Liverpool – Manchester United (2-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

Non mais c’est de ta faute aussi. Qu’est-ce qui t’as permis d’y croire bougre d’imbécile ? Faire tomber Liverpool, à domicile qui plus est… Tu t’étais pas fait autant d’illusion depuis que t’avais essayé de choper la meneuse des cheerleaders du lycée… Sauf que t’as jamais été dans un lycée américain gros mytho (mais bon, vous voyez sensiblement ce que je veux dire quoi, se faire des illusions en se disant qu’on arrivera à galocher cette pimbêche d’Elodie alors qu’on a encore en guise de moustache un duvet ridicule en arrivant en seconde. Oui pimbêche, parce que c’était une pimbêche figurez-vous, manipulatrice, narcissique, qui te parle que pour gratter ton DM de SVT [une très mauvaise idée soit dit en passant] et qui en plus vou- Arrêtez cette période ingrate revient et c’est beaucoup trop intense, envoyez la compo. 

Bon vous voyez un peu l’étendue des dégâts. 14 défenseurs centraux dans l’effectif, mais on doit faire jouer Shaw dans le back-three, Rashford out pour plusieurs mois, Tiki Taka Legend titulaire, Paul Pogba sans doute en pleine zumba entre Dubaï et Miami…
Alors Manchester a créé l’illusion 10-15 minutes en prenant son adversaire à la gorge pour le tenir en respect. Mais que nenni, sur sa première montée, Van Catoganjk vient claquer une tête sur corner et ouvrir le score. Très belle idée ce marquage de zone qui a permis à Brandon Williams, 1m71 de se retrouver face au Néerlandais, qui ne lui rend que 22 centimètres d’écart (insérez ici votre blague de bite). 

Derrière Manchester souffre et se roule en boule (à l’exception d’une occase en or sur un débordement de Wan-Bissaka [je crois, et je ne veux pas revoir les images] est saccagé par Tiki Andras Taka Pereira).
Les 20 premières minutes de la seconde mi-temps seront sans doute parmi les choses les plus pénibles qu’il m’ait été donné de voir de mémoire de supporter, tant les Red Devils sont baladés, ridiculisés par une équipe de street soccer qui réussit tout ce qu’elle entreprend. Sauf concrétiser, par on ne sait quel miracle la plupart du temps, ou par le bout des doigts de David sur une frappe d’Henderson.
D’ailleurs en cabine, Stéphane Guy ne tient plus, se frotte le micro contre l’entrejambe, martèle que De Gea était “battu, archi battu” jusqu’à ce que le ralenti nous démontre que c’est bien l’Espagnol qui dévie le ballon sur le poteau. Seule victoire du match, Stéph’ laissera 20 secondes de répits à nos tympans. 

Liverpool lève ensuite un peu le pied. Mais le braquage très peu pour nous. Maladresse (Martial), changements tardifs (Ole ?) rien n’a voulu s’aligner pour voler un point. Par contre prendre un 2e pion à la 93e ça, on s’est dit que c’était une bonne idée. 

A coup de sifflet final il ne reste plus rien. Je dramatise peut-être. Mais mon club n’a plus son meilleur buteur. N’a plus de leader technique. Accuse 48 points de retard sur son rival ancestral qui s’en va chercher le titre. Et sa seule perspective de recrutement cet hiver, Bruno Fernandes, n’est en fait qu’une arnaque proposée par des brouteurs lisboètes. 

C’est bientôt l’Euro ? 

Les Diables 

De Gea (3/5) : 
Plus prompt désormais à jaillir sur l’arbitre pour réclamer une faute qu’à sortir proprement, il faudrait qu’il se remette sérieusement en question, un jour. Reste que semaine après semaine, on comprend qu’il soit fatigué de devoir réaliser des miracles.

Shaw (2/5) : 
Et ben qui l’eut crû ? Son embonpoint de footballeur du dimanche lui aura finalement montré la voie : il est pas si mal derrière, à ne pas devoir trop monter. 

Maguire (1/5) : 
Pour une première en temps que “capitaine officiel du club puisqu’Ashley Young est parti” c’était bien nullos Harry. On n’est pas du genre à stéphanguyser “vous vous rendez-compte, le défenseur le plus cher du monde ?”, on pense juste “capitaine titulaire à MU” pour établir les standards de performance: les interventions ou le placement à la ramasse, clairement, ça ne remplit par le doc excel. 

Lindelöf (1/5) :
Vous allez voir qu’on va être content du retour d’Eric Bailly (avant qu’il se re-re-re-blesse, que Solskjaer retente Jones, qui sera hué, puis Rojo à son retour de blessure qui durera deux semaines, avant que Victor ne reprenne sa place). 

Williams (2/5) :
Non mais il est combatif, on peut pas lui enlever ça. 

Wan-Bissaka (2+/5) :
Ben pareil. Avec de bons appels en bonus (après soit on ne le servait pas, soit le joueur à destination de ses centres était moins adroit qu’un plot alors bon).

Matic (3/5) :
A part son carton idiot dès le début du match pour un highkick sur adversaire (qui peut lui en vouloir ?), Nemanja s’est offert un match de daron, entre placement intelligent et passe habiles, étant visiblement le seul capable ici de trouver des joueurs dans les intervalles.
 

Fred (3/5) : 
On lui reprochera de ne pas savoir cadrer une frappe (c’est quand même pénible d’être footballeur professionnel et de rater des choses aussi simple, que moi je sois pas foutu de le faire à l’entrée de la surface, je veux bien, mais lui, bon), mais son activité avec ou sans la balle en ont fait l’un des rares joueurs dignes de porter le maillot dimanche. 

Pereira (1/5) :
Il est nul. Et je ne lui en veux même plus. Je suis résigné. C’est comme ça, c’est pas de sa faute. Il devrait jouer au Royal Charleroi, mais voyez-vous, il incarne la médiocrité de notre effectif. Tant qu’il sera sur la pelouse, cela voudra dire que nous n’allons pas bien (ou qu’il est blessé, ok). 

James (1/5) : 
Son seul sprint il l’a tapé pour ne pas empêcher Salah de marquer le but du 2-0. Dans le dur depuis un petit bout de temps. Pas une surprise après nous avoir porté sur ses épaules tout le début de saison. 

Martial (2/5) :
Une occasion cruciale, il tire au-dessus du stade. Partant de là…

Les suppôts de Satan : 

Mata pour Williams, 74e (NN) :
Oulala le coup de coaching tenté 15 minutes trop tard Ole. 

Greenwood pour Pereira, 74e (NN) :
Oulala le remplacement tenté 74 minutes trop tard Ole. 

Dalot pour Shaw, 87e (NN) :
Ah oui il est encore là lui. C’est rigolo.

On joue Burnley là, bientôt je crois.

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

2 commentaires

  1. On prend Martial comme attaquant de pointe à l’Euro ou on espère toujours Benzema ?

    Coeur sur cette défaite sans Zlatan Ibrazizinovic.

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