La Dandy académie note OM-PFC

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Bernard Arnault : l’académie, en attendant le rachat du site.

L’appel en profondeur lancé ne pouvait laisser insensible le passeur décisif qui sommeille en chacun de nous… il a donc réveillé en moi un désir inavoué… celui de contribuer même modestement au contenu de Horsjeu.net (mâtin, quel site !).

Que trouver sur ce chemin sinueux qui guide l’Académicien en devenir ?

– le plaisir d’écrire, sans même y penser, lorsqu’un seul match ne suffit pas à tarir les idées qui foisonnent au plus haut niveau anal ?

– la peur de la page blanche après un match insipide, une grosse soirée, ou un commentaire d’Adil Rami en replay ?

– la constance et la résilience, au rythme d’une longue saison émaillée d’un lot considérable d’autres priorités ?

– les esprits dérangés de glorieux anciens (Gwen Tagrenmer, Marcel Picon, Roland Gromerdier pour les plus tourmentés d’entre eux) ou ceux des gros membres persistants ?


Seul un engagement volontaire pourra apporter des réponses…

  • avec passion (même si mon sport de prédilection est plutôt le basket – putain de recrue hein ?),
  • avec ferveur (bien que je ne supporte que l’idée du beau jeu, plutôt qu’un club que je finirai sans doute par trahir ne serait-ce qu’en quittant ce monde avant lui (hors Girondins de Bordeaux)),
  • et avec l’aide et bénédiction de l’Éditeur (quel Homme)

Quel autre club que le Paris FC, pour lancer la Dandy Académie… pas le Dandy qui tortille du cul en buvant une vodka red bull et en se faisant mousser auprès des dames… non, celui de banlieue qui s’accroche à un rêve malgré les quolibets et sa raison qui vacille.

Celui qui a été malheureux avant d’être soudain dans la lumière, et qui prospère en se livrant à de plus malheureux que lui (ce soir donc les joueurs de l’Olympique de Marseille)…

Que trouverait-on à redire si le Paris FC ne parvenait pas à ses fins par le travail (mot honni du Dandy quel qu’il soit), par son mérite à nouer des alliances, ou même par des poches plus profondes que d’autres pour y fourrer sa main avide de trophées ?

La petite catin à la robe de Ligue des Champions resterait-elle accrochée à son bras éperdument ?

Le Dandy retournerait-il dans l’anonymat de sa vie d’avant, drapé dans son aura de luxure et de débauche ?

Vous découvrirez LA vérité, celle du terrain, avec votre serviteur pour les semaines à venir… et avec la Canebière Académie en supplément gratuit.


Le match précédent ayant livré en pâture des Niçois aussi égarés tactiquement que limités techniquement, avec un score sans appel de 3-0, notre équipe a pu dérouler des principes de jeu plaisants, malgré un déchet irritant face à une opposition au mieux timorée.  Entre Witsel qui ne se retourne pas une seule fois face au jeu en 1re mi-temps, ou Bard qui ne semble savoir changer de rythme ou de pied qu’en dansant la bourrée, certainement pas avec un ballon, Nice parait s’inspirer d’une dernière saison bien anale pour lancer la nouvelle.

Un gardien solide et expérimenté, une ligne arrière athlétique et appliquée, un duo de vieux briscards très complémentaires au milieu, des créatifs qui exploitent à merveille les petits espaces, un peu moins la profondeur, et un avant-centre travailleur, endurant, collectif qui a déjà fait ses preuves… De belles promesses qu’un entraineur avisé doit pouvoir accompagner dans le grand monde


Le match contre Marseille se présente au bon moment pour constituer un véritable test de rentrée… pas pour te faire bien voir des profs, mais pour en savoir plus sur ton sort dans la cour de récré la plus foutraque qui soit…

Malgré une actualité encore et toujours riche en (b)analités de toutes sortes pour ce club d’un autre âge (1899 quand même), l’OM reste une bête blessée qu’il ne faut pas sous-estimer, surtout dans son antre / bergerie (le CEPAC Vélodrome donc…).

