La PL Academy vous présente la vingt-huitième journée

Plus que dix journées. En haut, tout semble plié pour le titre sauf miracle accident industriel. En bas, ça paraît également terminé pour Sheffield sauf regain de forme exceptionnel. Bon, il reste tout de même quatre places européennes et deux pour la relégation à se disputer, tout n’est pas perdu.


Newcastle 1 – 1 Aston Villa

Alors bien sûr, comme ça, là, au débotté, vous vous dites : “non mais franchement, qui veut se fader un tel match un vendredi soir ? Et même n’importe quel jour de l’année à n’importe quelle heure d’ailleurs ?”. Alors qu’en réalité, cette bataille entre Néo-casteliers et Villains a donné lieu à un scénario à suspense et valait le coup d’être visionné (en vitesse x2 et en résumé).
Après de multiples non-rebondissements, le match s’est emballé à la 83e minute : Jacob Murphy, tout juste entré dans les rangs du Château, a frappé la barre de Villa juste avant que le centre de Matt Targett ne trouve sa cible (*ba dum tss*) en la personne d’Ollie Watkins. Le virevoltant Villain a placé une tête directement dans le genou du défenseur Ciaran Clark, malheureux de dévier le cuir dans ses propres filets. Mais ce n’est pas tout, oh non ! Quand on vous dit qu’il fallait être là ! Avec trente secondes au chrono, Newcastle a porté l’assaut final et trouvé la tête du capitaine Jamaal Lascelles pour égaliser.
Un point arraché et qui pourrait compter pour Newcastle dans la lutte pour le maintien, désormais avec deux points d’avance et un match en moins que Fulham, premier relégable.


Leeds 0 – 0 Chelsea

Entre les Whites et les Blues, un simple partage de points. Décidément, après une défaite logique à l’aller, Bielsea n’arrive pas à vaincre Chelsea, et ce peu importe l’entraîneur. Fait remarquable à noter : un match nul qui implique Leeds, c’est rare. C’est en effet seulement le troisième score de parité des hommes d’El Loco en 28 matchs. Fou ! Quant au score nul et vierge, Leeds l’avait déjà fait en début de saison face aux Gunners.
Pour ce qui est du match en lui-même, on peut relever le but gag évité de justesse après un dégagement de Luke Ayling contre par son attaquant Diego Llorente et un ballon qui rebondit sur la transversale avant d’atterrir dans les bras du gardien ; la douce enroulée de Tyler Roberts qui a rebondi, elle aussi, sur la barre mais de Chelsea ; la superbe action de Leeds jusqu’au non moins superbe arrêt d’Edouard Mendy.
Au classement, Chelski décroche un peu du podium et perd de la marge sur ses poursuivants. Leeds se maintient dans le ventre mou.


Crystal Palace 1 – 0 West Bromwich Albion

Les Baggies ont toujours les mêmes problèmes, en tête desquels ne pas marquer de buts risque d’être préjudiciable à long terme. Prendre des buts en concédant des pénos débiles, ça en revanche, ils savent. Milivojevic transforme sans problème, lui qui réussit plutôt bien dans l’exercice.

Des tentatives foireuses et un bon Johnstone pour éviter de concéder d’autres buts en contre font que le score ne bouge plus. Crystal Palace s’en sort pas mal et remonte à la onzième place tandis que du côté de West Brom, on est désormais plus proche de Sheffield que de la 18e place.


Everton 1 – 2 Burnley

Une semaine après s’être vu offrir le point du match nul par Granit Xhaka, les Burnés ont poursuivi sur leur dynamique en venant s’imposer à Goodison Park. Chris Wood profite ainsi au bout d’un quart d’heure d’un centre d’Ashley Westwood mal renvoyé par Michael Keane (pas l’acteur anglais, l’autre) pour ouvrir le score. Dix minutes plus tard, Dwight McNeil se signale également d’une LOURDE en plein dans la lunette de Jordan Pickford. Dominic Calvert-Lewin réduit le score de la tête à la demi-heure de jeu mais le manque d’imagination cruel des Caramels Mous en phase offensive les condamne à la défaite et à stagner à la sixième place. Les hommes de Sean Dyche sont quinzièmes.


