Impact M- DC United (2-1), l’Impact académie donne ses notes

DC ou d’ailleurs

 

Ballotté. Atmosphère de confiance, résultats anaux. À naviguer juste au dessus de la ligne de flottaison, on risque de sombrer à tout moment m’a dit un marin-pêcheur un jour. Alors on se rassure comme on peut, en minimisant certaines erreurs et se gargarisant de stats futiles comme la possession de balle. Certes l’Impact devait blanchir le Fire les deux mains dans les bobettes, mais les difficultés à se créer des occases à l’issue de mouvements collectifs concrets inquiètent un peu. Pat’ Bernier est monté au créneau cette semaine pour assurer au peuple Bleu et Noir que les résultats viendront avec le retour de la réussite. Va quand même faire savoir à certains qu’il est temps de mettre le cadran. La semaine de com’ qui s’est achevée samedi en est peut-être un premier signe.

Le rayon de soleil fut la nomination (on s’en contentera) de Felipe pour le titre de but de la semaine, faut dire que les buts du Fire avaient moins de chance d’être sélectionnés. Felipe qui a également jasé sur le retour du vrai lui-même, commun saint-bol de schizo-mégalomanie patricévraesque.

Ballotté également Dennis Iapichino qui n’entre plus dans les plans. Libre de s’engager avec une autre équipe, il sacre son camp et passe la frontière pour rejoindre… Les DC United. La guerre est déclarée. La transition est parfaite.

 

Matchday

Ce sont donc les boyz de la capitale américaine qui se présentent au Saputo ce samedi 17 août, pour un match un retour deux semaines après l’aller. Tant mieux, autant prendre sa revanche rapidement, d’autant plus que DC est dernier de l’Association Est, loin derrière tout le monde. Revanche parce qu’il y a deux semaines au Robert Kennedy Stadium ce fut une boucherie et un nouveau mal de bloc pour les supporters. Ce match m’inquiétait d’avantage car DC aligne des joueurs jeunes avec une faim digne de Lucas Rocco Magnotta. D’ailleurs, DC a enregistré le plus jeune alignement de son histoire la semaine dernière contre Philadelphie. Il faudra donc être au taquet pour ne pas se faire bouffer le cul, et une défaite à domicile contre le dernier serait une vraie claquade.

Heureusement les fans ont répondu présent à l’appel du club et sont venus garnir en masse les travées du Saputo, toutes de bleu vêtues. La victoire est impérative, en tentant de ne pas regarder vers le bas et Houston pour ne pas se coller une pression carabinée. Blanchir DC permettrait de recoller aux foufounes de New York et Philadelphie, 3e et 4e, et opposés le soir même.

Aux armes.

 

Alignement

Impact de Montréal : Troy Perkins – Jeb Brovsky, Alessandro Nesta, Matteo Ferrari, Hassoun Camara – Hernan Bernardello (Collen Warner 72’), Patrice Bernier, Andrés Romero, Felipe (Sanna Nyassi 82’), Justin Mapp – Marco Di Vaio (Daniele Paponi 89’).

Substituts inactifs : Evan Bush – Maxim Tissot – Davy Arnaud, Blake Smith.

 

DC United : Bill Hamid – Chris Korb, Daniel Woolard, Dejan Jakovic, James Riley (Dennis Iapichino 89’) – Kyle Porter (Conor Doyle 71’), Nick DeLeon, John Thorrington, Perry Kitchen – Luis Silva (Lewis Neal 83’), Dwayne De Rosario.

Substituts inactifs : Joe Willis – Ethan White – Jared Jeffrey, Collin Martin.

 

Faits saillants

Le soleil darde à l’horizon quand Di Vaio et Felipe donne l‘enjeu dans un Saputo à guichets fermés. Coach Schällibaum a opté ce weekend pour un 4-3-3 offensif, au quintuor d’attaque composé de Felipe dans l’axe, Romero à gauche, Mapp à droite et Marco en pointe. Bernardello, célèbre acolyte de Zorrinho est à nouveau titulaire aux côtés de la Bernique, et Davy Arnaud fait les frais de son match en papier-mâché à Chicago. Une équipe qui pour moi ressemble au meilleur alignement possible, à condition que transition soit faite entre le bloc défensif et le bloc offensif, rôle semble t-il dévolu à Bernardello. Ou pardon ? à Patrice ? Ah on ne sait pas encore, très bien. Ça sera l’occasion de checker.

