FC Fiscelona / Paris SGEL (1-4) – La Porte de Saint-Cloud Académie triomphe des puissances de l’argent

Hello les bourriquet.te.s,

 

J’ai la tête comme une enclume ce matin, dites donc. Non content de m’être farci pendant un mois (et encore, je suis gentil) le gémissement strident des fantômes de la remontada, voilà qu’hier soir je me suis collé une otite en regardant le mâche. Non pas que le volume sonore était réglé trop fort, ou que le public catalanien ait fait trop de bruit (mdr). Mais purée, 90 minutes de Jérôme Rothen et ses matelas gonflables dans la bouche comme ça, un soir, sans prévenir, c’est pas humain.

 


L’INTERLUDE « COULEURS LOCALES »


 

 


LA RENCONTRE


 

BOUHOUHOU LA REMONTADA© BOUHOUHOU LA BLESSURE DE NÉMARRE BOUHOUHOU LA SAINT-VALENTIN BOUHOUHOU 2017 BOUHOUHOU LA MANIF POUR TOUS BOUHOUHOU !!!

 

 

Ceci étant évacué, passons au mâche.

Pour aller affronter le FC Messi (plus pour longtemps) au Camp Nouveau (plus si nouveau), Maurice Petitepoche avait donc pas mal de paramètres un peu désagréables à prendre en compte. Outre les fantômes geignards de la remontada © collés à ses basques comme un Gérald au cul d’une subordonnée, voilà-t-y pas que les blessures s’en mêlent : Jean-Bernard (mais ça on le savait depuis long quand même), Ange de Marie, et surtout Némarre et son maudit métatarse de ses morts, là. Je dis bien maudit car en quatre ans de némarrisme (quatre ans déjà qu’il échappe au fisc espagnol joue pour l’amour du maillot bleu-rouge, dites donc), jamais Paris-Saint-Germain-en-Laye ne s’est qualifié à ce stade de la coupe d’Europe lorsque le numérodisse était sur le flanc. Contre les réalmadridistes, puis les manchésteuriens… Je vous fais pas un dessin. Et je vous parle même pas de l’époque où il jouait pour ceusses d’en face, vous avez tou.te.s compris, inutile de remuer le couteau dans la plaie, hein.

 

Le onze amputé de quelques miyions

 

Et là, vous voyez la compo, et vous vous dites : « OKKKKK, le p’tit Maurice il a pété un plomb, il revient sur les lieux du drame avec trois avant-centres, comme ça, au calme, il a décidé d’en prendre cinq de plus que la dernière fois ». Mais mes p’tits chats, ça, c’est sans compter sur l’animation défensive du bazar. Le Kiks et Moïse qui redescendent épauler leurs latéraux, Marcoco qui remonte d’un cran pour presser ses morts avec Momo, et on se retrouve avec un 4-4-2 en phase défensive, bien cadenassé comme il faut pour résister aux assauts catalaniques.

Ça tremble pas des genoux pendant un premier quart d’heure en forme de round d’observation, lequel permet à nos srabs du Ouest Side de se rassurer un peu et d’évacuer quelques symptômes post-traumatiques bien naturels. Remarquez, ils sont plus si nombreux dans l’équipe actuelle à avoir vécu le DRAME de 2017 : la Marquigne, Marcoco, Pressenelle (mais il était resté sur le banc, hé), Juju la Drax (on allait dire en rigolant qu’on ne se souvenait même pas qu’il était encore dans l’équipe aujourd’hui, mais la suite va vous étonner) et Kukurzawa.

Chez ce dernier, la thérapie allait cependant prendre plus de temps que prévu : après vingt-cinq minutes équilibrées, sur une ouverture du M. Fisc local, Lévine intervient de la tête dans la surface mais fait tomber un ancien Ajaxien. Le contact est léger mais réel, péno, transformé en force par le prochain transfert à 9 chiffres de Paris SGEL, 1-0. Lévine poursuit son travail thérapeutique dans la foulée en gênant une récupération de Pressenelle, ce qui mène à une frappe adverse. Mais il est enfin guéri, peu après la demi-heure de jeu, lorsqu’il réceptionne une ouverture de la Marquigne côté gauche, remise pour Marcoco dans l’axe qui trouve Kiki d’une somptueuse louche de l’extérieur du droit, le tout en une touche. Contrôle un brin chanceux, crochet, frappe du gauche à bout portant, 1-1.

La première période s’achève après une ribambelle d’occasions en tous sens, frappes trop croisées de Grizou et Lévine, lourde de Moïse détournée par le goal, tête d’Icardidi juste à côté… La seconde s’ouvre sur plusieurs contres menés à grande vitesse par Kiki, qui profite des largesses offertes par une défense barceloniaise bien brinquebalante. Mais c’est finalement après l’heure de jeu, après une dizaine de minutes de possession adverse, que PSGEL débloque la situation : Paredesse ouvre pour l’appel de Roflenzi à droite de la surface, centre en retrait, c’est détourné par la défense, mais directement sur Kiki qui avait suivi et frappe en force, 1-2.

Paredesse remet ça sur corner pour déposer le ballon sur la tête de Moïse, complètement démarqué, qui la smashe dans le but pour le 1-3 à un quart d’heure de la fin, puis dix minutes plus tard c’est Kiki qui achève une équipe bleu-grenade éparpillée façon puzzle d’une belle enroulée du droit en lucarne, sur un service de Juju Dragster, lequel avait récupéré le ballon dans les pieds du Messie pour remonter tout le terrain, 1-4.