Fulham 0 – 3 Manchester City

Non mais si en plus les adversaires font deux boulettes défensives et offrent des buts à City, on va pas s’en sortir. Prochain défi pour le futur adversaire des Skyblues (Leicester en l’occurrence) : opposer un semblant de résistance afin qu’El Calvitico cesse de sourire béatement et de se prendre pour le roi du monde. Vivement qu’ils se fassent sortir par Porto et un but de Moussa Marega en Ligue des Champions putain. (Vous avez dit colère et frustration ?).


Southampton 1 – 2 Brighton

Le calvaire continue pour les Saints et désormais on peut le dire sans risque : c’est contre un concurrent au maintien que Southampton a connu sa 14e défaite de la saison.

Le pire là dedans c’est que par séquence, l’équipe de Ralph Hasenhütll a gardé des vestiges du beau jeu qui nous ravissait en début de saison. Mais il y a un temps pour la nostalgie et un temps pour le pragmatisme : c’est la merde, les amis. Lewis Dunk le sait et il s’en fout puisqu’il ouvre le score pour les visiteurs de la tête sur un corner. C’est ce même Dunk qui offre l’égalisation à Che Adams en prolongeant un centre que l’Anglais jouant désormais pour l’Écosse reprend en force au seconde poteau.

Mais plutôt que de passer devant, les hôtes du jour laissent leurs invités se refaire et sur une belle déviation de Welbeck, Trossard inscrit le but de la victoire pour des Seagulls qui gardent un point d’avance sur la zone rouge.


Leicester 5 – 0 Sheffield

L’une des seules équipes à tenir son rang cette saison accueille le leader incontesté du championnat à l’envers. Comme prévu, on a vu des buts et comme prévu, une seule équipe en a inscrit. C’est d’abord Kelechi Iheanacho qui ouvre le score peu avant la pause, en profitant d’un centre au cordeau de Jamie Vardy. Ayoze Perez double la mise à l’heure de jeu en concluant une contre-attaque d’une frappe sèche à l’entrée de la surface. Dans la foulée, les Renards photocopient le premier but, avec Vardy au service pour Iheanacho.

Résignés, les Lames laissent gentiment venir les hommes de Brendan Rodgers, à l’image de cette action de la soixante-dix-septième minute où personne ne juge bon de monter sur Iheanacho pour l’empêcher de signer un coup du chapeau. Et quand ils tentent d’intervenir, tel Ethan Ampadu sur un centre-tir de Vardy, ça donne un CSC. Si avec tout ça les hommes de Paul Heckingbottom (mâtin ! quel blase !) arrivent à arracher le maintien, ce serait probablement l’exploit de la décennie.


Arsenal 2 – 1 Spurs

Une victoire contre Jouzé est toujours bonne à prendre. Une victoire dans un derby est toujours cruciale, a fortiori dans une saison pas terrible. Autant dire que du côté des Gooners, ce dimanche a coïncidé avec une bamboche confinée de tous les diables (à tel point que Boulets Rouges 8 est déjà sorti. Si si).

Ce match avait pourtant tout du classique déjà vu plusieurs centaines de fois contre la Mourigne : Arsenal qui prend les choses en main, se montre maladroit dans le dernier geste quand les poteaux ne suppléent pas Hugo Lloris et en face, des Spurs qui ne voient pas le jour mais ouvrent le score par Erik Lamela, sur un quart de huitième d’occasion.

Tous les ingrédients d’une énième défaite frustrante sont donc réunis, à un détail près : les Spurs ont oublié de ranger Kieran Tierney au frigo. Le bel Highlander a donc ajouté un nouveau latéral droit, à savoir Matt Doherty, à son Death Note, avant de délivrer une merveille de centre en retrait pour Martin Ødegaard, dont la reprise topée et déviée trompe Pierre Palmade.

Au retour des vestiaires, Tottenham maintient ses principes de non-jeu et les Gunners finissent par être récompensés quand Davinson Sanchez décide de découper Alexandre Lacazette en pleine surface pour des raisons ma foi fort peu éloignées de celles ayant poussé les gouvernements européens à suspendre l’utilisation d’AstraZeneca. Le Français ne se fait pas prier pour transformer une sentence qui aura fait couler beaucoup d’encre, comme si un contrôle loupé d’un attaquant autorisait son vis-à-vis à le cisailler gratuitement.

