Montréal – Toronto (0-2) : L’Impact Académie livre ses notes

Perdre un derby, ça fait chier. Perdre un derby sans le jouer, c’est regarder la femme que l’on convoite se faire prendre sauvagement sans réagir. Et c’est mal

Ouais, ouais, ouais… Nous avions tous en souvenir humide la double confrontation de la fin de saison dernière. La première qui nous offrit la troisième place, la seconde qui offrit un billet de retour à nos chers clowns torontois qui avaient réussi le fabuleux exploit de se qualifier pour les séries pour l’unique fois de leur longue existence de sous-fifre en MLS.

Nous attendions tous, chibron en main, une nouvelle déculottée pour les clowns rouges. D’autant que la confiance était de mise après ce début de saison plutôt réussi. Hélas ! Trois fois hélas ! Nos aimés dans les bras de Morphée ont regardé jouer les affreux. Ou plutôt, les immondes ont profité de notre apathie pour attendre nos erreurs et tranquillement prendre une victoire qu’ils n’espéraient pas si aisée. Nous voilà punis de notre suffisance. Et à Mauricio l’espoir de l’électrochoc, celui qui fera que plus jamais cette saison nous ne jouerons avec une demi-molle, mais avec l’érection fort et vivace de l’homme viril au summum de ses capacités.

L’alignement

Donadel de retour, exit Bekker. Bernier pas titulaire, exit la victoire contre Toronto.

Le Matchauricio

Bon allez, on va se la faire rapide sur le match, la principale raison étant qu’on a perdu et que c’était bien de la merde. Presque même que ça ressemblait au Stade Rennais pendant une rencontre importante. Presque seulement, car loin de moi l’idée d’insulter l’Impact par ces mots si forts. Mais putain, qu’est-ce que ça peut m’énerver ce genre de performance. Même à l’époque où j’étais un footballeur de talent et de renom, je ne comprenais pas comment mon équipe pouvait, lors d’un match, faire montre d’une énorme paire de couilles et d’une volonté de se battre incroyable, pour la semaine d’après être complètement apathique, manquant d’envie, de force, de vigueur… Toutes ces qualités nécessaires à la victoire et aux choses de l’amour ; tout ce qui nous a manqué samedi.

Le duel Ciman/Giovinco comme il aurait dû se dérouler.

Victoire sans appel de Giovinco sur l’Impact.

Résultat des courses : un tacle d’ivrogne de Cabrera, après une air-défense d’Oyongo, offre un penalty au nabot rachitique. On manque ensuite de se faire culbuter dans les cinq minutes qui suivent l’ouverture du score, sur TROIS PUTAINS D’OCCASIONS qui sont des copié-collés de l’action du penalty. On dort ensuite au gaz en deuxième demie sans vraiment inquiéter des Torontois sérieux, mais sans plus. Et on finit par prendre un deuxième pion sur une action d’une banalité terrifiante, en défendant comme des culs. Remballez, c’est baisé.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Pas capitaine, mais pas moins abandonné. Repousseur d’échéance comme une pilule contraceptive. Pisseur violoniste quand il part bien mais ne peut sortir le penalty parfaitement frappé par le Nain Rouge. Les panards englués dans le sirop sur la deuxième, non moins parfaite, frappe du susnommé nabot. Un peu frustré, et on peut le comprendre, en toute fin de match, il est à deux doigts de s’empaffer le mini-rital et son garde du corps haïtien. Ce qui aurait probablement constitué notre plus belle action du match.

Ambroise Oyongo (2/5) : Commence à gauche en remplacement de Toia, blessé au mollet. Reviens-nous Donny, sans toi on ne sait que faire sur le côté comme un puceau qui tâtonne pour trouver l’entrée. Ambroise passe ensuite à droite après la sortie de Camara, sans plus de succès puisqu’on s’est fait manger toute la fin de première mi-temps et que le danger est à chaque fois venu de là. Pas vraiment grand-chose à foutre en seconde demie, si ce n’est participer au marasme ambiant.

Laurent Ciman (2/5) : À force de trop se sortir les doigts, on finit parfois par les mettre n’importe où. Et en l’occurrence, c’était loin d’être des fourchettes dans les yeux. Attiré comme un papillon par la lumière, comme un corps céleste dans un trou noir, il est allé donner son cul par des tentatives d’interception hasardeuses, bientôt imité par ses copains de la défense et du milieu. Une passe, un éliminé : le deuxième but hantera les techniciens de surface pour un moment.

