Grenoble-AC Ajaccio (2-0) : dépucelage raté au Stade des Alpes

Grenoble-AC Ajaccio. Stade des Alpes. Ligue 2. Mon 56e stade différent « visité » pour un match de l’ACA. Mon 10e déplacement de la saison. Mon 124e déplacement au total. Sandwich au thon. Défaite. I Sanguinari. Compte-rendu.


Comme réclamé depuis des mois par les suiveurs de nos aventures, nous avons enfin fait filmer l’un de nos déplacements. Hasard du calendrier, c’est tombé sur notre pérégrination à Grenoble, ma première au Stade des Alpes. Une Go Pro, un iPhone, une 106 et le tour est joué. Vous verrez ce documentaire EXCEPTIONNEL bientôt sur Youtube. Stay tuned.

Revenons à nos moutons. Le départ se fait en fin de matinée, dans un bolide blanc et cabossé de 1994. Je ne suis pas seul. Pour l’occasion, je suis accompagné de Mme Perfettu, qui a tenu à être présente. Le GPS annonce environ 5h14 de route. Un trajet pendant lequel les gilets jaunes se succèdent. Mme Perfettu commence son show en confondant des avions avec des oiseaux. Pas étonnant sachant qu’un jour, elle a confondu une chouette avec… un ragondin.

Au terme d’un aller plutôt tranquille, l’arrivée à Grenoble se fait aux alentours de 18h. Va-t-on trouver le parcage visiteurs du premier coup ? Le premier stadier nous fait faire demi-tour, en direction d’un autre, qui nous indique la bonne entrée. HALLELUJAH, ON N’A PAS MIS UNE HEURE POUR TROUVER ! La première chose qui nous interpelle est le bon accueil des locaux : le CM du GF38 a fait un tweet de bienvenue et dès que nous sommes garés, un mec qui passe de l’autre côté du grillage nous reconnaît et nous félicite. Les stadiers sont également plutôt avenants et professionnels.

Leur seule obsession ? Savoir si nous avons des fumigènes ou pas. La question « vous êtes sûrs que vous n’avez pas de fumis ? » nous sera ainsi posé quatre ou cinq fois. La fouille est tranquille et on note une absence de palpation. Deuxième bonne nouvelle : le parcage visiteurs est bord-pelouse.

Une fois que le bâchage (laborieux) est fait, nous voyons débarquer le type qui s’occupe de la buvette. Il nous annonce la première mauvaise nouvelle de la soirée : la buvette fermera dès le début du match. Il faut donc aller chercher à manger de suite. IL EST DONC L’HEURE DU CASSE-CROÛTE !

Les + :

  • Le mec de la buvette était fort sympathique et souriant, ça ne mange pas de pain
  • Nous avions le choix entre 4 sandwichs différents : jambon, rosette, poulet et thon. Mon choix s’est orienté vers le thon. Pour changer.
  • Le sandwich au thon était copieusement garni : salade, tomate et thon
  • Le sandwich au thon était frais et plutôt bon

Les – :

  • LE PAIN PUTAIN ! C’ÉTAIT UN PUTAIN DE BOUT DE PAIN INDUSTRIEL !
  • Avoir le choix, c’est bien, mais on aurait préféré des frites, ou des trucs chauds, genre saucisses ou merguez
  • Pas de bière
  • Ni de génépi
  • Le fait de fermer la buvette avant le match a privé les retardataires de casse-croûte

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2,5/5. Les produits proposés et le service valaient 3/5 mais la buvette de Grenoble prend un petit malus de 0,5 pour ne pas être restée ouverte après le coup d’envoi. Ce que l’on a mangé n’était pas révolutionnaire, pas dégueulasse mais pas exquis non plus. Si François Hollande était un « président normal », la buvette de Grenoble est alors une « buvette normale ». Mais moi désormais, j’en attends plus.


Le match peut débuter. Au total, nous sommes 13 en parcage visiteurs (sans oublier Manu et sa famille en tribune d’honneur). Il y a des Corses, des Bastiais, des membres d’I Sanguinari, des inconnnus, des Ajacciens, des Stone Island, des barbes, des Stan Smith, des testa mora. Adrien, Simon et compagnie sont arrivés au bout de vingt minutes de jeu, la voiture d’Adrien ayant été victime d’un nid de poule sur une voie de tram (Kamoulox). Heureusement, ils n’ont rien loupé d’extraordinaire du match et la voiture a pu redémarrer sans souci au retour.

Le parcage visiteurs est donc étonnamment rempli. Le Stade des Alpes est, lui, assez clairsemé mais l’ambiance qui y règne est festive. En d’autres termes : ce stade, en plus d’être plutôt pas mal, me fait bonne impression. Mais les chiottes dans tout ça ?

Nouveauté cette saison : on va également noter les… toilettes des stades de Ligue 2. Alors faites attention, les photos peuvent choquer les âmes les plus sensibles.


Les toilettes du Stade des Alpes sont immenses. Oui, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit en ouvrant la porte des chiottes pour hommes. Toutes en longueur, les toilettes sont décomposées en deux parties : les cabines qui se ferment dans un premier temps puis les pissotières communes en alu. En y entrant, aucune odeur de merde ni de pisse. Une odeur neutre nous embaume. Le sol est propre, les cuvettes et les pissotières également. On continue dans les bons points : il y a des torchons déroulants propres, du savon et de l’eau (je vous jure, il n’y en a pas partout). Mais pas de chauffage ni d’eau chaude. On ne va pas chipoter. Note : 4/5.

De retour des toilettes à la mi-temps, nous pouvons assister à un magnifique spectacle de bachata réalisé par le club de danse du coin. C’est faux, c’était complètement pourri et on n’en avait rien à branler. La deuxième période sera rythmée par nos chants et par quelques remarques de Mme Perfettu, toujours bavarde quand il s’agit de commenter un match à sa sauce. Extraits :

  • « Le 22 il s’appelle vraiment Kévin ? (en parlant de Kévin Lejeune, ndlr). Mais il est trop vieux pour s’appeler comme ça pourtant ! »
  • Quand un « Oh arbitre, oh PD » descend du parcage visiteur, elle s’énerve : « Voilà tout ce que j’aime pas dans le foot ».

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

ON LÂCHE RIEN ! #UltraStyle #UltraLife @dominosligue2 @acajaccio #GF38ACA #Grenoble #SempreQui

Une publication partagée par Loïc Durand (@perfettu) le


Ah oui, j’allais oublié : la deuxième période a également été rythmée par deux buts grenoblois. Une nouvelle défaite s’ajoute au tableau de marche de l’AC Ajaccio. Malgré la désillusion, quelques joueurs viendront nous saluer, comme Choplin, Hergault, El-Idrissy, Pellegrini etc. Il est l’heure de débâcher, pressés par le stadier, qui veut nous voir partir au plus vite. Une fois dans la voiture, il nous conseille de cacher nos attributs de l’ACA, de foncer et de ne pas nous arrêter. Comme si nous allions avoir des problèmes à Grenoble…

Le retour se fait tranquillement, avec un petit arrêt à Saint-Symphorien de Lay, village du « record de la plus grosse omelette en 1985 avec 42470 oeufs ». Arrivée vers 5h du matin, après près de 16h de déplacement. Mais tout cela valait le coup : merci à Grenoble pour l’accueil. Et FORZA ACA PUTAIN DE MERDE !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.