Impact Montréal – New England (3-0) : L’Impact Académie livre ses notes

Salut mes tout doux. Nous voilà enfin réunis après moult péripéties. L’actualité impactesque et impactante fut bien remplie ces dernières semaines, comme Madame après une folle nuit d’amour et d’ivresse. L’ivresse, c’est ce qu’a ressenti l’Impact Académie au lendemain d’une nouvelle défaite chez ces fils de putes enculés baltringues éternels rivaux de Toronto, par un doux soir d’août dont la brise légère est venue rafraîchir mes attributs royaux exposés sur un bord de balcon en signe de désillusion. Un effet papillon inversé probablement, de l’éviction de Frank Klopas : un entraîneur se fait virer quelque part dans le monde et le vent souffle sur mes couilles à l’autre bout de la planète.

Ce t-shirt est maintenant collector.

Divine annonce, bien que trop tardive, du renvoi de l’un des plus gros péchés de l’Impact ces derniers mois. Avoir gardé un incompétent, doublé d’un homme ayant perdu son vestiaire depuis bien longtemps, pour seule et unique raison de préserver la crédibilité d’une direction l’ayant perdue depuis des lustres, en sacrifiant sur l’autel de la connerie les résultats et l’atmosphère d’une équipe qui repartait à la dérive après la remise à flot d’une campagne de Ligue des Champions miraculeuse.

D’ailleurs, toute bien informée de l’intérieur qu’elle est, comme gynécologues et proctologues, l’Impact Académie sait de source sûre qu’une partie des joueurs affublait dès la saison passée l’entraîneur-chef Frank Klopas de l’explicite sobriquet du « clown ». On mesure donc tout le respect et la crédibilité dont pouvait se prévaloir le coach, lui qui a pourtant bénéficié d’une confiance outrageusement longue.

Ceci dit, loin de moi l’idée d’imaginer Klopas comme « un mauvais bougre ». Il aurait pu vider son sac après son éviction, car je suis convaincu que lui aussi a des choses à dire, mais il ne l’a pas fait. Et ce n’est pas l’interdiction qu’aurait formulée l’Impact qui l’en aurait empêché.

Cependant, nombreux ont été les partisans à dire que tout n’était pas de la faute de Klopas et ils ont raison. Le trio tyrannique ta mère Saputo, De Santis, Braz tient certes la franchise dans une main de fer, mais il suffit de voir avec quel engouement a été accueilli l’éternel adjoint Mauro Biello, dit Bielhomme, par les fans mais surtout les joueurs, dont l’implication lors des matches est incomparable, de même que la solidarité affichée. C’est simple, on dirait un bukkake entre potes : c’est festif, joyeux et tout le monde soutient son copain en cas de coup de mou.

Cumulez ce regain d’espoir et d’envie à l’arrivée de Didier Drogba et tout ce qui l’entoure, et vous obtenez une logique dynamique positive. L’aura de Didier apporte un mental de guerrier que Laurent Ciman avait commencé à instaurer, réactivant déjà celui des anciens quelque peu endormi. L’amitié et la loyauté que semblent porter les joueurs à Mauro Biello les poussent à aller chercher des résultats positifs que l’on n’aurait pas vus du temps de Klopas, en témoignent les quatre matches invaincus depuis le début de l’intérim.

Et puis Didieu quoi. Il marche sur la MLS comme Jésus sur l’eau, il écarte les fesses de ses adversaires comme Moïse la mer rouge, ces pauvres âmes sont terrorisées à l’idée de s’approcher de lui, en témoigne son triplé contre Chicago et son match plein contre le New England Revolution, pourtant alors leader de la conférence.

Samedi, il a pesé sur l’adversaire comme jamais. Les deux centraux des Revs se faisaient dessus à l’idée de l’approcher de trop près comme à l’idée de le laisser trop libre. Du coup, il a fait ce qu’il voulait avec le ballon, et les Revs ont été tout gentils au point de lui dévier ses frappes pour être bien assurés qu’elles rentrent.

Parallèlement, le petit protégé de Kimberly, Johan Venegas, a inscrit son premier but en MLS sur un tir lui aussi dévié, signe évident du retour de la chance à Montréal, de l’inversement proportionnel de la baraka. De quoi voir la fin de saison sous un angle plus bleu-blanc-noir.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : N’a rien eu à branler du match ou presque. S’il était acteur de porno gay samedi, Evan aurait ruiné l’industrie. En plus, quand il a un arrêt à faire, c’est Laurent Ciman qui le fait à sa place.

Manchette chauve.

Donny Toia (3/5) : Assez peu en vue pendant ce match, encore une fois pas aidé par un Andres Romero à côté de la plaque. Difficile d’aller faire un débordement quand tu sais que ton ailier n’ira pas te chercher le dédoublement. Défensivement, rien à dire, il n’a pas été inquiété.

Laurent Ciman (4/5) : S’il avait été General der Panzertruppe de la 6e armée allemande, jamais les Nazis ne se seraient rendus à Stalingrad et probablement que nous serions tous en Germanie aujourd’hui. Seulement Laurent n’est pas un Nazi, il est le général de notre défense, bottant des culs sans faire de ronds de jambe, avec plutôt un petit MacArthur qui ferait frémir n’importe quel Nippon. Il supplée même Bush pour faire des arrêts sur la ligne de but, mais sans les mains pour un challenge plus relevé. Quel bel homme.

