La PL Academy vous présente la trente-deuxième journée
des buts ! des tas de buts !
L’Académie est en retard, c’est sa façon à elle de vous montrer qu’elle est bien vivante.
Newcastle 1 – 0 Wolves
Match étrangement ouvert entre deux formations pas habituées à nous gratifier d’attaques et de tirs en pagaille. Si le score est minime et ne se voit débloqué que grâce à un pénalty de Wood (très beau plongeon digne de Willy, le gros poisson aux couleurs de Newcastle dans le film), le rythme a été enjoué et les occasions relativement nombreuses, en grande partie grâce au jeu long de Shelvey (!) et aux bons choix de Saint-Maximin (!!).
Côté Wolves on a joué son jeu mais cette fois le bloc a semblé éclater plusieurs fois, en particulier en transition défensive. C’est pas souvent qu’on a de quoi se réjouir qu’un match de qualité a eu lieu entre des mal classés, alors ne boudons pas notre plaisir : on a là deux clubs qui ont quelque chose à jouer, ils pourraient animer la fin de saison.
Everton 1 – 0 Manchester United
Une seule petite victoire en cinq matchs, le tout contre des adversaires globalement à sa portée : la transformation en club de ventre mou de Manchester United n’en finit plus. Cette fois c’est contre l’Everton en perdition d’un Frank Lampard qu’on pensait enfin exposé que les Raides et Vils sont allés perdre sans panache, bougés au pressing par des cadors comme Fabian Delph ou le jeune Anthony Gordon, auteur du seul but de la rencontre.
Côté Toffees, cette victoire inespérée permet de se donner de l’air dans la spirale de défaites qu’ils connaissaient jusqu’alors et d’ainsi espérer une fin de saison un peu plus sereine. Une petite victoire dans le derby dans dix jours et ils pourront dire qu’ils ont réussi quelque chose…
Southampton 0 – 6 Chelsea
Chaque saison, les Saints s’offrent à un adversaire dans un épisode délirant de portes ouvertes comme ces vidéos d’ouvertures de soldes où l’on assiste à des émeutes dans les grands magasins. Sauf qu’en l’occurrence, le service d’ordre est bien en place et il parle allemand, signe que ça n’allait pas finir avec des câlins. Bref, après Tottenham il y a deux ans et United la saison dernière, c’est au tour de Chelsea de profiter d’un match complètement raté de Southampton.
Les buteurs sont Mount, Werner (un doublé chacun), Alonso et Havertz. Le réveil arrive un peu tard pour Chelsea qui a laissé partir trop loin les deux de devant, en revanche ils ne semblent pas pouvoir être inquiétés par quiconque pour la troisième place.
Watford 0 – 3 Leeds
Ça va mieux pour Leeds depuis le départ de Tonton, il faut bien le dire. Déjà, les Whites ont eu la bonne idée d’arrêter d’encaisser trois ou quatre buts par matchs, une initiative lucide pour la pire défense du championnat et de loin. Si en plus la réussite leur sourit comme à Vicarage Road, nul doute qu’ils devraient se maintenir relativement tranquilou.
Trois jolis buts de Rodrigo, Raphinha et Harrison viennent montrer qu’une équipe au moins avait bien envie de jouer au foot ce jour. Côté Hornets, on n’avait pas papy Hodgson sur le terrain pour donner des passes décisives, certes, mais on n’avait pas beaucoup de défenseurs non plus. Ou alors ils avaient pris une telle cuite la veille qu’ils avaient les jambes coupées, allez savoir. En tout cas l’alcool risque d’être triste en fin de saison.
Arsenal 1 – 2 Brighton
Que voulez-vous ? Tout allait trop bien pour Arsenal jusqu’à ces derniers jours. Le destin et l’ADN de cette équipe ont fini par parler : les Gunners faisaient de l’excellent travail en défense jusque-là ? Bim, ouverture du score de Leandro Trossard à la suite d’un dégagement au petit bonheur la chance et d’un centre en retrait pas suivi. Enock Mwepu n’avait pas marqué en 2022 ? Le voilà qui claque une volée à l’entrée de la surface pour doubler la mise. Lacazette n’a cadré que quatre frappes depuis le début de l’année ? Ah non, ça n’a pas changé ça, pardon.
Arsenal tente bien de réagir en fin de rencontre et met à l’amende la défense des Mouettes. Martin Ødegaard réduit le score d’une LOURDE contrée, mais trop tard pour espérer arracher un point. Pourquoi n’ont-ils pas tenté d’emballer le match plus tôt ? Nul ne le sait, mais la Ligue des champions semble désormais inaccessible.
Aston Villa 0 – 4 Tottenham
Forcément, quand on connaît le style de jeu des Spurs, laisser Heung-Min Son ouvrir le score dès la troisième minute, c’est s’exposer à en prendre d’autres en contre. Ça tombe bien, le Coréen en rajoutera deux autres (à croire qu’on connaissait le scénario du match, c’est fou).
