# Leeds – Liverpool (1-6) : La Hipster académie arrive à l’anal
Et cela, à la maison, dans son propre stade d’Elland Road.
>> ## Le football anal 1 ## <<
Si je n’avais pas été à Bellini, si je n’avais pas réellement vu cette ville, jamais je n’aurais cru qu’elle existât. Je l’aurais imaginée comme une utopie, une proposition littéraire pour transcender effectivement le socialisme et l’anarchisme, un exercice de pensée cherchant à démontrer que l’on peut éviter les penchants autoritaires de l’un et ceux individualistes du second. Ce qui est particulièrement étonnant, c’est le moyen par lequel les habitants sont parvenus à cette osmose magique : ils ont établis l’esprit de trivialité en vertu cardinale. Je ne sais comment ils y sont arrivés, mais le football a une place tellement centrale dans la vie de la cité qu’il n’a pas pu être étranger à l’éclosion de ce miracle politique.
Il y a deux grands clubs à Bellini, surnommés les gentils Tourpilleurs et les méchants Youhannistes. Les supporters des deux équipes bien évidemment se haïssent, ainsi qu’il se doit. Comme partout, si le partage d’une passion commune comme le football est un excellent ciment social, la rivalité en est encore un meilleur. Mais à Bellini, toute cette exaltation a ceci de particulier qu’elle ressemble à un grand numéro de Commedia del’Arte : les acteurs de cette pièce savent ce que l’on attend d’eux; chacun connait à l’avance la psychologie des personnages, et rien de ceci n’est trop compliqué : les gentils tourpilleurs s’aiment entre eux, presque un peu trop, mais détestent de façon bien urbaine les méchants youhannistes. Et ces derniers le leur rendent méchamment bien. Tout ce cirque est incarné par une série de garnements plus ou moins attachants, qui font des blagues plus ou moins lourdes –tout le monde ne pouvant être ni Coluche, ni Devos–. Au-delà des personnages de supporters, les joueurs sur le terrain se comportent naturellement comme des gens cherchant à gagner des matchs de football, et se mettent les mêmes taquets, maillot gentil ou maillot méchant sur le dos. Enfin, pour les inconscients qui occupent les postes de dirigeants ou d’actionnaires des deux clubs, ils filent doux et bossent sérieusement, rongés qu’ils sont par la terreur d’être violés analement par des objets oblongs d’un diamètre sequoïesque par un superhéros inconnu.
Le plus intéressant, ce sont évidemment les gens qui peuplent les tribunes. Entre supporters, si l’on se joue des tours pendables, c’est pour le plaisir de la ruse, de l’astuce, de faire les marioles. Les bons mots et les roueries sont appréciées de tous, même des joueurs et des dirigeants, et ce quelque soit le blason. Si une pique est bien envoyée, les rivaux rivalisent d’esprit pour répliquer, mais seulement après avoir ri de bonne grâce. D’un certain sens, la valeur de l’adversaire est toujours reconnue, surtout au moment de l’inamovible et quotidien apéro, où coulent à flots les bières artisanales locales aux associations houblonnées complexes, servies dans des canettes imitant celles des lagers dégueulasses. C’est une petite concession à la coquetterie, il ne s’agirait pas d’avoir l’air bourgeois, bordel ! Le rendez-vous apéranal est d’autant plus populaire que la bière y est distribuée gratuitement, car les impôts là-bas financent plus le vivre ensemble que la police. Même s’il est vrai, qu’apéro ou pas, si les deux camps ne cessent de se crêper le chignon, la dernière chose à faire et de leur envoyer les cognes : cela les réconcilie immédiatement. Par bonheur, les condés là bas, il(s) n'(y) en avai(en)t pas non plus.
