasbourgsheim-sur-Boche
  • B. Fréjus-Saint-Raphaël-Cosmidis
  • C. Lille des Vérités
  • D. La réponse D

mais je n’ai pas pris la peine de me faire subir ce genre de supplice facultatif. Il y a des problèmes d’une bien plus grande importance dans le monde, comme Hillary Clinton, Monsanto, ou le blocage institutionnel dans le dossier de la rénovation du stade Bauer (m’étonnerait pas que tous ces problèmes soient liés, d’ailleurs).

Sans transition, passons au match importantissime que l’on ne manquerait évidemment pour rien au monde (ou alors juste pour une pastachoute de maman). C’est donc avec trois pions d’avance et une gaule d’enfer que PSGEL se présente ce soir en terre helvétrique pour le deuxième tour de la Coupe des coupes, après une large victoire glanée au match aller, et ce malgré une partie assez disputée. Le 4-3-3 cher à l’ex-entraîneur-adjoint de Zlatan et aux amateurs de phases de possession stériles a toujours cours à l’ombre des montagnes suisses ; seuls changent trois joueurs, jugés plus aptes à supporter l’altitude que leurs camarades alignés il y a deux semaines : le Polak pour Captain Thiago, le Belge pour Serjorié, et la salope pour le p’tit étudiant à sa maman.

 

[Insérer ici le résumé de la première mi-temps]

 

C’est donc avec un avantage au score (1) :

  • A. Mérité tant du point de vue ta-queu-tique que te-queu-nique
  • B. Franchement volé
  • C. Ne se prononce pas
  • D. La réponse D

que les Alto-séquanais retournent au vestiaire, confortant à la pause leur avance déjà pas mal cosy du match aller. L’occasion pour les ahuris qui n’avaient pas noté la date du match d’une croix rouge dans leur agenda de prendre la rencontre en cours de route, et de galérer par la suite pour pondre une acad’ potable.

La seconde période débute comme d’habitude sur un petit rythme, les Parisiano-saint-germanois laissant leurs adversaires s’échiner à faire le jeu, et préférant opérer en contres. C’est d’ailleurs sur l’une de ces offensives éclair que Kurzakawabunga (2) :

  • A. Satisfaisant en première période
  • B. Très satisfaisant en première période
  • C. Nul à chier en première période, con de tes morts
  • D. La réponse D

est trouvé côté gauche d’une magnifique transversale, et centre en retrait pour Cavanouille à l’entrée de la surface. Celui-ci laisse filer la balle pour le petit Lucas, lequel remise intelligemment dans la course de ce même Cavanouille au second poteau. Le gardien détourne la frappe de l’attaquant guérillero, qui manque là son (3) :

  • A. Troisième face-à-face.
  • B. Cinquième face-à-face.
  • C. Dix-septième face-à-face dont un en fibre de verre.
  • D. La réponse D.

Peut-être aurait-il fallu pour le Brésilien tenter sa chance tout seul, alors qu’il se trouvait tout proche du point de penalty ?

Cette belle occasion sonne en tout cas le réveil pour les Bleu-et-Violet, qui mettent un coup d’accélérateur à l’heure de jeu, désireux de ne pas en rester là. Les supporters suisses que l’on aperçoit lors des touches de Kurzakawaï, que ce soit Snoop Doggy Dog et son gros chichon ou Manolo sans sa grosse caisse, n’ont pas l’air bien émoustillés par cette ardeur retrouvée. Une nouvelle offensive se déroule pourtant à l’autre bout du terrain, et voit l’Angelito de Marie, à l’angle droit de la surface, être repris de justesse par l’arrière-garde confédérée. PSGEL profite cependant d’un contre favorable par le biais de Marco Verrattouille, qui talonne en bout de ligne pour son camarade argentin, lequel revient sur son pied gauche et décoche une frappe stoppée par le goal au premier poteau. Il s’agit là de la première action dangereuse de l’ange aux grandes oreilles depuis (4) :

  • A. Sa reprise de volée acrobatique à vingt mètres signalée hors-jeu en première période.
  • B. Son coup-franc directement sur le gardien en première période.
  • C. Son bras-de-fer dans la publicité pour [marque de cosmétiques scandinaves bourrés de paraben].
  • D. La réponse D.

Ces quelques tentatives ne sont malheureusement pas suivies de beaucoup d’initiatives de camarades qui semblent se satisfaire (à raison) de leur matelas de quatre buts. Ce relâchement coupable permet aux banquiers de revenir dans la partie : à un quart d’heure de la fin, sur une remise en touche anodine, l’ailier suisse tente en effet un centre rentrant depuis la droite, à 37,78 mètres des buts très exactement, qui trompe un Saint-Aréole peu vigilant. 1-1, rien de dramatique pour autant, grâce à l’avance obtenue au match aller.