Entre-temps, les Vilains ont poussé, mais maladroitement, et se sont exposés à la leçon de réalisme du maître en la matière, Dejan Kulusevski, auteur une nouvelle fois d’un joli but. Deux pions supplémentaires en contre-attaque et le match se termine sur une valise particulièrement sévère au vu du déroulé de la rencontre.
Brentford 2 – 0 West Ham
Avant de battre Lyon en Ligue Europa, les Marteaux se sont inclinés contre la toujours aussi sympathique équipe de Thomas Frank. Une touche rapidement jouée en début de deuxième mi-temps, et Ivan Toney glisse une jolie passe pour envoyer Bryan Nbeumo fusiller Fabianski.
A l’heure de jeu, les rôles s’inversent et c’est au tour de l’Icaunais de faire marquer le futur international anglais (c’est un pari, on assume). Le break est fait et West Ham ne semble pas vouloir tenter de déjouer le pressing des Abeilles histoire de préserver l’objectif de leur saison ce jeudi.
Leicester 2 – 1 Palace
Après une belle performance et la claque infligée à Arsenal la semaine passée, les Eagles de Patrick Vieira se sont inclinés à Leicester. Parfois, donc, les Gunners ne servent pas à relancer des équipes mais simplement à leur donner un petit boost ponctuel. Un Guronsan plutôt qu’une cure de vitamines C. Ceci étant dit, les Foxes ont fait la différence en fin de première période, par Lookman d’abord, fort bien servi par Kiernan Dewsbury-Hall. Puis par le juste-nommé d’une très jolie frappe des 16 mètres. Les Eagles s’en remettent alors à Jordan Ayew qui obtient un pénalty à l’heure de jeu. Wilfried Zaha s’en charge : Kasper Schmeichel l’arrête. Grâce à ce somptueux outil qu’est la VAR, le péno est à retirer car un joueur de Palace est entré trop tôt dans la surface. Zaha se présente à nouveau : Kasper Schmeichel l’arrête à nouveau… mais aucun de ses défenseurs ne suit et l’attaquant de Palace la met au fond de la tête. Rideau.
Norwich 2 – 0 Burnley
C’était l’heure d’un “match de la peur” dans le comté du Norfolk : la lanterne rouge Norwich, chef-lieu dudit comté, accueillait Burnley, premier relégable à six points devant et avec un match en moins. Autant dire qu’à huit journées de la fin et dans cette situation, seule une victoire pouvait donner espoir aux supporters de Norwich… Or, on le sait, quand tout semble perdu, un seul être peut vous sauver : Pierre Lees-Melou. Si si, vérifiez. Après un corner mal dégagé, l’ancien niçois a frappé depuis l’entrée de la surface et rapidement ouvert le score.
Le match, morne, a toutefois connu un moment de sublime : sur un centre tendu, le défenseur Ben Gibson laisse passer le ballon en signalant à ses copains de Norwich que tout est sous contrôle ; pourtant, surgit hors de la nuit un ailier nommé Maxwell Cornet ; son nom, il le signe à la pointe de son zob, d’un loupé à un mètre du but qui veut dire “tyé une pipe”. Le barbu Teemo Pukki a assuré la victoire des Canaries qui reviennent à 3 points de la 18e place, tenue par Burnley et synonyme de barrages. Attention pour les Clarets donc, qui ne sont pas les seuls Grenats en difficulté…

Sur le but de Pukki, un très beau placement de l’arrière-garde de Burnley.
Man City 2 – 2 Liverpool
Le sommet a tenu ses promesses bien que la situation comptable n’ait pas évolué, au grand dam des supporters de Liverpool. Avec un point de retard sur City avant le match, la situation était claire : une défaite et tchao le titre, un nul et l’espoir maintenu d’une cagade citizen à un moment donné, une victoire et le destin entre les pieds des Reds. Ce sera donc l’espoir.
D’entrée de jeu, les deux équipes ont montré ce que voulait dire le mot “intensité”. Ajoutez à cela des styles de jeu assumés et les prises de risques qui vont avec et vous obtenez dès la cinquième minute un but de Kevin De Bruyne pour lancer les hostilités. Pas le temps de gueuler, Robertson centre vers TAA lequel met en retrait pour Diogoal Jota qui ne se manque pas. 15 minutes de jeu dont 14 en apnée : tout va bien. Mais, dominés, les Reds concèdent un second but après une lumineuse ouverture de Joao Cancelo pour Gabriel Djizeus. Les hommes de Klopp reviennent à hauteur 45 secondes après le retour des vestiaires grâce au beau Sadio Mané servi magnifiquement par le Roi Salah. Le reste du match, quoique intense, ne voit pas foultitude d’occasions franches, hormis le but de City refusé pour un orteil horsjeu et, évidemment, le raté à l’ultime seconde de Riyad Mahrez. Raté qui, au regard de la future histoire de ce championnat, aura peut-être plus d’importance que celle de l’instant…
The table : statu quo à peu près partout tandis que le top 4 se dessine de plus en plus nettement. Arsenal ne peut quand même pas laisser faire ça ?