Mais ce que je conte ne dois pas laisser croire à une absence de passion ou de sincérité. Il suffit de voire comment chaque derby entre tourpilleurs et Youhannistes sublime encore la cité. Mais la fierté ne vient pas que de ce qu’il se passe sur le terrain. Ce qui se passe dans le stade est ce qui compte plus. L’investissement à préparer l’embrasement des tribunes est colossal; la plupart des tifos de ce qui s’appelle là bas le méga-classique sont exposés dans les musées à travers le monde. Et les collectionneurs privés rêvent, en vain, de les acheter : ils posséderaient par là d’un même geste une honnêteté et une transgression qui les dépasse. Le tifo le plus célèbre, le « pescarinculo » est été exposé en face de la Joconde quand il fût prêté au musée parisien. Le « Signor Coniglio » est un objet de pop culture autant détourné que les Marilyns de Warhol. On passe dans les auditoriums du monde entier les chants polyphoniques composés en tribunes, éructations à une seule voie qui s’harmonise dans la multitude…
Puis, à la fin des matchs, les mamies sortent leurs poires et leurs mirabelles, pour consoler les vaincus, et les papys préparent une astringente liqueur de gentiane pour les vainqueurs, afin que ce ne soient pas que les perdants qui aient un goût amer en travers de la gorge. Et c’est parti pour la nuit, on rembobine le fil le match. On met une énergie folle à cela. Il faut essayer de saisir avec trois mots une action, si possible en se moquant du joueur, de l’adversaire, ou des corrompus de tous poils. Un peu comme quand un caricaturiste croque en trois coups de crayon la méchanceté grandiloquente des présidents ou la cervelle de chibre turgescent des ministres. La figure de style suprême consiste à apporter des nouvelles variations autour des blagues de bites qui poursuivent et pénètrent les culs. L’entreprise est ardue. Tout d’abord, l’action décrite porte en elle une pauvreté affligeante, que les trois syllabes « enculer » circonscrivent entièrement. Et, sur ces lignes de crêtes élevées et glissantes de l’humour, la glissade est toujours possible vers la beaufferie homophobe. Bon an mal an, cet obstacle est honorablement évité, et le cheminement sur la ligne de crête offre de temps à autres quelque perspective grandiose. Et au milieu de ce bouillonnement rigolifère, on revit les match et on revit quelques unes des passions à travers les mots. Et il arrive que sous un vocable topique, certains souillent à nouveau leur sous-vêtements à l’évocation d’un attaquant adverse héritant du ballon en excellente position et armant sa frappe.
Plus tard la nuit, quand l’alcool n’est plus qu’un souvenir et des bouteilles vides, la description du match et des performances individuelles sont assemblées et brillamment troussées par ce qu’ils appelaient des missionnaires, qui viennent sublimer les idées collectives par le talent d’un style particulier. Ces missionnaires sont élus par leur collègues supporters avant chaque match, en fonction de l’audience et de la qualité de leurs prises de paroles pendant les apéros. Certains missionnaires ne font qu’un mandat, le temps d’écrire les quelques 15 lignes minimales et warholiennes d’un compte-rendu. Ainsi considéré, la position sociale du missionnaire est aussi prestigieuse que celle d’une reine de Carnaval. Pour ces missionnaires éphémères, et malgré l’inexpérience de l’écriveur, ce texte est un reflet de sa particularité propre et de sa forme d’esprit qu’il est toujours plaisant de lire.
Il ne faut pas croire que seuls les matches des équipes de Bellini étaient transcrits. Tout match de football peut être couché sur le papier et troussé par les plumes noueuses des missionnaires, que ces derniers soient éphémères ou récurrents, précoces ou besogneux. Le cas décrit au dessus concerne les matchs du championnat domestique. Les matchs de cour de récréations entre gamins sont décrits sur le moment par les act.eur.rice.s même, et dans certains cas les profs peuvent même missionner le match pendant les heures de classe. Le tout sans alcool dans le sang, et cela même pour l’instituteur. Pour les ligues étrangères, on rassemble souvent des petits groupes de passionnés, qui regardent les matches et en faisaient des compte rendus rigolards. Les autistes de leur cotés choisissent des équipes obscures pensionnaires d’un championnat régional dans des pays improbables, afin d’éviter de parler du jeu de ballon pied avec trop de gens. Ils partagent ensuite leurs textes avec le service dédié de la mairie de Bellini. Qui a tout loisir après de l’imprimer sur du papier hygiénique afin que les gens ordinaires puissent le lire à leurs moments perdus et se torcher avec avant de reprendre une activité publique normale. Et l’on trouve un peu de tout dans les lignes publiées, du compte rendu objectif à la poésie expérimentale, avec des textes qui relatent des évènements plus ou moins proches du terrain, plus ou moins longtemps après le coup de sifflet final, et plus ou moins audacieux dans les figures d’élan vers les rondelles.