Hé bé, pas si mal que ça, non ? Aller gagner chez les Messiboys par trois buts d’écart, après j’sais pas combien d’invincibilité là, on a fait pire comme exploit. Bien joué Maurice, l’enfant du pays (presque), on va pas s’enflammer bien sûr, hein, non mais QUI PENSERAIT À S’ENFLAMMER LÀÀÀ, non, on va juste sereinement commencer à graver « À jamais les seconds » sur quelques mugs, juste au cas où, JMA style, ça passera crème, mais non on va pas s’enflammer, mais nooooon.

 

Surtout, pas d’enflammade.

 


LE SOVIET RASSÉRÉNÉ


 

Kélore Navasse (3-/5) : Pas sollicité pour un sou, mis à part en première période, il s’est fendu d’une quasi-cagade fabuleuse à dix minutes du terme en voulant inexplicablement dégager directement sur Grizou. C’est passé juste à côté, avec de la chance.

AlesSsandro (3/5) : On est pas trop venu l’emmerder sur son côté (faut dire qu’il a pas trop cherché à se rajouter trop de boulot dans l’axe non plus), il en a profité pour monter de manière décisive pour le 2e but parisiano-saint-germanois. Grand bien lui en a pris. Remplacé à la 89e par Quérère, parce que nous le valons bien.

Marquignosse (4/5) : Voilà un capitaine qui recule pas, té. Même qu’il te fait une de ces ouvertures sur l’action de l’égalisation, on s’en lasse pas.

Pressenelle (3+/5) : Il est si loin déjà, le sacré titi d’il y a quatre ans, au Parc… Regardez-moi ça comme il a grandi…

Lévine (?/5) : Comme souvent impossible à noter, l’étripeur de Fréjus… À la ramasse défensivement en première période, il concède le péno, manque d’offrir un second but à Dembéléléla (vous avez maintenant le 113 dans la tête, c’est cadeau)… Mais il est décisif devant pour l’égalisation et 2-3 autres actions chaudes. Plus effacé après la pause, il a souffert sur son côté, mais il n’en reste pas moins en progrès ces derniers temps. Mais NE NOUS ENFLAMMONS PAS, le coup du nouveau côche qui relance Lévine ça fait 36 fois qu’on me la fait, merci bien.

Idrissa (1+/5) : A accumulé plus de retard dans ses tacles sur ce mâche que la SNCF depuis 20 ans. Après, c’est bête de lui mettre une sale note alors qu’il a vraiment vraiment essayé d’être utile, pour une fois. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions, et ça commence à faire longtemps qu’Idrissa travaille à la voirie du coin. Remplacé à la mi-temps (pour cause de second carton jaune se rapprochant à vitesse lumière puissance 6) par Andrérrerra (3/5), d’une constance encore plus constante qu’à l’accoutumée, c’est ça c’qu’on aime.

Paredesse (4+/5) : Si la charnière centrale a passé une soirée si tranquille, c’est aussi grâce au travail acharné de Léléla (Rim’K le retour, vous étiez pas prêts). Intraitable en défense pendant les temps forts adverses, décisif dans son jeu long, qui permet à Zirenflo d’offrir le deuxième but à Kiki, puis à Moïse d’alourdir la marque sur coup franc. Le choix du côche depuis son arrivée, et ça paie.

Marcoco (4+/5) : Léandre et Marco, les deux font la paire. Lui aussi décisif dans ses interventions défensives (cf son amour de tacle plein d’autorité dans les pieds du Grizou après vingt minutes) et dans son jeu de passes (cf cet extér soyeux pour l’égalisation de Kiki), il a tactiquement été une pièce maîtresse du dispositif de Maurice qui a décidément eu le nez creux en le replaçant plus haut, et a même eu la délicatesse de ne pas prendre un jaune synonyme de suspension pour le retour. Que de l’amour. Remplacé à la 73e par Juju la Drax RELOADED, passeur décisif.

Moïse (4/5) : À l’instar d’un certain avant-centre uruguayen que nous connaissons bien, il a été déporté sur le côté droit pour laisser l’axe à un autre, mais a rempli son rôle avec une abnégation qui fait plaisir à voir. Point d’appui précieux dans les phases de transition, il a tenu son couloir comme un Cerbère et s’est même fendu d’un beau but de la tête. Encore un coup tactique gagnant pour Maurice. Remplacé à la 85e par Daniel Pereire pour cause de (petite) rétractation gonadique, mais pas tant puisqu’il est impliqué sur le dernier but de PSGEL, tiens.

Maumauro (3/5) : Il manque deux belles occasions, mais il s’est bien démené au pressing. Précieux partout, décisif nulle part le Momo.

Mbatripplé (5/5) : Bon, ben on pourra plus dire qu’il est pas là dans les grands mâches, hé.

 

La bise trotskanale MAIS QUI NE S’ENFLAMME PAS HEIN,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

9 commentaires

  1. C’était nécessaire, la trombine de Manuel « 5% » Valls en intro ?
    Comme quoi, même « L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde » peut faire preuve de mauvais goût.

  2. Lévine a surtout fais tampon entre l’arbitre et Marco, ce qui est signe d’intelligence MAIS ON NE S’ENFLAMME PAS HEIN

  3. Je trouve ça présomptueux de dire que Kiki était là dans un grand mâche.
    On se serait pas un peu VITE ENFLAMMÉ LÀ ?

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