FC Metz – Red Star FC (2-0) : La Metz Que Un Club Académie triomphe du communisme

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Austrasian dub foundation.

« Avant, j’étais schizophrène. Maintenant, nous allons mieux. » Un supporter messin anonyme
Humeur mosellane du moment

Je vous avais laissé là, ballants, au sortir d’une déconvenue ressemblant à s’y méprendre à un lâcher de partouzeurs au bal printanier de la pucelle. Cette défaite 4-0 face aux Auxerrois avait douché de nombreux espoirs de jours meilleurs pour le peuple élu, faisant augmenter le taux de chômage, les tentatives de suicide et les relations incestueuses dans la Moselle Nord.

Mais ça, c’était il y a quinze jours. Et c’est dingue ce qu’il peut se passer en quinze jours. Vous pouvez gagner au loto, aller à Las Vegas, choper la syphilis, apprendre que votre femme s’appelait Robert avant son opération, mais surtout reprendre espoir.

L’espoir du Metz Que Un Club devait passer dans un premier temps par un déplacement en Bresse, avec ses poulets, son Bourg et sa défense artis-anale. Bourg-la-Bresse donc, victime préférée des Grenats, qui s’étaient offert le luxe d’enfiler cinq ogives au match aller, avec entre autres des buts de Lejeune, Rivierez et Palomino. Oui, dans le même match ma bonne dame. Et c’est donc avec tout le loisir de la jouvencelle à l’ouverture des soldes que le Général Hinschberger et son armée de singes sont allés en repasser trois à leur partenaire de jeu idoine, par l’intermédiaire de Candéias des as, et un doublé improbable de Benkamengras. Cette victoire, combinée aux défaites du Red Star et de Le Havre, allait véritablement lancer un sprint final alléchant pour tous les suiveurs de la Ligue d’oeufs.

 

FC Metz – Red Star FC, le match 

Comme aiment à le présenter les experts, c’est un véritable « mache-assis-poing » qui se dresse sur la route du Meilleur Club du Monde et de Lorraine. Avec comme belligérant le FC Heineken, farouche promu qui, de haut de son étoile rouge et de ses supporters bolchéviques, compte bien aller s’essayer à entonner l’Internationale en Liguain. N’ayant jamais été flamboyant contre une équipe de haut de tableau, cette confrontation devait nous dire si, oui ou non une bonne fois pour toute, le Metz Que Un Club a les coronès flétries d’un hipster vegan, ou celles en acier trempé d’un fier guerrier austrasien.

Et frileux comme à son habitude, le Hinsch’ envoie au front ses 11 inaltérables salopards en 4-2-3-1, avec un Bekamengras seul en pointe et un Kévin Fucking Lejeune dans le rôle de métronome. Tiago Gomes ayant été enterré dans le jardin à côté de Médor et Célestin Djim, c’est le petit Udol qui semble avoir dorénavant les faveurs du coach sur le côté gauche de la défense.

Et c’est avec son immuable bipolarité et schizophrénie que le Metz Que Un Club va faire vibrer tous les slips grenat. La première mi-temps ne sera qu’une addition de mièvreries insipides, ponctuée d’erreurs techniques, passes loupées et contres mal négociés par les deux équipes. En témoigne cette passe manque de Milan à la 18e minute qui file droit en touche, lui retirant instantanément 3 ans d’existence pour crime contre le football. Le point d’orgue de ces 45 minutes de purge sera la sortie de Kévin Fucking Lejeune à la 41e minute, dont la transparence aura fait saliver les vitriers de la tour Montparnasse. C’est le petit prince de la savane Habib Diallo qui le remplace, pour repasser en 4-4-2 des familles. Avec un duo Mandjeck-Reis trop bas et souvent en retard, les récupérations sur les seconds ballons sont trop rares et n’aboutissent jamais à des phases offensives intéressantes.

Avec Joël Muller et Carlo Molinari, ce sont 1 258 ans d’Histoire qui vous contemplent.

Evoluant plus haut à la reprise, et porté par un Glorieux Georges Mandjeck dopé à la testostérone, le bloc Messin se montre plus vif et dynamique et donc plus dangereux. Et si les occasions se font plus nombreuses durant le second acte, il manque toujours un poil de justesse pour arriver en situation de frappe. Et c’est pile au moment où les débats tendent à s’équilibrer, avec la sortie de Candéias pour Kaprof, que le coup du sort pouvant décider de la fin de saison de Bernard Sauron et sa bande intervient. On joue la 72e minute, Bekamenga prend le meilleur sur les deux centraux parisiens et se présente face au portier adverse. Arnaud Balijon, sans doute horrifié par l’arrivée de Benkamengras dans ses terres, est pris d’un AVC et s’écroule, laissant tout le loisir à Black Menga d’ouvrir le score, 1-0. Le communiste est à terre, reste à l’achever.