« Les Japonais ont perdu le fil du match. Ils nous ont surpris en début de rencontre, mais nous sommes revenus, comme je l’avais dit. On s’est battu pour prendre l’avantage et quand cela a été fait, ils se sont lancés dans des contres suicidaires qui nous ont libéré les espaces. Ces deux derniers buts sont peut-être sévères, mais ils sont mérités compte tenu de la physionomie du match. C’est une fierté de remporter le titre après avoir battu notamment l’Italie en quart, puis l’Allemagne en demi-finale. On va pouvoir savourer. »

Victor Cabrera (3/5) : Remis de son expulsion idiote et/ou sévère (selon vos goûts personnels) à Vancouver fin août, reposé après avoir été superbement remplacé par Wandrille Lefèvre à Los Angeles et San Jose, l’ancien de River s’est bien comporté, profitant évidemment de Revs inoffensifs.

Eric Miller (3/5) : Bon match de Miller qui reprend un peu de temps de jeu après de longs mois d’inactivité. Il n’a pas été très visible sur phases offensives, notamment parce que l’Impact a finalement joué assez bas, préférant laisser venir New England pour mieux profiter des contres. Il était sans doute fatigué également d’avoir sauvé la ball bucket challenge montréalais à San Jose.

Calum Mallace (3/5) : Sans doute un des joueurs les plus décriés depuis la prise de pouvoir de Biello, qui n’a pas changé de ligne directrice en milieu défensif, en continuant à faire confiance à la paire Mallace-Donadel quand il aligne ce qu’il considère comme son équipe-type. Pas de chance pour Mallace, il jouait un match plutôt propre avant de se blesser en début de deuxième demie.

Marco Donadel (1/5) : Excellent depuis (quasiment) un match catastrophe à Chicago, l’Italien a réitéré cette performance anale que l’on n’avait plus vue depuis longtemps. Il semblerait que sous la pluie, Donadel ait tendance à jouer à l’envers, voire à perdre toute lucidité comme s’il était courtisé par une bombe atomique. A Chicago, sous des trombes d’eau, il avait pris deux jaunes idiots successivement. Contre les Revs samedi, il en a fait de même, car bien que ses boîtes sur les adversaires soient très appréciées, il faudrait penser à le faire discrètement, vu qu’il n’est pas dans les petits papiers de nos chers arbitres (12 jaunes et 2 rouges en 20 matches, challenge en cours).

Andres Romero (2/5) : LA LOUUUURDE ! Voilà ce que nous aimerions tous crier à l’intention de Romero. Sauf que la lourde ne part jamais. Tout ce qu’on a à se mettre sous la dent, c’est du mou, du mou, y’a que du mou. Des contrôles pour toujours s’emmener le ballon, 46 touches de balle de moyenne, des dribbles que même Kantari arriverait à les lire… Et systématiquement ce crochet de trop, au lieu d’envoyer une LOUUUURDE.

Ignacio Piatti (3/5) : Il a voulu beaucoup en faire, en ayant tendance à chercher Drogba à la moindre occasion (ce qui n’est pas forcément un gros défaut), mais veut parfois trop bien faire. C’est parfois même un peu trop, puisque tout le monde a grillé ce qu’il voulait faire quand il tente d’y parvenir depuis de longues secondes. Pourtant, il fait un bon match et aurait mérité son but entre une praline et un poteau. S’il y en a un que la réussite fuit en ce moment à l’Impact, c’est bien lui.

Johan Venegas (3/5) : Premier but pour la progéniture de Kimberly immigrée au Québec. Certes, tout plein de moule dans sa frappe déviée qui retombe pile sous la barre, mais le Costaricien est fourbe et je ne suis pas loin de penser qu’il en a fait exprès. Beaucoup d’activité et de volonté dans ce match, comme un spermatozoïde dans un utérus à la recherche d’un œuf à féconder. Il prend ses marques petit à petit, et dans du boule avec Didieu.

C’est pas touchéo ?

Didieu Drogba (4/5) : Didier fait peur aux adversaires comme un prédateur sexuel dans un pyjama party. D’ailleurs, les shorts d’Anthony Gonçalves et Colin Farrell sont irrémédiablement flingués, a annoncé le staff du Revolution. Jamais trop près pour éviter de se faire violer, jamais trop loin pour pouvoir anticiper, le duo a laissé Didieu faire ce qu’il voulait. Et l’Ivoirien s’est à nouveau régalé dans un Saputo qui ressemble de plus en plus à son jardin. Un but, une passe dé… Bientôt, un match comme ça du beau Drogba ne vaudra plus qu’un 3 dans cette Académie.

C’est pas touchéo ?

Les substituts

Nigel Reo-Cocker : Remplace Mallace blessé et fait une fin de match très propre. Encore un qui ne devait que moyennement apprécier Frank Klopas.

Kyle Bekker : Bonne entrée de celui qui a inscrit son premier but sous les couleurs montréalaises mercredi dernier contre San Jose, nous offrant un nul quasi inespéré.

Dilly Duka : Récompensé d’une passe décisive du beau Didier pour lui avoir laissé le n°11 à son arrivée. Il marque et a des allures du Dilly de Pachuca, celui qui est bon.

Hop là, contrôle.

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Le tableau

« Nous ne déchiffrons pas de cartes pour exhumer un trésor et un X n’a jamais, jamais marqué son emplacement. »

Nous voici donc sur une dynamique positive qui, si elle continue, devrait nous permettre de faire les play-offs sans trop se prendre la tête. Le but ultime, d’ici aux Séries, étant de se qualifier en éliminant Toronto lors du dernier match de la saison régulière, ce qui serait synonyme d’un hélicobite durable. En attendant, l’Impact doit continuer sa marche en avant mercredi contre Chicago. Un Fire encore traumatisé par le triplé de Didieu, en témoigne sa démarche claudicante.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

3 commentaires

  1. Oui oui c’est un club de foot et pas un crew de b-boys comme on pourrait le croire.

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