Si certains missionnaires n’ont qu’une gloire éphémère, d’autres en connaissent une plus durable. De missionnaires, on finissait par diminuer leur nom pour maximiser le plaisir de les interpeler, et on les appelle affectueusement des miss — et ce bien qu’environ une moitié d’entre eux n’excitent pas la convoitise lubrique des vieux messieurs–. Ces miss sont régulièrement élus, pendant plusieurs années, pour commenter les performances d’une équipe et feuilletonner le tout, en développant avec les lecteurs la même liaison que celle qu’existe ici avec les grandes plumes d’un journal. Le cas des miss inventant et raffinant sans cesse, et tous les trois jours, leurs figures de style kamasutranales force l’admiration. Si cette figure sodomisante fait une sorte d’unité dans les écrits, elle n’est pas la seule, et l’étude de la bêtise humaine n’est pas sans rappeller Bouvart, Pécuchet et tous les habitants de Chavignolles. Certains miss ont des inventions languagiaires fulgurantes, certaines miss fourrent leur textes de calembours comme d’autres le font avec les garçons aux prostates sensibles, certains chantent l’amour de l’Italie et de ses médecins, d’autres s’enivrent de l’Angleterre et du goût de leurs arbitres pour les cervoises tièdes… On a des odes poétiques à la beauté et au vin comme dans la Perse des émirs de Damas. Pour d’autres miss, l’accent est plutôt mis sur le dégoût que leur inspirent les minables et les puissants, et l’impuissance collective à leur botter de façon suffisamment convaincante loin des murs de Bellinni. Ailleurs on retrouve décrite la puanteur des hommes, avec l’exhaustivité d’un dégueulis dans une mare croupie jusqu’à ce que noyade s’ensuive. Les obsessions pour les femmes faciles sont grotesquement parodiées. Bref, on poursuit les gestes des Flaubert, Proust, Nabokov, Céline ou Calvino, mais dans la pureté de la passion footballistique. Certains aspects de la puissance des écrits relève du prodige. Les dirigeants pas assez dévouées et purs dans l’exercice de leur tache démissionnent devant la langue utilisée comme une arme. Des boîtes de nuits refusent de laisser rentrer des footballeurs afin qu’ils se rapprochent du niveau de professionnalisme que les supporters attendent d’eux. Même les discours politiques, que l’on croyait disparus partout ailleurs sur le globe, trouvent, à l’insu du plein gré des miss, et sans qu’elles n’y consentent totalement, une forme d’actualité.
## >>>>>##### Les Notes #####<<<<<
Il doit pas faire une grande saison, Salah. Sur quinze mètres et à la course, il n’a mis qu’un mètre cinquante à Firpo…
Candy, 4e
Meslier (Max Vinasse/5) Comme Salah va centrer, Ilan va couvrir son premier poteau. Ca fait un but encaissé facile. Puis comme après il va allumer le premier poteau, Ilan va couvrir l’angle bouché par son défenseur, ça fait deux, puis, comme la passe pour Curtis Jones est parfaitement dosée entre sa défense et lui, Ilan va essayer d’intercepter la passe, et en voilà trois, quatre vu qu’il n’y aurait rien à faire sur un enroulé de Salah au second poteau. Qui pouvait s’attendre à ce que Jota mette une demi volée poteau rentrant, donc pour le cinquième, Ilan ne sera même pas être sur ses appuis, et finalement comme il verra que Nunez a besoin de temps pour se mettre en position de tir sur son pied gauche, Ilan va rester sur sa ligne pour ce dernier. Pour un total de six tirs cadrés, Ilan passe ses paris et permet d’encaisser 6 buts. Il suffit de leur dire aux gardiens adverses qu’ils doivent jouer bourrés!
Kristensen (Ian Walter Foot/5) Quand on a un latéral droit qui est gauche et qui rentre intérieur pour centrer et s’excentre pour combiner, il faut pas s’étonner de le voir donner une balle dans le dos du type démarqué en attaque et laisser filer un type avec la balle dans son dos en défense. Il faudrait peut-être faire rentrer un opticien Krys en scène pour qu’il arrive à lire les actions de football téléphonées.
