La Calcio Académie vous présente la 15e journée de Serie A (20-21) :

Ciao ragazzi,

Long time no see comme on dit dans la Botte, n’est-ce pas ? Et ouais mais bon, on a pris un peu de bon temps pour conclure cette année 2020 historique, à classer dans les tréfonds de l’anal (et pas celui qu’on aime). Quelques points positifs tout de même, comme des pépites d’or qu’on aurait avalé et qui seraient prises au piège dans un crotte flottant dans les chiottes :

– Le scudetto de la Juve (enfin pas pour tout le monde).
– Le parcours de la Dea en Champion’s, la plus belle des récompenses pour une ville meurtrie par le connard de virus (OK Renaud).
– Le renouveau du Milan, et plus globalement la redistribution des cartes en haut du classement.
– Sassuolo et son football qui fait du bien (depuis un moment). Benevento qui arrive en A avec son joli football lui aussi et de bonnes chances de maintien, on le souhaite.
– La Nazionale qui nous permet de rêver un peu à nouveau, après une longue traversée du désert.

Bon et les journées en retard qu’on a passé sous silence, on en parle ? Et bien oui. Mais on va parler trèèèèèèèèès rapidement. Journée 13 : les crottes sont des crottes, la Juve et les Milan gagnent, la Roma et le Napoli perdent contre des concurrents directs (Atalanta et Lazio). Le Toro continue à ne pas gagner, et nous continuons à rire. Journée 14 : la Juve se poignarde le cul avec une saucisse toscane. Enfin, avec trois saucisses, plus exactement. La mauvaise opération d’avant Noël qui ravit mes deux Milanais préférés puisque leurs clubs en profitent en gagnant tout les deux. L’Inter dans le ‘’curvededroitico’’ contre l’Hellas, le Milan dans le… ‘’curvededroitico’’ contre la Lazio. Sassuolo gagne à l’extérieur, d’où la Dea ne ramène pas plus d’un point. Le Toro ? Et bien le Toro ne gagne toujours pas, pardi !

Pour la journée 15, on reprend les bonnes habitudes :

Fiorentina – Bologne (0-0) :

Pour vous donner une idée du match, la Viola jouait à cinq défenseurs à domicile, ils ont réduit la taille de leur but et leur gardien a réalisé miracle sur miracle. Le 0-0 est inespéré. Quelques jours après l’exploit à Turin, la Fio retombe dans ses travers pas très droit. Prandelli a même du rassurer tout le monde « Ce n’est pas un retour en arrière ». Certes, on ne peut pas lui donner tort. Ce n’était pas un retour en arrière mais « tous derrière ». En attendant ces considérations techniques et esthétiques, la Fio prend quand même un petit point et elle ne pouvait guère espérer mieux. Seul Ribery a pointé le bout de son nez et prouvé quelques qualités offensives. Les Toscans ne sont pas encore guéris.

L’occasion de ce match très moyen nous donne l’occasion de partager une très belle photo du fameux Panettone. Nous vous glisserons la recette plus tard pour voir ceux qui suivent bien.


Cagliari-Napoli (1-4) :

Les Sardes sont de merveilleux hôtes. Sous leurs airs bourrus, les insulaires ont un grand cœur. Quand les copains de Campanie leur rendent visite, ils donnent tout. La maison, le souper, la place dans le lit conjugal… et les trois points avec la manière. On se fait exclure un joueur, on provoque un rigore… Un grand cœur on vous dit.

Buteurs : Galvao (62e) pour Cagliari, Zielinski (25e et 62e), Lozano (74e) et Insigne (86e SP) pour le Napoli.


Juventus-Udinese (4-1) :

Cristiano est éternel. Les Frioulans l’ont vu de près (comme ils ont vu les montants de Szczesny). Deux buts, une passe dé pour Fredo Chiesa… l’homme (en est-il seulement un ?) est décisif toutes les 57 minutes en Serie A. Incroyab’. Bon, la Vieille Dame reste à dix points du leader rossonero (avec un match en moins) mais s’il reste un mince espoir d’être champion cette saison pour la dixième fois consécutive, il est entretenu pour beaucoup par le natif de Madère.

Buteurs : Cricri (31e et 70e), Chiesa (49e) et Dybala (90e+3) pour la Juve, Zeegelaar (90e) pour l’Udinese.