Le match starte tambour-battant pour le Bleu et Noir, agressif et motivé. Ça nous change de la semaine dernière ! Dès la 3e, Di Vaio récupère une tête mal assurée dans le cercle central et lance Felipe dans la profondeur. Servi comme le sirop d’érable sur le pancake, Romero frappe aux 6 mètres sur Bill Hamid plein centre. Pas l’temps de niaiser pour le portier de DC. Deux minutes plus tard, Romero transmet mal à Felipe qui parvient à chiper la balle devant le défenseur dans la surface et donne à Di Vaio. Marco tente alors un geste à ce jour encore indéterminé oscillant entre la balle piquée et le centre de l’extèr’. Non cadré, le baloune revient sur Felipe qui devance Hamid. Woolard dégage sur sa ligne.

À ce train, on pense que ça va rentrer comme daddy dans mummy et on aurait bien tord de le croire. Comme prévu, il y a comme un souci au milieu. Bernier et Bernadello ratissent, certes, mais n’arrivent pas à faire la transition avec les avants, ou la font mais ne suivent pas leurs passes, laissant les 4 de devants se démerder. Mapp tente de résoudre le problème en courant encore plus, mais la possession reste stérile. Ce qui laisse la place à Dwayne « Le Devil à l’Intérieur » de Rosario de s’essayer face à Nesta et Ferrari. Traitre à sa patrie, l’international Canadien gratifie le Saputo d’une couple de bons gestes qui provoquent accessoirement quelques pertes blanches aux commentateurs US et d’autres plus brunâtres aux Ultras.

C’est à l’instant même au votre serviteur se demandait comment nous allions nous sortir de ce caca de taureau que Pat’, sur une énième passe non suivie, trouve Felipe l’avant. Le GOTW Nominee décale Mapp sur la droite. Justin bascule Korp et centre au sol en retrait pour Felipe qui gangbang en douceur la défense centrale en laissant habilement passer la balle. Marco attend l’offrande et ne se fait pas prier pour faire le 1-0 d’un bel enroulé du droit lulu. Récompense et soulagement, 1-0, 43e.

La deuxième demie ressemble à la deuxième demie de la première demie. Espaces énormes entre les attaquants, voire Marco tout seul à la carotte, et le milieu ; possession mais peu d’occasions… On s’en remet à la boulette de Woolard qui foire sa remise de la tête à son gardien sur un long ballon de Felipe. Di Vaio croise trop son baloune seul face à Hamid. Crisse. Trois minutes plus tard, Silva met Perkins à contribution sur un parpaing des vingt mètres après une intervention paraplégique de Nesta.

La tension est palpable et elle s’exprime sur le banc des substituts. Sur un dégagement, Mapp est bousculé par Riley et vient se fracasser sur la caméra placée fort à propos à environ 45 cm de la ligne de touche. S’en suivent sparages, chicane et quelques noms d’anus échangés entre les deux banquettes, notamment en provenance de coach Schällibaum qui semble en connaître un rayon. Ce qui permettra aux commentateurs cain-cain de dire qu’ « he is from Switzerland but that wasn’t a neutral reaction ». Aucun commentaire ne sera fait sur les clichés dans cette Acad’. Après moultes « shit », « get off me » et « what the fuck man », l’arbitre un peu perdu expulse les deux coaches, Ben Olsen fait le tarlat en quittant la pelouse, et le match reprend.

Remotivés, les gars Nettoyageville tente le tout pour le tout. Une intervention encore bien anale de Nesta permet à Silva de récupérer une balle plein axe à 20 mètres. Le cerveau de Hassoun entre en fusion quand celui-ci essaye de trouver la position pour fixer Silva et le mec qui part dans son dos. Silva transmet à Supersub Doyle qui croise un plat du bien à mi-hauteur côté opposé. 1-1, 81e. Dans le cul.

10 minutes pour construire une action, ça va être toffe, d’autant plus que Warner est entré pour boucher et Nyassi est un contreur. Et c’est Pat’ Bernier qui, après avoir gratté un nouveau baloune, va trouver la solution très originale de mettre un (excellent) long ballon à Marco sur le côté gauche. D’un crochet extérieur de poussin première année, Di Vaio provoque une double hernie rectale à Jakovic, entre dans la zone et enroule un missile en lucarne. 2-1, 83e. Pas pire. Et 5.9 au lancer de maillot pour Marco qui s’en va fêter ça avec le 127 MTL.