Koch (Roro Gromerdier/5) Le résumé de sa performance en une phrase : « il a joué avec une demi-équipe de Florentin Pogba autour de lui ». Ce que vous ne verrez pas dans son match : (a) un geste de félicitations pour une intervention défensive d’un de ses coéquipiers (b) une action où il était vraiment utile (c) une action ou il a fait vraiment n’imp (d) une dégaine respirant l’élégance et le bon goût (il est allemand, en même temps). Et la question Minitel : quand il lève les bras sur le 2e but, Robin pense : (a) Si le gros cul de Winston ne sert pas à protéger une balle, il pourrait au moins le bouger, bordel. (b) Junior a appris à faire des passes au bordel, sur un terrain de foot il a l’air niais et ignare dans ces choses. (c) Avec tout ce bordel dans notre placement défensif, il n’y a nulle part où je serve à quelque chose (d) quel bordel de joueur ce Salah, ce cachou qu’il met en lucarne, ya pas grand monde qui sait faire
Struijk (Perfettu/5) Ce coup-ci, la 106 l’a lâché, et il a raté ce match à la maison. Note du guide Hipster/Robert Parker des disciples de Gazza: 5/5 (devra boire de l’alcool très fort pour oublier ce match)
Firpo (Marcel Picon/5) Vous qui passez ici par notre coté gauche, abandonnez tout espoir de football brillant. Tant que vous ne vous écrasez pas comme une bouse flasque, ça passera…. Il faut juste faire de la merde molle. Un crachat médiocre est encore trop bien. Faut être juste falot et éventuellement à jeun. Le premier n’importe qui, le piteux qui arrive à marcher à côté et non sur le ballon, ce premier-là se défera de Junior comme on se soulage en latrines nettoyées à grande eaux et qui sentent bon, à savoir facilement et sans y penser. Junior, lui, ne sait qu’imiter la fosse sceptique : il regarde flotter son adversaire là, avant que la fine fleur intestinale de l’actualité (coucou, Manu, on parle de toi) ne dissolve le souvenir du match dans les effluves âcres des défaites sans honneur et de notre propre oubli devant tant d’insignifiance.
Rocca (Georges Trottais/5) L’amicale lancastratrice de l’internationale Marcel Beljogoïste reconnaît dans le camarade Marc un grand apparatchik. S’il n’est pas de taille à s’opposer aux invasions grandcapitalo-étatsuniennes des liverpuldiens qui empiètent sans vergogne sur l’espace territorial vital des forces prolétaires leedisiennes, il soutiendra l’effort des camarades leaders avec application. Et ceci, tant qu’il y aura un score nul et vierge au tableau d’affichage. Au premier signe où il verra que c’est foutu, il s’empressera de ne plus rien faire.
McKenny (l’Francis/5) p’tain t’as vu le match de McKenny garçon ! On aurait dit l’allée golrie d’la vie du Francis avec la Sophie son match au Winston. J’été pas daccor avec eux, mais au final Yzon bien anal-lizé le match du garçon, les collègues du Balto. Ca sort l’grand jeu, ca fé les efforts, ca s’casse’l cul, et puis paff… Ya un rien qui dérape, le contrôle qui glisse comme un pét sur l’étoile cirée, et pi le Francis a bo lui courir derrière et vouloir y renifler l’cul, la gazelle elle court plus vite qu’l’Francis. Surtout que quand l’Francis y sort l’grand jeu, eh bien garçon… Ca handicap pour courir… Pas vrai garçon !!! Tu veux que Francis y’t montre son grand jeu ?
Harrisson (Patrick Kiss Mambo/5) Vous êtes Jack Harrisson, entouré en rouge, et vous êtes vaguement dans la merde comme dans la situation ci-dessus, représentative d’à peu près tout le match. Que faites vous ?
(b) Crochet intérieur, vous vous faites piquer la balle à l’épaule, mais comme ni Kristensen ni Aaronson ne suivent leurs adversaires, Koch se retrouve à devoir gérer un 4 contre 1. Sans y parvenir, évidemment, et en insultant les mères de Rocca, McKenny et Firpo qui avaient déjà toutes le gros cul transmis à leur progéniture. Pas bien.
(c) Vous accéléerez pour déborder, voyez que vous n’y arriverez pas, tentez le crochet, n’y arrivez pas; réaccélerez pour déborder, puis stop, puis accélération, puis… Une main dans le slip, le défenseur obtient la sortie de but… Bof bof bof… (Notez bien que c’est le mieux qui puisse nous arriver si c’est Aaronson qui a la balle : si ce n’est qu’une perte de balle mais un dégagement au 5m50, l’équipe aura le temps de se replacer avant que le ballon ne soit à nouveau en jeu)
(d) Votre crochet vous ouvre une ligne de passe vers Rodrigo, qui embarque son défenseur et talonne intelligemment pour son coéquipier dans son dos. Sauf que ce coéquipier est Aaronson, qui pourtant seul à 15 mètres, n’arrive ni à mettre une sacoche ni à cadrer. L’absence de défenseur obtient une sortie de but (le commentaire de la proposition c reste valide, on ne se plaint pas. Après mûre réflexion et beaucoup d’alcool.)
