Leeds – Villa (2-2) : La Hipster Académie de l’assise à l’ascèse

(soixante quatre, mais Candy est contre).

>>## Le football et le contact. <<##

Avoir un siège au stade d’Orlando Peiranha, c’est en avoir dans le club le plus select du monde. L’an dernier, il n’y avait que trente particuliers à avoir gagné l’un des deux cent sièges mis aux enchères. Les autres ont été remportés par des multinationales, qui l’utilisent dans leurs stratégies commerciales pour obtenir de gros contrats. Ce qui fait que l’on ne voit au stade que des gens riches et des politiques puissants, majoritairement des mâles blancs dans la force de l’âge et des despotes de producteurs de matières premières, pour autant que les deux descriptions précédentes veuillent dire quelque chose. Et ne comptez pas le staff, les remplaçants ou les arbitres dans les spectateurs : hors les deux cents sur-mentionnés, seuls les vingts deux acteurs sont présents dans le stade : les autres regardent le match sur des écrans : cadreurs, photographes, arbitres ou ramasseurs de balle pilotent des robots.

Si les dirigeants du club ont progressivement réduit la jauge du stade, et qu’ils ont visé à rendre l’expérience au stade encore plus exclusive, c’est bien évidemment que chaque réduction faisait exposer les prix des places exponentiellement. Et aussi que chaque évolution technologique du siège dans le stade demandait des développements et des ajustements personnalisés à l’extrême, qu’il devenait de plus en plus irréaliste de produire en quantité.

Historiquement, le premier développement du siège avait été conçu pour l’arbitre vidéo : on avait développé une cabine de V.A.R. qui permettait de faire ressentir à cet arbitre assistant l’impact de chaque contact entre les joueurs sur le terrain, afin de décider lesquels étaient licites et lesquels ne l’étaient pas. Le siège actionnait des petits marteaux, un ordinateur calculait à partir des images en haute résolution les forces d’impact, et l’arbitre finissait le match avec les chevilles un peu bleues. Mais on espérait ainsi régler une fois pour toutes le problèmes des simulateurs sur le terrain. Si l’arbitre ressentait le coup d’une façon proportionnée à ce que ressentait le joueur, alors c’en serait fini des tricheurs. Évidemment, cette chose s’était révélé être de la merde : comment aurait-il pu en être autrement ? Ce n’était qu’une réglette supplémentaire dans la grande roulette arbitrale qui décide impartialement car au hasard si une action est licite, et un observateur extérieur ne comprenait plus quelles actions pouvaient être sanctionnée ou pas.

On se mit alors en tête d’améliorer le système, et l’on se lança dans la construction d’autres cabines, encore plus perfectionnées. On remplaça d’abord les marteaux par des tissus intelligents, qui venaient appliquer des décharges électriques localisées qui simulaient avantageusement les coups reçus. Le club d’Orlando Peiranha s’étant porté volontaire pour tester le système, on installa le prototype dans leur stade. Leur président l’essaya à un stade très avancé du projet, mais eu l’intuition tout de suite qu’il pourrait se faire des couilles en or en équipant les loges de tels engins. Il acheta discrètement l’entreprise qui le développait, et la FIFA pour qu’il lui fichent la paix (c’était le plus cher des deux), et trois ans plus tard, les 50 premières loges en furent équipés.

Le succès fut gigantesque, et se développa jusqu’à aujourd’hui. On avait maintenant un système de réalité virtuelle quasiment parfait, qui permettait au locataire du siège de vivre l’action de football dans la peau de n’importe quel joueur sur le terrain. L’IRM fonctionnelle permettait même de contrôler en temps réel de la ressemblance entre la sensation du joueur sur le terrain et celle du spectateur sur son siège.

Les arbitres quand à eux ne bénéficiaient même pas des vieux sièges obsolètes des générations précédentes : cela n’aurait servi à rien pour accomplir leur tâche. Ils avaient reçus pour consigne de tolérer des contacts au cours du temps toujours de plus en plus violents, qui permettaient aux utilisateurs des sièges de ressentir des sensations de plus en plus fortes, sans risquer comme les joueurs sur le terrain ni fractures ni entorses.

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

(…sanglottent…)
Candy Mandy et Sandy, fin du match + 5 min.

