Dijon-Nîmes (0-2) : La Crocro Académie n’y croyait plus

Alors, c’est qui les plus mauvais ????


Il y a plusieurs types de matchs, en football, plusieurs types de sentiments. Le match au sommet, avec de l’enjeu, celui de remporter un titre, le type même de match qu’on a plus connu du côté des Costières depuis… Erf, cessez avec les attaques personnelles, voulez-vous ? Et puis il y a les matchs couperets, dont l’enjeu se situe bien souvent dans des domaines plus ineffables, les valeurs, la gloire, toutes ces conneries. Un derby qui t’amène de la fierté. Une victoire de prestige chez un gros, qui te permet de faire le barbot sur Twitter pendant 48 heures. Et puis il y a les Dijon-Nîmes du dimanche après-midi en février, dont l’enjeu principal se situe dans la perspective de prouver au monde qu’il existe plus mauvais que toi.

Arpinon parti, nous voici dans les bras de Pascal Plancque, novice en Ligue 1, alors que nous avons la pire défense du championnat et une confiance en berne. On a déjà connu mieux. Las, on a aussi déjà connu bien pire. Je vous fais grâce d’un énième rappel de la fameuse saison à – 8 points ou des sauvetages de dernière journée, au panthéon desquels il faut d’ailleurs rajouter la saison dernière et son deus ex machina covidien. Avec toutes ces conneries de style « Impossible n’est pas Nîmois », c’est à se demander si à force de saison sauvées à l’arrache et de remontées improbables au classement, le club n’a pas développé une sorte de masochisme inconscient le poussant à attendre systématiquement d’être dans la panade pour entreprendre quelque chose. Ce sera probablement là le sujet de notre prochaine séance sur le divan, M. Nîmes Olympique.

En attendant, passons à ce combat d’infirmes contre le Dijon Football Côte-d’Or, désormais récurrent en Ligain, et que Mediapro doit bien se mordre les couilles de ne plus pouvoir vendre à l’international.

LE MACHE

Le 19e qui reçoit le 20e, la perspective de la descente, l’absence de public, le dimanche aprem, tous les ingrédients de la purge sont réunis. À l’instar de Louis-Ferdinand Céline et de la fine fleur collaborationniste quittant en route vers Sigmaringen, les 22 acteurs attaquent le match « la chiasse au cul », avec pour unique but celui de n’en point prendre.

Côté NO, on note avec un réel plaisir que Plancque persiste avec le 11 qui avait perdu contre Monaco. J’ai personnellement un peu de mal avec Ripart dans un rôle de relayeur, et j’ai d’ailleurs l’impression tenace qu’il a lui aussi du mal ; et je préfèrerais voir Benrahou recentré en 10, mais enfin nous avons au moins un semblant de continuité qui s’installe après des mois de flottements.

Il s’en suit une première mi-temps pénible, avec assez peu d’occases marquantes chez nous. Koné ne reçoit presque aucun ballon dans la profondeur, et doit se démerder avec des chandelles alors qu’il fait trois têtes de moins que ses opposants du jour. On sent de bonnes intentions, ce qui est déjà pas si mal… 0-0 à la pause, et le vrai tournant intervient en fait à l’heure de jeu avec une immense RAIE de Baptiste Reynet face à Celina, parti dans le dos d’une défense coupable d’une cagade incompréhensible (Alakouch et Guessoum jouant le hors-jeu à contretemps, à moins que ce ne soit l’inverse). Quelques minutes après, c’est nous qui ouvrons le score sur notre première véritable action construite : grosse récupération de Cubas, lancement de Ferhat qui ouvre son couloir à Deaux, dont le centre trouve Ripart qui marque d’une volée de l’extérieur tellement classe qu’on a du mal à croire que ce soit bien lui qui l’ait réalisée (0-1, 72e). Ce but fait mal aux locaux, qui nous laissent enchaîner derrière : Deaux n’est pas loin de doubler la mise, mais c’est finalement peu de temps après que le deuxième arrive, avec un appel dans la profondeur de ce bel homme de Birger Meling, parfaitement lancé par Ripart, et dont le centre trouve Eliasson qui n’a plus qu’à pousser au fond (0-2, 87e). ELLE EST LA NOTRE NODISK CONNECTION !!!

Punaise, c’est donc ça, le goût de la victoire ? La fin de match est encore égayée par une faute de semi-débile de Samaritano, qui parvient à décrocher un second carton jaune et à quitter le match. C’est donc le NO qui sort de ce « match de la peur »® avec sa dignité, de l’espoir et la 19e place. C’est maintenant que le plus dur commence, mais j’ai envie d’y croire avec vous, bande de couilles molles.


LES COLLEGUES

Reynet (5/5). Franchement, on va même pas chipoter sur son jeu au pied un peu incertain par moments, il ne prend pas de but et nous sort la grosse parade qu’il faut au moment crucial. Baptiste, c’est le pote qui te fait sortir du bar en te trainant par les cheveux à 4h du mat’ alors que tu t’apprêtais à t’embrouiller avec le barman, puis qui te tient la tête au-dessus des chiottes quand tu rentres péniblement chez toi (ceci était une métaphore de la vie d’avant gracieusement offerte par la Crocro Académie).

Meling (4/5). Gros match. Pas de frayeur défensive, et une activité symbolisée par ce débordement de fin de match conclu par une passe dé. Il peut faire mal à 75% des latéraux de L1.

Miguel (3/5). Plutôt correct jusqu’à sa sortie à la 45e suite à un coup. Remplacé par Guessoum (2/5), que j’aurais insulté sur 3 générations si Celina avait marqué. Là, on va dire que c’est une erreur grotesque mais sans conséquence.

Briançon (3+/5). Il m’a semblé serein, malgré quelques petites hésitations.

Alakouch (3+/5). Pas de boulevard laissé derrière, et une volonté de jouer vers l’avant qui fait plaisir. On aura besoin de lui de toute façon.

Cubas (4/5). L’action du premier but est du concentré d’Andres 100% pur jus : récup’ dans les pieds, crochet extérieur pour se défaire du marquage, passe dans la profondeur. GRANDE !

Deaux (4/5). C’est vraiment bon depuis qu’il est revenu au milieu. Très actif, et décisif cette fois.  

Ripart (3-/5). C’est difficile d’être sévère vu qu’il marque (et joliment) et qu’il lance Meling sur le 2-0. Mais sa première mi-temps est tellement pénible à voir… Je dirais bien « remettez-le à son vrai poste », mais tout le monde y compris lui a oublié où c’était.

Benrahou (2+/5). Je suis un poil frustré par son rendement, il me parait un peu paumé sur son aile, tant sur la construction que le repli défensif.

Ferhat (3/5). Un peu en dedans sur ce match, mais décisif sur l’action du premier but.

Koné (2-/5). Il ne s’est pas beaucoup montré (euphémisme), mais je reste persuadé qu’il ne lui en faudrait pas beaucoup pour se remettre en confiance. Remplacé par Eliasson, qui joue encore le rôle de supersub.  

Allez, on continue, on lâche rien, on est NÎMES BORDEL !

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Karoud Fider

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