En vrai, toutes les situation se sont produites au cours du match, le choix était difficile, mais cette fois la réponse d était correcte.
Aaronson (Palmerin/5) L’éditeur, bel homme, tient à rappeler aux lecteurs et aux académiciens que les blagues racistes, antisémistes, mysogynes, … de Palmerin lui ont valu un rappel à la loi. Et estime que les blagues de Candy, Mandy et Sandy sur les performances d’Aaronson lui vaudraient un séjour à Fresnes. Il s’est donc permis de censurer. La BA.
Sinistera (Gwen Tangremer/5) Ce diable de Luis qui va péter le cul du premier défenseur qu’il voit sans que l’autre n’ait trop rien demandé, Gwen approuve. Et même Gwen se sent complètement solidaire quand il voit que Luis s’est fait enfermé à l’isolement à chaque fois qu’il a essayé de faire un truc. Ca lui rappelle le gniouf. Sauf que ses gardiens à lui, Gwen ont des uniformes bleu-marines « pénitentiaire », et que les gardes du corps de Luis des rouges inscrits « standard chattered ».
Rodrigo (Marcelin Albert/5) Dans nos contrées de cocagnes, le printemps est souvent le temps de la vie, des champs de cailloux transformés en rectangle verts. Alors l’homme retire les quelques cailloux en plus qui dépassent et qu’il aperçoit. Des cailloux qu’il va entasser à coté du bois qui sèche et qui apportera de la tiédeur l’hiver prochain, avant le prochain printemps. Mais réflexion faite, l’homme trouve douteux qu’il revienne, cette fois, le printemps. Déjà parce que l’hiver sera chaud, et qu’on aura pas besoin de bois probablement. Et puis au printemps prochain la source se sera tarie : le rectangle vert va griller en Championship, et les belettes vont déserter notre terre inhospitalière pour laisser pulluler les indésirables.
Summerville (Claude Pèze/5) Ah, ça c’est sûr que c’est fin, comme le répète si bien Madame. Et elle ajoute que c’est même si léger qu’une simple contraction abdominale suffit pour l’empêcher de rentrer. Si encore ce truc là était capable de tourner à 4000 tour minutes, on pourrait faire l’hélicobite avec. Mais non… Du coup, ça ne valait pas pas trop le coup de s’intéresser davantage au match. Et quand il est rentré sur le terrain, Madame a dû m’ouvrir elle-même la nouvelle bouteille qu’elle comptait me servir. Il faut dire que je ne voyais plus très clair, c’est pas tous les jours qu’on en descend 6 dans la même soirée…
Rutter (Roberto Bettegras/5) On a maté son joli p’tit cul avec envie pendant des mois, posé derrière cette vitre en verre qu’on ne pouvait que regarder. Derrière cette vitre en verre à travers laquelle le videur empêche les crevards comme nous de passer. Un jour, cet idiot de videur n’est plus là, et on peut enfin voir ce cul rebondi en action de plus près, et en vrai. Mais ce jour-là, on est trop bourré pour bander. Chienne de vie.
Forshaw (Marco Grossi/5) En voyant entrer Adam sur le terrain, on s’est mis à avoir très peur, car notre président n’est pas aussi milliardaire que son collègue rennais. Et avec raison : les soins de ses adducteurs payés des fortunes, fait avec des emplâtres en boues prélévées aux sources des grottes sacrées du Gange, n’ont pas marché : il faudra trouver des boues curatives encore plus chères. Et éviter de les diluer cette fois avec de l’eau prélevée en dessous du stade de la route de Lorient.
Gnonto (Homerc/5) Quand tu dévoiles par de somptueuses courbes tes capacités à éviter de rencontrer le premier obstacle qui vient se dresser sur ta route… mais que cela ne changera rien au fait que tu es déjà dans la fange.