Malgré l’absence de danger, cette égalisation pique l’orgueil de nos camarades franciliens, qui reprennent les choses en mains en cette fin de partie pour emporter la mise définitivement. C’est d’abord un coup franc de Lucas, repoussé par le gardien cheikh ; puis une tête dangereuse du Belge au second poteau sur le corner qui suit. Dans la foulée, sur un contre, ADM renverse le jeu dans la course de Lucas, qui remise pour son compère, arrivé lancé à l’entrée de la surface. Sur la passe en profondeur toute en finesse de l’Argentin, Cavanouille, au point de penalty, se retrouve hors-jeu pour la (5) :

  • A. Dix-huitième fois du match
  • B. Deux-cent-vingt-septième fois de l’année
  • C. Millionième fois de sa carrière (Bravo, vous êtes notre millionième visiteur ! Cliquez ici pour recevoir votre cadeau !)
  • D. La réponse D

Tout semble bloqué lorsque soudain, miracle, le milieu ivoirien des Suisses est exclu pour un deuxième carton après une béquille sur Marcoco. À cinq minutes de la fin, PSGEL se retrouve en supériorité numérique, manque de marquer par Kurzakaoua, échappe aussi de justesse à un but suisse sur un coup franc rentrant, puis finit par trouver la solution par l’entremise d’Adrien Rabette de papier. Son centre depuis la gauche trouve de l’autre côté le Wallon des Hauts-de-Seine à l’angle de la surface, qui reprend de volée, directement sous la barre. 2-1, qualification tranquille avec ce bien beau but.

 


LE SOVIET DONT VOUS ÊTES LE HÉROS


 

Pour cette rubrique, merci de me communiquer les notes pour la première mi-temps, j’en tirerai une moyenne pondérée à la décimale inférieure que j’additionnerai à celles de la seconde.

Saint-Aréole (1,5/2,5) : Il n’est pas exempt de tout reproche sur l’égalisation suissesse.

Meeeuuuniiieeeeeer (2,5/2,5) : Selon vous, le Tudor a inscrit (6) :

  • A. Le plus beau but du match.
  • B. Le plus beau but du match après le ciseau acrobatique double poteau sortant-rentrant en madjer renversée précédé d’un triple axel carpé sans les pieds poil au nez de Marquinhos en première période.
  • C. Le plus beau but de l’histoire selon un panel d’experts en footballogie souffrant d’Alzheimer.
  • D. Le plus beau but après la réponse D.

Le Marquis (2/2,5) : Selon vous, Marquinhos a (7) :

  • A. De belles dents c’est pour mieux te manger mon enfant.
  • B. De beaux yeux rivés sur Thiago son bel amoureux.
  • C. De beaux cheveux huileux perlant sur sa mauvaise peau adolescente.
  • D. De belles réponses D.

Grzrzegzorrzzrzr (1,5/2,5) : Des chiffres et beaucoup trop de lettres.

Kurzakarma (2/2,5) : Bonne participation offensive, par contre le but est venu de son côté, qui est aussi celui d’Ange de Marie. Aucun lien, défenseur unique.

Thiago la salope (1,5/2,5) : Selon vous, pour réussir à avoir le brassard de capitaine, Thiago a (8) :

  • A. Sucé Emery.
  • B. Sucé Sarkozy.
  • C. Sucé Anne-Laure Bonnet.
  • D. Sucé la réponse D.

Marco Verracystite (1,5/2,5) : C’est bien beau de savoir tout faire avec un ballon, mais il faudrait peut-être nous proposer autre chose que des appels de vieux regista paralytique de 38 ans exilé en MLS.

Blaisou (1,5/2,5) : Selon vous, Blaise est (9) :

  • A. Bien brave.
  • B. Bien sympathique.
  • C. Bien limité.
  • D. Bien réponse D.

(Remplacé par Adrien Rambo, passeur décisif)

Le petit Lucas (2/2,5) : Il s’échine, il sue, il tire, il vole, et c’est que ça marcherait presque.

(Remplacé par José, passeur digestif)

Angelito (1,5/2,5) : Quelques bonnes inspirations dans les trente derniers mètres adverses, mais une emprise sur le jeu somme toute assez pauvre.

Eddy dis-moi oui (1/2,5) : Selon vous, Cavanouille fait (10) :

  • A. Oublier Zlatan.
  • B. Regretter Zlatan.
  • C. Reconsidérer sous un angle nouveau la super-dépendance malsaine entretenue par le PSGEL version laurent-blanquiste vis-à-vis de Zlatan dont les séquelles polluent encore aujourd’hui le système de jeu qu’Emery souhaite mettre en place.
  • D. Oublier la réponse D.

 


LE SECRÉTAIRE DE SECTION


 

Selon vous, Unai Emery est (11) :

  • A. Victime du racisme systémique.
  • B. Victime du lobby quatre-vingt-dix-huitard et de ses (Adil)ramifications journaleuses adeptes du « rentrez chez vous les Espingouins et les Ritals, sales racistes que vous êtes, et laissez jouer nos Arabes même s’ils sont gros et nuls, enculés de vos races ».
  • C. Victime de l’autoproclamée « démocratie » franchouillarde macroniste ultra-libérale (et non ultra-libertaire, ça se saurait).
  • D. Victime de la réponse D.

 

La seconde moitié de la Porte de Saint-Cloud Académie vous souhaite une bonne deuxième demi-journée, en attendant la première.

 

Cordianalement,

Votre moitié de camarade,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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