Le cyclope qui leur sert de berger n’aurait pas vu venir la tonte de ses moutons avant les premiers frimas… mais il semble encore capable de quelque magie un soir de pleine lune…

Le Paris FC se présente au CEPAC avec son équipe-type, et un banc bien garni (presque plus que les tribunes au coup d’envoi…).

Les Dandys d’Orly :

Trapp

H. Traoré                D. Coppola           S. Chergui             A. Camara

M. Lopez                P. Lees-Melou

I.K.Kebbal                               P. Pagis                                     L. Koleosho

L. Sinayoko

Le Match :

Bon, alors… j’ai le bloc-notes, le stylo, l’image… j’ai prévenu tout le monde que la paix et le calme devaient régner dans la maison jusqu’à nouvel ordre…

1’ – Tiens chérie, tu serais un amour et m’apporterais une petite tisaaaaaaah putain, y’a déjà un but !!! ah bordel, mais c’est le résumé du match déjà ?
Heureusement les ralentis permettent de décortiquer l’action, comme la défense Marseillaise…

  • Pablo, Luca combinent sur un jeu direct et sans fioritures, pour permettre à Lassine d’aller pisser planter dans le but Olympien.
    0-1 à la 25e… seconde… On appelle ça marquer son territoire, non ?

Avec une telle entame, une pause fraicheur s’impose… présentée par Rosenior

07’ – ouvrir des huitres certes… sans couteau, passe encore… mais par hypnose, faudrait pas déconner… en 2 passes molles, nos défenseurs éveillent la curiosité des attaquants adverses, Coppola reste gentiment derrière Gouri pour qu’il puisse bien arriver le premier sur la 3e et fatale passe molle de Chergui destinée à Trapp… Gouri ne se laisse pas prier pour placer un petit ballon poteau entrant… 1-1 et une fébrilité de part et d’autre qui pourrait donner une soirée amusante…

09’ – Harit et Gouiri prennent confiance avec une incursion dangereuse, la balle ressort sur Gomes qui tente une frappe de loin, avec conviction et maladresse.

17’ – l’égalisation a réveillé les Marseillais qui étouffent nos Dandys d’un pressing estampillé ‘Genesio’.

Peu de sorties de balles propres des Parisiens pendant 10min…

19’ – …jusqu’à une incursion presque anodine mais Ô combien bien amenée par Pierre Lees-Melou… qui décale Pablo pour un petit slalom / accélération dont il a le secret, mais s’excentre un peu trop et frappe dans un angle fermé. Il obtient un corner.

Les corners joués à 2 ne sont pas mes préférés, c’est sans doute un de mes seuls points communs avec la défense Marseillaise qui s’éparpille n’importe comment et laisse Sinayoko piquer sa tête aux 5m50…

Doublé express, 1-2 au tableau, un vélodrome qui ne doute pas que ça va être une soirée difficile…

26’ – Toujours côté gauche, Emerson est bien servi en rupture au milieu d’une défense au mieux naïve, et parvient à placer un petit pointu d’attaquant qui frôle le poteau…

Marseille se nourrit de notre fébrilité, aussi un petit regain de combativité serait bienvenu.

Le Vélodrome s’est montré accueillant, mais ce n’est pas Ladies night non plus…

28’ – Hojberg monte plus haut que Coppola mais rabat sa tête de dépressif n’importe où

35’ – Lopez se fend d’une passe bien anale en direct de son but, heureusement Kebbal surgit de nulle part pour contrer l’échappée  de l’opportuniste Olympien qui passait par là

39’ – on approche la mi-temps, et le rythme ne retombe pas… l’OM obtient un bon coup-franc à l’entrée de la surface. Paixao enrobe un bonbon lucarne opposée… le ballon retombe sur l’arrête d’une transversale mieux placée que le gardien…

41’ – Trapp dégage d’une frappe tendue… le 2e ballon est compliqué à gérer pour le milieu Olympien, Pablo se lance dans une conduite de balle de funambule, mais il s’enferme quelque peu et manque de puissance pour conclure

43’ – Pierre LM et Pablo P combinent à merveille dans la moitié adverse, et offrent une situation de frappe à Camara qui frappe au but comme on sabre le champagne… ça part, n’importe où, et éborgne probablement un jeune quidam inattentif.