>>>>>>##### Les joueurs d’en face qui nous ont bien fait chier #####<<<<<
Alexander Arnold (Sepp Déblatère/5) Si d’habitude on pensait que sa neutralité l’empêchait de bien se défendre, force est de constater que dans sa nouvelle position au sommet de son milieu de terrain, Alexander Arnold a nous a surpris. Il nous a privé de toutes nos ressources footanales pour les redistribuer avec intérêts aux gens de sa caste; sous forme de petits caviars qu’il servait entre autres avec des louches et d’autres formes d’œuvres d’art qui garnissent si bien les vernissages mondains.
Jota (KikiMusampala/5) A peu près aussi calme pour jaillir dans dans les pieds de nos attaquants que notre Kiki national est zen devant les provocations d’un maoïste déguisé en Insoumis tendance petit soldat de Méluche. Bref, vu qu’on jouait comme des soumis, Jota nous a bouffé.
Robertson (Dirk Kjuite/5) A harcelé tout ce qui portait un maillot blanc (doit-on réellement acheter l’argument que notre tunique était un peut transparente, et que ça l’excitait ?), avec des séquences toujours un peu similaires : il s’intéressait à nous, venait à notre hauteur, puis venait essayer de foutre sa jambe de bois entre nos jambes blanches: il prétendait alors qu’on jouait avec sa baballe, et nous en détroussait.
Fabinho (Luke Seafer/5) Chateau de Luke Seafer, salon, intérieur nuit. Les épais rideaux de velours rouges sont tirés. Seule lumière dans la pièce, les braises rougeoyantes dans l’âtre d’une cheminée sans flammes. Le feu couvé était juste de temps en temps attisé par la graisse de porc qui coule du ministre de l’intérieur présentement tournebroché dans l’immense cheminée. Chibrald a l’air de souffrir affreusement, mais personne ne l’entend ni s’en occupe. Appuyé sur la poutre en bois, dos au feu, Luke Seafer se sert des eaux de vies irlandaises d’un air satisfait. Son intention pour torturer des joueurs de Leeds, ces représentants de l’infâme conté d’York qui révèrent les roses blanches, est parfaite. Il a installé pour ce faire dans son célèbre fauteuil en velours rouge le liverpuldien Fabinho. Les Leedisiens essaient de le contourner, mais n’y parviennent pas. Même en passant par une autre coursive du château. Le temps de cligner des yeux, et le fauteuil se retrouve toujours exactement placé sur les lignes de leurs passes.
Gakpo (Nausée Saveljilc/5) Si Gakpo n’est pas un gars de Pau, ce sont au contraire les Leedisiens qui n’ont pas eu de pot d’avoir laissé filé un gars comme ça l’été dernier : Gakpo est un Goldorak qui ne perd pas un duel même s’il n’est point Polak, qui a régné comme un Kapo sur notre défense qui n’a pas cagué qu’un peu pour le défendre et où il a mis la pagaille sans perdre de balles. Le contraire d’un franc cierge.
Curtis Jones (Camelus Blaah/5) On n’a pas réussi à suivre tout ce qu’il a fait (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux): il va si vite pour repérer un comportement footballistique emprunté et pour ainsi dire idiot (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux), que l’on se demande s’il n’aurait pas du bosser pour notre équipe (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux), au lieu que l’on passe pour des emporquégués en le voyant bosser (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux). A part ça, évidemment qu’il fait des trucs nous laissent sur le cul (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux), qu’il sait nous tordre les reins en mille morceaux (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux), et qu’il arrive à éclater un joueur avec deux petites touches bien senties (#CurtisJonesCamelusBlaahOuLesDeux)
>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<
Le Mad Professor
Tristan Bourrepif
Le footballologue
L’apprenti footballologue
Les Stagiaires
les gros membres
Bobby Carlton
Le Père Fidalbion
Johnny Kreuz
Le géranal grocanon
Ptit Louis Fernandel
Captain Rai
KikiMusampala
Didier Décampe
Lexie Najas
Just Wide
Roger Piantoni Varailles
Allessandro Tachychardie
Marco Matrix
Petit Toumaï
Coco Susudeau
Klass and Deutch
Le professeur Legrassully
Genepista
Mustafi Dahleb
Gruger Roger
Robert Binouzaret
Matt de Branhors
Mauricio Vincello
R_Direktor
Dirk Kjuit
Franz Christophe Van Dutgrowski
Come l’Averse
Fernando Nandrolonas
Karoud Fider
Didier Decampe
Jouze
Rhinit Michuls
Francois Jean Pierre
Roahz Takouer
Jean Colère
Franck Ripoux
Steve Macadam