La fin est anecdotique, l’important est là. L’impact blanchit DC et se remet en route sous l’impulsion d’un Di Vaio retrouvé. Le onze remonte au 3e rang grâce au nul de Philly et se rapproche des Bisons Rouges de la Nouvelle Ville. On peut de nouveau regarder vers le haut.

 

Le tableau

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Un pack de Montréal

 

Troy Perkins (4/5) : Troy a fait du Troy et le fait bien. Pas beaucoup de boulot, mais deux gros arrêts face à De Rosario et Silva. Il prend une belle frappe de Doyle dont je l’absous.

Jeb Brovsky (3/5) : Warrior Jeb est allé au charbon, mais à l’image du bloc défensif il est très peu monté. Ça aurait pourtant fait du bien de le voir débouler dans son couloir pour soutenir Romero.

Matteo Ferrari (3/5) : Sécuritaire, il a couvert pas mal de boulettes de Nesta et a assuré des transmissions correctes. Il prend également assez peu de risque et est apparu moins bouilli que la semaine dernière.

Alessandro Nesta (2/5) : Match difficile pour Nesta. Bousculé par De Rosario, il a commis beaucoup d’imprudences qui se sont soldées par des infériorités numériques en défense. Poqué, il a un méchant temps de retard.

Hassoun Camara (2/5) : Même critique que pour Jeb, manque de soutien et de montées. À sa défaveur, il merdouille sur le but de Doyle et m’a semblé stressé. En témoigne sa double cisaille rotative en première demie qui pétait la guibole de Porter pareil.

Hernan Bernardello (2/5) : La recrue n’est toujours pas dans le coup, et semble avoir du mal à s’adapter au jeu de Bernier. Résultat ils se marchent dessus et Hernan ne sait pas s’il doit jouer la récup’ ou l’intermédiaire vers l’avant. Ça me semble pourtant évident.

Patrice Bernier (cap) (4/5) : Pat’ n’aime pas le passe et suit. Ou alors dans sa version succincte, passe. Il ne créera pas le surnombre mais ses bons balounes y contribueront, comme sur le premier but, ou se transformeront en mention d’aide, comme sur le second. Zoulou et monstrueux à la récup’. <

Andres Romero (3/5) : Bonne première demie de Romero qui s’est éteint progressivement. Il s’est battu et à apportant le danger grâce à ses centres. Plus discret en seconde demie

Felipe Martins (4/5) : Promesse tenue. Le vrai Felipe est là. Dans tous les bons coups, il offre le premier but à Marco grâce à sa bin belle feinte. Précieux dans les petits espaces, précis et combattif. C’était maudit bon et on en redemande.

Justin Mapp (3/5) : Cinquième mention d’aide pour Just’1 qui fait toujours des merveilles à droite. Il a beaucoup couru pour compenser les espaces sans pour autant perdre sa capacité d’élimination. Plus effacé en seconde, mais en gros plan la face collée sur la caméra au bord du terrain.

Marco Di Vaio (4/5) : Bim bam boum. Marco revient au top au meilleur moment. Deux enroulés, deux lunettes. Il aurait pu tuer le match deux fois, dès la 4e et à l’heure de jeu. Mais son but en messie empêche tout le monde de placoter. Je ne peux juste pas en avoir assez, comme dit la tioune.

 

Substituts

Collen Warner (mitigé/5) : Très actif à son entrée mais assez brouillon pendant ses vingt minutes. A perdu le baloune sur le but.

Sanna Nyassi (non noté) : Rentré à la suite de l’égalisation, Marco a fait le boulot 30 secondes après.

Daniele Paponi (non noté) : Échec cuisant au Jurietti Game de l’entrée la plus courte.

 

Les faits saillants sont disponibles en vidéo après l’avertissement ici :

http://www.mlssoccer.com/video/2013/08/17/highlights-montreal-impact-vs-dc-united

 

À tantôt pour, soit mercredi 21 août, pour le déplacement au Guatemala et l’affrontement contre le CD Heredia en Ligue des Champions. Un club pas sérieux avec des enfants et des crocodiles.

acad2heredia

Becs anaux.

Mauricio Vincello.

 

 

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