Inter – Crotone (6-2) :

L’inter se cache plutôt bien. Favori des entraîneurs et des journalistes de la presse écrite, Conte préfère se la jouer à la Guy Roux. Il serait presque au bord des larmes à l’évocation d’un maintien toujours plus compliqué à obtenir. Malgré un jeu parfois hésitant, un mercato discutable (la gestion du cas Eriksen, Vidal, etc.), l’Inter remporte sa septième victoire consécutive pour la première fois depuis Mourinho. Ce n’est clairement pas anecdotique.

Crotone avait pourtant commencé le match parfaitement. Messias est un formidable joueur. Il l’a démontré une nouvelle fois en s’amusant d’un Young aux jambes lourdes et d’un Vidal encore dans les vapeurs festives d’un réveillon écourté. Crotone résistait. Après la pause, Lu-La vont, à eux deux, exploser la défense calabraise. Lautaro semble revenir en pleine forme, parfaitement aiguisé pour affronter le mercato d’hiver. Il clamait au micro de nos collègues de la Sky (nos collègues boivent plutôt le Sky, habituellement) après ce triplé parfait « Obiettivo Scudetto ». L’optimisme semble revenir en Lombardie. Le calendrier s’annonce bien plus costaud dans les prochains jours avec la réception à venir de la Roma et un déplacement à la Juve pour le Derby d’Italie. Autant dire que Conte ne pourra pas se cacher encore très longtemps.

Marotta se veut pour le moins rassurant sur l’avenir du club. La situation financière interiste n’est pas catastrophique. Le board chinois conteste sa volonté de vendre. Mais la réalité semble un peu moins reluisante. Avec des contrats toxiques comme celui du Chilien Vidal, des recrues stars cantonnées à cirer le banc (comme Eriksen), l’Inter ne bougera uniquement sur le marché des transferts que pour ajuster son effectif. En Lombardie, comme ailleurs, le mercato s’annonce d’un calme absolu.

Buts : Lautaro (19’, 57’, 78’), CSC (Marrone 31’), Lukaku (64’), Hakimi (87’) ; Zanellato (12’), Golemic (36’)


Spezia – Hellas (0-1) :

La Spezia ne pouvait pas gagner. La révélation du début de saison, Nzola, a raté son match. Chabot prend un rouge plutôt stupide et Zaccagni vient claquer d’un retourné fantastique le but de la journée. L’Hellas confirme son excellent début de saison.

Le but du weekend

La Spezia s’enfonce au classement. Rien n’est perdu mais ça commence à sentir le roussi.

But : Zaccagni (75e)


Roma – Samp (1-0) :

Dzeko aime la Sampdoria. C’est même son équipe préférée quand il s’agit de marquer des buts. Une nouvelle fois, ça n’a pas loupé. Le but du Bosnien vient récompenser une domination sans la manière. Ranieri a su trouver un système pour empêcher le jeu des Romains. C’est devenu le style de la  Sampdoria depuis quelques semaines. A défaut de compter sur le jeu, Ranieri s’attache à aligner une équipe solide dont la seule intention reste de défendre. Alors forcément, dès que tu prends un but, le match est plié et la défaite est inévitable. Les Ligures feraient bien de faire attention à ne pas se croire sauvés trop tôt. Il reste une bonne marge et quelques motifs d’espoir, à commencer par l’excellent Thorsby.

Quant à la Roma, ils surprennent leur petit monde en s’installant sur le podium. Voilà qui va nous promettre un chouette derby Romain.

But : Dzeko (72e)


Genoa – Lazio (1-1) :

Duel de buteurs historiques entre le Genoa et la Lazio, duel entre Mattia Destro qui revient en grande forme et Ciro Immobile, qui lui, ne l’a pas perdue.
La Lazio piétine un peu au classement mais le Genoa confirme sa victoire avant les fêtes avec un match nul contre une belle équipe (amoindrie).
Toujours 19e de Serie A, les Rossoblu devront tout de même s’armer de patience (et de coups de casques de Destro) pour ne plus subir la zone rouge, dans laquelle ils sont bien englués.
Neuvième au classement, la Lazio doit faire mieux et peut faire mieux. Son parcours en LDC le montre, leur place n’est pas celle d’un ventre mou italien, même si en cette période, le ventre est plus mou qu’à l’accoutumée.