Dominateurs, menant au score, et bientôt à onze contre dix une fois Erik Lamela renvoyé à la douche, les Gunners ont-ils déroulé tranquillement et profité de la fin de match pour souffler ? Évidemment que non, c’est à ce moment-là qu’Arsenal a commencé à regarder son voisin jouer, au point de concéder une double occasion Harry Kane – Sanchez qui me fait encore frissonner deux jours après. Mais le poteau et Gabriel sauvent les meubles et les hommes d’Arteta peuvent ainsi revenir à quatre points de Jouzé et… deux de Liverpool. Quelle saison !

Bonus : écoutez vos académiciens gunners dire des bêtises ici


Manchester United 1 – 0 West Ham

Une des meilleures équipes du moment contre des Raides et Vils au tournant de leur saison : cela promettait du spectacle et cela n’a évidemment pas eu lieu. Les Moyes boys, privés de Messi Lingard à cause des règles de la FA qui empêche les joueurs prêtés d’affronter leur club d’origine, étaient venus pour bétonner et contrer. Peine perdue : la défense rouge était prévenue et a bien tout colmaté en retour tandis que la ligne offensive, pourtant décimée par les blessures, se faisait plaisir.

Ni Fernandes ni Greenwood, qui a touché deux fois le poteau, n’ont pour autant réussi à marquer. Il a fallu s’en remettre à un contre son camp gracieusement offert par la défense des Jambons de l’ouest pour que le score se débloque en faveur des Reds.

Pas brillant mais pragmatique, United enregistre une victoire précieuse qui lui permet de reprendre la seconde place à Leicester. Du côté des Hammers, les rêves de Ligue des Champions s’éloignent un peu.


Wolves 0 – 1 Liverpool

Incroyable course au podium en Premier League ! En s’imposant chez les Wolves, les hommes de Klopp reviennent à seulement cinq points de Chelski, actuel quatrième. Autant dire que le suspense est insoutenable ! Comment ça on positive ?

Triste match que cette rencontre du lundi soir. A croire que les joueurs auraient préféré regarder Mariés au Premier Regard sur M6 (ne faites pas ça chez vous, c’est affligeant). Pas mal d’actions, certes, mais encore plus de déchets. Que ce soit Ruben Neves ou Nelson Semedo côte Wolves ou Mohamed Salah et surtout Sadio Mané côté Reds, les erreurs techniques et mauvais choix se sont multipliés. Dans ce marasme, un seul pour tout sauver : Philippe Pout… Diogo Jota. Le Portugais, revenu il y a quelques jours, est déjà décisif et déjà aussi bon que par le passé. Avec des attaquants très souvent maladroits ces derniers temps (et blessés, aussi), elle est sûrement là la bonne nouvelle pour les Reds. Juste avant la mi-temps, Diogoal a donc trouvé l’ouverture après un beau mouvement en une touche avec Momo et Sadio. Après la mi-temps, quelques situations de part et d’autre mais toujours trop d’imprécisions.

A noter évidemment le choc brutal entre Rui Patricio, gardien des Wolves, et son défenseur Connor Coady : le jeu a été interrompu 15 minutes, le portier est sorti sur civière et, pour la seconde fois, le “protocole commotion” a été mis en route dans le football, en Angleterre – c’est en phase de test jusqu’à l’été 2022 et ça peut arriver dans d’autres championnats d’ici là. Heureusement, les nouvelles sont plutôt rassurantes sur l’état de santé du portier.
Prochaine journée : les Wolves accueilleront l’actuel cinquième à savoir West Ham alors que les Reds iront défier Arsenal, bien en forme en ce moment. Un timing idéal pour la boulette de David Luiz.


The table : Liverpool tente de colmater l’hémorragie en gagnant ailleurs qu’à Anfield, Manchester et Arsenal s’en sortent et Bielsa fait barrage à Chelsea. Au fait on vous a dit que City et Sheffield étaient intouchables, chacun à leur manière ?

Edgar Allan Poeteau

Un commentaire

  1. Salut les poetau,

    Petite coquille sur le match de Liverpool, Diego Jota est Brésilien et non pas Portugais.

    Voila voila, bisous bisous
    Xoxo

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