Victor Cabrera (1/5) : Alors quand on parle de donner son cul, il faudra probablement ajouter le résumé du match de Cabrera sous la définition dans le prochain dictionnaire illustré du vocabulaire de la sodomie. Ma… Quécecé qué cette entourloupe ? Quel match ! Tellement mal placé qu’il avait les pieds dans le Saint-Laurent, complètement hasardeux dans ses interventions. Ce tacle offrant le penalty à Toronto est fantastique d’analité. Victor aurait été chasseur samedi, je n’aurais pas été étonné de le voir envoyer la chevrotine après le passage du cerf, une fois la saison de la chasse terminée, abattant le gamin sur son vélo qui se trouvait là.

Hassoun Camara (non noté) : En raison de la énième blessure d’un Hassoun Camara qui revenait au top de sa forme, l’Impact Académie a décidé de quelques minutes de deuil. Celles-ci seront accompagnées d’humbles notes de musique, trouvées en tapant « sad piano » sur YouTube.

Marco Donadel (2/5) : Ah le retour sur le pré du bel Italien… Je l’attendais avec impatience. Mais un seul homme ne peut pallier aux errances de toute une équipe. Quand son unique job aurait été de fixer le chauve d’en face, Bradley, il a dû être au four et au moulin, Giovinco se baladant sur le terrain avec la liberté de la chèvre dans son pâturage. Et l’intensité mise par les coéquipiers de l’homme aux cheveux sales étant proche du néant, il a fait ce qu’il a pu, comme il pouvait. Balle au pied en revanche, il aura été précieux dans la distribution, quand il trouvait un coéquipier en mouvement, bien entendu.

Eric Alexander (1/5) : J’ai dû me rendre compte qu’il était sur le terrain autour de la 75e minute. À partir de là, je crois que bon… Il va falloir parler de son rendement depuis le début de saison et de ses énormes difficultés à faire le lien entre défense et attaque.

Harry Shipp (1/5) : Tiens, en parlant de rendement… Aussi inutile samedi qu’une capote trouée. Perdu au milieu du stade Saputo, le speaker était tout près de passer une annonce pour que le petit Harrison retrouve sa maman qui l’attendait à l’accueil. Après avoir, à mes yeux, plutôt bien commencé la saison, il est en train, match après match, de nous faire douter de son talent. Et je sais pourtant qu’il en a.

Nacho Piatti (1/5) : Phénomène assez étrange, alors que Piatti a plutôt débuté la saison à gauche, où il est vraiment à l’aise, alternant avec Shipp sa place dans l’axe à plusieurs reprises au cours d’un même match, voilà qu’il semble avoir été cantonné à son poste de n°10. Pourtant, au fil de la rencontre et de sa difficulté à obtenir de bons ballons dans le sens du but, il se déporte tout naturellement du côté de l’ancien du Fire qui, lui, continue de mordre la ligne de touche. On se retrouve donc avec deux gus sur le même côté, personne dans l’axe, ce qui oblige Drogba à décrocher, lui qui est pourtant le point de fixation suprême de l’attaque, provoquant des problèmes de transit intestinal aux défenseurs adverses. Un joyeux bordel.

Dominic Oduro (3/5) : Sans doute le joueur de champ le plus utilise face aux Clowns samedi. Il s’est démené sur son côté, avec le peu de bons ballons qu’il a eu à jouer. Il aura au moins eu le mérite de provoquer, de tenter de faire la différence balle au pied et à la course. Bref, beaucoup mieux que le reste de l’équipe mais trop isolé pour influer réellement sur la partie au final. C’est vraiment le seul que j’ai trouvé au niveau, c’est pour dire.

Didier Drogba (2/5) : Didieu est souvent allé chercher la balle au milieu, sauf qu’évidemment il n’y avait plus personne devant pour emmerder la défense. Ses efforts sont donc restés stériles. Et même la guerre psychologique qu’il a entrepris avec l’arbitre a échoué. Faut dire que ses vaines tentatives d’obtenir un penalty étaient assez peu crédibles. Gratter un péno sur des duels aériens, ce n’est pas évident. Plus facile quand on est dans la surface balle au pied, mais ça ne nous est pas arrivé pendant le match.

Les substituts

Maxim Tissot (2/5) : Entré à la place de Camara dès la 20e minute. N’a pas été vraiment embêté défensivement et n’a rien pu faire offensivement, le couloir étant complètement embouteillé.

Patrice Bernier : Le capitaine face à Toronto, c’est titulaire. Point barre.

Johan Venegas : Pas vu, pas pris.

Le tableau

Une défaite contre les clowns et c’est un monde d’angoisse qui s’ouvre sous nos pieds. J’ose espérer que ce n’était qu’un match raté, pas le signe avant-coureur d’un relâchement dans l’effort digne du pire des bande-mou. Il faudra aller poutrer les Citizens de New York à la balle, sur le terrain de baise-balle.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

4 commentaires

  1. C’est moche de s’en prendre à ma mère-patrie rennaise de la sorte. J’ai presque envie de dire : « bien fait pour vous ».

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