Buteurs : Destro (58’) ; Immobile (15’)


Atalanta – Sassuolo (5-1) :

L’Atalanta s’est plutôt bien remise du psychodrame entre Gasperini et Papu Gomez. Les Bergamasques restent tout simplement sur sept victoires de rang et une bagatelle de vingt sept buts inscrits. Vous avouerez que ce bilan flatteur ne ressemble pas vraiment à une équipe en crise. C’est normal, ce n’est pas le cas. Gasperini est un coach au tempérament caractériel. Il a exclu Papu pour préserver son collectif et son influence sur l’effectif.

La Dea s’est trouvé un nouveau leader et un fort joli. Matteo Pessina a pris les commandes du jeu. L’ancien Milanais a fait ses armes l’an dernier sous les ordres de Juric. A Vérone, le Serbe lui a donné sa confiance et une place dans le jeu. Le jeune Matteo saura saisir l’opportunité de se montrer indispensable. Contre les Neroverdi, le natif de Monza n’a pas fait dans le détail en marquant et en offrant deux caviars à Muriel et Zapata. Il prouve à ceux qui en doutaient que le jeu de la Dea n’est pas tributaire des circonvolutions de quelques individualités en quête de reconnaissance. Papu a fait rêver Bergame, c’est à Matteo de prendre le relais.

Les joueurs de Sassuo qui redoutent le jeu en profondeur, ça nous laisse de marbre (ah ah ah)

De son coté, Sassuolo déçoit une nouvelle fois contre une équipe de haut de tableau. Les Neroverdi perdent leurs moyens comme un adolescent boutonneux à la vue d’un décolleté plongeant. De Zerbi s’offre même une petit polémique en visant publiquement Djuricic. C’est aussi ça le Calcio, la polémique permanente même quand tu joues le milieu de tableau.

Buts : Zapata (11e, 49e), Pessina (45e), Gosens (57e), Muriel (67e) / Chiriches (75e)


Benevento – Milan (0-2) :

Match piège pour Milan qui affronte son amour de toujours Pippo Inzaghi. Mais les Rossoneri le savent plus que quiconque : Pippo ne fait pas de cadeaux, même après Noël. Quoique… ses défenseurs l’entendent autrement car le premier but est une erreur entre le gardien et sa défense qui permet à Rebic d’obtenir un penalty… douteux. Certains crient au complot pro Milan (c’est vrai Milan obtient beaucoup de calcio di rigore), d’autres appellent un énième but de Kessie qui ne tremble jamais au point de penalty.
Dans un match plaisant où Milan touche plusieurs fois les poteaux (encore… oui tout ne sourit pas toujours à Milan cette saison), Benevento n’est pas en reste et permet à Donnarumma de briller. Benevento est un beau promu qui ne refuse pas le jeu mais finit souvent par perdre. Et malgré l’expulsion de Tonali, Leao se fend d’un but magnifique de 35 mètres excentrés. 2-0, on remballe, Milan reste invaincu et premier au classement avant le choc contre la Juve en milieu de semaine.

Buteurs : Kessie (15’), Leao (49’)


Parma – Torino (0-3) :

Le père Noël a bien gâté le Torino ! Après du pain noir pendant plusieurs mois, les granata ont reçu un beau panettone pour l’occasion. Et autant vous dire que ça les a requinqués sec. Une victoire 3-0 sur le terrain d’un Parma sans Gervinho, et les grenats reprennent des couleurs. Singo en début de match puis Izzo et Gojak en toute fin closent un match qui fait du bien aux copains de Belotti.
Pour ne rien vous cacher, avec un si beau panettone, on comprend parfaitement leur forme !

Buteurs : Singo (8’), Izzo (88’), Gojak (95’)

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Regardez moi cette beauté (bis)


Note Artistique de la journée : 4/5 :

Ça fait du bien de revoir un peu de vrai football (petit tacle viril à la PL Academy) !
Niveau buts on a été gâtés avec plusieurs cartons, et quelques magnifiques buts !
Encore une journée en semaine, avec un énorme Milan-Juve à ne pas manquer (sans Ibrahimovic, Bennacer et A.Sandro cependant)

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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