45’ – Kolosheo se sort d’un pressing vapeur du milieu adverse, et lance Sinayoko en profondeur. L’enchainement pour éliminer les 2 centraux Marseillais est presque parfait, mais conclu par une frappe toute molle… c’est là que tu sens que 45min à ce rythme, c’est déjà quelque chose…

Mi-temps !! On montre de belles choses sur phase offensive et sur des projections rapides bien senties… et bien aidés par un milieu et une défense Marseillaise jamais à l’aise lorsqu’elle doit reculer et gérer pressing / profondeur à la fois… Garder cette intensité sans commettre de nouvelles erreurs pendant 45min sera difficile.

46’ – on repart sur les mêmes bases, et dans un scénario similaire, où une seule équipe est sur le terrain… et ça tombe bien, c’est Paris !!
Pagis / Kebbal + Pagis / Kolosheo enchainent les passes pour créer la panique jusque dans la surface Marseillaise. De Lange fait un arrêt buffet autoritaire.

Ça fixe, ça combine, à 2, à 3, y’a du plaisir au Vélodrome… pas pour tout le monde certes, mais un peu comme lorsque tu sais que tu vas finir avec madame dans le lit du cocu !!

Sûr de ta bonne étoile, tu pourras dormir repu de salaceries en tous genres…

53’ – ah bah non, le cocu était dans le placard… Gouiri sort de sa boite pour reprendre un ballon contré n’importe comment et enchainer une roustade à bout portant… Paris remet Marseille dans le match…

2-2 les jeux sont faits, rien ne va plus !!

63’ – Pablo (ce bel homme !) sort pour laisser jouer Rudy Matondo les 30 dernières minutes.

66’ – encore une passe en zone défensive contrée qui ouvre un boulevard à Angel Gomes qui arrive pleine balle dans la surface… il se perd dans sa feinte de frappe et les Parisiens récupèrent le ballon chaud bouillant

68’ – Belle transversale de Kebbal dans la course de Koleosho qui frappe à côté au bout d’une course à éreinter un étalon…

69’ – beau retour défensif de Kebbal sur Igor le Brésilien dans la surface… Paixao va nous faire frémir jusqu’au bout !!
Ah non, Genesio décide de le sortir pour laisser Abdallah se dégourdir l’anus.

75’- le nouvel entrant se fait remarquer en trouvant Gouiri en retrait dans la surface… frappe de mule, mais cette fois, Trapp sort un arrêt de classe, par une manchette de fer.

Paris semble manquer de jus, et subit désormais le jeu.

77’ Luca Koleosho sort pour Moses Simon, puis Ilan Kebbal pour Zabi

80’ – Lees-Melou semble vouloir montrer le chemin à ses co-équipiers : jeu long chirurgical vers Zabi, frappe de loin qui passe de peu à côté…

L’heure de vérité approche et les 2 équipes veulent finir par l’emporter…

83’ – Cornélius contribue à la soirée passes de gueux dans la back room, et sert parfaitement dans l’intervalle pour Zabi qui accélère et sert parfaitement Simon… La frappe de Moses part plutôt bien, et Egan Riley prouve qu’l n’aurait rien à envier à feu Chuck Norris en matière de manchettes……

86’ – Péno logique (même pour un Turpin assisté), et le doux Lassine prend parfaitement à contre-pied un De Lange trop pressé de plonger… 2-3 et peut-être une conclusion heureuse !!

Il enlève son maillot pour fêter son triplé… probablement autant par provocation que par une joie juvénile…

89’ – Simon sprinte sur 50m pour un face-à-face excentré. Nouvelle frayeur sur le but Marseillais que De Lange protège pour une fois…

Lopez et SInayoko sortent à leur tour pour Mbow et Sissoko.

Si l’on a pas vu de poupée à l’effigie de Maxime dans les tribunes, on entend quelques sifflets pavloviens descendre des travées.

96’ – Fin du match, non sans un dernier frisson de Gouiri qui aura tout tenté pour aller encore une fois foutre le bordel dans le poulailler…

Paris s’impose dans un match très animé, à défaut d’être maitrisé… mais qui valide les principes de jeu du coach, et la cohésion du groupe, remplaçants compris.

