Géorgie – Rép.Tchèque (1-1), la Bordjgali académie qualifiée pour les 1/16e

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Bonjour,

Je suis Filip Etchebadze, MOG, meilleur ouvrier de Géorgie, et propriétaire de 24 restaurants, mais jusqu’à quand bordel ? Merci Vladimir.

Les Tchèques ont perdu leur premier match, comme nous. Ils ont faim, comme nous. Tout ce petit monde est le bienvenu pour manger dans un de mes 23 établissements.

Le match :

Les Tchèques partent à l’attaque très vite, et une question se pose : combien de temps allons-nous tenir ?

En Géorgie, une bande dessinée populaire raconte les histoires d’un petit village au bord de la mer noire, qui résiste encore et toujours à l’envahisseur russe. Leur secret ? Une potion magique.

La proximité d’un terminal pétrolier et d’usines pétrochimiques enrichissent naturellement la nappe phréatique située sous le village. Le druidze ajoute un peu de Co2 par amour des bulles, et quelques agrumes, pour puncher l’amertume du mercure et atténuer l’astringence du plomb, permettant à nos héros, dans un état second, d’écraser les chars russes, avant de se bâfrer dans la joie et la radioactivité pour célébrer la victoire. C’est hilarant.

Asteridze, Obelidze et Idefidze

Mamar fait son match de gardien de handball, et en fin de mi-temps, mes vaillants s’aventurent dans le camp d’en face, obtiennent un pénalty, 1-0 à la pause. Comme les pourliches au restau, on prend ce qu’il y a à prendre.

Le démarrage du 2e service est bon, mais le 2-0 manqué par Mekvabishvili nous revient comme le plat d’un client mécontent et perturbe l’organisation en cuisine.

La Tchéquie égalise à l’heure de jeu, et nous renvoie plat sur plat jusqu’à la fin du match.

Dans le jus, la Géorgie sort la truffe de l’eau en contre, en bout de match, mais Lobshanidze se foire complet à la 95e. 1-1, fin de l’histoire.

Les notes :

Mamardashvili (5/5) : On ne gagne pas une compétition sans un grand gardien, ni un grand avant-centre. Pourquoi pas nous ? Il a fait autant de parades qu’il me reste de restaurants ouverts (22).

Dvali, Kashia , Kvirkvelia (3/5) : Cétautomatidze, Agecanonidze et Ordralfabetidze, toujours prêts pour la bagarre.

Tsitaishvili (3/5) : Une bonne doublette avec Kvaradona côté gauche.

Kakabadze (2/5) : Une bonne doublette de merde avec Davitashvili côté droit. Mon garçon, il faut qu’on parle !

Kochorashvili (4/5) : Un gros travail en cuisine, et toujours prêt à aller donner un coup de main en salle. Tu prends des initiatives, j’aime ça, bravo mon garçon !

Mekvabishvili (3/5) : Tu es plus limité mais tu te bats, bien joué !

Davitashvili (1/5) : Tu oses me servir ça ? C’est imbouffable, c’est du foutage de gueule, ce n’est pas normal !

Kvaradona (4/5) : Falbalashvala. Bien joué ! Ca me plait !

Mikautadze (4/5) : Tu es beau, tu es grand, tu es si fort… oui ma bouche emmiellée de louanges enrobe quelque peu ta performance discrète. Mais ta présence seule apporte une sucrosité naturelle au match, idéale pour finir un repas. Mon petit dessert. Mon Mikau.

Les remplaçants ont rempladze sans rien changer, enfin presque. Lobzhanidze est passé proche du 5/5 mais il a manqué la balle de match à la 95e. Pour la peine, tu seras ligoté et bâillonné au prochain banquet, comme le bardze.

On va aller chercher la victoire contre le Portugal. Oui leur équipe B nous est bien supérieure, mais on se bat au pays contre des ours, des loups et des Russes, nous n’avons pas peur. Quelques inquiétudes toutefois : Dans quel état physique vont être les joueurs ? Et surtout, combien de mes restaurants seront encore ouverts mercredi ?

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