Douze minutes et un carton jaune pour Mandjeck plus tard, le Lion de Yaoundé s’en va inscrire un doublé, son 9e but de la saison en deux temps et un nouveau doigt dans les fions Lensois, sur un nouveau service de Génie Ngbakostaud. 2-0. Le communiste est mort. Vive le communiste.

Au bout de 27 minutes de temps additionnel, l’arbitre met fin au suspense et libère le peuple élu.

Yéni, le talent d’en faire trop.

 

Au terme d’une première mi-temps encore une fois indigne de ses ambitions, le Metz Que Un Club l’emporte et réalise la parfaite opération de la soirée, puisque tous les concurrents directs – Lens, Le Havre et Clermont, n’ont pas fait le plein de points. Avec 3 points d’avance sur le quatrième à 3 journées de la fin, cette fin de saison sent bon la poudre.

Les Metz Que Un Notes : 

Thomas Didillon, 3/5 : En dehors du manqué parisien à la 64eminute qui aurait pu coûter très cher, notre portier a plutôt passé une soirée tranquille.

Ivan Balliu, 3/5 : Actif, dynamique, mais toujours brouillon, surtout dans ses centres. Mention honorable pour le tacle sur l’arbitre assistant.

Guido Milan, 3/5 : Présent au marquage, le taureau argentin a fait son match.

Jonathan Rivierez, 2/5 : Son corps de lâche s’est bien fait bouger sur les rares incursions adverses.

Matthieu Udol, 3/5 : Une première période difficile, bien rattrapée avec plusieurs retours défensifs solides durant le second acte.

Nuno Reis, 2/5 : A la limite du footballistiquement correct. La mauvaise limite.

Georges Mandjeck, 5/5 : Glorieux Georges, taille XXL. Si un astéroïde avait menacé la terre durant ce ce match, Georges l’aurait intercepté.

Daniel Candéias, 3/5 : Un jeu juste, presque intelligent. Nettement meilleur dans un 4-4-2. Who are you, and where is the real Candéias ?

Kévin Fucking Lejeune, 1/5 : Un véritable raté tactique. Sa titularisation nous fait jouer dans un système qui nous fragilise, KFL étant lui même en grosse méforme. A ce stade de la saison, il n’a rien à faire dans le groupe avec ce niveau.

Yéni Ngbakoto, 4/5 : On retrouve un vrai Yéni, capable d’accélérer et de casser des reins. Encore une fois passeur décisif, c’était une belle image que de le voir lancer le clapping en plein milieu du kop.

Christian Bekamenga, 4/5 : Il a encore une fois fait trembler la terre de ses gros pas. Il n’est pas très esthétique, mais il est décisif. 4 buts en 2 matchs, prenez ça, les Lensois.

Les remplaçants : 

Habib Diallo, 3/5 (a remplacé Lejeune, 41′) : Une belle entrée pleine de percussions du petit prince de la savane, qui permet de repasser en 4-4-2 et donc  d’apporter nettement plus de danger.

Juan Kaprof, 3/5 (a remplacé Candéias, 70′) : Le chien fou argentin fait lui aussi un beau bout de match. Peut s’avérer précieux sur les 3 derniers matchs.

Ferjani Sassi, non noté (a remplacé Mandjeck, 89′) : Est rentré en jeu pour toucher la prime de match.

 

Ce sport finira par me tuer.

Dr Jerhille

4 thoughts on “FC Metz – Red Star FC (2-0) : La Metz Que Un Club Académie triomphe du communisme

  1. Dites donc, cher nègre noir de Rigobert, vous avez tué Rigobert ? Ou il a changé son nom en Henry de Lesquen, et s’est enfin décidé à se lancer en politique ?

    Pas qu’il me manque, mais j’aime parfois me toucher à la vue d’une belle paire de seins. Même des seins sains de vaut-rien.

  2. Bonsoar Monsieur Picon,

    Le Grand Maitre Rigobert est en congés sabbatique, et son Noir de serviteur se doit d’entretenir la flamme Grenat avec outrecuidance.
    Nul doute que vous serez informé de son retour, sans la moindre forme de procès.

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