Le contenu est séduisant (Pablo également), les défauts à travailler…

Quand on s’attaque à un tel plateau de fruits de mer (même un peu dégarni), l’important est de mettre les ingrédients, d’en foutre partout, et de bien digérer avec un petit vin frais…


Les notes :

Kevin Trapp : 3/5 – Ne peut pas grand-chose sur les 2 buts encaissés, sauf à mieux diriger sa défense par son aura et sa voix rassurantes… décisif devant Gouiri à la 75e

Adama Camara : 3/5 – scolaire et appliqué, il s’est contenté de défendre avec application, face à Paixao… Le jeu de transition rapide vers l’avant ne lui a pas permis de visiter le camp d’en face… Un peu de naïveté dans des relances qui auraient pu couter plus cher qu’un seul but.

Samir Chergui : 2/5 – à la fois solide et concentré, il a bien couvert et colmaté, et a su rester concentré après sa glissade / passe décisive à Gouri.

Diego Coppola : 3/5 – pas d’erreur trop visible, mais des petits retards, des placements douteux, compensés par un physique de cascadeur professionnel… Avec un peu de charisme, de confiance, et d’une voix suave, il pourrait faire un bon capitaine de défense…

Hamari Traoré : 3/5 – j’ai mis du temps à m’apercevoir qu’Otavio n’ était pas sur le terrain… notamment parce que Hamari a fait un très bon match, sans fioritures et efficace

Maxime Lopez : 3/5 – très précieux dans l’animation, le tempo, et les variations du jeu de son équipe. Il disparait de temps en temps, car il y a d’autres très bons manieurs de ballons, mais son duo avec Lees-Melou au milieu permet aux offensifs de se projeter et se coordonner sans arrière-pensées… Il aurait mérité une ovation (un peu plus) marquée lors de sa sortie.

Pierre Lees-Melou : 4/5 – le Patron du Milieu, aussi sobre et efficace sur le terrain qu’inspiré et loquace en interview. Placement, technique, vision… La dernière fois que j’ai vu un joueur de cette trempe, Kroos était sur le terrain… Le Dandy-daron qui connait les ficelles du métier, et qui sent le jeu et la tournure de la soirée avant tout le monde.

Ilan Kais Kebbal : 4/5 – autant la semaine passée, je l’ai trouvé trop inégal, autant ce match au Vélodrome l’aura vu se battre du début à sa sortie… ses retours défensifs ont été précieux, et comme on peut se douter que ce n’est pas là son manège favori, le jeune poulain s’est aussi bien sorti du pressing adverse en combinant ou orientant ses contrôles avec finesse.

Pablo Pagis : 4/5 – le contre-temps d’avance qui te permet d’être dans le groove en permanence… beau à voir jouer, subtil sans sacrifier l’efficacité, il aurait presque mérité mieux sur ses quelques incursions dans la surface. Le genre de joueur qui va éclairer la saison, s’il ARRÊTE DE FAIRE LE GUEULE en permanence. C’est pas Dandy ça, bordel !

Luca Koleosho : 4/5 – prendre le capitaine adverse à la course, dans son couloir dès la première minute donne le ton à tous… il a montré que Moses Simon devra aussi cravacher pour se mettre au diapason ! Quelques retours défensifs précieux dans ce système… Sain et sauf pour une belle prestation.

Lassine Sinayoko : 5/5 – si je lui mets pas sur ce match, il aura du mal à l’avoir… le contexte Marseillais, son rôle parfois ingrat pour peser sur la défense et permettre les projections de ses partenaires, sa présence dans la surface, mais aussi 40m avant, sa spontanéité… il a tout pour être Dandy d’Or au classement des enfileurs… si tu pouvais éviter d’enlever ton maillot à chaque triplé… ne serait-ce que pour garantir ton temps de jeu.

La semaine prochaine, un autre gros morceau s’annonce, pour approcher le niveau Ligue des Champions (enfin, de loin hein, j’me comprends…) avec un nouvel adversaire Olympique : Lyon (aka Lulu la débaucheuse d’âmes).
Rosenior de la Vega devra trouver quelques ajustements de bon aloi pour signer une 3e victoire de rang, et ne pas faire de sentiments (la base du Dandy)…

Bises anales,

Marcel 2 Saillies

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