Meslier (le rocking chair/5) Une sortie aérienne hasardeuse, une bonne sortie, une sortie hasardeuse, une bonne sortie, une sortie hasardeuse, une bonne sortie, une sortie hasardeuse, une bonne sortie, …

Ayling (la chaise à sel/5) Dissimule aussi bien le ballon à ses adversaires que ses méfaits à l’arbitre. Une magnifique simulation de coup de pied au visage qui nous offre un coup franc dangereux. Tant qu’on ne regarde pas trop l’aspect défensif, on se demande ce que Rasmussen a foutu sur le terrain pendant la première partie de saison.

Koch (le transat/5) a eu du mal à se lever le cul de là. Mieux une fois que ce fut fait.

Cooper (la chaise de dentiste/5) Vous arrache la balle sans anesthésie. Après, faut pas lui demander de vous soigner vos pieds beau.

Struijk (Ekenäsat/5) Yen a que sept qui attaquent, et faut pas trop que Pascal soit dans ceux-là. Sinon, la solidité d’une chaise Ikea derrière.

Rocca (le sofa/5) C’est sur lui que reposait le poids de faire des passes, mais un ressort était un peu cassé. Toujours pas hyper mobile en défense.

Adams (l’indiscret/5) Vient toujours s’immiscer dans les ballons des équipes adverses.

Aaronson (la chaise percée /5) Le seul truc qu’il n’ait pas raté dans ce match, c’est son hug avec Kouhoku en sortant.

Summerville (le beanbag /5) Tellement enfermé dans la nasse adverse et informe qu’on ne l’a pas trop vu.

Gnonto (un klismos/5) Entre les pertes de balles nulles et les hors jeu cons, on sent qu’il sort à peine de l’age du bronze. Mais il met but magnifique, ce qui nous laisse espérer qu’il finisse par devenir un baquet complet.

Rodrigo (un fauteuil roulant/5) Permet à une équipe d’handicapés d’avoir l’impression d’avancer (comme sur des roulettes). Leur permet même de prendre des ballons de la tête.

Greenwood (un caquetoire/5) Les commérages lui prédisent le plus bel avenir. Mais pour nous la seule façon qu’on ait des commentaires à faire sur son match, c’est que l’on s’assoie dessus.

Harisson (le Récamier/5) donne envie de l’installer sur un divan d’analyste pour lui parler du jeu en profondeur. On dirait quand même qu’il se plait dans se rôle de maitresse de salon à ordonner les discussions.

Klich (la glacière/5) Un peut comme quand Marcelo est parti, on a pleuré toutes les larmes de notre corps de voir partir Mateusz. Si ses frappes de poulet nous laissent un souvenir disons attendri, les fois où les golgoths le dégageaient d’un coup d’épaule pour s’ouvrir le terrain moins, mais ce n’est pas là l’essentiel. Les déviations tout en toucher de balle et sa capacité à toujours se démarquer nous manqueront.

Gelhardt (la chaise mullca/5) Ponce ses shorts sur le banc (de l’école)

>>>>>>##### Les joueurs d’en face qui nous ont bien fait chier #####<<<<<

Aguerd(le fauteuil Régence/5) A peu près un des seuls jambons à régner sur sa propre surface.

Paqueta (la chaise électrique/5) Exécute bien la sanction

Coufal (le prie dieu/5) A fait mal aux genoux sur nos attaques, qui ont fini sur les rotules

Fornals (le baquet complet/5) le seul pilote de leur équipe de tractopelles. (On dirait que les jambons ont récupéré la salle de muscu de Burnley)

Scamacca (le curule/5) Son cul nous a roulé dessus à l’occasion.

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappé #####<<<<<

– un fauteuil Voltaire
– un chaise à porteur
– un trône
– le siège éjectable
– des toilettes
– une méridienne
– le canapé
– la bergère
– le pouf
– le tabouret
– la chaîre
– la chaise musicale
– la chaise haute
– la chaise pliante
– le fauteuil louis XIII
– le fauteuil louis XIV
– le Cathèdre
– la chaise cantilever
– le confident
– le cabriolet
– la chaise Tugendhat
– le Crapaud
– le fauteuil duchesse
– le banc
– le baquet tubulaire
– la couche romaine
– (NB : Mandy prétend quelle a fait asseoir des gens sur plein d’autres trucs, mais on préfère vous éviter les 15 ans sur le divan en vous les écrivant. Candy tient à préciser qu’il s’agit d’un ensemble d’objets partiellement disjoint de celui de Gwen Tangremmer)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.