LOSC-OL (2-2) : L’Unlimited Académie tente le casse du siècle

C’est pas la grande forme en ce moment.

Après un début de saison de feu qui nous a fait oublier la saison dernière, les trois derniers matchs ont joué le rôle de devoir de mémoire, avec aucun but inscrit contre Strasbourg et Nice. De son côté, j’espère pour Pépé qu’il se rappellera qu’il a des partenaires quand il signera dans un club plus grand que lui.

En face, Lyon arrive en forme, dans une équipe où tout roule tellement bien qu’elle arrive à faire marquer Maxwell Cornet contre Manchester City. Mais les supporters lyonnais passent leur vie à expliquer à quel point leur équipe est inconsistante, alors c’est peut-être notre moment.

Du côté de la compo, c’est du grand classique avec cette fois-ci Rémy en pointe, signe que le poste d’avant-centre n’est toujours pas réglé dans cette équipe.

 

Première mi-temps

Ce week-end, j’ai été voir Les Veuves au ciné. N’y allez pas. C’est vraiment nul. Un film de braquage avec littéralement cinq minutes de casse et vingt-cinq minutes de chien qui court, sur deux heures de film, c’est du foutage de gueule. Heureusement, le LOSC, comme toujours, était là pour moi et j’ai eu ma dose de braquage à Pierre Mauroy. Après quinze minutes honteuses de Lille, qui doit cumuler sept passes, 4% de possession, et trois énormes occasions concédées, on finit par marquer sur notre première frappe, un joli but de la part de Rémy, son premier chez nous. Doucement, des cornes poussent sur la tête de Galtier. Un but qui aurait pu être anecdotique puisque dans la foulée, Lyon passe proche de marquer après avoir passé toute notre défense avec une facilité déconcertante. Toute ? Non, car un petit Dabila résiste encore et toujours aux offensives lyonnaises. Mais de vol à main armée, on va passer à casse du siècle quand Rémy, encore lui, remonte tout le terrain et passe la balle à Pépé, qui claque sa spéciale entre les jambes de Denayer. 2-0, incroyable. Petit coup sur la tête des lyonnais, qui nous laissent enfin un peu la balle, sans arrêter de jouer pour autant. Et c’est sur une action parfaitement construite qu’on passe proche d’avoir le cul de la crémière en plus du reste, mais Ikoné tape sur le poteau.

 

Mi-temps, 2-0, la bave de rage des lyonnais se perd dans l’averse lilloise.

 

Deuxième mi-temps

Mais d’entrée de jeu, Thiago Mendès prouve qu’il n’est qu’un homme, malgré tout, en offrant un penalty à Depay, et une nouvelle occasion de briller à Maignan. Aucun des deux ne le fera, puisque des centaines de kilomètres plus loin, des enfants qui regardent le ciel feront un vœu en voyant passer la frappe de Memphis. Ça commence à sentir bon pour nous, même si c’est difficile de juger, le pressing lyonnais est quand même solide et ça devient irrespirable.

Puis ce mois de décembre lillois commencera comme novembre avait fini avec un premier but de Traoré à la 68e, une frappe sur la barre un peu plus tard, une égalisation dans les dernières minutes, et un arrêt fantastique de Lopes à quelques secondes de la fin, histoire de rajouter du seum au seum.

Quatrième match de suite sans gagner en ligue 1, ça commence à faire long, surtout que l’on ira à Montpellier mardi. Mais objectivement, c’est certainement le plus beau match de ligue 1 que j’ai vu cette année. Et j’aurai vu 45 minutes de braquage, et 90 minutes de dogues qui courent, pour moins cher qu’une place de ciné.

 

Les notes :

Maignan (3/5) :
Une nouvelle fois irréprochable, il est impuissant sur les deux buts, mais pas dans la vie. En témoigne sa barre, qui a fait deux arrêts déterminants.

Ballo touré (2/5) :
Inconsistant, il est capable de faire des sauvetages inespérés dans la surface et de se faire complètement manger sur les deux buts.

Dabila (3/5) :
Trop bon pour être remplaçant, pas assez pour dépasser Soumaoro quand il n’est pas blessé. Choix compliqué.

Fonte (2/5) :
Un peu plus à la ramasse que d’habitude, ses cordes vocales sont les douzième et treizième homme de cette équipe.

Celik (3/5) :
Pas toujours impeccable derrière, il est l’homme qui aura fait marquer Rémy, d’un très beau centre.

Xeka (2/5) :
Très utile en première période pour lancer des contres, il n’est jamais vraiment sorti des vestiaires à la mi-temps.

Thiago Mendès (3-/5) :
Une première période solide, au cours de laquelle il récupère notamment le ballon sur le deuxième but. Mais il prouve ensuite qu’il n’est peut-être qu’un demi-dieu en provoquant un péno et en levant le pied en deuxième mi-temps.

Bamba (1/5) :
Mais si, Bamba, vous vous souvenez ? C’était un joueur de foot avant, et puis il a atteint les sept buts et il a mis fin à sa carrière.

Ikoné (2/5) :
S’il frappe quelques centimètres plus à droite juste avant la mi-temps, c’est un héros. À part ça, talentueux mais très irrégulier.

Pepe (3/5) :
De moins en moins de passes, de plus en plus d’erreurs, mais toujours aussi décisif et toujours plus rapide que le plus rapide de tes défenseurs.

Rémy (4/5) :
Un joli but, une passe décisive, et même quelques duels remportés, on ne le reconnait plus. Premier bon match à Lille, on demande à revoir.

Michel Saistout

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